Une raie manta évolue paisiblement dans le courant, indifférente à nos bulles. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Une raie manta évolue paisiblement dans le courant, indifférente à nos bulles. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)

Plonger au pied des volcans à Sumbawa

#Indonésie

  Indonésie : Alor + Halmahera + Sumbawa - juillet 2018

Près de Bali, en Indonésie, l’île de Sumbawa et ses volcans offrent une fantastique diversité de plongées. Des raies mantas aux nudibranches, les fonds sous-marins regorgent de merveilles…

C’est où, ça, Sumbawa ?

Sumbawa est l’ultime étape de mon périple indonésien de juillet 2018. Encore une île pour l’instant un peu à l’écart des itinéraires touristiques classiques. Située dans la région appelée Petites Îles de la Sonde (Nusa Tenggara), Sumbawa est tout près des très connues Bali et Lombok (à l’ouest) et du fameux Parc national de Komodo (à l’est).

Évidemment, c’est la perspective d’explorer des fonds sous-marins réputés splendides qui m’a attirée là… 😉 Et je n’ai pas été déçue.

Le récif de Buffalo Rock, au large de Komodo et Gili Banta, est sompteux. (Indonésie, juillet 2018)
Le récif de Buffalo Rock, au large de Sumbawa, entre Komodo et Gili Banta, est sompteux. (Indonésie, juillet 2018)

J’avais repéré depuis un moment le Kalimaya Dive Resort, un nouvel hôtel de plongée ouvert en 2016 (et pour l’instant le seul dans la zone), qui semblait avoir tout pour me plaire, à en juger par les premiers comptes rendus trouvés sur internet… J’ai donc décidé d’aller voir ça moi-même !

Entre l’aéroport situé à Bima et le Kalimaya, il faut compter environ deux heures de route. Le resort est juste à côté d’un village de pêcheurs du nom de Poja, au nord du port de Sape, la « grosse » ville du coin… C’est là :

Petit aperçu de Sumbawa

Les rares touristes qui séjournent à Sumbawa sont principalement des surfeurs. Eux vont plutôt sur la côte ouest, en face de Lombok. Au nord-ouest, un peu de tourisme balnéaire s’est aussi développé autour de la réserve marine des îles de Moyo et Medang, en face du volcan Tambora (la zone vient d’ailleurs d’être reconnue « réserve de biosphère » par l’Unesco).

Moi, je suis allée à l’opposé, sur la côte est. Et comme j’ai plongé tous les jours, je n’ai pas vraiment visité l’île, qui est très vaste. J’ai tout de même réussi à faire une petite incursion terrestre du côté de Sape, pour acheter de beaux tissus traditionnels, ce qui m’a permis de voir en passant quelques villages de pêcheurs et la campagne environnante.

Comment aller à Sumbawa ? Sumbawa est facile d’accès en bateau ou en avion, il y a des vols depuis les aéroports de Bali, Lombok ou Makassar. On atterrit alors à l’aéroport de Bima. Il y a aussi des traversées en ferry pas trop longues depuis Lombok et Flores, ainsi que divers services de « speed-boats » et des croisières qui y font escale.

J’ai aussi profité des intervalles de surface, entre deux plongées, pour admirer la côte. Je garde un souvenir ébloui de la magnifique Pink Beach, une anse de sable blanc-rose immaculé, déserte, aux eaux d’un bleu turquoise intense…

Comme chez sa voisine Lombok, la majorité de la population de Sumbawa est musulmane et la plupart des gens vivent de façon encore assez traditionnelle dans de petits villages. Les principales ressources de l’île sont l’agriculture et l’élevage, la pêche, l’exploitation minière…

En cette saison, les reliefs présentent une végétation jaunie qui tranche avec le vert tendre des rizières. Comme à Komodo et Alor, le climat est ici nettement plus sec qu’à Bali.

Paysage de rizières, dans l'est de Sumbawa, non loin de Sape. (Indonésie, juillet 2018)
Paysage de rizières, dans l’est de Sumbawa, non loin de Sape. (Indonésie, juillet 2018)
La foule à l'aéroport de Bima. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
La foule à l’aéroport de Bima. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur la plage de ce village de pêcheurs, on voit malheureusement s'accumuler les déchets. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur la plage de ce village de pêcheurs, on voit malheureusement s’accumuler les déchets. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Dans le sud-ouest, à l'extrémité de la péninsule de Lambu, nous faisons notre intervalle de surface à la magnifique Pink Beach, au sable blanc-rose immaculé... (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Dans le sud-ouest, à l’extrémité de la péninsule de Lambu, nous faisons notre intervalle de surface à la magnifique Pink Beach, au sable blanc-rose immaculé… (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur la route entre Sape et le Kalimaya Resort, un match de foot a attiré tous les gens des environs. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur la route entre Sape et le Kalimaya Resort, un match de foot a attiré tous les gens des environs. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Dans son atelier près de Sape, une tisserande s'est installée à son métier pour nous faire la démonstration de ce savoir-faire traditionnel. Un travail de patience... (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Dans son atelier près de Sape, une tisserande s’est installée à son métier pour nous faire la démonstration de ce savoir-faire traditionnel. Un travail de patience… (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Devant la boutique de la tisserande chez qui nous avons acheté des pièces de tissu, près de Sape, toute la famille vient prendre la pose pour la photo-souvenir à notre départ. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Devant la boutique de la tisserande chez qui nous avons acheté des pièces de tissu, près de Sape, toute la famille vient prendre la pose pour la photo-souvenir à notre départ. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Cette jeune femme du village voisin, au sourire éclatant, travaille pour le resort. Nous lui avons confié des pièces de tissu traditionnel que nous avons achetées près de Sape, qu'elle va coudre pour les transformer en sarong. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Cette jeune femme du village voisin, au sourire éclatant, travaille pour le resort. Nous lui avons confié des pièces de tissu traditionnel que nous avons achetées près de Sape, qu’elle va coudre pour les transformer en sarongs. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)

Pour découvrir un peu mieux Sumbawa, j’imagine qu’un séjour de deux semaines à un mois est un minimum. Pour le peu j’aie pu en juger, les routes sont loin d’être toutes en bon état et, hormis les spots à surfeurs sur la côte ouest, il n’y a pas des masses d’hébergements hôteliers ni de services touristiques. Il faut donc loger chez l’habitant et se débrouiller pour parler un peu de bahasa indonesia

Si j’en crois les quelques récits et témoignages que j’ai pu trouver sur internet, la plupart des rares voyageurs qui prennent le temps d’explorer l’île sont enchantés de leur séjour, louant l’hospitalité et la gentillesse des gens, l’authenticité des rencontres et les paysages magnifiques, parmi lesquels le spectaculaire et redoutable volcan Tambora.

Tambora, le volcan qui dérégla le climat. Méconnue des touristes, Sumbawa est néanmoins célèbre pour son stratovolcan, le mont Tambora, qui culmine aujourd’hui à 2 850 mètres. Son éruption de 1815 a projeté d’énormes quantités de cendres et de particules de souffre jusque dans la stratosphère, ce qui a eu des répercussions catastrophiques non seulement en Asie, mais à l’échelle de la planète, causant un refroidissement climatique mondial, qui valut d’ailleurs à l’année 1816 d’être surnommée « l’année sans été ». Durant trois ans, les récoltes ont été partout désastreuses, que ce soit à cause du gel, de la sécheresse ou de pluies diluviennes, entraînant jusqu’en Europe et en Amérique du Nord des famines et des migrations qui ont marqué l’histoire du XIXe siècle…

Situé sur la fameuse ceinture de feu du Pacifique, l’archipel indonésien est en fait un immense chapelet de volcans ! En cet été 2018, c’est le mont Agung, le volcan de Bali, qui est sous surveillance et qui préoccupe les touristes, car ses récentes éruptions ont plusieurs fois perturbé le trafic aérien et cloué des avions au sol… Par chance, il se tient tranquille le jour où nous prenons notre vol pour Bima.

Je dis « nous », car cette semaine-là, je ne voyage pas en solo pour une fois : ma binôme lors de la croisière de mai 2018 à Tubbataha aux Philippines est venue me rejoindre. On a décidé de refaire des bulles ensemble en Indonésie  ! 👌

Par le hublot de l'avion, on aperçoit le sommet du mont Agung, qui dépasse des nuages. (Bali, Indonésie, juillet 2018)
Par le hublot de l’avion, on aperçoit le sommet du mont Agung, qui dépasse des nuages. (Bali, Indonésie, juillet 2018)
Quelques instants après, nous survolons Lombok et nous apercevons un autre volcan, le Rinjani. (Lombok, Indonésie, juillet 2018)
Quelques instants après, nous survolons Lombok et nous apercevons le sommet d’un autre volcan, le Rinjani. (Lombok, Indonésie, juillet 2018)

Plonger au pied des volcans

Comme Alor Divers et le Sali Bay Resort où j’étais juste avant, le Kalimaya Dive Resort se trouve lui aussi dans un endroit plutôt isolé, loin des foules… Pour les plongeurs, sa situation géographique est particulièrement stratégique.

Le resort est en effet proche de trois zones trèèès intéressantes, qui ne sont autrement accessibles qu’en croisière-plongée :

  • la côte est de Sumbawa ;
  • Sangeang (ou Sangean), une spectaculaire île-volcan (en activité) plus au nord  ;
  • et la partie ouest du Parc national de Komodo, avec notamment l’île-caldeira de Gili Banta (un ancien volcan semi-englouti, juste à l’extérieur du parc) et l’île de Komodo elle-même (où vivent les fameux dragons de Komodo, ces gros lézards uniques au monde, qu’on peut également observer sur l’île voisine de Rinca).
Dive map, Kalimaya Resort (Source : kalimayadiveresort.com)
Les sites de plongées accessibles depuis le Kalimaya. (Source  : kalimayadiveresort.com)

Ma pote et moi sommes installées comme des princesses au Kalimaya, dans l’une des chambres situées dans les longues bâtisses en bois dans le prolongement du restaurant et des bungalows. En contrebas, il y a aussi de confortables gazébos, de petites huttes de plage en hauteur au-dessus du sable, pour siester ou bouquiner à l’abri du vent et du soleil… Le pied. Et puis je découvre avec ravissement, dans le bâtiment du centre de plongée, une gigantesque Camera Room pour mon bazar photographique… 😍 👌

Tout est vraiment bien pensé et aménagé avec goût dans ce resort. Les repas se prennent en commun autour de grandes tables ce qui permet de vite sympathiser avec les autres plongeurs. Nous nous empressons de tester la superbe piscine, devant le restaurant face à la mer. Ce sera notre spot favori pour le dessalage au retour des plongées. On y prend l’habitude de surveiller du coin de l’œil les panaches de fumée qui s’échappent parfois du Sangeang, dont on aperçoit le sommet.

Je me suis renseignée après coup, sur cette île-volcan. La dernière éruption majeure du Sangeang remonte à 2014, selon la fiche Wikipédia, et elle a même perturbé le trafic aérien en Australie  ! 🌋 😱

Vue sur la plage du Kalimaya, depuis le bout du long ponton. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Vue sur la plage du Kalimaya, depuis le bout du long ponton. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Un magnifique petit jardin mène à l'entrée du restaurant. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Un magnifique petit jardin mène à l’entrée du restaurant. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Notre "maison" au Kalimaya. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Notre « maison » au Kalimaya. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Une jolie petite chambre nous attend. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, juillet 2018)
Une jolie petite chambre nous attend. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, juillet 2018)
La piscine, notre spot d'observation favori... (Kalimay Dive Resort, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
La piscine, notre spot d’observation favori… (Kalimay Dive Resort, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Cette photo prise à l'iPhone ne rend pas justice à la vaste Camera Room mise à la disposition des photographes, au Kalimaya. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Cette photo prise à l’iPhone ne rend pas justice à la vaste Camera Room mise à la disposition des photographes, au Kalimaya. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Tournée vers l'est, la plage du Kalimaya offre chaque matin, vers 6h20, des levers de soleil somptueux. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Tournée vers l’est, la plage du Kalimaya offre chaque matin, vers 6h20, des levers de soleil somptueux. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur la plage, le sable noir se mêle au sable blond. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, juillet 2018)
Sur la plage, le sable noir se mêle au sable blond. (Kalimaya Dive Resort, Sumbawa, juillet 2018)
Pas de wifi et une connexion 3G intermittente... Le seul endroit où on a de la réception avec les smartphones, c'est à peu près au premier tiers du ponton. Forcément, le soir, tout le monde, staff et guests, vient ici prendre sa dose d'internet. (Kalimaya, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Pas de wifi et une connexion 3G intermittente… Le seul endroit où on a de la réception avec les smartphones, c’est à peu près au premier tiers du ponton. Forcément, le soir, tout le monde, staff et guests, vient ici prendre sa dose d’internet. (Kalimaya, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)

Gili Banta et Komodo Ouest : des raies mantas et du courant

Nos premières plongées sont grandioses. On attaque directement par Gili Banta, cette île qui est en fait un ancien volcan, une caldeira semi-engloutie, à la lisière ouest du Parc national de Komodo.

Nous commençons par le site de Tanduk Rusa, où nous restons sur un petit promontoire sous-marin peu profond, à une douzaine de mètres sous la surface, protégé des courants furieux alentour. Ce spot est une « station de nettoyage », où les belles et inoffensives raies mantas viennent « planer » au-dessus des patates de corail, afin de se faire débarrasser de leurs parasites et peaux mortes par de petits poissons, les labres nettoyeurs.

Je suis ravie pour ma pote : les gracieuses géantes ne tardent pas à débouler, comme promis (ou presque) au briefing  ! ! ! 😲 Pour ses premières plongées en Indonésie, ça donne le ton…

Je vous laisse découvrir ça en vidéo  :

Moment de grâce à Gili Banta, en compagnie des raies mantas. (Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)

Au fil des jours, nous découvrons, dans les eaux de Gili Banta et de Komodo Ouest, des sites magnifiques. Mais souvent le programme de la journée est modifié en cours de route, en fonction de l’évolution des conditions et des courants. Ici aussi, le surpuissant Indonesian Throughflow ou ITF (ce gigantesque flux marin entre le Pacifique et l’océan Indien dont je parlais dans le précédent post) fait la loi.

Quand le site initialement choisi est impraticable, on se rabat alors sur un spot voisin plus protégé. Nos guides sont extrêmement vigilants à notre sécurité. On est là pour se faire plaisir, pas pour se faire peur !

Moi qui ai déjà fait deux croisières-plongée à Komodo (en 2016 et en 2011), je suis ravie d’explorer de nouveaux sites, en partant ainsi plonger au départ de Sumbawa. Cette zone ouest du parc maritime ne figure en effet pas toujours sur les itinéraires classiques des croisières, qui, pour la plupart, sillonnent plutôt les eaux côté est, entre Komodo et Rinca, où sont concentrés nombre de spots fameux.

Incroyable : parmi nos guides de plongée, je retrouve Arif, dont j'avais fait la connaissance huit ans plus tôt, en 2010, à l'autre bout de l'Indonésie, au centre Lumba Lumba de Pulau Weh (Sumatra) ! Il nous briefe ici pour le site Tanduk Rusa, à Gili Banta, et nous a même dessiné des raies mantas... qui seront bien au rendez-vous ! (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Incroyable : parmi nos guides de plongée, je retrouve Arif, dont j’avais fait la connaissance huit ans plus tôt, en 2010, à l’autre bout de l’Indonésie, au centre Lumba Lumba de Pulau Weh (Sumatra)  ! Il nous briefe ici pour le site Tanduk Rusa, à Gili Banta, et nous a même dessiné des raies mantas… qui seront bien au rendez-vous  ! (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Balade dérivante le long du récif de High Voltage. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Balade dérivante le long du récif de High Voltage. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Un gros poisson-crapaud surveille nos allées et venues au site Lula's Hat. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Un gros poisson-crapaud surveille nos allées et venues au site Lula’s Hat. (Gili Banta, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Une grosse seiche vient nous observer avec curiosité en fin de plongée, alors que nous nous apprêtons à faire le palier de sécurité. (Gili Banta, Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Une grosse seiche vient nous observer avec curiosité en fin de plongée, alors que nous nous apprêtons à faire le palier de sécurité. (Gili Banta, Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Fin de plongée ! (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Fin de plongée ! (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Le ponton de l'île de Komodo, à Loh Wenci. Ce jour-là, nous sommes les seuls visiteurs. (Indonésie, juillet 2018)
Le ponton de l’île de Komodo, à Loh Wenci. Ce jour-là, nous sommes les seuls visiteurs. (Indonésie, juillet 2018)
À Komodo, nous ne verrons de près que quelques dragons, manifestement habitués à roder près des baraquements des rangers. (Indonésie, juillet 2018)
À Komodo, nous ne verrons de près que quelques dragons, manifestement habitués à roder près des baraquements des rangers. (Indonésie, juillet 2018)

Outre Gili Banta, où nous avons vu les mantas, et qui offre de nombreux autres sites, l’un de ceux qui m’a le plus impressionnée, c’est Buffalo Wall (Dinding Kerbau), au pied d’un îlot rocheux isolé au milieu des flots au large de Komodo, au sud de Gili Banta.

Sous l’eau, de magnifiques murs couverts de coraux aux couleurs vives, avec un mélange de courants ascendants et descendants un peu surprenants. Ce n’est qu’une fois sur place qu’on peut évaluer s’il est possible d’y plonger ou pas, quitte à reporter l’immersion à plus tard ou un autre jour, en fonction des conditions…

Le spectaculaire "caillou" volcanique de Buffalo Wall, entre Gili Banta et Komodo. (Indonésie, juillet 2018)
Le spectaculaire « caillou » volcanique de Buffalo Wall, entre Gili Banta et Komodo. (Indonésie, juillet 2018)
Le sommet du récif de Buffalo Rock, à contre-jour. (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Le sommet du récif de Buffalo Wall, à contre-jour. (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
De vertigineux tombants couverts de coraux colorés... (Buffalo Wall, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
De vertigineux tombants couverts de coraux colorés… (Buffalo Wall, Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
De jolies tables d'acropora s'étagent au pied du récif de Buffalo Wall. (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
De jolies tables d’Acropora s’étagent au pied du récif de Buffalo Wall. (Komodo, Indonésie, juillet 2018)
Le tombant de Buffalo Wall forme un paysage sous-marin spectaculaire. (Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)
Le tombant de Buffalo Wall forme un paysage sous-marin spectaculaire. (Komodo Ouest, Indonésie, juillet 2018)

Sangeang : petits trésors sur sable noir volcanique

Qui dit volcan, dit sable noir. Comme à Bali ou Lembeh, la plupart des sites autour de Sangeang sont le paradis des photographes sous-marins adeptes de « muck-dive » (plongée d’observation de la petite faune, au ras du substrat) et de sujets « macro ». Ce fond sombre offre un écrin parfait aux bijoux vivants que sont les nudibranches (limaces de mer) et à d’autres bestioles fascinantes, comme la merveilleuse petite pieuvre photogénique.

Il faut avoir l’œil, pour les repérer. Il convient de palmer lentement et de prendre son temps, avec la complicité d’un guide habitué à traquer les petites bêtes qui peuplent ces fonds volcaniques. Flottabilité parfaite exigée, pour ne pas soulever de sable d’un coup de palmes et ruiner la scène…

Comme à Alor ou Pulau Weh, on peut aussi voir par endroits des chapelets de bulles sortir du sable. Des « fumerolles » sous-marines, des émissions de gaz qui nous rappellent que nous plongeons au pied d’un volcan… 😲

Il y a en fait deux volcans, deux cratères, à Sangeang. En surface, lors du trajet en bateau entre deux sites, nous en voyons même un cracher nettement des panaches de fumée réguliers. Mais on ne parvient pas à décider si le nuage qui reste accroché à l’autre sommet est juste un nuage ou bien s’il provient lui aussi du volcan…

En contournant l'île, on aperçoit un petit panache de fumée jaillir du cratère, à droite... (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
En contournant l’île, on aperçoit un petit panache de fumée jaillir du cratère, à droite… (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
On distingue mieux le sommet des cratères sous cet angle. (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
On distingue mieux le sommet des cratères sous cet angle. (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
C'est l'heure du briefing avant la plongée au pied de l'île-volcan de Sangeang. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
C’est l’heure du briefing avant la plongée au pied de l’île-volcan de Sangeang. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Ce spot volcanique a logiquement reçu le nom de "Bubble Reef"... (5angeang, Indonésie, juillet 2018)
Ce spot volcanique a logiquement reçu le nom de « Bubble Reef »… (5angeang, Indonésie, juillet 2018)
Sur le sable noir volcanique, une "Wunderpus photogenicus", littéralement la "merveilleuse pieuvre photogénique"... (Sangeang, Samubawa, Indonésie, juillet 2018)
Sur le sable noir volcanique, une « Wunderpus photogenicus », littéralement la « merveilleuse pieuvre photogénique »… (Sangeang, Samubawa, Indonésie, juillet 2018)
Un étrange petit crabe, surdoué du camouflage. (Bontoh, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Un étrange petit crabe, surdoué du camouflage. (Bontoh, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Cette minuscule araignée de mer, comme d'autres crabes dits "décorateurs" sait habilement se costumer pour tromper l'ennemi. (Bontoh, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Cette minuscule araignée de mer, comme d’autres crabes dits « décorateurs », sait habilement se costumer pour tromper l’ennemi. (Bontoh, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Un adorable hippocampe pygmée Bargibanti. (Bubble Reef, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Un adorable hippocampe pygmée Bargibanti. (Bubble Reef, Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
De ce côté-ci de l'île, la trace noire d'une ancienne coulée de lave. (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
De ce côté-ci de l’île, la trace noire d’une ancienne coulée de lave. (Sangeang, Indonésie, juillet 2018)
Snorkeling pour l'intervalle de surface, dans une anse abritée de Sangeang. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Snorkeling pour l’intervalle de surface, dans une anse abritée de Sangeang. (Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)

Sumbawa : nudibranches et poissons-grenouilles

Le long de la côte est de Sumbawa, du nord au sud, il y a de quoi faire aussi, avec quantité de criques, de plages et d’îlots, offrant des sites de plongée particulièrement riches, où l’on retrouve toute la petite faune habituelle des eaux tropicales de l’Indo-Pacifique.

Le plus souvent, je serai donc en macro, en mode « safari » de nudibranches…

Nudibranche. (Tanjung Air, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)
Nudibranche. (Tanjung Air, Sumbawa, Indonésie, juillet 2018)

Enfin, sur le house-reef du Kalimaya, s’étire un immense champ d’oreilles d’éléphant jaunes, ces éponges semblables à de grosses feuilles charnues.

De gros poissons-crapauds ou grenouilles (antennaires) de même couleur y ont élu domicile. Un animal absolument fascinant à observer. Ses nageoires sont presque des pattes, il est capable d’ouvrir son énorme gueule sans crier gare pour gober d’un coup d’un seul, en une fraction de seconde, un malheureux poisson qui n’a rien vu venir…

Mon objectif macro n'est pas adapté à la taille de cet imposant poisson-grenouille jaune, juché sur une éponge "oreille d'éléphant"... Je suis obligée de prendre énormément de recul pour l'avoir en entier dans l'objectif. (Kalimaya House Reef, Sumbawa, juillet 2018)
Mon objectif macro n’est pas adapté à la taille de cet imposant poisson-grenouille jaune, juché sur une éponge « oreille d’éléphant »… Je suis obligée de prendre énormément de recul pour l’avoir en entier dans l’objectif. (Kalimaya House Reef, Sumbawa, juillet 2018)
Vraiment une gueule patibulaire... (Kalimaya House Reef, Sumbawa, juillet 2018)
Vraiment une gueule patibulaire… (Kalimaya House Reef, Sumbawa, juillet 2018)

Impossible de se lasser des eaux indonésiennes, vraiment. J’ai quitté Sumbawa et ses volcans à regret. Mais je compte bien revenir… 😎

  Indonésie : Alor + Halmahera + Sumbawa - juillet 2018

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