Je suis enfin repassée sous la surface, avec délice, dans les eaux de Pulau Weh. La faune sous-marine est dense, variée. Les deux petites semaines de mon séjour ici ne suffiront pas à tout explorer !
J’en rêvais, j’y suis ! Pulau Weh, c’est une petite île indonésienne située sur la pointe nord de Sumatra. La région est connue : c’est celle de Banda Aceh, qui fut dévastée lors du tsunami de décembre 2004. Pulau Weh est peu touristique et réputée pour ses fonds sous-marins.
Suis-je toujours une “backpackeuse” ? Grave question. Je viens de remiser mon bon vieux sac à dos, qui m’a fidèlement accompagnée depuis plus de douze ans. Et d’investir dans un sac à roulettes. Eh oui…
Mon court séjour sur la petite île indonésienne de Derawan, en juillet dernier, m’a permis d’assister à pas moins de deux mariages ! Deux noces quasi identiques, avec déco kitsch et orchestre pop-guimauve. Plus une obligation sociale, j’ai l’impression, qu’une véritable fête.
Un nouveau petit film, pour les amoureux des raies mantas… Je me suis enfin attelée au montage de mes vidéos, ramenées de Sangalaki ! Cette petite île indonésienne, située au large de Bornéo, fait partie de l’archipel de Derawan, où j’ai séjourné une dizaine de jours, en juillet dernier.
Guilhem, mon binôme de plongée à Derawan (Bornéo), a eu la gentillesse de m’envoyer deux vidéos sous-marines qu’il a réalisées cet été, lors de nos excursions sous la surface, dans la mer de Célèbes. Au programme : des nudibranches et des raies-mantas. Rappelez-vous, c’est lui qui avait eu un problème de détendeur…
Les enfants de Derawan sont des gamins espiègles. Ils adorent prendre la pose pour ensuite se mirer dans l’écran des appareils numériques. « Photo, photo ! » Des petites bouilles souvent hilares, rarement intimidées, bien difficiles à saisir au naturel.
Retour à Derawan… sous la surface. Le récif de l’île, même si ce n’est pas le plus spectaculaire des sites du coin, mérite quelques plongées. Les petites créatures que j’adore y abondent.
C’est la plage parfaite. Une magnifique anse de vrai sable noir, découverte en juillet 2008, à Bali. Je n’avais même pas pu vous la montrer. Ce jour-là, mon appareil-photo était tombé en rade de batteries. La voici.
C’est la gloire. On me reconnaît au bout du monde grâce à ce blog. J’ai même des fans. Si, si… je vous jure.
À Derawan, la vie est simple et rustique, tournée vers la mer. Le jour, les tortues viennent nager sous les pontons. La nuit elles déposent leurs œufs dans le sable encore tiède.
C’est une île déserte. Dans son collier de mangrove, elle retient l’eau jade d’un lac immense, rempli de méduses… qui ne piquent pas! Il n’existe que deux endroits au monde comme celui-là. L’île de Palau en Micronésie, et celle de Kakaban en Indonésie, sur la côte orientale de Bornéo, où je vous emmène. Petite balade en vidéo et en photos…
Vous rêvez de plages tropicales? N’allez surtout pas passer vos vacances à Tawau! Les gens ici sont sympas, mais cette ville malaisienne du nord-est de Bornéo est mochissime. Son seul attrait est d’être le point d’entrée en Indonésie. Après quatre heures de ferry, je suis ce soir de l’autre côté de la frontière, à Tarakan.
Je viens de monter une courte vidéo sur les petites danseuses de Reef Seen. Ce centre de plongée situé à Pemuteran, dans le nord-ouest de Bali, accueille, le week-end, des cours de danse pour les enfants.
Sur le même principe que Learn Thai Podcast, voici Learning Indonesian: des leçons sonores en ligne pour apprendre les bases du bahasa Indonesia, la langue indonésienne, très proche du bahasa Melayu, parlé en Malaisie.
Là encore, c’est un couple, Cici et Shaun, qui dispense les cours à deux voix. Malgré mon maigre niveau en indonésien-malais, je ne suis pas peu fière de découvrir que je peux allégrement me passer des premières leçons.
J’ai enfin décidé des étapes pour mon périple malaisien-indonésien de juillet: Perhentian, Mabul (Sipadan), Derawan. Rien que des îles!
Ces vacances seront donc insulaires et aquatiques. Ce sont les sites de plongées exceptionnels de ces archipels lointains qui m’attirent. Et la beauté des îles.
J’en rêve, je veux les voir, les mantas de Sangalaki. Seront-elles là? Aurai-je la chance de les croiser, d’admirer le gracieux ballet subaquatique de ces innoffensives géantes?
L’avant-départ est aussi un voyage… Rêvé, fantasmé. Nourri d’images et de récits d’autres voyageurs.
Dans un peu plus d’un mois je m’envole pour Kuala Lumpur (Malaisie). Avec ma manie de ne pas trop faire de préparatifs, je ne sais toujours pas quel sera mon itinéraire. Seule certitude: je vais retourner à Bornéo, pour plonger à Sipadan, comme en 2006.
Je suis nulle en teasing et en auto-promo…
J’aurais dû en causer plus tôt, mais j’ai été un peu accaparée par le boulot ces jours-ci. Sont parus hier, dans dimanche Ouest-France, deux de mes articles, inspirés par des périples dont je vous ai déjà parlé.
Un papier “tourisme” à partir de mon voyage de presse en République Dominicaine, début janvier. Et un sujet “environnement” sur le projet Biorock de Pemuteran, découvert lors de mon séjour à Bali en juillet 2008.
Après l’école indonésienne d’Obama, le sosie indonésien d’Obama !
L’homme s’appelle Ilham Anas, il a 34 ans, et travaille comme photographe pour un magazine à Jakarta. Sa ressemblance avec le nouveau président américain lui ouvre de nouvelles perspectives de carrière, mais comme modèle, dans la publicité.
Il incarne un nouvel espoir pour les Américains et le monde. Et fait la fierté d’une école du quartier de Menteng, à Jakarta, la capitale de l’Indonésie, où il a été en classe, enfant.
J’ai retrouvé sur YouTube un reportage à Jakarta, dans l’école d’Obama, tourné au début de l’année. Je ne vous raconte pas la pression pour ces jeunes élèves indonésiens, maintenant qu’un président des États-Unis a usé ses culottes courtes sur les mêmes bancs qu’eux!
À Bali, tous les gens ont l’air de porter le même prénom. Vous croisez trois Nyoman et cinq Wayan dans la journée. Bizarre. Ça ressemble à une blague faite aux touristes… Mais pas du tout.
Les Balinais ont en fait un système bien à eux pour les prénoms des enfants.
C’est l’une des plongées les plus étranges que j’ai faites. Sentir la terre trembler… sous l’eau, c’est vraiment un drôle de truc. C’était en Indonésie, à Sulawesi, en juillet 2007. Dans les îles Togian, exactement.
J’ai passé une semaine entière là-bas, sur une plage minuscule de l’île de Batu Daka, près du village de Bomba, loin de tout.
J’avais raté, fin juin, le guide Bali-Lombok de la collection The Natural Guide. Il était paru juste après mon départ pour Bali ! À mon retour, j’ai fait un saut à la Librairie du Voyage pour me le procurer.
Je l’ai parcouru avec plaisir. La présentation est bien fichue. La ligne éditoriale, écolo et solidaire, m’a plu. Du coup, je viens d’acheter celui de la Thaïlande, que je n’avais jamais fait que feuilleter.
De mes voyages en Asie, je ne ramène plus guère de souvenirs, sinon du thé et du café. Le café indonésien, comme le café vietnamien, est excellent. Le breuvage est noir comme la nuit, savoureux, corsé.
Depuis mon retour de Bali, fin juillet, mon café du matin est donc balinais. Je finis de me réveiller en humant le parfum de mon kopi Bali, que je déguste à petites gorgées.
Eh oui, je vous ramène (encore) sous la surface…
Pour en finir avec l’épave du Liberty à Bali, je vous propose ci-dessous une petite série de photos subaquatiques. Les premières ont été prises sur l’épave ou à proximité, les autres sur les sites voisins, à Tulamben, Amed, Jemeluk.
Pour rappel, le Liberty est l’épave la plus connue (et la plus courue) de Bali. Elle est située à Tulamben près d’Amed, sur la côte nord-est de l’île. Les plongées sur cet énorme cargo sont pleines d’atmosphère.
Voici une petite vidéo sous-marine, pour vous restituer un peu l’ambiance de ce site exceptionnel.
Je vous ramène quelques semaines en arrière, en juillet. Pas tout à fait à Bali, mais juste à côté. Un peu plus au sud-est, sur la petite île de Nusa Lembongan. Un endroit que j’ai beaucoup aimé, où presque tous les habitants sont cultivateurs d’algues.
Évidemment, les vacanciers qui viennent à Nusa Lembongan pour la plage et la baignade risquent d’être un peu déçus. Il y a des algues partout!
À Bali, il suffit de remonter Legian Street à Kuta pour tomber sur le monument aux morts des attentats du 12 octobre 2002. Les deux bombes qui ont explosé ce soir-là au bar Paddy’s et à la discothèque Sari Club ont tué 202 personnes.
Aujourd’hui, on voit des gens se faire prendre en photo devant la liste des victimes. Drôle d’idée…
Je vous ramène à Bali. À Amed, exactement, sur la côte nord-est. Malgré le développement touristique de la région, il reste encore des paludiers ou sauniers. Sous le soleil brûlant, ils récoltent le sel marin. On peut observer leur dur labeur sur les plages à l’entrée du bourg.
Me voici rentrée. Long long trajet retour, avec interminables escales à Singapour puis Colombo… Le plus dur étant les trois dernières heures de TGV au départ de l’aéroport Charles-de-Gaulle, dimanche matin, pour rentrer à Rennes.
Heureusement, il fait beau et chaud quand j’arrive. Pas de choc thermique à encaisser, je garde mes tongs aux pieds!
Pour lutter contre le spleen du retour, je marche a nouveau sur la plage. Celle de Kuta-Legian-Seminyak. Une immense et splendide langue de sable gris, bien tasse comme il faut, que j’adore parcourir dans un sens, puis dans l’autre, jusqu’a l’heure du fabuleux coucher du soleil.
Le soir venu, quand les derniers rayons embrasent le ciel, les familles de Balinais viennent faire trempette, les surfeurs solitaires partent a la rencontre d’une derniere vague.
Eh oui… Je suis d’humeur melancolique ce soir. Je quitte Lembongan pour Kuta demain. Le retour approche. (Cet article est en fait poste avec 24h de retard, a cause de petits problemes de connexion internet depuis Lembongan…)
Je me console avec un superbe coucher de soleil sur la baie de Jungut Batu. L’horizon s’est degage. Ce soir, on apercoit meme les volcans de Bali.
Si, si, je vous jure ! C’est epuisant d’arpenter de long en large cette plage. Du losmen (petit hotel) au dive-shop, puis du dive-shop au resto, du resto au bar, puis du bar au losmen… Crevant, je vous dis!
Le sable est tout mou, on s’enfonce dedans a chaque pas, avec l’impression de mettre un temps infini a avancer.
Eh oui ! Je suis une petite veinarde. J’ai revu un mola-mola aujourd’hui, a Crystal Bay, encore.
Photo prise hier par Peter : Wayan et moi prenons la pose, au palier, apres la rencontre avec le poisson-lune.
Une fois n’est pas coutume, ce matin: excellente visibilite et peu de courant, tant pour cette belle premiere plongee, que pour la deuxieme, a Toyah Pakeh Bay.
Ca y est !!! Enfin ! Je l’ai rencontre ! Aujourd’hui, a Crystal Bay. Je suis contente, contente, contente! Mon nouvel ami s’appelle mola-mola, ou poisson-lune.
C’est une grosse bete, vraiment enorme, dans les deux-trois metres d’envergure, d’un bout a l’autre de chaque nageoire (superieure et inferieure). Un poisson baleze, donc, et pas trop timide, malgre les dizaines de plongeurs a lui tourner autour dans un ballet de bulles.
Quatre jours, déjà, que je suis à Nusa Lembongan, petite île au sud-est de Bali. Atmosphère bien paisible, ici encore. Il y a bien quelques surfeurs et plongeurs à faire la houleuse traversée du détroit depuis Sanur, à Bali. Mais on n’est pas dans une zone très touristique, loin s’en faut. Les gens du coin sont cultivateurs d’algues.
Oh la la ! Pas encore eu le temps de raconter toutes mes plongees a Amed, que deja, j’attaque celles de Nusa Lembongan.
Premier plouf ce matin, de bonne heure, dans une eau… FROIDE!!!! Ici, de terribles thermoclines transforment les plongeurs en petits glacons. Enfin, j’exagere un peu, je dois etre la seule a sortir de l’eau avec les levres violettes.
Je vais faire court, ce soir, car j’ai tout mon bardas a remettre dans les sacs, je n’ai pas encore dine, et il est deja tard pour manger, ici… Je quitte Amed demain matin, pour l’ile de Nusa Lembongan. Je part tot, a l’aube: direction Sanur, d’ou partent les bateaux pour les iles Nusa (Lembongan, Ceningan, Penida), au sud de Bali.
Apres trois jours de bulles non-stop, je me suis accorde, vendredi et samedi, deux jours pour secher un peu. Sana, l’un des jeunes gars qui bossent au Wawa Wewe II, m’a propose de faire un tour dans l’interieur de la region d’Amed a moto, vendredi. Au programme: rizieres, temples, marches et… combat de coqs (oui, je suis retournee dans une arene de gallinacees, comme aux Philippines!).
J’en ai parle dans l’article precedent. L’epave du Liberty, a Tulamben (a environ 15 kilometres a l’ouest d’Amed) est le site de plongee le plus couru de Bali. J’y avais deja plonge en 2002. Et c’est la toute premiere plongee que je decide de faire, des mardi, le lendemain de mon arrivee a Amed.
Me voici a Amed, tout a l’est de Bali. Ici, point de luxuriantes rizieres ni de vegetation tropicale fournie. La region est aride, ourlee d’une serie de mignonnes criques de sable et galet noirs, ou s’alignent les couleurs vives des junkungs, les petits bateaux de peche a balancier du coin.
Je suis deja venue a Amed, il y a quelques annees. J’avais oublie combien c’est beau!
Je reste sous le charme de Pemuteran, que j’ai quitte lundi pour Amed. Presque une semaine entiere passee a plonger et lezarder. Avec une grave question au saut du lit: quel maillot de bain vais-je mettre aujourd’hui?
J’emporte de Pemuteran le souvenir de fonds sous-marins superbes et de sourires radieux. L’accueil des gens d’ici est simple et chaleureux. Loin, tres loin du harcelement touristico-commercial de Kuta ou Lovina.
Je suis depuis mardi a Pemuteran, petit village de l’ouest de Bali. Il n’y a pas grand-chose ici, hormis le village des pecheurs, une poignee d’hotels de luxe, deux-trois guesthouses familiales a petit prix, et des centres de plongee. Le tout est coince entre une route, bruyante, et une anse de sable noir, superbe.
Je suis arrivee mardi a Pemuteran, village situe sur la cote nord, tout a l’ouest de Bali. Dans cette zone de montagnes arides, bordees par des plages de sable noir, toute l’activite du village est tournee vers la protection du recif coralien.
Je loge au centre de plongee Reef Seen, dirige par Chris Brown, un Australien installe ici depuis 17 ans, qui a fait beaucoup pour la preservation des fonds sous-marins du coin.
Pas le temps, ce soir, de vous raconter par le menu mon arrivee a Pemuteran, ni mes dernieres plongees… Mais je sens que je vais scotcher ici quelques jours, tant l’atmosphere est paisible et le decor sous-marin somptueux!
Ici, pas de vendeurs ambulants harceleurs. Les gens se comportent normalement, la plage est belle, tranquille…
Je me reconcilie avec Lovina Beach! Grace a deux petites plongees bien sympathiques, une ceremonie traditionnelle face a la mer et un splendide coucher de soleil.
Le recif de Lovina n’est certes pas spectaculaire. Il a souffert de la peche a la dynamite et du rechauffement de l’eau. Mais pour tremper ses palmes apres quelques mois sans plonger, c’est parfait.
Lovina Beach… Le nom est joli, mais je suis un peu mitigee sur l’endroit.
Ici, la pression touristique est certes moindre qu’a Kuta-Legian-Seminyak. Pourtant j’ai l’impression d’y avoir ete plus sollicitee qu’ailleurs par les infatiguables vendeuses de sarongs et autres babioles!
Je n’avais pas remis les pieds a Bali depuis quelques annees. Et il y a ici tout un tas de petits details que j’ai grand plaisir a retrouver.
Pour commencer, quantite de maisons et d’hotels ressemblent a des temples, avec leurs portails fendus et ornes de sculptures. D’ailleurs, il y a des temples partout.
À l’heure où vous découvrirez ce message, je serai dans les nuages, en direction de l’Orient… Le voyage va être un peu long, puisqu’il m’a fallu jongler avec les promos de tarifs aériens, les correspondances, les disponibilités et les compagnies, pour voler jusqu’à Bali à moindre frais.
À la veille de mon départ pour Bali, je vous ramène en Indonésie, mais sous la surface, aux îles Togian (Sulawesi, juillet 2007). Les plongées aux Togian m’ont semblé moins spectaculaires, de prime abord, que celles de Bunaken ou Lembeh, lors de ce voyage. Corail plus abîmé, vie moins foisonnante.
Et pourtant, en prenant son temps, en cherchant bien, on découvre çà et là, au gré des excursions sous-marines, quantité de trésors.
Rappelez-vous: lors de mon séjour sur l’île de Bunaken (nord-Sulawesi) en juillet 2007, j’avais plongé avec le centre Froggies, dirigé par l’étonnante Christiane Muller, installée là-bas depuis une quinzaine d’années.
La suite de mon périple à Sulawesi (Indonésie) pendant l’été 2007.
Lundi 16 juillet 2007. Me voici aux îles Togian. Sur la pointe sud-ouest de l’île de Batudaka, précisément, au bien nommé resort Island Retreat, près du village de Bomba. Calme et volupté sous les cocotiers. Un petit coin de paradis au bout du monde. J’y resterai une semaine!
Je poursuis le récit de mon périple à Sulawesi (Indonésie) de l’été dernier.
Retour, donc, au dimanche 15 juillet 2007. J’oublie complètement que, la veille, c’était la fête nationale en France… Je suis si loin! Au programme, ce jour-là, après la délicieuse baignade matinale dans les flots translucides du lac Poso: Saluopa Waterfall.
La suite de mon périple à Sulawesi !!!
Nous sommes le samedi 14 juillet 2007. Départ de Rantepao, au cœur du pays Toraja à 7h du mat, sous un grand soleil. Arrivée douze heures plus tard, de nuit, sous une pluie battante, aux Siuri Beach Cottages, sur la rive ouest de l’immense lac Poso.
Je poursuis le récit de mon périple à Sulawesi, voyage datant de juillet 2007. Je vous ramène dans le pays Toraja, pour une balade à moto dans les spendides paysages de rizières autour du village de Batutumonga, au nord de Rantepao.
Je vous ramène aujourd’hui encore à Sulawesi, dans le pays Toraja, où j’ai passé quelques jours en juillet 2007. Nous sommes un jeudi, le 12 juillet, à Rantepao. J’ai décidé d’explorer les villages au sud de la ville. Je loue une moto, à 40 000 Rp la journée (moins de 3 €) dans la rue principale. Je me suis procurée une carte des environs à l’hôtel.
Je poursuis enfin, après coup, mon récit de voyage à Sulawesi de juillet 2007, en commençant par vous emmener à Lemo.
Lemo est l’un des sites les plus visités du pays Toraja. Il y a là des tombes creusées dans une falaise, gardées par des statues de bois. Ce sont les tau-tau, qui représentent les défunts.
Du haut de leurs balcons creusés dans le roc, les morts vous regardent.
Les photos du précédent voyage ne sont pas encore triées, que je songe déjà au prochain…
Et pour mieux y songer, je suis déjà retournée faire un petit tour dans ma librairie favorite à Rennes: Ariane, la librairie du voyage. Une librairie indépendante bien fournie, à découvrir aussi sur le web, avec un site marchand et un blog: nouveautés en matière de guides de voyage et interviews d’auteurs et de voyageurs…
Je suis aujourd’hui de retour à Manado, où je retrouve la civilisation et le confort du monde moderne: air conditionné et eau chaude, galeries commerciales et club-sandwiches, téléphone portable qui capte et connexions internet high-speed…
À Sulawesi, dès que l’on s’écarte un peu des zones les plus fréquentées, impossible de trouver un ordinateur avec l’internet.
Me voici dans le Pays Toraja (Tana Toraja). Là encore, une population très chrétienne, et très accrochée à ses traditions. Partout, des maisons et greniers à riz tongkonan, avec ce toit typique incurvé comme une coque de bateau ou des cornes de buffle.
J’ai assisté à une cérémonie funéraire à Rembon, village au sud-ouest de Rantepao. Dans le genre introduction spectaculaire aux coutumes du pays, on ne fait pas mieux.
Aujourd’hui je m’envole pour l’autre bout de Sulawesi avec Lion Air.
Vol Manado-Makassar, départ 7h55, arrivée 8h30, réservé auprès de la très efficace agence Star Express de Manado, pour 769 000 Rp (environ 60€). C’est le tarif haut, paraît-il, vu que je suis en pleine période de vacances indonésiennes. L’avion est plein comme un œuf. Je suis la seule Occidentale.
À 7h tapantes, comme prévu, Anto est là avec sa moto. Première étape de notre parcours, concocté pour nous par le guide Yoce: le mont Mahawu.
Grimpette facile, même pour une non-marcheuse comme moi. En 40 minutes, sous l’ombre rafraîchissante d’une forêt mêlant conifères et végétation tropicale, avec bosquets de bambous plus gros que ma cuisse, on rejoint le bord du cratère de ce volcan en sommeil.
Maintenant que je suis la reine du mikrolet, j’embarque sans hésiter dans le premier minibus bleu qui affiche “Karombasan” direction “Wanea”. Karombasan est le terminal des bus au sud de Manado.
L’endroit est gavé de monde et je suis encombrée par mes gros sacs. Mais un aimable monsieur et sa femme s’emparent de celui qui contient mes affaires de plongée et me conduisent gentiment jusqu’au bus pour Tomohon.
C’est à regret que je quitte aujourd’hui mon splendide bungalow avec vue de chez Divers Lodge. En même temps, je ne suis pas fâchée de rompre avec l’isolement du resort, et de retrouver la vraie vie et les vrais gens, comme dirait l’autre.
Retour à Manado, donc, pour un journée étape, le temps de réserver mes billets d’avion pour le pays Toraja et organiser mon trajet pour les îles Togian.
Dernier jour à Lembeh. Le temps passe décidément trop vite!
C’est un drôle de coin, ce détroit. D’un côté, l’énorme port de Bitung. Il y a là des ferries, de gros cargos en escale, un va-et-vient permanent d’embarcations de toutes tailles, qui ravitaillent les différents coins de l’île de Lembeh juste en face ou qui rentrent de la pêche.
J’ai déménagé avant-hier sur l’île de Lembeh, située sur la côte ouest du Nord-Sulawesi, juste en face du gros port de Bitung. Au fond du détroit, planqués dans le sable noir, vivent de petits monstres sous-marins qui font la joie des plongeurs-photographes.
J’ai posé mes sacs au Divers Lodge. Rob, le Hollandais qui dirige le resort avec sa femme Linda, une Indonésienne, est venu me chercher en voiture au port de Manado.
Déjà mon dernier jour à Bunaken! J’ai de nouveaux voisins, au Nyiur Melambai: Olivier et Ariane, et leur trois filles, Alizé, Flore et Jade. Des Grenoblois qui arrivent de Bali. Nous prenons nos repas ensemble le soir dans le grand resto désert et sympathisons vite.
Je suis un peu triste à l’idée de partir demain. Je commence déjà à prendre mes petites habitudes ici.
Ces deux premiers jours ont filé à toute vitesse. Les plongées sont à la hauteur de mes attentes: des tombants couverts d’une variété de corail incroyable.
Côté faune, toute la panoplie tropicale colorée est bien là. Poissons-papillons, rascasses, nudibranches, poissons-anges, les très recherchés poissons-feuilles, roses ou blancs, sont nombreux… J’ai croisé peu de “gros”, sinon quelques tortues et napoléons, ainsi qu’une jolie raie aigle.
Par le hublot de l’avion, je découvre Sulawesi, et l’île de Bunaken, où je vais passer les cinq premiers jours.
Arrivée un poil flippante : il fait beau au-dessus de la baie, mais un gros nuage pluvieux s’est installé sur l’aéroport de Manado. Le pilote tente une première approche. On frôle, un peu trop, à mon goût, deux montagnes couvertes de jungle, avant d’entrer dans une purée de pois grise.
Après mon escapade malaise de l’été 2006 jusqu’à la pointe nord-est de Bornéo (île de Sipadan), je me sens l’envie de retourner tremper mes palmes dans la mer de Célèbes. Encore un peu plus loin vers l’Orient, ce coup-ci : sur l’île indonésienne de Sulawesi. En visant précisément le Nord-Sulawesi.
Le coin est réputé pour ses sites de plongée exceptionnels.
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