Oui, je ne ressemble pas vraiment à une sirène avec tout mon bazar photographique sous l'eau ! (Philippines, mai 2018 - Photo par Steven Weinberg)

Photo sous-marine : 6 astuces pour bien commencer

Voici quelques principes de base pour réussir des photos sous-marines, quand on débute. Six petits conseils simples, pour commencer à faire des images sympas sous l’eau…

Parce que la photo sous-marine, c’est plus difficile mais c’est bien plus beau que la photo sans eau… 😂 😉

Mon évolution : appareil photo compact, reflex, hybride

Je me suis mise à la photo sous-marine en 2005-2006. Mon tout premier appareil sous l’eau a été un boîtier jetable, avec une pellicule argentique dedans, le tout dans un caisson étanche en plastique transparent à fond jaune. On trouvait ça dans les boutiques à touristes…

Ça m’a tellement plu que j’ai acheté dans la foulée mon premier appareil photo numérique et son petit caisson sous-marin. Je me suis d’abord « fait » la main (et l’œil) avec ce modeste compact, le Canon Powershot A95, de 2005 à 2009. J’ai énormément appris en photo sous-marine avec cet appareil « de base », bien suffisant pour débuter.

J’ai fini par faire le tour de ses possibilités puis ce compact a rendu l’âme… Je suis alors passée au reflex début 2010 avec le Canon Eos 7D et un caisson Ikelite. Treize ans plus tard, en 2023, j’ai à nouveau changé de boîtier et investi dans un hybride, le Canon Eos R7, et un caisson Nauticam.

Avec l’expérience acquise au fil des plongées et des années, ma technique s’est améliorée, mes images ont gagné en qualité. Mais aujourd’hui encore, je continue de me perfectionner, de faire évoluer ma pratique… La photo sous-marine, c’est un apprentissage incessant !

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Je veux ici aller contre une idée reçue : bien des gens pensent à tort qu’un simple appareil photo compact ne permet pas de réussir de belles images sous l’eau. C’est faux ! Les petits boîtiers d’aujourd’hui, même les moins chers vers lesquels on se tourne quand on débute en photo sous-marine, sont des bijoux de technologie, capables de prises de vue magnifiques.

Donc oubliez le mythe du « bon appareil » qui fait de « belles photos ». Ce n’est pas au boîtier qu’on doit une photo ratée ou réussie, mais bien à la personne qui appuie sur le déclencheur. Tout comme un bon plat ne dépend pas de la qualité des casseroles utilisées, mais du talent et du savoir-faire de la personne qui l’a préparé… 😉 J’ai vu des gens réaliser des images splendides avec un équipement très simple. Et d’autres produire des clichés pourris avec du matériel très sophistiqué et coûteux.

Je récapitule donc ci-dessous quelques petits astuces et conseils auxquels il faut penser avant, pendant et après la plongée, pour devenir un meilleur photographe sous-marin !

1. Maîtriser (vraiment) sa flottabilité

Premier impératif, qui concerne plus la plongée que la photo sous-marine : il faut être vraiment bien à l’aise avec sa flottabilité, notamment savoir faire le poumon-ballast sans même y penser.

Il est indispensable d’être capable de se tenir près de son sujet sans toucher à rien. Il est exclu de s’écraser lourdement sur le fond, de se « cogner » aux coraux ou aux rochers, au risque de se blesser et d’abîmer l’environnement.

Apprenez à évoluer près du fond sans soulever de sable. L’idéal est de palmer comme une grenouille (le fameux frog kick). Sinon, les particules en suspension vont réduire la visibilité et créer des points blancs dans la lumière du flash !

Pour approcher les poissons, il faut éviter de les effrayer et de les faire fuir. Donc pas de mouvement brusques. On ne se précipite surtout pas vers son sujet. On palme lentement et on respire calmement.

Surtout, il est essentiel de ne jamais se mettre soi-même en danger quand on est accaparé par la photo à prendre. On fait gaffe à tous les trucs habituels : conso d’air, déco, profondeur, courant, etc. Et puis on garde un œil sur son binôme et sa palanquée pour ne pas les perdre (et on les aura prévenus avant la plongée qu’on risque de « traîner » un peu à cause des photos).

Oui, je ne ressemble pas vraiment à une sirène avec tout mon bazar photographique sous l'eau ! (Philippines, mai 2018 - Photo par Steven Weinberg)
Oui, je ne ressemble pas vraiment à une sirène avec tout mon bazar photographique sous l’eau ! (Philippines, mai 2018 – Photo par Steven Weinberg)

2. Connaître son appareil photo par cœur

Ça paraît tout bête, mais avant de se mettre à l’eau avec son appareil photo à l’intérieur d’un caisson étanche, il vaut mieux bien connaître tous ses boutons, réglages et fonctions.

Lisez le manuel. Pour savoir comment fonctionne votre boîtier… Je répète : lisez ce putain de manuel.

Entraînez-vous au sec à manipuler l’appareil photo dans son caisson. Cela permet ensuite, une fois sous l’eau, de retrouver facilement les boutons dont on a besoin pour ajuster ses réglages.

Privilégiez un appareil doté d’un mode manuel (M). Et veillez à choisir un caisson bien conçu, permettant l’accès à tous les réglages sous l’eau. Il faut pouvoir choisir soi-même la vitesse (Tv), l’ouverture (Av) et la sensibilité (Iso).

La photo sous-marine, ça reste de la photo ! Photographier, ça veut littéralement dire « écrire avec la lumière ». Donc apprenez ou révisez les principes de base pour travailler la lumière. Il faut déjà savoir comment combiner les trois paramètres permettant de le faire (vitesse, ouverture, sensibilité) avant d’apprendre à les adapter aux conditions subaquatiques. Si ces notions ne vous parlent pas vraiment, ça peut être une bonne idée de vous former, en suivant un cours de photographie (même terrestre), par exemple, ou des tutos sur YouTube. Quand on comprend comment fonctionne un appareil, ça devient tout de suite beaucoup plus simple…

Ma configuration macro (7D + caisson Ikelite), avec un seul flash, dans la baie de Lembeh. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)
Moi à mes débuts, en configuration macro (7D + caisson Ikelite), avec un seul flash, dans la baie de Lembeh. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)

3. Faire des essais en conditions réelles

Pour la technique photographique proprement dite : le mieux c’est d’entrer directement dans le concret, en commençant par essayer différents réglages sous l’eau, jusqu’à trouver ceux qui fonctionnent. Ainsi, on apprend peu à peu, par la pratique, à ajuster les trois paramètres (sensibilité, vitesse, ouverture) en fonction des conditions…

Il faut expérimenter, prendre cela comme un jeu, s’amuser ! On me demande souvent quels sont mes réglages pour mes photos sous-marines et je suis bien en peine de répondre. Chaque photo peut avoir un réglage différent. J’ajuste en général au fur et à mesure de la plongée, selon les scènes, les sujets, les conditions… Il n’y a pas de réglage universel qui fonctionnerait dans toutes les situations, cela n’existe pas.

Les effets des trois paramètres (ouverture, vitesse et sensibilité) résumés en une infographie. (Source : Hamburger Fotospots)
Les effets des trois paramètres (ouverture, vitesse et sensibilité) résumés en une infographie. (Source : Hamburger Fotospots)

Photo de près (macro). Au début, entraînez-vous sur des sujets « faciles », c’est-à-dire pas trop petits et qui ne bougent pas trop (étoiles de mer, nudibranches, faune fixée). C’est plus facile de se faire la main sur des sujets quasi immobiles. Il faut activer le flash, dont la lumière blanche fera jaillir les couleurs, et ajuster la dose de lumière qu’on envoie sur son sujet, pour que la photo ne soit ni trop sombre ni complètement cramée.

Photo de loin (grand angle). Pour des sujets plus lointains ou des photos d’ambiance, il vous faudra aussi jouer avec la lumière naturelle venue de la surface. Donc on tient compte de la position du soleil et on réfléchit à l’image qu’on veut faire avant de déclencher : on pense à la composition et on essaie d’avoir un sujet au premier plan qui sera éclairé par la lumière du flash…

Les flashs en photo d’ambiance. Si on n’a qu’un flash interne sur un appareil compact, mieux vaut le désactiver pour les photos d’ambiance (de loin). Sinon, il va éclairer les particules en suspension dans l’eau, lesquelles feront alors comme de la neige sur l’image ! Si on a un ou plusieurs flash externes, on peut s’en servir pour éclairer un premier plan, sinon mieux vaut les désactiver aussi, car ils n’éclaireront pareillement que les particules dans l’eau. Très important : en photo sous-marine, il faut être proche de son sujet de premier plan, car la lumière des flashs ne va pas au-delà d’un à deux mètres.

Et le mode « sous-marin » ? Certains appareils compacts proposent ce mode, reconnaissable à un petit logo de poisson… Tous ne se valent pas. Testez pour voir le résultat. Mais c’est souvent franchement nul. Évitez-le si vous n’obtenez aucune image potable avec.

Faites vos réglages au fur et à mesure. Commencez par fixer la sensibilité (Iso) à partir de 100-250 (pour des conditions très lumineuses) jusqu’à 400-800 (conditions plus sombres) voire plus si nécessaire (grottes). Puis fixez la vitesse d’obturation (Tv), appelée aussi temps de pose : ne descendez pas à une vitesse trop basse pour éviter les flous de bougé (à partir de 1/100e on est tranquille en principe). Ensuite, au fil des photos, vous ajusterez l’ouverture (Av), c’est-à-dire que vous ouvrez ou fermez le diaphragme de l’objectif, pour laisser entrer plus ou moins de lumière, en fonction des situations, jusqu’à obtenir une image correctement exposée. Rien n’interdit de combiner ces paramètres dans un autre ordre, en fonction de vos priorités ou des conditions.

Pourquoi travailler en mode manuel ? Comme je disais plus haut, cela permet de garder le contrôle sur les trois paramètres indispensables en photo, sous-marine comme terrestre : sensibilité (Iso), vitesse (Tv), ouverture (Av). Ce sont trois façons d’agir sur la dose de lumière qu’on laisse entrer dans la « chambre noire » (camera obscura, en latin) de l’appareil. En mode manuel (contrairement aux modes automatiques ou semi-automatiques), ce n’est donc pas l’appareil mais le photographe qui décide comment ajuster l’un de ces paramètres ou comment combiner les trois. Sous l’eau, le capteur du boîtier peut être « trompé » par les conditions très particulières des ambiances sous-marines et choisir des réglages automatiques inadaptés…

Corinne Bourbeillon, photographe sous-marine
Moi essayant d’avoir l’air cool et détendue avec ma cagoule et ma combi étanche dans les eaux bretonnes, beaucoup trop fraîches à mon goût… (Grottes du cap Fréhel, Saint-Cast, Côtes-d’Armor, juillet 2021, photo par Olivier Delorieux)

4. Bien doser la lumière des flashs

L’eau absorbe progressivement les couleurs. Plus on va profond, plus tout devient bleu… (Voir le schéma ci-dessous.) Pour avoir de la couleur en photo sous-marine, il faut donc apporter de la lumière blanche sur son sujet, avec un flash.

Même sans faire de photo, c’est toujours sympa en plongée d’avoir avec soi une lampe ou un phare pour découvrir les vraies couleurs de la faune fixée et des poissons. On est par exemple souvent surpris de voir une touffe brunâtre ou verdâtre sur le récif se transformer en bosquet rouge vif dans le faisceau de lumière !

Comment les couleurs disparaissent sous l'eau
Le rouge disparaît dès 5 m, suivi de l’orange entre 10 et 15 m, puis du jaune entre 25 et 30 m… En-dessous tout est bleuâtre, verdâtre. (Source de l’illustration : Wikimédia Commons / Thomei08 / CC BY-SA 3.0)
Poisson-clown et plongeur. Bornéo, Indonésie, juillet 2013.
Un coup de flash sur l’anémone au premier plan en restitue les couleurs chaudes. Au-delà de la zone illuminée par la lumière artificielle du flash, tout est bleu…

Les flashs ne permettent d’éclairer que des sujets proches. Comptez une distance d’un à deux mètres. Je répète donc ce que je disais plus haut : pour les sujets lointains, mieux vaut les désactiver. Sinon, ils éclaireront l’eau et les particules en suspension, qui feront alors comme de la neige sur l’image…

Trouvez la bonne distance pour vos prises de vue. Faites des essais en vous éloignant ou vous rapprochant du sujet, pour éviter d’avoir une photo « cramée » ou trop sombre. Avec des flashs externes déportés, veillez aussi à les orienter correctement et testez différentes positions et différents angles selon votre configuration (toujours un peu en arrière de l’objectif, pour éviter d’éclairer les particules dans l’eau).

Essayez de faire en sorte que votre sujet se détache sur le fond bleu de l’eau. Évitez de le prendre avec le fond sableux ou un tombant en arrière-plan. Cela permet de désencombrer l’image et de bien mettre en valeurs nudibranches, hippocampes ou branches de corail, par exemple. En jouant sur le temps d’exposition et/ou l’ouverture, on peut faire en sorte que ce fond prenne une teinte sombre, du noir au bleu foncé.

Ajustez la dose de lumière que vous envoyez sur votre sujet. Selon ce que permet votre équipement, vous pouvez régler la puissance des flashs, faire varier le temps d’exposition et/ou l’ouverture.

Pensez à mettre un diffuseur devant le ou les flashs. La lumière sera plus douce et mieux répartie.

Bon à savoir : une lampe ou un phare ne peut pas vraiment remplacer la lumière intense d’un flash en photographie. Même si on peut réussir des images intéressantes, c’est beaucoup plus difficile d’obtenir un résultat satisfaisant et il faut alors vraiment prendre le temps de jouer avec les réglages (Iso, Tv, Av) de son appareil. En revanche, ce type d’éclairage peut être intéressant en vidéo.

Oui, je ne ressemble pas vraiment à une sirène avec tout mon bazar photographique sous l'eau ! (Philippines, mai 2018 - Photo par Steven Weinberg)
En mode grand angle, avec mes deux flashs. (Philippines, mai 2018 – Photo par Steven Weinberg)

5. Faire plusieurs images du même sujet

Il ne faut ne pas hésiter à « shooter » une fois, deux fois, dix fois le même sujet pour avoir une bonne photo dans le tas, quitte à effacer les moins satisfaisantes ensuite, après avoir compris pourquoi elles sont ratées… On apprend de ses erreurs.

Évitez de photographier le sujet d’en haut. Essayez toujours de vous mettre au même niveau : à la hauteur de l’œil du poisson ou de la robe du nudibranche… N’hésitez pas à changer de point de vue, à multiplier les cadrages différents.

Pas la peine de déclencher si votre sujet vous tourne le dos. Ou s’il a déjà commencé à faire demi-tour et à fuir. Vous finirez par n’avoir qu’une collection de queues de poisson.

Pensez à sélectionner la plus haute définition d’image possible. L comme « large » ou S comme « super-fin », selon les appareils… Après, sur l’ordinateur, cela permet des recadrages plus serrés sans trop de perte en définition. 

Attention : sous l’eau, on est parfois trompé par le rendu de l’écran numérique. On a l’impression que l’image est réussie, et on est très déçu en découvrant après, sur l’écran plus grand de l’ordinateur, qu’elle est floue par exemple.

Un adorable hippocampe pygmée Bargibanti.. (Sali Kecil, Halmahera, Indonésie, juillet 2018)
Un adorable hippocampe pygmée Bargibanti.. (Sali Kecil, Halmahera, Indonésie, juillet 2018)

6. Anticiper les problèmes liés aux batteries et à l’humidité

Veillez à toujours plonger avec des batteries bien chargées. Avec les appareils compacts en particulier, dès qu’on déclenche le flash interne et qu’on utilise l’écran numérique, les batteries peuvent se vider très vite.

Préparez votre matériel avec soin. Inspectez bien le joint avant de fermer le caisson, veillez à ce qu’il n’y ait ni cheveu ni grain de sable dessus. Pensez à le graisser légèrement avec du gel de silicone pour le garder en bon état. Souvent, je m’occupe de mon équipement photo la veille au soir, tranquillement. Ça évite les catastrophes dues aux préparatifs précipités du petit matin : batteries non chargées, caisson mal fermé, carte mémoire oubliée, capuchon laissé sur l’objectif… J’ai même connu une plongeuse qui avait carrément oublié de mettre son appareil dans le caisson. 😅

S’il fait chaud, laisser si possible le caisson (avec l’appareil dedans) dans un bac d’eau juste avant les plongées. Il se mettra ainsi progressivement à la bonne température. Cela évite la condensation qui fait « buée » sur le hublot ou le dôme, très énervant. Évidemment, veillez à l’avoir bien fermé au préalable pour éviter toute inondation. Surtout, ne le laissez jamais en plein soleil !

Pour les appareils compacts, glissez un ou deux petits sachets de Silicagel ou équivalent dans le caisson. Cela permet d’absorber l’humidité et de prévenir la condensation, favorisée par les batteries qui chauffent. Je n’ai plus eu ce problème depuis que je suis passée sur un boîtier reflex ou hybride, les batteries des flashs étant externes.

Prévoyez des batteries supplémentaires. Cela vaut le coup d’avoir des batteries en réserve avec soi sur le bateau si on part pour plusieurs plongées dans la journée. C’est toujours quand on est en rade de batterie qu’on fait des rencontres sous-marines fabuleuses… 

Une raie manta toute noire me surveille du coin de l'œil, au site de Manta Sandy, près de l'île d'Arborek. (Raja Ampat, Papouasie Occidentale, Indonésie, mars 2012)
Une raie manta toute noire me surveille du coin de l’œil, au site de Manta Sandy, près de l’île d’Arborek. (Raja Ampat, Papouasie Occidentale, Indonésie, mars 2012)
Tortue dans l'archipel de Derawan. Bornéo, Indonésie, juillet 2013.

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27 commentaires

  1. @Alimata: Heureusement que tu es là, avec ton légendaire sens pratique chevillé au caisson. Ça fait trop longtemps que je dois l’écrire, cette page, il était temps que quelqu’un la fasse vivre. Si tu as d’autres conseils, n’hésite pas, comme ça je n’aurai plus qu’à faire un copier-coller…
    😀
    Bon, ben moi je retourne m’entraîner dans ma baignoire. Je vais essayer de ne pas oublier de mettre l’appareil dans le caisson.
    😆

  2. Au sujet des photos sous-marines, j’ai déjà un Olympus Mju avec caisson, mais je voudrais passer au Panasonic Lumix DMC TZ7 avec caisson… 💡 avec filtre orange, pour des photos moins bleues dans le bleu de l’Océan ???
    C’est vrai que pour les macros, le flash est parfois trop puissant, je vais suivre tes conseils. 😛

  3. @LiseMet: Oui, pour la macro, même sur de “petits” appareils, on peut généralement doser la force du flash ou jouer sur l’exposition.
    Sinon, le filtre orange sert à compenser le “bleu” mais n’est pas à utiliser avec un flash. De plus, il réduit la quantité de lumière à entrer dans l’appareil. On peut traiter les images d’ambiance trop bleues sur ordinateur, de préférence à partir d’un fichier Raw, en rééquilibrant la balance des blancs, la luminance, le contraste, les couches de couleurs… Les filtres orange / rouge / jaune sont surtout utilisés pour les vidéos, mais on peut aussi faire sa balance des blancs sous l’eau pour retrouver les couleurs… (Mais là, on n’est plus à l’étape “débutant”.)

  4. Je suis nouveau en reflex (passé du G10 à l’EOS 7D + 60mm), je photographie beaucoup dans un lagon d’1,5m de fond en moyenne, la plupart du temps très ensoleillé. Gros problèmes de contraste sur-ex/sous-ex en plus des arcs en ciel dus aux irisations, et trop souvent du flou avec des collimateurs pourtant correctement placés (vérification faite sur DPP). Quels seraient tes conseils, notamment pour ces conditions de luminosité aussi particulières?

  5. @Flaqueux: J’imagine que tu n’utilises pas de flash… Ce serait sans doute la solution, pour déboucher les ombres dans ce genre de situation très contrastée. Sinon, photographie en Raw, avec un peu de sous-ex pour éviter que les zones claires soient cramées, et comme ça tu peux retravailler ton fichier après et réquilibrer correctement les constrastes. Quant au “flou”, c’est que la mise au point ne doit pas être faite correctement (pour ma part je fais la mise au point sur une portion très restreinte de collimateurs, au centre, pour que ça se fasse bien là où je l’ai décidé) ou alors que tu es en vitesse trop lente… (J’imagine que tu travailles en manuel, évidemment, pas en mode automatique.)
    Bonnes bulles !
    🙂

  6. Je ne photographie qu’en RAW et j’avais essayé le sous-ex, qui améliore effectivement un peu les choses. Pour la vitesse, je navigue entre 1/400 et 1/800. Par contre, j’ai utilisé ce matin systématiquement une visée centrale (que je gardais pour les sujets fixes ou lents), et ça va déjà beaucoup mieux. Merci pour tes conseils!

  7. Bonjour Corinne,

    Vos photos sont superbes ! On se régale de les regarder et de vous lire !!
    Je suis dans la même situation que vous en 2009 quand vous êtes passee au reflex. Et je demande quel(s) objectifs choisir, car je comprends l’objectif idéal qui ferait de la macro et de la photo d’ambiance (et du grand angle pendant qu’on y est ;)) n’existe pas ! D’autant qu’une optique fixe est souvent de meilleure qualité avec un meilleur rendu photo.

    Je vois que vous faites autant de la macro que de la “photo d’ambiance” : avez vous deux objectifs ? Avec ce dilemme avant de plonger de mettre un objectif macro en priant pour que les nubi soient bien au rdv, et non pas une belle manta pas prévue 😉

    Merci beaucoup d’avance de vos conseils !! Caroline

    1. Merci beaucoup, Corinne !!!
      Je me sens toute bête de vous d’avoir regardé tout votre site et d’être passé à coté de cette page forte utile 😳

      Du coup vous plongez d’abord avec le Tokina, et si vous repérez des nubi, crevettes, hippocampes ou autres petites choses toutes mignonnes, vous faites une seconde plongée avec votre objectif macro ?

      J’avais repéré le Sony alpha 6000, c’est un hybride qui est soit disant très rapide avec une qualité de photo tendant vers le reflex, et qui est plus léger qu’un reflex – avantage comptant pas mal quand on est une femme. Au cas où (je tente) : auriez vous rencontré des personnes ayant cet appareil et faisant de la photo sous-marine ?

      Bien à vous, Caroline

    2. @Caroline : pas de souci… 😉 Non, je choisis l’objectif en fonction de mes envies et de ce qu’on me dit du site. Par exemple, en ce moment, je suis à Bali, à Tulamben. Je fais des plongées sur la fameuse épave du Liberty, où, ce qui m’intéresse, c’est l’ambiance : je prends donc le fisheye Tokina. Mais d’autres plongeurs y vont avec leur lentille macro, parce que l’épave regorge de tout un tas de petites bêtes fascinantes. Après le Liberty, ce matin, je m’apprête à repartir plonger, et nous allons au site Seraya Secret, sur fond sableux, qui n’a pas d’intérêt au fisheye, mais qui est passionnant pour la macro. Je viens de donc de changer mon objectif et de mettre mon 60mm macro Canon à la place du Tokina 10-17… Si on croise une tortue, eh bien, tant pis, je me contenterai de l’admirer avec mes yeux… 🙄

    3. Un huge MERCIII, Corinne !!!
      J’espère que vous vous êtes régalée une nouvelle fois sur le Liberty – ce fut ma première plongée en dehors de France, un sentiment d’euphorie et de bien-être total m’avait alors envahie : des petits poissons et des couleurs flashy partout, je ne savais plus où donner de la tête, ou plutôt du masque…
      Belle continuation de voyage à Bali 🙂 et merci bcp de nous faire partager vos plongées !!! Caroline

  8. Bonjour j’ai un boîtier ikelite avec un canon 5d mark 3, je débute dans la photo sous marine et peur de mettre l’appareil photo à l’eau car à côté je fais des mariages et c’est un gagne pain mais pourtant je l’ai acheté pour la plongée car je suis passionné de fond sous marine.
    Je connais aucun réglage en fond sous marin car le fond est bleu que sur terre c’est différent. J’ai acheté un flash ikelite ds 160.
    Est ce que vous pouvez m’aider un peu.
    Merci
    cordialement
    Ps: Mon Fb est francky gatsby

  9. Bonjour !

    Merci pour cet article qui tombe à pic !
    J’aurais besoin d’un petit conseil d’expert si possible ? Je souhaite passer de GoPro à un Mirrorless avec caisson et 1 flash – Je suis N1, 25 plongées au compteur, et photographe sur la terre ferme depuis 5ans – Est ce que le changement est trop brutal à ton avis ou possible ?

    Merci !!

    1. @Steph : 25 plongées, c’est vraiment peu, à mon humble avis, comme expérience, pour gérer correctement sa flottabilité quand on doit s’approcher de son sujet… Mais je ne te connais pas en tant que plongeuse, alors si tu es vraiment très à l’aise sous l’eau et que l’envie de passer à la photo sub te titille, autant essayer ! Ce sera le meilleur moyen de savoir. Avant de te lancer dans des achats, loue ou fais-toi prêter un appareil pour voir comment ça se passe… 😉

  10. Merci Corinne pour ta réponse ! Je n’ai malheureusement pas vu ta réponse arriver dans mes e-mails et ai donc craqué pour mon Sony et une torche… Mon voyage en Egypte a été très stressant pour ce qui est du transport du matériel par avion et aussi pour les phases de montage et de test ensuite ! Tellement d’anecdotes de débutant !!
    Ceci dit j’ai réussi à ramener des images dont je suis enfin fière, et voudrais te demander ton avis si tu veux bien (photos en milieu d’article) ? ❤️
    http://carnets-de-terre-et-mer.com/index.php/2018/12/16/bords-de-la-mer-rouge-egypte-part-ii/
    En tous cas ton blog est LA référence pour moi, et j’espère te croiser un jour sur un bateau de plongée !
    😀

  11. Bonjour
    Auriez vous des conseils pour l’utilisation de flash externe. J’ai un InonD2000 et j’ai beaucoup de mal a trouver le bon réglage. Soit le sujet est surexposé, soit il est sous exposé.
    J’utilise un compaq le canon S120 et le flash interne envoie via la fibre optique le signal qui déclenche le flash externe.
    D’avance mille mercis
    Ps : je réussissais mieux mes sujets en macro avec le flash interne qu’avec mon flash externe car je ne maitrise pas bien l’intensité du flash.

  12. Suite à mon commentaire ci dessous, je vous ai envoyé par mail mes photos de Thailande prises avec mon compaq s120 et le flash interne.
    Bonne réception
    Bonnes bulles
    claire

    1. @Claire : je ne connais ni l’appareil ni le flash que vous utilisez et il m’est bien difficile de donner à chacun des conseils personnalisés derrière un écran d’ordinateur (par ailleurs je n’ai pas reçu votre mail)…

      Le seul conseil d’ordre général que je peux vous donner, c’est de patiemment faire plusieurs essais avec différents réglages, sur un même sujet, jusqu’à trouver celui qui marche. Avec un flash externe, plusieurs paramètres entrent en ligne :
      – les paramètres habituels de l’appareil : durée d’exposition Tv / ouverture Av / sensibilité en ISO
      – l’intensité du flash
      – l’orientation du flash
      Jouez sur les paramètres qui sont disponibles pour vous, jusqu’à trouver la combinaison qui donne les résultats souhaités !

  13. malheureusement pour le débutant que je suis,dans ce genre d’article,que des généralités,jamais de précisions.
    j’ai un TG6,avec un phare 10000 lumens,j’aimerai simplement:iso? ouverture?mode sous marin ou pas?
    compliqué

    1. @Sylvain : oui, ce sont des conseils généraux, mais qui restent valables pour tous les niveaux. Il n’existe pas de réglages précis pour un modèle d’appareil, de nombreuses combinaisons ISO / Ouverture / Temps de pose sont possibles, en fonction de ce que l’on souhaite obtenir et des conditions générales (soleil ou pas, proche de la surface ou pas, etc.) De plus, je n’ai pas du tout l’expérience de la photo avec un phare, c’est plus difficile qu’avec un ou des flashs… Enfin, je ne connais pas les spécificités du TG6, je ne peux que te conseiller de lire le mode d’emploi et de faire déjà des tests, au sec, pour voir ce qui fonctionne… 😉

      En dernier recours, tu peux poser des questions sur le Forum de la photo sub, il y a de nombreux utilisateur de TG6, certains pourront sûrement t’aiguiller :
      https://www.forum-photosub.fr/forum/

  14. c’est toujours avec un immense plaisir que je lis vos reportage et que j’admire vos photos..
    Merci
    je fais un peu de photo sous marine en étant un fidèle de la plongée en Catalogne en France et en Espagne