Coucher de soleil sur Kuta Beach. Bali, Indonésie, juillet 2008.
Coucher de soleil sur Kuta Beach. Bali, Indonésie, juillet 2008.

Voyager en solo

  Entre deux voyages

« Et tu pars SEULE ? Oh, là là, moi je ne pourrais jamais ! » Si vous saviez combien de fois on m’a sorti ces phrases…

Pour beaucoup de gens, voyager en solo est inconcevable, surtout si on est femme… 🙄 J’ai peine à comprendre pourquoi. C’est au contraire une chance de pouvoir partir seul(e). Et j’y trouve plein d’avantages.

Je suis une fille et alors ?

Mon ombre sur le sable, à Nusa Lembongan. Bali, Indonésie, juillet 2008.
Mon ombre sur le sable, à Nusa Lembongan. Bali, Indonésie, juillet 2008.

Quand je parle autour de moi de mes escapades en solo au bout du monde, j’ai l’impression qu’on me prend (au choix) pour une espèce d’amazone super courageuse ou bien pour une nana pas très normale limite asociale… Les gens sont bizarres.

À croire que les mentalités n’ont guère évolué depuis les siècles passés ! Aujourd’hui encore, au XXIe siècle, une femme ne devrait pas voyager sans chaperon ! ?

Alors oui, je suis une fille et je pars seule. Ça n’a rien d’extraordinaire ni d’incompréhensible. Je ne vais tout de même pas renoncer au plaisir de découvrir d’autres horizons, sous prétexte que je n’ai personne à disposition pour partir avec moi ? Hein ?

J’ai fait des tas de voyages en compagnie d’un amoureux, en compagnie d’une copine, en compagnie d’un groupe (plus rarement)… Mais depuis plusieurs années, je voyage presque systématiquement en solo. Et je dois dire que ça me plaît bien.

Ça n’est ni difficile ni risqué. Ni triste ni malsain. C’est même tout le contraire !

Seule mais pas solitaire

Petite fête entre plongeurs, un soir, à Tioman. Malaisie, juillet 2006.
Petite fête entre plongeurs, un soir, à Tioman. Malaisie, juillet 2006.

Ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience ne s’en rendent pas compte, mais le voyage en solo est rarement synonyme de solitude. On ne fait jamais autant de rencontres que lorsqu’on voyage seul(e).

C’est encore plus vrai lorsqu’on pratique comme moi une activité comme la plongée, qui permet de « socialiser » facilement, autour d’une passion commune. Quand on passe une journée entière sur un bateau avec d’autres plongeurs, ça crée des liens. Souvent, on se retrouve après le soir pour boire un verre ou pour dîner…

De façon générale, les gens, qu’ils soient touristes, expatriés ou locaux, viennent plus facilement vers vous et engagent volontiers la conversation quand ils voient que vous êtes seul(e). Au point que cela devient même difficile de profiter de moments de solitude quand vous les recherchez !

Je me revois à l’île de Tioman, en Malaisie. J’avais ce soir-là décliné une invitation à dîner avec mes compagnons de plongée, désireuse d’avoir enfin un peu de temps à moi pour écrire dans mon petit carnet, peinarde, sans être dérangée. Résultat, c’est le serveur du resto où j’ai traîné qui n’a pas pu s’empêcher de venir me faire la causette après son service. Le genre de gars que je classe dans la catégorie « gentils enquiquineurs ». Pas méchant, mais un peu pot de colle. Dans ces cas-là, mon carnet est une arme redoutable : j’explique que j’ai du boulot, je me la joue « travel writer » très occupée qui a des tas de choses à écrire, et le gars, impressionné, me laisse alors à mon « travail »…

À Pemuteran (Bali), l’été dernier, je n’ai pas passé une seule soirée seule. Un coup, dans un minuscule resto local où ça manquait de tables, c’est un couple d’Allemands tout à fait charmants qui m’ont proposé de venir m’asseoir avec eux et nous avons passé une agréable soirée à papoter. Un autre soir, c’est un couple d’Américains avec qui j’avais plongé dans la journée qui ont insisté pour m’avoir à leur table. Le lendemain, ce sont les Balinais qui tenaient la supérette près de ma guesthouse qui m’ont invitée à la fête qu’ils organisaient pour le mariage de leur fils

Et puis, il y a des gens qui deviennent des amis le temps du voyage. En Malaisie, j’ai eu le plaisir de retrouver, de Perhentian Kecil à Tioman, Maz et Alex qui accomplissaient un périple humanitaire. À Sipadan (Bornéo), c’est avec ma « buddy » de plongée, Sabrina, qui voyageait en solo elle aussi, que j’ai bien accroché. À Sulawesi, c’est toute une famille de Hollandais rencontrée dans le bus Makassar-Rantepao qui sont devenus des compagnons de route et des amis, pour une bonne partie de mon voyage, jusqu’aux îles Togian. Toujours à Sulawesi, c’est avec des Espagnols très sympas, Joseba et Ana, que j’ai fait des virées à moto dans les villages et les rizières du pays Toraja. Sur l’île de Siquijor, aux Philippines, Marika et Shareef, mes voisins de bungalow, couple suisso-maldivien, sont devenus des potes. On s’est fait des soirées mémorables avec Neal et Raul, les deux Philippins qui bossaient chez Kiwi Dive et nous ont fait découvrir l’île…

Bref. J’en oublie plein. Je ne compte plus les balades, apéros, bouffes et soirées auxquels j’ai été conviée. Non, vraiment, impossible de rester seul(e) quand on voyage en solo !

Vive la liberté !

Coucher de soleil sur Kuta Beach. Bali, Indonésie, juillet 2008.
Coucher de soleil sur Kuta Beach. Bali, Indonésie, juillet 2008.

Autre avantage, quand on part seul(e) : on fait ce qu’on veut, quand on veut. Sans avoir besoin de l’assentiment d’un(e) autre. Sans dépendre des contraintes d’un(e) autre. Quelle liberté !

On mange ou pas, à l’heure qu’on veut. On scotche ou pas dans un coin qu’on a trouvé sympa. On n’a de compte à rendre à personne. On n’a pas besoin d’être deux à aimer la guesthouse qu’on visite. On n’est pas obligé d’avoir les mêmes envies au même moment, ni de faire des compromis sur certaines activités ou excursions…

J’ai aussi l’impression que cette liberté rend plus réceptif, plus attentif, plus disponible. Sans compagnie, on est davantage sensible à l’atmosphère d’un lieu. Plus ouvert, peut-être, à d’autres cultures, d’autres mentalités, d’autres façons de penser.

Le fait de ne pas être accaparé par la présence d’un compagnon ou d’une compagne de voyage, qui parle la même langue que vous, qui vient du même monde que vous, ça épure les sensations, la pensée, le regard. On s’imprègne mieux du pays. On en a une approche, une vision plus personnelles. Pas d’interférence, pas d’influence, si bienveillantes et complices soient-elles.

C’est même un sacré avantage, parfois, d’être une « lonely voyageuse ». Comme vous êtes seule, les autres femmes osent vous approcher. La conversation s’amorce, vous inspirez la curiosité, elles veulent tout savoir de vous. Évidemment, ça les étonne que vous voyagiez comme ça, sans mari, sans enfant, sans personne. En même temps, elles vous assurent (par politesse, souvent) qu’elles trouvent ça très bien. Vous les rassurez un peu, en disant que vous avez tout de même des amis, avec qui vous plongez ou faites un bout de chemin…

Le fait d’être seule vous ouvre des portes, fait tomber la timidité. La vôtre et celle des autres.

Des inconvénients ?

Pas de souci pour faire du cash, à Nusa Lembongan ! Bali, Indonésie, juillet 2008.
Pas de souci pour faire du cash, à Nusa Lembongan ! Bali, Indonésie, juillet 2008.

Alors oui, il  a bien des petits inconvénients à voyager seul(e), mais ils me paraissent minimes, comparés à l’infinie liberté que procure le voyage en solo. Ce sont en fait des inconvénients d’ordre purement matériel.

À deux, l’hébergement coûte forcément moins cher, puisqu’on divise les frais de la chambre. Et rien ne m’irrite plus que les resorts et hôtels qui infligent une surtaxe exorbitante aux voyageurs qui ont l’outrecuidance de ne pas aller par paire… Grrr. Je hais tous ces tarifs alléchants qu’on trouve sur le web avec cette charmante parenthèse en petit à la fin : (sur la base de deux personnes).

Idem quand il s’agit de payer avec sa seule petite bourse un transport privé, lorsqu’il n’y a pas de transport en commun. Mais jusqu’à présent, je me suis souvent débrouillée sans trop de mal pour partager le prix d’un taxi, d’un bateau, avec d’autres voyageurs rencontrés en chemin.

Le plus embêtant, en fait, quand on voyage seul(e), c’est d’avoir un souci avec l’argent : perte ou vol de carte bleue, ou de cash… À deux, il reste la carte ou les sous de l’autre. Quand on ne peut compter que sur soi, il faut faire gaffe. Ça m’est arrivé trois fois de galérer pour ça.

La première fois, c’était à l’aéroport de Siem Reap (Cambodge). Je n’avais plus assez de dollars pour payer la taxe de départ, plus élevée que ce que je croyais, et le seul ATM (distributeur automatique) de l’aéroport n’acceptait que les Visas (et à l’époque j’avais une MasterCard). Toute honte bue, j’ai donc mendié un à un les quelques dollars qui me manquaient auprès des touristes qui attendaient là avec moi. Les gens on été sympas et m’ont dépannée.

La deuxième fois, j’ai tout bonnement perdu ma carte en Thaïlande… au fond de mon sac (si, si, ça arrive). J’ai fini par la retrouver, bien planquée dans une poche que je n’utilise jamais, juste après avoir fait opposition ! J’ai été bonne pour téléphoner à ma frangine et lui demander de faire pour moi, depuis l’Europe, un coûteux transfert d’argent Western Union, histoire d’avoir de quoi finir les vacances.

Enfin, la troisième fois, c’était à Bangkok, en fin de séjour. Je voulais faire un peu de shopping au MBK Center et retirer des bahts. Sauf qu’après trois semaines passées dans les îles, j’avais oublié (si, si, ça arrive) mon code. J’ai tapé trois fois de suite un code erronné et ma carte s’est fait avaler. J’ai pu la récupérer, car la banque où je voulais faire le retrait était ouverte. Mais la carte, elle, avait été désactivée automatiquement… Il me restait heureusement assez de cash pour les menus frais d’avant le départ. Mais j’ai dû renoncer au shopping.

Sécurité

Kuta Beach, Bali. Indonésie, juillet 2008.
Kuta Beach, Bali. Indonésie, juillet 2008.

Hormis ces menues mésaventures matérielles sans conséquences, il ne m’est jamais rien arrivé de fâcheux lors de mes voyages en solo. Mon tempérament optimiste m’incite à croire que ça ne peut que continuer ainsi.

Évidemment, je ne traîne jamais seule à pas d’heure dans des quartiers mal famés. Mais je ne le fais pas chez moi non plus. Que ce soit au bout du monde ou dans mon propre pays, je garde un minimum de bon sens. La jugeotte suffit amplement, en termes de précautions à prendre. Pas besoin d’un manuel de survie en terre étrangère à l’usage de la gent féminine… Quoique.

Un livre à vous recommander
Le voyage pour les filles qui ont peur de toutPour les plus inquiètes, je vous invite à dédramatiser avec ce chouette bouquin, bourré de petits conseils très utiles et de témoignages de baroudeuses plus ou moins intrépides (dont le mien), coécrit avec humour et talent par ma copine blogueuse québécoise Marie-Julie Gagnon :
→ Le voyage pour les filles qui ont peur de tout

En toute honnêteté, je n’ai jamais eu de sentiment d’insécurité. Et jamais je ne me suis fait agresser en voyage (ça ne m’est arrivé qu’en France, à Paris et à Rennes, dans la vie de tous les jours). Beaucoup de filles me posent la question, mais globalement, les pays d’Asie du Sud-Est où je me suis baladée sont des endroits sûrs pour une touriste voyageant seule. Il m’est bien arrivé une ou deux fois de m’inventer un mari qui devait me rejoindre sous peu, histoire de décourager quelques gentils enquiquineurs, mais c’est tout.

Je ne cours aucun risque, vraiment, à m’envoler avec ma petite personne pour seule compagnie vers un ailleurs lointain. Je ne voyage pas dans des pays en guerre. Je ne me mets pas en danger physique. Je n’accomplis pas d’exploit. Je ne suis pas une exploratrice qui prend des risques. Juste une rêveuse, une promeneuse…

Face à soi-même

Visages surmontant l'une des portes de l'enceinte des temples d'Angkor. Siem Reap, Cambodge, juin 2001.
Visages surmontant l’une des portes de l’enceinte des temples d’Angkor. Siem Reap, Cambodge, juin 2011.

Tout ce que je risque, à partir ainsi, c’est d’être dépaysée et transformée, de revenir plus riche de rencontres, de souvenirs, d’émotions. De mieux me connaître aussi. Se retrouver face à soi-même, loin de ses repères habituels est une expérience intéressante, instructive.

On se redécouvre sous un jour nouveau. On se découvre des qualités, des ressources insoupçonnées. Des faiblesses, aussi. Mais du coup, on sait à quoi s’en tenir vis à vis de soi-même.

Et franchement, c’est très gratifiant de savoir un peu mieux qui on est. Une fois allégé(e) de tout, quand on n’a plus rien d’autre qu’un sac de voyage à se coltiner, on est plus clair(e) envers sa petite personne. On se raconte moins d’histoires, on cerne mieux ce qui est réellement important.

Ça aide ensuite pour la vie de tous les jours. De ce point de vue, le voyage en solo, qu’on soit un homme ou une femme, est une expérience inestimable.

Voir aussi…

→ Tous mes voyages

→ Ma page de présentation

→ Infos pratiques pour organiser son voyage à Raja Ampat

  Entre deux voyages

  1. J’avoue que la première fois que je suis parti seul, j’ai eu certaines appréhensions, mais finalement j’ai tout simplement adoré. On est plus dispo et plus ouvert.

  2. @Denis: On est plus dispo et plus ouvert, c’est bien l’impression que j’ai moi aussi. Mais c’est drôle, je n’arrive pas à me souvenir quand c’était, la première fois que je suis partie toute seule… Et je ne me rappelle pas avoir eu d’appréhensions particulières.
    🙄

    @Nono: Ben oui, c’est tellement plus facile et plus simple, que je ne comprends vraiment pas pourquoi ça impressionne à ce point les gens quand j’en parle autour de moi… Curieux. Sinon, pour les déboires de carte bleue, je te tire mon chapeau, tu es la championne toutes catégories! Se faire piquer sa carte… dans une banque!!! Faut le faire!!!
    😯

  3. C’est vrai que c’est en général plus facile, plus simple de voyager seul. Quand on perd sa carte bleue (ça m’est aussi arrivé,on me l’a volée dans une banque) c’est le grand système D.

  4. J’adhère tellement à ce que vous dites du voyage en solo, que je pratique moi aussi assidûment partout (mais surtout en Asie du Sud-Est), depuis des années, que je ne peux m’empêcher de coller mon grain de sel. Et je suis bien plus âgée que vous.

    Cela reste pourtant sans problème. Je n’ai pas connu vos déboires d’argent. J’ai juste une fois eu un accident à Bali et ça a été un peu galère pour rejoindre seule et marchant difficilement, un transport… mais je m’en suis sortie. C’est plus fastidieux en Chine au sens de fatiguant, voire parfois épuisant parce qu’il faut tout régler seule, tout le temps (hébergement, transport, formalités…), mais c’était de 1985 à 1991 et ça a dû s’améliorer.

    Effectivement, cela attire les confidences des femmes du coin à notre encontre. Les hommes peuvent être plus difficiles à convaincre et il faut parfois mentir, s’inventer toute une famille et surtout des enfants, pour avoir la paix. Je le fais néanmoins rarement car je n’aime pas mentir. Advienne que pourra!

    Et quel délice de se retrouver seule sur des plages perdues (alentours de Banggi à Bornéo ou Palawan aux Philippines par exemple ou à Rodrigues (vers Maurice), d’avoir la mer entière, enfin l’impression de… On se sent alors tellement plus près de la nature, c’est comme si on se jetait dedans à bras ouverts. Et on peut lui crier, voire hurler qu’on l’aime, comme j’ai fait dans la jungle de Bornéo ou du Brunei, plus d’une fois et se surprendre à parler à un animal qu’on vient de croiser. Et on peut se retrouver l’invitée d’une tribu perdue (Penan vers Bario dans les Kelabit Higlands, toujours à Bornéo), justement parce qu’on était seule et que ça facilite le contact, qu’on est facile à inviter. Et on peut même repartir avec des cadeaux (concombres du minuscule jardin sauvage bien caché lui aussi).

    Moi, je ne plonge pas mais je marche beaucoup avec un petit sac, de l’eau, des fruits et des biscuits et l’on m’invite souvent dans les villages et je mets aussi ce que j’ai sur la table collective. Et c’est toujours spontané et inattendu. QUEL BONHEUR!

    Non, il n’y a pas de risque si on aime les gens, leur pays, la nature… ils le sentent. Et je joue beaucoup avec les enfants qui m’apprennent plein de trucs… C’est tout un monde. DU VIVANT, ENFIN! Je pourrai écrire des livres là-dessus.

    Bien à vous et complice,
    Odile

  5. J’ai eu la chance de partir seule, en couple, avec des amis…
    Chaque configuration a ses avantages et ses inconvénients, sa liberté ou ses concessions.

    Il y a des choses que je n’aurais pas faites seule, comme louer une moto pour se promener ou chartériser un bateau entre amis… Il y a des souvenirs que je suis ravie de partager et d’évoquer avec mon binôme… A 2, on se permet plus facilement des chambres un peu plus cosy…
    A plusieurs, on négocie plus facilement des tarifs, des visites, on partage certains frais.

    Seule, en couple, entre amis, l’important c’est aussi de ne pas avoir l’impression de sacrifier ses vacances aux envies des autres, de se garder des activités différentes si les envies ne sont pas les mêmes… on a déjà assez de contraintes comme ça au quotidien!

    Souvent, je passe une partie des vacances avec des amis, par exemple pour une croisière de plongée. De retour à terre, chacun poursuit ses vacances entre repos, d’autres visites ou destinations, re plongées ou retour à la maison… Même dans un groupe, je comprends très bien cette envie de retrouver quelque temps sa liberté.
    D’ailleurs, en dehors de la plongée, chacun vit sa vie… il nous arrive souvent de nous croiser en train de se promener chacun de son côté… ça nous fait bien rire quand on se croise sur le bord d’une route… on échange les bons plans (achats, restaus, paysages et monuments…) que l’on a découvert.
    L’important si on ne part pas seul est que le but ne soit pas de rester obligatoirement collés les uns aux autres, sans communiquer avec l’extérieur… (une amie a récemment passé 10 jours de croisière seule avec un groupe pré formé… qui ne lui a pas adressé la parole de tout le séjour!), que chacun soit ouvert et autonome et respecte la liberté des autres.

    Seul ou à plusieurs, c’est aussi et surtout un état d’esprit.
    Il suffit de voir le nombre de personnes qui exigent un hôtel francophone, qui ne mettent pas les pieds en dehors de leur all-inn doré… ils voyagent sans désir d’ouverture et d’aventure… le voyage solo n’a alors pas la même saveur… Chacun ses choix, ce n’est juste pas la même façon de vivre ses vacances.

  6. Tellement, tellement, tellement. Tu as parfaitement décrit (pour changer! lol) les raisons pour lesquelles j’aime partir seule. Maintenant que j’ai une famille, c’est plus difficile, mais je trouve des avantages à cette nouvelle situation aussi. Transmettre ma passion du voyage à ma fille est plus épuisant, mais tellement gratifiant!

    Par contre, j’avoue par moment que j’aimerais être un mec. Dans la plupart des pays d’Asie, je me sens en sécurité, mais j’évite parfois des coins qui m’attirent parce que je ne m’y sentirais pas aussi à l’aise. Tout ne peut pas être parfait…

  7. Wow, très inspirant ce billet! Je songe à partir seule en voyage pour la première fois prochainement, mais je dois avouer que ce beau projet donne des papillons, des gentils comme des plus pernicieux!

    Il semble y avoir un penchant pour l’Asie pour les filles seules. Quel serait la meilleure destination? D’autre régions se prêtent-elles à ce genre de voyage également? Pour ma part, c’est l’Australie qui m’attire; je pense bien que j’y serais autant en sécurité qu’ici. Par contre, après avoir entendu plusieurs récits de voyages fort intéressant, l’Asie pourrait être une option (et sans aucun doute que le coût de la vie là-bas serait beaucoup plus raisonnable!).

    Merci pour ce beau témoignage!

  8. Bravo !

    superbe article, chaque personne ayant voyagé seule s’y reconnaitra je pense.
    En tout cas ce fut mon cas, tu décris très bien l’état d’esprit qu’on acquière aussitôt en partant seul. On va plus à la rencontre de l’autre et surtout, on est plus ‘a l’écoute’ des autres!
    je plussoie aussi fortement sur le fait qu’on fait énormement de rencontres et que les gens viennent plus facilement vers une personne seule … moins peur de se faire refouler je pense.

    Continue à nous faire rêver !!

    🙂

  9. Oh là là, je me suis un peu éloignée de l’ordi pour cause de sevrage tabagique (histoire de dissocier les habitudes clope + clavier + café) et j’en trouve, des messages!!!

    Un grand merci à tous de partager votre expérience ici. C’est vraiment passionnant de découvrir à travers les mots de chacun, les milles facettes du voyage.

    @Odile: Je me suis permis, comme je vous l’ai indiqué par e-mail, de remettre ici, sous forme de commentaire, le si beau message que vous m’aviez adressé. Votre témoignage me touche beaucoup.
    🙂

    @Manta: Entièrement d’accord. Que l’on parte seul, à deux ou en bande, la vraie liberté est une question d’état d’esprit. Mais chacun vit ses vacances de la manière qui lui convient… Je ne me pose pas en juge, bien au contraire. Pour ma part, le voyage en solo s’accorde fort bien à mon petit caractère très indépendant!
    😉

    @Marie-Julie: J’ai rencontré quantité de gens qui voyageaient avec leurs enfants. Les petits bouts, ça ouvre des tas de portes, il y en aurait à dire, là aussi… Le but de ce billet était de démystifier un peu l’aspect prétendûment « aventureux » du voyage en solo, de montrer que c’est en vérité très simple, et très enrichissant. Je me doutais bien, qu’une fois encore, on se trouverait quelques points communs… Mais comme toi, pour certains coins, notamment dans les pays musulmans, je me dis que j’aimerais bien être un homme, parfois.
    8)

    @MissChocoe: Ah, comme j’aime cette expression d’outre-Atlantique, « avoir des papillons dans le ventre »!!! Oui, c’est exactement ce que je ressens moi aussi, à chaque nouveau départ. L’Asie a l’avantage en effet d’être très sûre pour une lonely voyageuse, globalement, les gens sont très respectueux; et puis oui, ça n’est pas cher… Souvent, pour une première approche « facile », je conseille la Thaïlande. Moi aussi, j’irais bien en Australie un de ces jours… Un vieux rêve!!!
    🙄

    @Akway: Je suis contente de voir que ton point de vue masculin rejoint finalement mes impressions de fille en vadrouille… Il y a vraiment quelque chose de singulier, d’unique, à découvrir d’autres horizons en solo. Ça change la perception.
    🙂

  10. Mon grain de sel. Bien sûr, je suis d’accord, moi aussi je voyage le plus souvent toute seule pour mes vacances plongées (on devrait faire un club 🙄 ).
    C’est vrai, on s’immerge davantage, sans le filtre de l’autre ou des autres qui nous rattache(nt) au quotidien et nous empêche de nous plonger complètement dans un autre monde. J’aurais l’impression d’être moins partie, si je devais passer une semaine avec un groupe de Français où tout est pré-organisé, même si c’était à l’autre bout du monde !
    Mais j’avoue que je triche un peu quand je pars, car je réserve toujours à l’avance dans les centres de plongées où j’ai envie d’aller. En Novembre, je ne veux pas rater Froggies, mais il me faudrait apprendre à être plus flexible!!!
    En tout cas je garde de super souvenirs de rencontres, aussi bien de locaux que de touristes comme moi, des gens qu’il aurait été plus difficile de rencontrer si je n’avais pas été seule.
    Et pour finir, j’ai particulièrement aimé le paragraphe « Face à soi-même » « on est plus clair envers sa petite personne. On se raconte moins d’histoires, on cerne mieux ce qui est réellement important. » C’est vrai, vrai, vrai !!! Et ça fait du bien, ça dépoussière la tête!
    Alors on va être quelques unes à trainer nos sacs de plongées, toutes seules comme des grandes, et bavarder sans cesse ensuite à raconter nos aventures sur terre et sous l’eau. 😀

  11. Ma copine Colette qui est une véritable globe trotter en solo pourrait confirmer les dires de ce billet. Les seuls problèmes rencontrés lors de ces voyages en solo, ce fut au Moyen-Orient. Car pour les hommes, elle n’existait pas. Sinon, jamais un problème.
    Bien d’accord !

  12. @Malene: Partir seul(e) n’interdit pas quelques préparatifs préalables. Pour ma part, il est rare que je cale tout à l’avance (Préparatifs, mais pas trop!), mais sur des trucs bien précis, où je sais qu’il vaut mieux réserver, je le fais aussi. Ceci dit, quand tu es seule, il est assez facile de se pointer sans résa dans un centre de plongée, surtout si tu as ton propre matos… on trouve toujours à te caser sur le bateau!
    😀

    @Cécile: Oui, c’est le seul inconvénient que je vois: être une femme quand on veut découvrir certains pays musulmans… Mais ce n’est pas juste une histoire de religion, je crois, cela tient aussi à la culture, à l’éducation… L’attitude envers les femmes au Moyen-Orient n’a rien à voir avec celle que j’ai pu observer dans les pays musulmans d’Asie. En tout cas, en Indonésie, en Malaisie, dans le sud de la Thaïlande, tu suscites la curiosité, en tant que femme occidentale voyageant seule, mais les gens restent très respectueux (à condition, évidemment, d’éviter de traîner en mini-short moulant, en particulier dans les endroits très « tradi », mais là, c’est du bon sens, comme je disais plus haut…). Enfin, merci pour le lien dans ta chronique!!!
    😉

    @Le Matelot de la galère: Mission accomplie!!!
    😉

  13. Je dois dire qu’avant de partir seul pour le taf, ça ne m’aurait jamais traversé l’esprit de partir seul en vacs non plus, surtout à l’étranger… et en fait, maintenant, je me dis qu’au contraire (et surtout à l’étranger), c’est parfois beaucoup plus simple d’être seul, plutôt que de faire le guide/traducteur/leader/candenceur de circonstance ou de se caler à qqn d’autre qui assume cette tâche (car c’est souvent le cas des voyages à plusieurs même si plusieurs n’est que 2). J’adhère complètement à ce point de vue. En revanche, depuis quelques temps déjà, moij’ai 2 cartes bleues, une Visa et une Mastercard 🙂 pour éviter ce genre de mésaventures (la seule fois où ça m’est arrivé, à Dubai, heureusement, c’était pour le travail avec un collègue, sinon, c’est pas le genre d’endroits où on souhaite avoir des soucis du genre)

  14. @Sylvain: Beaucoup de gens se font une montagne du voyage en solo, alors qu’en vérité, c’est beaucoup plus simple, en effet… Il faut l’avoir vécu pour s’en rendre compte.
    Le coup des deux CB pour parer à toute éventualité, ça fait des frais, j’imagine, mais c’est une bonne idée. En fait, j’ai bien l’impression que c’est moins problématique d’avoir des soucis de CB en Thaïlande qu’à Dubaï!!!
    😀

  15. Seul, on fait des rencontres qu’on ne ferait pas à deux ou en groupe. De temps en temps, c’est sympa de retrouver cette autonomie et cette liberté 😀
    En groupe, c’est souvent usant et contraignant, j’ai arrêté 😕
    En fait j’aime bien partir en mini groupe (4 à 6 personnes triées sur le volet), c’est sympa, moins cher (Lembeh, 1 semaine chez SDQ avec plongées illimitées pour 300E !!), on se répartit les taches, on fait des choses auxquelles on n’aurait pas pensé et puis y a les soirées « nostalgie » au retour… 🙄
    Mais comme dit un vieil adage populaire : « Mieux vaut partir seul(e) que mal accompagné(e) » 🙂

  16. @Alimata: L’autonomie et la liberté, yes!!! Que ces petites choses sont précieuses… C’est ça le vrai luxe, dans le fond. 🙂
    Je n’ai testé l’option « groupe » que lors de voyages de presse. Rigolo pour un temps, et dans un cadre professionnel, mais clairement ça n’est pas mon truc. À deux, en général, ça va, vu qu’en principe on choisit la personne avec qui on part, mais on passe quand même à côté de pas mal de rencontres…
    Pour ma part, ce serait compliqué d’organiser quelque chose en mini-groupe bien trié. Pas de plongeurs dans mon entourage. Et ma meilleure amie a une trouille bleue de l’avion. Suis pas près de l’emmener en Asie… En train, peut-être, un jour. 😆
    Quant aux autres, ils préfèrent consacrer leurs vacances à leur chère moitié ou à leur petite famille, ce que je conçois fort bien.

  17. Quand tu souscris à la carte Visa Premier, on t’offre gratuitement avec, la carte Cirrus qui est une carte de retraits, même à l’étranger. Par contre, tu ne peux pas payer avec chez les commerçants. Ça peut être une bonne formule pour disposer de deux cartes à l’étranger. C’est un peu cher au départ mais tu as des assurances incluses qui sont assez performantes et tu as droit à des plafonds de retrait élevés. J’y suis venue après avoir eu plusieurs fois des problèmes en Indonésie où la banque n’avait pas voulu me donner du cash avec une carte bleue Visa ordinaire alors que j’étais parfaitement approvisionnée.
    Pour le partir seule, je récidive car c’est quand même très agréable du point de vue de la liberté et disponibilité que ça procure : on peut adapter son itinéraire au gré des coups de coeur, c’est facile de se trouver un billet de train, d’avion, de car ou de bateau… mais bon, n’allez pas priver de voyage votre conjoint ou vos enfants pour autant… tout peut être bien, d’autant que certains ne supportent ni le risque ni la solitude…

  18. Bonjour les petites bulles!
    Je vais faire le poil à gratter.
    Je déteste voyager seul surtout si ça signifie sans Elle.
    Jamais cela ne m’a empêché de rencontrer des gens, de faire des rencontres, mais aussi certaines dont je me serais bien passé.
    Rencontrer des gens quand on plonge est très facile je pense qu’il existe une sorte de lien qui « unit » les plongeurs.
    Alors le contact est naturel.
    Pour moi se balader dans des endroits aussi magnifiques qu’improbables sans les partager avec celle qui m’accompagne gâche le plaisir.
    Sous l’eau c’est encore plus vrai, se comprendre d’un seul regard échanger sans se parler….
    Et puis le plus bel endroit du monde c’est l’espace des ses bras…. alors!
    Continuez de raconter vos aventures c’est du plaisir, et cela permet de voyager lorsque ce n’est pas possible.
    Cordialement

  19. @Odile: Je suis moi aussi passée à la Visa Premier pour toutes les raisons que tu énumères, mais on ne m’a jamais proposé une Cirrus… Je vais aller râler après mon banquier.
    Sinon, bien sûr, pour le voyage en solo, il ne s’agit pas de se priver de compagnie, ni de priver conjoints et/ou amis de voyage, mais simplement de savoir qu’il ne sert à rien de se priver de partir si on est seul, car on fera au contraire un super voyage!!!

    @Blue Lagoon: Bonjour le Lagon Bleu… Ton/votre invervention n’est pas trop « poil à gratter », en fait, ça rejoint finalement ce que je réponds juste au-dessus à Odile… 😉
    Mon propos n’est pas de dire: laissez vos conjoints, amoureux, amis, enfants etc. à la maison et partez seuls, mais plutôt: si vous n’avez personne pour vous accompagner, n’ayez pas peur de partir seul, y compris si vous êtes une femme, c’est au contraire une chance, ça permet de faire un voyage vraiment différent…
    Et je suis bien d’accord sur la facilité de rencontrer des gens quand on pratique la plongée. Pour moi qui voyage en solo, le fait de faire de la plongée c’est vraiment sympa de ce point de vue là.
    En tout cas, je suis ravie de te/vous faire voyager par procuration!!!
    8)

  20. Corinne!
    Bon Ok, je suis jaloux à mort de la possibilité que tu as de voyager aussi souvent.
    Mais c’est surtout tes récits plongées qui me chatouillent le plus.
    Nous rentrons de vacances plongée il y a un mois et j’ai l’impression que c’était il y a dix ans!
    Quand je te lis, je te dis « tu », j’ai le plaisir d’être un peu avec toi sous l’eau. Vu que l’on ne risque pas de repartir avant une petite année, ça aide.
    En général quand je commence à purger ma stab sur les trottoirs de Panam, il est grand temps que l’on réserve un billet d’avion.
    En attendant je me replonge, si j’ose dire, dans mes images sous-marines, et je rêve d’un petit Nitrox à 32%.
    Pour toi c’est quand les prochaines bulles?

  21. @Blue Lagoon: Je réussis à partir deux fois par an, pendant mes congés d’hiver et d’été… Pas de contraintes familiales, c’est sûr que ça donne plus de latitude!
    Même si je pars relativement souvent, ça me fait le même effet que toi… Je suis rentrée de Thaïlande depuis un mois et demi seulement et j’ai l’impression que ça remonte à plus longtemps que ça! Mes prochaines bulles, ça sera en juillet. Je n’ai pas encore décidé de mes points de chute, je me suis juste dégotté un A/R Paris-Kuala Lumpur à pas cher. Mais je pense retourner à Sipadan…
    😉

  22. PFFFFFF…..
    Tu passeras le bonjour aux tortues de ma part.
    Nous, nous rentrons des Maldives, petit coin du monde ou nous avons posé nos sacs de plongée depuis un petit moment déjà.
    J’ai le sentiment de vivre là bas et d’être ici de passage.
    C’est assez différent des voyages purement Asie, pratiquement impossible de se rendre sur place hors structure, mais sous l’eau c’est carnaval.
    A faire une fois au moins avec le risque d’y revenir.

  23. Pas d’inquiétude, ce n’est qu’une question de temps.
    Il est certain que ce n’est pas donné, mais c’est plus abordable en croisière. Sur « le Soleil » par exemple avec Sean aux manettes.
    Des amis ne tarissent pas d’éloges sur ce sujet.
    Bon ça suffit retour à la grisaille.

  24. J’ai voyagé seule, j’ai moyennement aimé, puis j’ai voyagé seule vers une destination partagée par des solos comme moi, avec C****** [Message de Corinne: nom de l’agence supprimée, car mon blog n’est pas le lieu pour des commentaires aussi clairement « promotionnels »], j’ai adoré.

    Le fait de se retrouver avec des gens comme soi permet de véritables échanges d’émotions (notamment pendant toutes les acitivtés auxquelles on participe ensemble).

    J’ai découvert la Charente entre rigolades, petits plans dragues mignons, et beaucoup de chaleur et d’humanisme des accompagnateurs.
    La France est si belle quand on la découvre de façon zen et entourée de gens qui nous ressemblent!

    C****** c’est un concept simple et qui apporte énormément.
    Cette année j’essaye C****** Djerba, et j’espère qu’ils vont vite en créer d’autres pour me permettre de voyager dans plein de coins de cette manière.

    See you soon

    Lorine

  25. @Lorine: Bonjour et bienvenue sur Petites Bulles d’Ailleurs. Je l’avoue: j’ai été tentée de supprimer votre commentaire, car votre prose n’est clairement pas celle d’un internaute ordinaire qui témoigne, mais celle d’une attachée de com’ qui fait la promo de son « concept » d’agence de voyages pour célib’…

    Ceci dit, personne n’avait abordé cette facette du marché du voyage, aussi je conserve votre message, qui peut permettre de poursuivre la conversation sur ce thème.

    Pour ma part, je trouve que les voyages organisés pour célib’ ne sont rien d’autres que des voyages en groupe! (Rien à voir avec le type de voyages dont je parle dans cet article, donc.) Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien (il ne s’agit pas de décréter qu’une façon de voyager est supérieure à une autre), d’ailleurs je suis sûre que des tas de gens y trouvent leur bonheur et plein d’avantages. Mais ce n’est pas tout à fait la même chose que voyager en solo…

    Ce qui aurait été plus intéressant et constructif, c’est que vous nous expliquiez pourquoi vous avez (soi-disant) « moyennement aimé » voyager seule. Je trouve aussi intéressant que vous souleviez l’idée de vacances françaises. Du coup, je me pose la question: est-ce plus ou moins facile de voyager en solo en France ou à l’étranger ❓

  26. Vraiment interessant cet article et les commentaires.

    Je ne voyage pas en solo comme Corinne pour au moins trois raisons :

    – je n’ai pas un niveau d’anglais qui me permet d’avoir des discussions dépassant le stade des banalités. Je le regrette d’ailleurs notamment avec des locaux (bali, phillipines) ou des plongeurs d’Europe du Nord. Et dans certains coins d’Asie, les francophones se font rares.

    – par impatience, je réduis certaines incertitudes avant le départ. Par exemple, en 6 jours de plongées depuis Mabul (SMART), j’ai plongé 12 fois à Sipadan et 8 sur Mabul/kapalai. J’avais pris un package de Paris. Les plongées à Sipadan sont pour moi un sujet trop sérieux pour être à la merci d’un aléa de liste d’attente.

    – même si la plongée n’est pas un sport, les voyages font remonter en moi un passé de sports d’équipe. Avec l’ouverture qui s’impose : les équipiers et leurs nombres ne sont pas nécessairement les mêmes. La règle c’est qu’il y en a pas vraiment.

    Concrètement, ça se passe de la façon suivante. J’annonce à une dizaine de plongeurs bien connus que je vais à tel endroit à telle date. Chacun fait ce qu’il veut avant/après et gère donc ses paiements et réservations. Si personne ne répond, je pars seul. Mais cela n’arrive jamais.

    Les avantages du groupe :

    – pendant les plongées : je sais déjà que je n’aurai pas à surveiller / attendre un gugus que je ne connais pas puis à remonter avec 100 bars.

    – après la plongée :

    – les environnements des lieux de plongées sont propices à une décontraction pouvant solliciter les abdominaux pour des motifs tout autre que sportifs. Et quand on se connaît déjà …

    – le plaisir de se retrouver notamment des étrangers (suisse, belge) avec qui j’avais précédemment sympathisé. Quand on se quitte, on sait sans certitude que l’on se retrouvera dans 1, 2 ou 3 ans à Komodo ou Raja Ampat. Comportement bien masculin : s’en suit un tunnel, puis un RDV façon « 24 heures chrono » dans x jours dans tel hôtel de telle capitale asiatique. Puis cela redémarre autour d’une Bintang comme si on s’était quitté la veille.

    – les prix des hotels, transferts et parfois des croisières sont diminués

    Les désavantages :

    – l’organisation et l’anticipation qui nécessitent de faire une annonce 6-8 mois à l’avance

    – trouver les bonnes personnes et le bon calibrage. Je rejoins Alimata sur 4-6. Cela permet d’avoir une complémentarité (le bricoleur, le négociateur, l’organisateur, le photographe …) tout en gardant l’unité de pouvoir discuter ensemble.

  27. Bonjour et félicitations!
    Vous avez gommé la plupart des réponses auxquelles nous avons à faire face, mais j’émettrais un bémol de taille: si voyager seul peut être un vrai bonheur, c’est aussi une vraie tristesse de découvrir des lieux enchanteurs et de ne pas pouvoir partager ce moment privilégié, si ce n’est qu’avec soi-même… Il y a la limite du voyage solo, du nombrilisme que je connais bien, pour le vivre à travers mes voyages, qui parfois me gêne à présent.
    Mais n’y voyez là aucune amertume, plutôt un constat. On ne voyage pas de la même manière à 20 qu’à 46 ans .
    Salutations et bonne route!
    Eric

  28. @Bertran: Très bien et très intéressant, ce petit topo sur les avantages du groupe. Merci d’avoir partagé ton point de vue!
    Question ploufs, je suis assez d’accord: c’est vrai que c’est toujours plus agréable d’avoir pour « buddy » quelqu’un avec qui tu es sur la même longueur d’ondes et qui a à peu près le même niveau. J’achève mon périple indo-malaisien, et j’avoue que lors de certaines sorties, j’aurais bien aimé être à nouveau avec Linda, la fille avec qui j’ai plongé deux jours à Mabul et Sipadan. Faute de plongeurs dans mon entourage, je m’adapte à ceux que je rencontre en voyage. Il y a de bonnes et de moins bonnes surprises…
    😉

    @Eric: Ah, je n’ai plus 20 ans depuis longtemps, et pas encore 46… Mais en effet, je ne voyage plus tout à fait de la même manière que lors de mes tout premiers périples (lesquels n’étaient pas en solo, d’ailleurs).
    Pour ma part, quand je voyage seule comme je le fais en ce moment, je ne ressens pas cette mélancolie, cette tristesse dont vous parlez. J’ai l’impression au contraire de partager, avec bonheur, mes découvertes avec les autres voyageurs que je rencontre en route. Et puis aussi ici, sur ce blog, grâce à la magie d’internet. D’ailleurs, mes moments de solitude ont été plutôt rares, ces derniers jours. Je n’ai pas dû manger seule plus de 4 ou 5 fois, durant ce périple d’un mois!
    Ce soir, pour la première fois depuis longtemps, à la veille de prendre mon vol retour, à Kuala Lumpur, je me retrouve seule… enfin!!! C’est bon, aussi, d’avoir des moments à soi.
    🙂

  29. Salut,

    Je découvre ce blog, je fouine un peu… Ca fait du bien de trouver un blog de voyage qui ne se résume pas à un empilement de photos de voyage ! Rien que pour ça, merci.
    Je navigue encore… et je tombe sur cette discussion fort intéressante.

    Voyager seul… quel bonheur ! Le temps est pour soi (encore plus qu’à la maison), pas de compte à rendre, on se laisse guider au détour des rencontres et de l’air du temps. Comme la liberté, quoi. Ou un truc qui a à voir avec l’indépendance. Dans ce cas la solitude n’est pas un manque mais une richesse.

    Mais, mais, voyager seul en Asie ouvre certainement la porte à moins de rencontres que lorsqu’on voyage seule. Ben oui, le blanc est bien souvent appréhendé comme un consommateur de sexe, souvent à tort… mais malheureusement souvent aussi à raison.
    Si ça peut encourager les femmes à voyager seules en Asie : vous ferez davantage de rencontre que les hommes. Car le contact avec les jeunes femmes du pays quand on est un homme, c’est plus difficile ; ça demande davantage de temps, celui de décliner la proposition de massa-massa ou de boom-boom. C’est plusieurs journées au même endroit pour que la jeune femme comprenne que celui-là, on peut discuter avec lui. Certes, si on ne peut pas aligner trois mots en anglais, qu’on soit homme ou femme, c’est un handicap. Mais se laisser raconter le pays par des hommes ET des femmes qui y vivent, c’est quand même bien plus riche d’enseignement.
    J’ai le souvenir d’une rencontre avec une Australienne au Cambodge en juillet 2008 : elle voyageait en vélo et les locaux voulaient lui venir en aide. J’imagine qu’elle a été de multiples fois invitée à rester chez l’habitant. Nul doute qu’un homme dans une telle situation aura beaucoup moins d’occasions de sympathiser.
    Alors il faut voyager seul… avec ses enfants. En Asie c’est le pied, au Cambodge notamment. Je le conseille à tous les papas avec des enfants. On viendra vous voir pour vous demander où est la maman. Ca ouvre beaucoup de portes !

    Le seul bémol au voyage en solo : on aimerait partager certaines découvertes, certaines émotions avec des gens qu’on aime. Mais les partager à l’instant ! Et ce n’est pas possible. Alors on utilise internet, les SMS, on crée son blog… Mais ce n’est pas pareil. Pour moi ce sont les seules frustrations ressenties en voyage en solitaire (de voyage en groupe je n’en est pas fait et ne l’imagine pas un seul instant ; la seule expérience du groupe à l’étranger, c’est un trek de deux jours à Chiang Maï, c’était très bien d’ailleurs, j’ai été très agréablement surpris, mais ce n’était que deux jours). Et on aura beau montrer ses photos de voyage (personnellement je le fais très peu, le voyage seul reste aussi un ensemble de secrets pour soi), ce n’est plus l’émotion de l’instant. C’est d’ailleurs aussi pour ça qu’il faut y retourner…

    J’ai lu plus haut que pour une femme, voyager seule en pays musulman donne un sentiment de n’être rien. Mais c’est la même chose pour un homme qui voyage seul en pays musulman quand il est face à une femme voilée. Ca met mal à l’aise. Pour ça la Thaïlande est bien plus agréable, les Thaïs sont très ouverts d’esprits, hommes et femmes.

    Ce que je partage le plus dans ton billet, Corinne, c’est quand tu écris que voyager en solitaire c’est savoir à quoi s’en tenir vis à vis de soi-même, ça aide effectivement ensuite pour la vie de tous les jours. Une copine me disait que mes voyages c’était pour me fuir moi-même. Bah non, c’est pour passer du bon temps et aussi pour se connaître mieux soi-même, pour se rencontrer soi en somme. Et c’est peut-être cette rencontre-là qui est la plus importante.

    Voilà, j’arrête. Je ne sais pas faire court, c’est comme ça.
    Bons voyages, en solitaire ou en groupe !

    Romuh

  30. @Romuh: Bienvenue sur Petites Bulles d’Ailleurs, et merci de cette longue et bien intéressante contribution.
    😉

    Je n’avais pas bien pris conscience qu’il était peut-être plus facile d’être une voyageuse qu’un voyageur en solo, finalement, dans certaines situations… Mais ce que tu dis sur les enfants, qu’on soit seul(e) avec eux, ou en couple, est très vrai: ça ouvre toutes les portes!

    Pour l’impossibilité de partager sur l’instant même ses émotions, j’avoue que cela ne me pèse guère. Mais sans doute cela est-il question de tempérament. Quant au plaisir du partage après coup, il y a évidemment les choses que j’aime à montrer publiquement ici, sur ce blog, et les échanges qui en découlent, très enrichissants; et puis des choses plus personnelles, que je garde pour moi ou mes proches.

    Enfin, je ne pense pas qu’on puisse se fuir quand on voyage en solo… c’est tout le contraire, en effet, on se retrouve face à soi-même. On peut aimer ou pas l’expérience… Là encore, c’est une question de tempérament, je suppose.

    🙄

  31. Bonjour Corinne,
    j’aime bien ton blogue, que j’ai découvert par l’entremise du blogue de Marie-Julie Gagnon. Ce billet m’a particulièrement interpellée car je suis moi aussi une voyageuse en solo et j’apprécie chaque fois davantage cette façon de voyager. Cependant, je me suis sentie obligée de réagir par rapport à certains commentaires que j’ai lus plus haut au sujet des femmes qui voyagent dans les pays musulmans et «qui n’existent pas». En fait, pour moi, c’est totalement le contraire! En Égypte, en Tunisie, au Maroc, au Sénégal, je n’ai pas senti que je n’existais pas, au contraire, mais que j’existais beaucoup plus qu’ailleurs! Impossible pour une femme occidentale seule de passer incognito dans ces pays! Une jeune femme seule attire tous les regards (des hommes comme des femmes) et est constamment observée, sollicitée. C’est rarement méchant, mais ce sont généralement des cultures où les jeunes femmes sont rarement seules et indépendantes, encore moins pour voyager, alors ça étonne les gens. Si en plus, la touriste en question est blonde (comme moi), elle doit s’attendre à être le centre d’attention partout, en tout temps. Ça peut parfois être lourd, mais on vient à développer certaines techniques pour moins attirer les regards (porter des vêtements amples, un chapeau) et éloigner les pots de colle (faire semblant de ne parler que le danois, porter une fausse alliance, etc.). En fait, je me suis tellement habituée à être le centre d’attention dans ces voyages que j’étais déçue, une fois rentrée à Montréal, que personne ne me regarde ni ne me parle! J’ai fait mes premiers voyages en solo dans les pays que j’ai mentionnés plus haut, autant dire que j’ai appris à la dure! Mais ce sont les endroits du monde où j’ai le plus senti que j’existais. Voilà.

  32. @Josianne: Merci de ton témoignage, très intéressant. Je ne suis pas blonde, mais j’utilise les mêmes trucs pour éloigner les éventuels (et plutôt rares, dans mon cas) pots de colle, j’avoue… 😆
    Ce que tu dis est très juste : une femme voyageant seule suscite bien plus d’intérêt, en particulier dans les zones les plus traditionnelles, où l’émancipation des femmes n’est pas celle que nous connaissons en Occident.
    Je me souviens d’une longue conversation que j’ai eue avec une jeune Malaisienne, au consulat de Tawau, à Bornéo, qui me posait mille questions enthousiastes, les yeux brillants de curiosité, d’envie aussi, me disant combien elle aurait aimé pouvoir faire comme moi, voyager seule, voir du pays, rencontrer des gens, en toute liberté…
    Je mesure ma chance. Et j’essaie de ne pas l’oublier, quand, de retour en France, je ne croise plus que des regards indifférents.
    😉

  33. hello Corinne Tout à fait d’ accord avec toi. J’ ai voyagé longtemps seul en routard pendant des mois, j’ ai même passé trois mois en pleine jungle de Bornéo… Tous tes arguments sont justes mais parfois être à deux ça facilite bien les choses . L’ un garde les bagages pendant que l’ autre cherche l’ hotel bon marché . Tour de veille si on dort dans une gare et puis en cas de grosses difficultés ( ça arrive dans des voyages très aventureux ), à deux c’ est mieux . En cas de déprime aussi ( inévitable avec la fatigue de 6 mois de voyage ) Et puis j’ aime bien aussi partager de grandes extases devant un paysage, des gens . Je suis depuis 20 ans avec une femme adorable qui aime voyager à ma façon ( hors circuits touristiques ) et ça se passe super bien et nous avons eu beaucoup de contacts avec la population ( Tibet, Afrique, etc ). Et la présence d’ une femme me fait découvrir des contacts avec d’ autres femmes ( plus difficile pour un homme seul ). Le plus dur … c’ est de revenir …
    bon courage à toi
    jean-pierre

  34. @zantas51: Oh, mais je ne dis pas que c’est moins bien à deux… Surtout si on a une grande complicité avec son compagnon / sa compagne de voyage. Et c’est vrai que ça facilite les choses en cas de pépin.
    Mon propos, c’est de dire qu’il ne faut surtout pas s’interdire de voyager sous prétexte qu’on est seul(e). C’est en fait beaucoup plus facile qu’on ne l’imagine, et souvent plus riche en rencontres. Mille mercis pour ton témoignage!
    🙂

  35. Salut,

    Cette discussion n’est pas arrêtée et c’est avec grand plaisir que je le constate. La soirée qui vient de se dérouler n’en est pas la seule raison.

    zantas51 a écrit « Et puis j’ aime bien aussi partager de grandes extases devant un paysage, des gens « . C’est effectivement le seul élément de frustration que j’ai connu dans le voyage seul. Partager dans sa langue maternelle un moment « d’extase » ajoute tout de même une dimension émotionnelle au voyage. J’ai retrouvé penelope25 au Cambodge, après divers échanges par mail lors de la préparation de nos voyages respectifs. Je l’ai emmenée sur une île que j’avais découverte 6 mois auparavant ; le partage et la sensibilité de l’autre, dont la langue maternelle est commune, a ajouté un plus indéniable.
    La complicité est née de ce partage ; nous ne nous étions jamais rencontrés avant.

    Mais bien entendu le voyage seul (ou seule, si tant est que ce soit si différent) apporte beaucoup. Et je ne suis pas prêt d’y mettre une fin. Se retrouver unique, à n’avoir que la population locale pour communiquer et poursuivre, oblige à une ouverture très très enrichissante, à un partage non obligé, mais nécessaire. Et agréable.

    Le coté esthétique est très important dans ce voyage en solo ; se démarquer crée la curiosité… et donc l’échange. On peut vouloir se cacher… ou au contraire se montrer, c’est selon.
    En Asie, en Afrique, en Amérique du sud, la voyageuse blonde aura une « différence  » supplémentaire , qui peut devenir aussi pesante ; ma fille, blonde aux yeux bleus, de 8 ans lors de son voyage au Cambodge m’en a parlé plusieurs fois (« j’en avais marre qu’ils me regardent tout le temps et que Monsieur Raga me pince la joue »). A elle de jouer ou non de cette différence.

    La barrière de la langue fait aussi jouer la spontanéité, elle même très instructive de l’autre. La différence esthétique favorisera ou non, chaque situation créant une expérience.

    Une réflexion : le voyage d’une femme seule ou d’un homme seul est-il si différent ? Pas certain. Il y a toujours un rapport de séduction à l’autre. Une femme seule sera très choyée ici, mais méprisée là. Pareil pour un homme seul, quand l’image du touriste européen est celle du consommateur de sexe. Argent ou individu respectueux d’une culture de l’autre ? C’est à l’autochtone de se poser la question, s’il le souhaite.

    La différence de culture entraînera un temps d’adaptation différent. Si au Cambodge il faut laisser du temps pour se faire offrir des choses à manger (attendre deux heures dans un minibus surpeuplé), à Bangkok il ne suffira que de 5 mn et d’une blague pour se voir proposer de goûter à une glace-pain de mie.
    L’exemple de la nourriture n’est pas exclusif, mais c’est, de part mon expérience, le plus flagrant ; « je mange comme toi, je t’accepte pleinement tel(le) que tue es. »

    Certes, un bon emplâtre stomacal est parfois nécessaire… merci B…lix. J’exagère, bien entendu.

    A vous lire !

  36. Moi aussi, j’adore voyager seule. Comme tu dis, on n’arrive pas à se retrouver seule, à moins de s’enfermer à l’hôtel… Je trouve ça génial !
    Le 15 janvier, je vais également à Tioman, pour la première fois en Malaisie, puis l’Australie, et au retour Bali et Thaïlande.
    Vivement !

  37. Après avoir parcouru ce blog, moi-même préparant mon premier voyage solo en Thaïlande, je me suis fait la réflexion suivante (et qui pourrait être un autre point intéressant à aborder) : à quel point fait il être débrouillarde pour pouvoir tout gérer en solo…?
    Je laisse la parole à ceux qui ont vécu l’expérience et ont des avis à partager… 💡

  38. J’avais entendu les mêmes phrases avant de boucler mes bagages. Mais je savais que je n’aurais pas peur, que j’allais rencontrer tellement de gens sur la route et en prendre plein la vue.
    Le sentiment de liberté est grisant.

    Je sens que j’aurais toujours besoin de m’accorder des escapades en solo loin, loin.

    Cela me fait réaliser aussi à quel point je tiens à certaines personnes et que bien que loin, elles font partie de mon équilibre.

    NowMadNow

  39. @EurAsia: Bah, en voyage, c’est comme dans la vie… Si tu es dégourdi(e) chez toi, tu le seras aussi ailleurs.

    @NowMadNow: Je ne comprends toujours pas de quoi les gens ont peur, à l’idée de partir en solo… Pour ma part, je trouve ça presque plus facile et plus simple de partir seule… 😀
    Oui, le sentiment de liberté est grisant. Et puis, on prend mieux la mesure de ce qui est important, de ce qu’on vaut, de qui on est, une fois seul(e) au bout du monde. L’expérience est follement enrichissante.

  40. @Boucline: Oui, pour l’Indonésie, il vaut mieux se débrouiller un peu en anglais, ou se mettre au bahasa (les rudiments sont faciles)! En Indonésie, très peu de gens parlent français. Il n’y a que dans le Pays Toraja, sur Sulawesi, où j’ai rencontré pas mal de de guides parlant français. Et quant au reste de l’Asie du Sud-Est, même dans les anciennes colonies françaises (Vietnam, Laos, Cambodge), il est plus facile d’avoir des échanges en anglais qu’en français…

  41. Je suis ravie d’avoir découvert ce blog. Je me prépare à faire un voyage en solo en indonésie, et je me demande si le fait de ne pas parler anglais devrait me freiner à voyager en asie du sud-est. Il parait qu’on peut se débrouiller en français dans ce coin de pays. Qu’en pensez-vous?

  42. Moi aussi je voyage en solo depuis quelques années et la seule chose que je me dis est : mais pourquoi est-ce que je ne l’ai pas fait plus tôt !

    Soyons clairs, je ne veux pas faire l’apologie du voyage individuel, j’ai par le passé voyagé en couple ou en groupe, je ne le renie pas, mais nous avons chacun(e) notre propre histoire et il se fait que désormais je voyage seul, tantôt par choix, tantôt par obligation, souvent les deux à la fois.

    Je dois dire que j’ai mis un certain temps avant de « franchir le pas » et ce essentiellement sous la pression d’un entourage dont le comportement est souvent dicté par l’esprit de troupeau.

    Et quand on les écoute, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas partir en voyage individuel :

    -tu es trop jeune
    -tu es trop vieux
    -tu es une femme
    -tu es un homme
    -tu es une femme
    -tu pars en Asie
    -tu es français
    -tu pars en
    etc……..

    Je crois que le plus difficile a été justement ce tout premier voyage en solitaire que j’ai fait où j’avais tellement d’appréhensions à cause du jugement des autres, appréhensions très vites dissipées une fois sur place.
    Désormais avec du recul je rejoins les personnes qui ont écrit ici avant moi pour dire que je n’ai jamais fait autant de rencontres qu’en voyageant seul.

    Les couples et les familles en voyage ? Ben ils échangent d’abord entre eux avant d’échanger avec des « étrangers » et c’est normal, j’étais moi-même comme eux avant.

    Les groupes ? Alors là ça me fait un peu rigoler, j’ai moi-même voyagé en groupe, le groupe est soudé au départ de France, mais une fois sur place il se disloque et chacun part de son côté, officiellement pour cause de « quartier libre », officieusement parce-que X n’a pas d’atomes crochus avec Z, et au final, il n’y a plus aucune différence avec le voyageur solo (et qui se déclare comme tel dès le départ).
    C’est souvent dans ces occasions qu’on mesure notre degré d’affinité avec untel ou untel : le bon copain de chambrée ou le collègue sympa et rigolo avec qui on passe 8 heures par jour au bureau à s’éclater…mais qui devient une tout autre personne lorsqu’il faut partager le bungalow et les humeurs 24h sur 24 et 7 jours sur 7 !!!
    L’expression « on ne passerait pas nos vacances ensemble » n’est ni anodine ni usurpée.
    Le risque est plus grand lorsqu’on voyage à l’étranger avec des compatriotes, le fait de parler la même langue institue d’emblée des liens privilégiés et on passe souvent à côté de pleins de choses.

    Bon c’est vrai je l’avoue, parfois lors de mes voyages en solo lors de certains situations j’aurais aimé être accompagné, c’est le cas au départ de certaines excursions ou lors du déjeuner du midi quand tout le monde est entre couple ou amis et que toi tu te retrouves là comme un c.. sans savoir à qui parler, mais ça ne m’est jamais arrivé ni très souvent ni très longtemps.
    Ou bien encore lorsqu’on vous dit « je vous laisse je crois que mon mari/ma femme m’a attend » et vous qui repondez très à propos « et moi j’ai mon nasi goreng qui m’attend … ».
    Il y a d’autres inconvénients purement matériels comme l’évoque Corinne, mais ramené à l’ensemble du voyage c’est vraiment dérisoire.

    Lors de mon dernier voyage aux Philippines, je suis parti en solo, j’en suis revenu avec des amis sur place que je serai heureux de revoir lors d’un prochain voyage là-bas et j’ai fait connaissance avec un couple de Belges que je revois régulièrement à Paris et à Bruxelles, et on travaille sur un prochain voyage à faire … ensemble.

    1. Salut,

      Félicitations. Enfin une nana qui parle de la vraie liberté. Celle qui consiste à être en congruence avec soi-même. Ton dernier post date un peu donc j’espère que tu continues à éprouver beaucoup de plaisir à voyager en compagnie de toi-même.
      Bonnes routes…
      Un autre aficionado du solo trip.

  43. Super ton post!! Je le découvre juste aujourd’hui et me reconnais complètement dans ce que tu dis. J’ai aussi du mal à comprendre cet étonnement par rapport aux nanas qui voyagent seules, tellement ça me semble naturel de le faire. Et pourtant, je ne me sens ni une aventurière, ni une casse-cou, et j’ai même quelques tendances à la timidité… Mais quel bonheur de voyager seule!! Et j’ai eu la chance de rencontrer des amis incroyables sur la route. J’ai beaucoup voyagé seule en Asie et en Amérique du Sud, et le recommande absolument. Le seul pays où je me suis vraiment sentie mal à l’aise, c’était l’Afrique du Sud. Il y a beaucoup trop d’insécurité, et ce n’est pas un pays adapté aux voyages en solo… Mais ça vaut pour les mecs comme pour les nanas à mon avis.

  44. @Sarah: Oui, je crois que les mentalités sont difficiles à faire changer. Beaucoup de gens estiment qu’une nana ne devrait pas voyager seule. Pour des raisons de bienséance, de sécurité, que sais-je encore… J’ai une amie qui a voyagé seule en Afrique du Sud, et ça a été sans souci. Elle a juste fait un peu plus gaffe dans certains coins.

  45. J’ai trouvé tres interessant ton article.
    J’avoue que pour moi, voyager seul est un plaisir, meme si le seul hic c’est le soir au repas quand tu es seul devant ton assiette… mais bon, comme tu le notais, ca arrive pas souvent vu qu’on trouve svt quelqu’un.

    Pour mon cas, le plus dur a ete de voyager en Inde seul, pas a cause de l’insecurité mais surtout a cause que la je me faisais tout le temps interpeler par les Indiens enquiquineurs… et a la longue, c’etait lourdingue.

    Je suis meme parti en TDM seul pendant un an avec juste 3 mois avec des amis et j’avoue que j’ai adoré l’alternance…

  46. @PEPS: Oui, c’est sympa de pouvoir alterner les modes de voyage, aussi. Mais franchement, jamais la solitude ne m’a pesé lors de mes voyages en solo. Alors qu’il m’est arrivé parfois de trouver la compagnie pesante en certaines occasions… Mais il n’y a pas de règle ni de recette. Cela dépend des circonstances, des tempéraments. Juste une question d’équilibre, de dosage, j’imagine. Pour ma part, je trouve que la totale liberté du voyage en solo a quand même quelque chose d’assez grisant, qu’on ne retrouve jamais aussi complètement avec un(e) compagnon/compagne de route.

  47. Si tu en as envie, Marie-France, c’est que tu en es capable, je pense ! On découvre souvent après coup qu’on a beaucoup plus de courage que ce qu’on croyait. Lance-toi sur un voyage pas trop long, deux ou trois semaines. Je te conseille vraiment l’Asie du Sud-Est pour une première expérience de voyage en solo, car ce sont des pays où il est très facile de voyager, avec de bonnes conditions de sécurité, et avec énormément de voyageurs en solo. Mon premier voyage en solo, je l’avais fait au Vietnam. J’avais prévu de rester un mois, et résultat, je suis restée deux mois en prolongeant avec la Thaïlande, et je n’ai jamais été seule une seule seconde! J’ai adoré adoré!! Une expérience incroyable! 🙂

  48. @MarieFrance: je partage assez bien ce qu’écrit Sarah.

    Ecoute ton envie, ce n’est aucunement une question de courage. En tout cas le conseil de Sarah est fort juste : l’Asie du Sud-Est, c’est très facile (ceux qui vont dans les endroits difficiles en Asie du Sud-Est, ce sont ceux qui le décident, par refus de la facilité ou par volonté de connaître « autre chose »). Le plus difficile étant de décider d’acheter le billet d’avion en concordance avec la durée de congés nécessaire. Et n’achète pas un voyage organisé avant de partir. Même en te faisant « rouler » sur place, ça te coûtera moins cher… Mais ça t’apportera beaucoup plus de contacts.

    Une dernière chose : faire un choix, c’est prendre un risque. Le risque de regretter ce choix car le temps a été malheureusement pitoyable durant le voyage, par exemple (très rare quand on se renseigne sur le climat avant). Ou le risque de regretter tout le temps de n’avoir jamais osé.

    A toi de choisir.

  49. Ton post est tellement juste, et me motive encore plus à partir seule 🙂
    Ce que tu dis sur rencontrer de nouvelles personnes, la liberté de faire ce que l’on veut sans être sous la contrainte de « l’autre » et être plus sensible car « coupée » de sa culture résonnent vraiment en moi.
    L’anecdote où tu oublies ton code d’ATM m’est déjà arrivée en France et vu comme c’est la galère ici, j’ose à peine imaginer comment c’était à l’étranger.
    Article mis dans mes marques pages, direct 😉

    1. Quand j’ai lu ton propre post, sur tes envies de départ, je me suis dit que celui-ci ne pourrait que te conforter dans tes élans et tes aspirations… Sans être une voyageuse au long cours, je parviens à m’organiser des escapades régulières. Il n’y a rien de plus facile, en fait.
      8)

  50. Salut Corinne,

    Tout d’abord merci pour ton blog que j’ai découvert (presque) par hasard: Je commence à prendre des renseignements pour mon prochain voyage aux philippines avec j’espère le Divemaster à la clef.

    En réaction à ce billet je te suggère le livre « Théorie du Voyage, poétique de la géographie » de Michel Onfray qui a impulsé mon précédent périple et dont j’ai reproduit quelques passages sur mon propre blog. Je pense qu’il te plairais si tu ne l’as pas déjà lu 😉

    Peut-être à bientôt au détour d’un autre commentaire 🙄
    Yannick

  51. ah merci Corinne
    je viens du Quebec et j aime faire des voyages sportifs ..marathon et trecking et bien sur voir du pays .
    Jai jamais voyagé seul mais mainteant la vie m amene a etre seul et ouf !! pas facile mais j imagine que le petit stress de partir seul est surtout pour le premier voyage ..mes peurs sont de me perdre et de faire de mauvaise rencontres
    Les endroits ou j aimerais aller sont la France et l Italie est ce bien pour une premiere
    merci a toi
    chantal

    1. @Chantal: je ne sais pas si la France et l’Italie sont « bien » pour une première fois toute seule. Tout dépend de tes envies à toi… Je pense que n’importe quelle destination est « bien ». Fais-toi plaisir, va vers des endroits qui t’attirent. Pour le reste, comme je dis toujours, c’est une question de bon sens. Tu ne risques pas plus de faire de mauvaises rencontres que dans la vie de tous les jours… Inutile de stresser !!!
      🙄

  52. Ah merci pour cet article ! Je suis tombée dessus par hasard, et ça fait du bien de lire tout ces messages positifs vis à vis du voyage en solo !
    Je pars en Ecosse (ne partons pas trop loin pour commencer 😛 ) pour mon premier voyage en solo, dans un mois et … J’ai les chocottes ! J’ai beau avoir 22ans, je ne suis pas d’un naturel très rassuré et j’espère que ce voyage saura me soigner de ça 😆
    A vrai dire j’ai surtout peur de manger seule… C’est plutôt futil comme peur mais je sais pas c’est tellement un moment qu’on à l’habitude de partager, ou de faire dans un endroit connu…
    Enfin, toujours est il que cet article me booste à déstresser ! Merci beaucoup !
    Et contente de voir que tu écrives pour le journal que je lis tout les jours =D Je guetterais ton nom la prochaine fois héhé 😀
    Bonne continuation !

    Margot

    1. @Margot: inutile de stresser, tout ira bien. Prends avec toi un bouquin, un petit carnet pour écrire, ou un journal, quand tu vas manger quelque part toute seule. Mais si ça se trouve, tu ne mangeras pas souvent seule, on fait facilement des rencontres quand on voyage en solo…

      Quant à Ouest-France, je travaille maintenant pour le site Internet, donc j’écris beaucoup moins pour le papier…
      😉

      Bons préparatifs et bon voyage !!!
      8)

  53. Bonjour Corinne,
    C’est un pur délice de vous lire!
    Bon je sais que cet article date de 2009, mais je vous ai ajouté tout récemment sur twitter et je viens de découvrir votre blogue…
    Je dois dire que partir en solo, c’est vraiment la meilleur chose à faire!
    Bon je ne suis ni aller en Asie et je n’ai pas fais de plonger non plus (puisque j’ai une peur bleu des poissons) 😕 , mais j’ai visité le sud de la France, le mois dernier et j’ai adoré!
    Faire ce que l’on veut quand on veut, c’est génial!
    Pas de compromis à faire, seulement se plaire à sois même!
    Pour les prochains voyages, je compte bien repartir seule! 😀
    Tous les sentiments que vous décrivez, je les ai sentis aussi…
    Je vis à Montréal et j’ai lu votre article sur la poutine à la Banquise et c’est vrai qu’elle est bonne! À Nice, il y a un restaurant qui s’appelle le Québec et j’ai goûté leur poutine, elle était différente hihi, mais bonne quand même!
    Bonne continuation

    1. @Roxanne: mille mercis d’avoir pris le temps de laisser un message, si sympathique ! Eh oui, ça va faire trois ans que j’ai écrit cet article, mais il est toujours d’actualité en ce qui me concerne… Autour de moi, encore aujourd’hui, peu de gens partagent ou comprennent mon goût persistant pour le voyage en solo. Lors de mon dernier voyage (à New York, fin mai), je n’étais pas seule, pourtant. Je varie aussi les plaisirs.
      😉
      L’essentiel est que chacun trouve la manière de voyager qui convient le mieux à son tempérament !

      Quant à Montréal, oui, j’espère bien y retourner un jour prochain pour m’offrir une solide et authentique poutine !!!
      😀

    2. Je viens juste de remarquer que vous m’aviez réécrit… 🙂
      Lire votre blogue est un voyage en soi et je vous en remercie! On sent votre passion 🙂 Je vous remercie aussi de prendre le temps d’ajouter plein de liens vers d’autres blogues 🙂 , je sens que je n’ai pas fini de lire des récits de voyages! Ah et vos photos sont sublimes! À plus

  54. Je suis ravie de constater que je ne suis pas la seule à adorer les voyages en solo ! 🙂 Merci pour cet article 😉
    Il y a quelques jours, j’étais partie seule pendant 2 jours à Disneyland Paris : c’est plus simple pour avoir une place dans un restaurant souvent bondé quand on est seule ^^ Et puis tant pis si les gens me regardent bizarrement…

  55. Bonsoir Corinne,

    Merci pour ce billet, il me donne le coup de pouce qui me manquait pour partir seule. En lisant cette discussion, j’ai été conquise.

    J’aimerai partir, pour la première fois, seule l’automne 2013 en Asie, et je me posais justement la question : quels pays faire ?
    J’aimerai commencer par l’Inde, passer par le laos, le cambodge La Thaïlande et finir par Bali.
    Je souhaiterai partir 2 mois, voir plus … Mais ma question est comment organiser mon voyage ?
    Prendre un aller retour ou seulement un aller et ensuite me débrouiller ?
    Plein de questions me traversent et je suis un peu perdue …
    Si tu as des conseils à me donner, stp, ils sont la bienvenue !

    Encore merci de partager vos expériences

    Ryme

    1. @Ryme: quels pays faire ? Comment organiser le voyage ?
      Je ne sais pas trop, sur des questions aussi larges, les réponses sont différentes pour chacun. Tout dépend de ton budget, de tes envies… Le mieux, c’est d’élaborer un itinéraire en gros, mais avec suffisamment de souplesse pour pouvoir éventuellement modifier les choses en cours de route…
      Bons préparatifs !
      🙂

  56. Très bon article c est vrai se que tu dis moi le problème c est que je ne parles pas du tout anglais et pour l étranger ça risque de compliquer non?

    1. C’est un faux problème l’anglais,
      Tu n’as qu’à faire comme les 3/4 des français qui croient parler anglais, tu prononces le vocabulaire qui te manque en français mais avec un accent anglais et comme les gens en Asie sont très bien élevés ils feront comme s’ils te comprenaient 😉

      Au deuxième voyage se sera moins pire et ainsi desuite !!

      ps : j’ai mes billets pour DPS , merci (un peu quand-même) à Corinne !

    2. @Dubois: c’est sûr que l’anglais, ça permet de communiquer plus facilement, avec les locaux comme avec d’autres voyageurs. Ceci dit, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, comme le suggère Yannick un peu plus haut…
      😉

  57. At voyageuse solo. Je suis aussi une voyageuse solo et j’ai eu les même inquiétudes et question sur le faite que je voyager seul.
    Je pense ce qui est normal pour un homme et suspect pour une femme.
    Je pense que c’est les croyances et les peurs de ces gens qui est dans leur culture éducation.
    Bon sa va quand ils sont tolérants par contre d autres sont très désagréable dans leur propos et attitudes sous prétexte qu’on est seul. 🙄
    Désolé pour mon orthographe je n’ai pas fait beaucoup de
    français.
    Je vais vous suivre sur twiter.

  58. Bonjour,
    je suis charlotte, j’ai 23 ans. J’ai terminé mes études cette année et décide de partir seule 7 mois en Amérique du sud (costa rica, equateur, perou, bolivie, argentine)… Je concilie des missions de volontariat social et du voyage…
    Je suis inquiète car, même si j’ai déja été seule en voyage, je n’ai jamais été aussi loin seule mais surtout sans un cadre sécurisant (stage,…).
    Actuellement, je fais les derniers préparatifs car mon départ est le 20 septembre. J’ai vraiment du mal à etre zen… Même si je suis persuadée que je rencontrerais beaucoup de monde, j’appréhende d’être seule pour les visites de sites par exemple car, seule, j’apprécie mais j’aime partager aussi…
    En fait, j’adore voyager seule pour tous les cotés positifs cités plus haut mais j’ai peur de voyager seule… C’est un peu étrange ce que je dis mais j’appréhende beaucoup beaucoup et ça me fait du bien de le dire… De plus, je serais en voyage seule durant les fêtes (noel et jour de l’an) et ça aussi ça m’inquiète… être seule pour ces moments… je ne sais pas trop comment cela va se passer… J’imagine qu’une fois arriver à San José (CR) ça ira mieux… merci pour votre lecture et si vous avez un ptit mot d’energie pour moi et que j’emporterais je suis preneuse. 🙄

    1. @Charlotte: je ne connais pas du tout l’Amérique latine, mais ton projet s’annonce alléchant !!! Tu fais une fixation sur le fait d’être seule, mais je suis persuadée que tu te retrouveras bien moins seule que tu ne l’imagines… On n’arrête pas de faire des rencontres et de sympathiser avec des gens, en voyage.
      Bons préparatifs !!! 8)

  59. Bonjour à toutes et tous, et bravo pour ce blog très bien fait.
    Mesdames, vous dites ce qui est normal pour un homme ne l’est pas pour une femme. Eh bien, non, pour un homme aussi, voyager seul apporte parfois de la suspicion, voire de la méfiance… Sans compter le nombre de « demandes en mariage » au bout d’une heure de discussion!! Mais ce n’est rien en comparaison de vrais et forts moments d’humanité partagés.

    1. @serge: merci de partager ici ton expérience ! Et pour les demandes en mariage, on est aussi bien servies en tant que voyageuses solo… 😆

  60. Bonjour à tous bonjour Corinne,
    Ayant suivi le lien de Romain que je savourais lors de son TDM, j’atérris sur le tien, et ainsi apporter ma pierre à l’édifice sur les voyages en solo, et parfois en solitaire.
    Car sans philosopher, en solitaire, ça induit parfois que cela l’est aussi dans la tête…
    Ainsi je suis parti sur un coup de tête un 1er janvier en ayant réveillé ma future femme le jour de l’achat du billet, au mois d’octobre précédent, à 1h du mat 🙂 au Brésil et en Argentine.
    Ce qui est à remarquer, c’est que ce moment de blues insupportable, m’a donné la force de réaliser mon rêve d’aller voir les chutes d’Iguaçu situées entre ces deux pays. Ainsi durant ce séjour, ou j’étais parti meurtri, je fus, à défaut avec les autres, en harmonie avec la nature de ce coin du monde et plus généralement avec l’environnement.
    Muni d’un carnet, j’ai compensé mes douleurs par ces mots qui remplaçaient les autres (maux pour ceux qui sont un peu perdu..:) )

    Je ne dis pas que je suis guéris, je dis que franchir le seuil du raisonnable pour accéder au plaisir, au souhait ultime, quel que soit ça représentation est réellement tangible qu’en solitaire.

  61. Bonjour Corinne,

    Super ce blog, je profite de ma semaine de vacances pour m’informer sur ma prochaine destination… A la lecture de ces échanges je souhaite à mon tour partager mon expérience. Comme toi j’ai visitée presque toute l’Asie en solo et je me lance depuis 2/3 ans vers de nouveaux cieux. Découvrir un pays de façon complètement autonome est génial, pour en apprendre sur soi et pour vivre avec les autres.

    Seulement voila l’aspect « sécurité » que tu développes dans ce post ne reflète pas vraiment mon expérience, effectivement en asie, il n’y a pas bcp de risque pour une femme voyageant seule, en fait pas plus que pour un homme. Perte de CB ou vol de sac à dos sont des situations qui peuvent arrivées en France, donc nous savons toutes comment réagir.

    Des expériences bien plus traumatisantes me sont arrivées en Amérique du sud et au Moyen-Orient, je ne souhaite pas citer les pays en question car il s’agit de pays très touristiques et que cela ne reflète pas non plus la totalité de mon expérience ainsi que le souvenir que je souhaite garder.

    Pour les personnes qui comme moi ont des difficultés à passer le pas (ou ne le peuvent plus) j’ai découvert l’été dernier une agence de voyage proposant une alternative entre la liberté du voyage en solo et la sécurité du voyage « de groupe ». Je ne sais pas s’il est possible de mettre un lien commercial mais voila le site s’appel http://www.myadventour.com je trouve le concept et l’état d’esprit tourisme solidaire attachant et l’esprit co-voyageur intéressant…

  62. Salut,

    ton texte est vraiment super! Je m’apprête à partir dans 2 semaines seule pendant 7 mois et de te lire m’a beaucoup rassurée. Les gens autour de moi essaient souvent de me décourager par peur mais je tiens bon! Je voulais savoir où c’était l’endroit ou tu as prise la dernière photo, celle des deux visages!

    Merci

    1. Marie-Eve: Oui, ne te laisse pas décourager et fait les choses à ton idée. Tu sortiras forcément enrichie de cette expérience… 😉

      Les visages dont tu parles sont en fait quatre (sous cet angle, on n’en voit que deux). C’est au Cambodge, près de Siem Reap, sur chacune des portes d’entrée de l’enceinte du site d’Angkor. Les visages sont orientés vers quatre points cardinaux.

      Tu pourras retrouver au bout des liens ci-dessous d’autres photos prises lors de mes différents voyages là-bas :

      En 2011 : http://petitesbullesdailleurs.fr/voyage-cambodge-thailande-2011/

      En 2003 : http://www.southeastasia.fr/05_cambodge_thailande_2003/01_cambodge2003/index.php

      En 2001 : http://www.southeastasia.fr/03_vietnam_laos_cambodge_2001/03_cambodge2001/index.php

      🙄

  63. Super article ! J ai beaucoup voyagé avec des amies étrangères depuis que je vis en finlande, mais j’ai soif de voyager seule dans mes villes de coeur (Liverpool et Stockholm) parce que j’aimerais me mettre à l épreuve, sorte de voyage initiatique en soi 🙂 Les gens trouvent déjà courageux que je sois pqrtie pour un an à l ‘ étranger pour mes études, mais pour moi le vrai courage je serai de partir seule. J’en serais capable, j attends juste le bon timing. Merci pour cet article encore une fois ! 😉 😉

    1. @Ydie: Il suffit juste de franchir le pas une première fois. Ça permet de se rendre compte si on est à l’aise ou pas, juste avec soi-même… 😉

  64. Voyager en solo, il va falloir que je m’y mette : à force d’attendre que mes amis soient dispos, aient envie de partir au même endroit que moi et/ou aient le même budget, je ne fais pas du tout ce que je voudrais faire !
    Et pourtant, qu’est-ce que j’ai peur ! Moi qui ait peur de tout, partir seule ça me terrifie… Parce que j’ai la trouille de me confronter à moi même et à mes émotions en cas de lâcher prise !
    N’empêche que je pense sérieusement à la Thaïlande pour Mars, une semaine pour commencer doucement… Du coup je vais parcourir ton blog voir si je peux pêcher quelques bons conseils 🙂
    Merci

  65. Bonjour Corinne,

    Je suis celibat depuis peu et j’ai toujours voyagé avec une partenaire…Par contre, en lisant cette cronique – Voyager en solo, je me dit que ça doit être un expérience fascinant de voyager seul et découvrir tout ce qu’un nouveau pays peut nous offrir en richesses et cultures… par contre, j’étais comme certain… craintif et de ne pas pouvoir profiter de ces belles choses. De toute façon, ce texte vient de me rassuré et j’ai décidé que je vais partir pour la première fois seul…cette été ou l’hiver prochain (à voir et planifier)….Merci Corinne, ton article a été une inspiration et est venu cherché ce que je recherchais… Qui sait, je deviendrai peut être un mordu de ce genre de voyage !
    Bonne Journée
    Henri B

    1. @Henri B : oui, il suffit de franchir le pas une fois, pour s’apercevoir que ça n’a rien de bien difficile, de voyager seul(e)… J’aime beaucoup voyager en solo, mais j’apprécie aussi les voyages à deux. Ce ne sont pas tout à fait les mêmes plaisirs.

      Ceci dit, en solo, on ressent, je trouve, une espèce de griserie, de liberté, fort plaisante, qui transforme et amplifie encore les sensations du voyage… Après, c’est peut-être aussi une question de tempérament.

      En tout cas, ravie de te donner l’envie de tenter un départ !
      🙂

  66. Je suis en Corée pour un échange universitaire et je compte profiter de la fin du semestre pour faire du tourisme en Asie du Sud-Est. Je pense partir seule car personne ne me semble être ici un « compagnon de voyage adapté » (aucune envie de ruiner mes escapades à cause de gens qui voudront faire ceci ou cela, être trop fatigué pour marcher, pas se lever trop tôt, etc…) et ton article me rassure sur le fait de partir seule 🙂
    Merci !

    1. @Céline: mais oui, rien de plus agréable que l’Asie du Sud-Est pour une fille seule… Tu devrais en revenir enchantée !!!
      🙂

  67. Merci pour cet article. 😉
    Cela fait deux ans que je souhaite visiter la Suède et voir le soleil de minuit au mois de juin. Cependant, aucun de mes amis n’est partant (ils sont tous en couple…). Cette année, j’ai alors décidé de partir, seule, à la découverte des grandes villes. Mais voilà, quand j’ai dit à ma famille, qui savait plus ou moins que je voulais partir en Suède, que je voulais partir seule, voici les réactions auxquelles j’ai eu le droit:
    « mais tu y vas toute seule? Mais c’est dangereux. Et puis tu vas dormir où? … En auberge de jeunesse, mais ça va pas! »
    (et quand ma mère demande à ma grande soeur, pourtant grande voyageuse- avec des amis ou en couple- ce qu’elle pense de mon projet de voyager seule, voici sa réponse : « ah, bah c’est sûr que même moi je ne le ferais pas; et puis, c’est nul de voyager seule… ». )
    Donc voilà, je me sens un peu démunie. J’ai pourtant vraiment envie de découvrir la côte sud de la Suède. Mais je ne sais pas si j’arriverais à faire face aux critiques de ma famille…Peut-être que comme l’année dernière, je repousserai le projet d’une année et partirai en groupe, en france, (car les voyages en groupe à l’étranger sont hors de prix pour l’étudiante que je suis). Et puis, je m’étais faite à l’idée de voyager seule…

    1. @Sosso: la Suède, dangereux ???? Allons bon… Tu partirais en Syrie, je ne dis pas. Mais en Suède ???
      🙄
      Si je puis me permettre, ne te laisse pas influencer par ce que pensent les autres et fais les choses à ton idée.

      Tente l’expérience du voyage en solo, et là, tu sauras vraiment, si oui ou non, « c’est nul de voyager seule » ou si au contraire c’est génial, et si ça convient à ton tempérament ou pas… Bref. Le mieux est d’essayer pour pouvoir se faire sa propre opinion. Non ?
      😉

  68. Bonjour Corinne. Quel plaisir de te lire ce matin en tapant  » voyage en solo en Thaïlande « ..Pendant 30 ans je n’ai jamais voyagé seul et en février dernier j’ai décidé de partir seul en Inde, pays où j’ai déjà été 6 fois….Ce fut mon plus beau voyage, que de belles rencontres…au point que j’ai pris goût, encouragé par cette belle expérience et je voudrai partir cet automne en Thaïlande en solo…Je me suis découvert bien davantage que tout au long de mes années passées ici en famille, en couple…Merci pour tes propos si positifs !

    1. @Bapouji: ça, je dois dire que moi aussi, mes voyages en solo ont été les plus beaux, les plus forts, les plus riches, les plus marquants…

      Pourtant, je sais bien que le voyage en solo ne convient pas forcément à tout le monde. J’ai une amie qui voyage souvent, parfois seule, parfois avec une autre personne. Mais elle, qui a fait l’expérience de ces différents types de voyage, elle préfère être à deux. Elle trouve ça mieux. Moi non. Et elle a bien du mal à saisir ce qui me fait tant vibrer dans le voyage en solo… Question de tempérament, sans doute.

      En fait, comme toi, depuis que j’ai goûté les plaisirs du voyage en solo, je les trouve bien supérieurs à ceux du voyage à deux ou en groupe… Mais cette idée-là n’est pas facile à faire admettre ou comprendre.

      Alors j’ai essayé de restituer mon ressenti, mon vécu, dans cet article. Et vu le nombre de commentaires qu’il a suscités depuis qu’il est en ligne, je constate que je ne suis pas une extraterrestre et que je ne suis pas si « bizarre » que ça !!! Nous sommes nombreux à avoir voyagé en solo et à avoir trouvé l’expérience tellement plus forte, plus intéressante, et plus riche en rencontres…
      🙄

  69. Bonjour,
    Super article, je pense de plus en plus à partir en voyage seule !
    Pour l’instant je projette de passer une dizaines de jours en Irlande, pour ne pas aller trop loin tout de suite, mais l’idée que je parte seule ne plait vraiment pas à ma famille qui trouve ça trop dangereux, et j’avoue ne pas être trop rassurée moi-même. Et par dessus tout j’ai peur de ne pas réussir à rencontrer de gens, je suis d’un naturel plutôt timide et j’ai beaucoup de mal à aller vers les autres, alors j’ai peur de ne pas voir le côté « belles rencontres », nouveaux amis des voyages solos … 😳

    1. Salut Lou, je viens de lire tout ces supers témoignages, et le tient dans lequel je me retrouve un peu, partagée entre l’envie de me lancer ce défit, et la peur car timide aussi … 🙁
      Je vois que ton message date de juin as tu avancé dans ton idée ? des projets en cours ? Serais tu tentée par l’idée de partir à 2 « seules » plutôt qu’en groupe organisé ?

  70. Bonjour Lou.
    Je comprends d’autant plus tes appréhensions que ta famille n’est pas rassurée. Donc sa peur et ta peur font beaucoup de peurs…..Je ne connais pas ton âge, mais si au fond de toi tu as vraiment envie de voyager en solo, de découvrir beaucoup de choses par toi-même, respire bien profondément , essayes de lâcher ton mental et les craintes qui s’y promènent et pars en voyage, ouvert à ce qui se présente, sans être naïve, et choisis des destinations qui t’attirent…Oses et tu nous raconteras ton vécu !…Bon voyage

  71. Salut ! je ne sais pas si ce forum est encore actif mais je l’ai trouvé très intéressant.
    J’ai décidé de partir seul en inde du sud et à 2 semaines du départ je flippe complètement, estomac noué, du mal à manger… et je suis un homme ! ce sera mon premier voyage en solo et mon premier voyage aussi loin. Le plus loin que j’ai fait c’est la Turquie avec 2 copains.

    Au début du projet je n’avais que des pensées positive puis l’inde a commencé à me faire peur et maintenant j’ai presque envie de faire machine arrière. Pourtant je voudrais vraiment tenter l’expérience mais j’ai peur de comment je pourrais réagir et je doute beaucoup ! J’ai peur de ne pas avoir les bases du voyages et de m’infliger quelque chose de trop gros, de trop dépaysant et que je ne pourrais pas gérer seul. En même temps je suis d’un naturel anxieux mais j’ai toujours voulu faire ça, d’abord parce que sur le papier cela me fais rêver et puis parce que j’ai envie de vaincre cette anxiété et me prouver que j’en suis capable. mais je doute…

    1. Nico….Que tu aies des appréhensions avant d’aller en Inde pour la première fois et seul est normal …Donc soit rassuré !…..J’y ai été 7 fois et j’y retournerai…Mes 2 voyages en solo étaient les plus beaux, car j’y suis allé ouvert pour accueillir à ce qui se présentait..Le sud est plus doux que le nord et les paysages sont magnifiques….Combien de temps as-tu prévu d’y aller ?….as-tu envisagé des destinations?……Vas-y cool, tu verras beaucoup de sourires, des couleurs, du soleil et les indiennes sont belles ! Have a nice trip

    2. J’ai 5 mois de disponible mais je ne sais pas si je resterais autant. J’arrive à cochin, je comptais y rester un peu car ça à l’air paisible et après je voulais aller à munar, madurai, peut être goa et pondicherry.
      Mais j’ai commencé à avoir peur lorsque j’ai décider de regarder des reportages. J’ai commencé à avoir peur d’être pommé de ne pas me repérer, ne pas savoir trouver de cybert café etc…. Je me suis alors imaginé seul sans repère, arrivant dans un environnement qui me dépasse. Je me demande à quoi je me raccrocherais une fois la bas, comment sortir d’une ville qui m’oppresse… par exemple après un reportage sur tiruvannaralai, dans le sud donc je me suis dis, si l’inde c’est ça, je pense que je ne pourrais pas. Le problème c’est tout le monde atour de moi sais que je pars, que j’ai déjà pris billet d’avion, vaccin, assurance etc… J’oscille entre moment de détente et de stress mais j’avoue qu’après visionnement de reportage, mon projet, partir seul visiter l’inde, me semble surréaliste.
      Qu’en pense tu ? quels endroit me serais plus adapté ?

    3. Pense tu qu’une fois la bas je m’en sortirais, je m’adapterais et j’arriverais à passer au dessus de tout ça ?

    4. Il est vrai que 5 mois pour un premier séjour, seul et ne te sachant pas rassuré, me paraissent longs…..Prévois peut-être un séjour plus court. Si cela t’intéresse , séjourne dans des ashrams ( je connais Anandashram très beau au nord de Cochin- il y a une belle vidéo, et l’ashram d’Amma dans le sud du Kerala ), tu y rencontreras des gens sympas, puis va à Pondicherry à Auroville…En te donnant quelques buts de voyages, tu trouveras plus de sens et moins d’appréhensions……

  72. Merci pour tes conseils ! Je m’étais rassuré un petit peu en voulant faire effectivement Cochin puis Pondichéry, me fixer des buts, avec voyage plus court, mais même avec ça la pression était trop forte! J’ai donc décidé de changer de destination.

    Au départ je n’arrivais pas à faire la part des choses entre la peur, normal, provoqué par l’imminence du départ d’un premier voyage en solo, et la peur de me retrouver en inde pays très brassant, de l’autre. Mais j’ai finalement réalisé que j’avais choisi l’inde sur des « on dit », des récits rêveurs mais sans me documenter moi même avant de décider ! J’ai tous simplement compris que pour mon premier voyage en solo, l’inde, c’était trop. Je n’avais trouvé aucun forum ou quelqu’un racontait qu’il était parti en Inde pour un Vrai premier voyage en solo (le plus loin ou je suis allé est la Turquie !) et aussi longtemps Je ne pouvais pas m’infliger ça. J’avais trop chercher à me convaincre en me mettant dans la peau du super aventurier mais le concret a pris le dessus (surement pour le mieux d’ailleurs). Aventurier, oui je le suis, oui je veux l’être et je peux l’être. Mais pas en inde pour la première fois. Mais j’irais un jour, ça c’est sur !

    J’ai donc commencé à chercher de nouvelles destinations pour « petit budget », et j’ai décidé
    de partir au Vietnam, Laos et Cambodge Que des bons avis, de beaux paysages (j’adore) et conseillé pour des 1er voyages en solo, visiblement assez sécurisé aussi. Cela m’a redonné l’excitation du voyage, qui s’était complètement évaporée au profit de la peur de l’inde(quelque chose clochais donc !)
    J’ai toujours des appréhensions, mais cette fois ci elle me paraissent normal à nouveau, et gérable sur place. Moins de peur d’être complètement perturbé par le bruit, la saleté la pauvreté, la foule, et de ne pas m’y retrouver! tous en conservant le dépaysement !
    J’aurais vraiment du choisir ma destination de façon plus précautionneuse, j’étais un peu trop dans mon trip d’aventure, pas assez dans le concret du pays ou j’allais !

    Du coup tout est à refaire, mais cela me semble jouable si je me laisse un mois.
    J’aurais acheté un billet d’avion pour rien ! tant pis, ce n’est que 400e et le reste de mes démarches restent utiles (vaccin, assurance et compagnie).
    C’est aussi comme ça qu’on apprend à se connaitre !

    Je stop là mon roman ! Si cette expérience peut servir à certaines personnes, tant mieux, sinon ça m’aura quand même fais du bien d’en parler sur un forum génial !

    En tout cas, merci Joseph d’avoir eu la patience de t’intéresser aux état d’âme d’un futur voyageur un peu perdu ! N’hésite pas à me donner des conseils si tu en as !

    1. Nico..Je crois que ta décision est sage….Donnes-toi quelques grandes lignes de ton itinéraire prévisionnel, fais toi confiance et découvres par toi-même et ne te laisse pas influence par les expériences des autres.Bon voyage

  73. Beaucoup de filles n’ont pas ton courage, bravo! Je partage totalement ton point de vue mais je trouve dommage que beaucoup de filles ait peur de le faire. J’espère que ton article en aidera beaucoup et même des garçons aussi car il y en a qui n’osent pas non plus!

  74. Bonjour à tous, et merci pour tous ces beaux partages d’expériences.

    Même si cet article date (2009 !), je ne peux m’empêcher de laisser un petit mot… Mille mercis à Corinne pour ces informations très rassurantes, qui me confortent dans l’idée que j’ai certainement fait le bon choix. Je pars seule à la fin de mois de Mars pour presque quatre mois entre le Laos et la Thailande, premier voyage en solo, premier voyage hors d’Europe et premier voyage pour un temps si long (qui est, paradoxalement, si court à la fois…!)

    J’ai 22 ans, et je passerai mon 23ième anniversaire au Laos, normalement. Quelques petites angoisses, mais je crois que l’excitation, la curiosité et la joie prennent largement le dessus. Dans tous les cas, en cas de petits doutes, des articles comme celui ci sont le meilleur des remèdes. Merci encore, et je souhaite de très beaux moments à tous les voyageurs, à toutes les voyageuses, solo… ou pas !

    Alice

  75. Bonjour Corinne. J’ai lu votre article avec intérêt, mais n’arrive pas à lever mes appréhensions au sujet d’un éventuel voyage de 6 mois en Asie seule. Tout d’abord parce que j’aimerais commencer par l’Inde (j’y tiens beaucoup) et qu’il me semble que c’est tout de même un peu dangereux ? Ensuite parce que même en Malaisie, lors d’un voyage en couple, je me suis sentie un peu mal à l’aise d’être sans arrêt dévisagée où que j’aille (certainement parce que je suis grande, blonde et avec la peau claire). Je me dis que ça risque d’être infernal en Inde du coup… Est-ce que vous pensez qu’il est vraiment possible, même en Inde, de voyager seule ?
    Merci pour votre aide, et bravo pour votre blog !
    Claire

    1. Salut claire ! Je reviens d’un trip d’Asie de 4 mois en solo.
      Je me suis posé beaucoup de questions avant mon départ (beaucoup trop) et je voulais aussi commencer par l’inde ! Mon conseil, si tu as du temps et l’argent, c’est de commencer par l’Asie du sud-est (Laos Thaïlande, Cambodge, Vietnam) (perso gros coup de cœur pour le Laos) et de voir comment tu t’y sens. Tu aura l’occasion de rencontrer des personnes qui sont allé en inde, qui pourront t’en parler, tu sera « briefé » et puis t’aura le temps de te mettre à l’aise niveau voyage et de t’acclimater à l’Asie (les gens sont adorables, ils m’ont régalé) ! Tu comprendra vite que toutes tes appréhension ne sont le fruit que des projections de ton esprit et qu’elles n’ont aucune valeur dans la réalité. CA ne se passe jamais comme on l’imagine, je suis bien placé pour le savoir ! j’ai beaucoup stressé à l’idée de partir seul et maintenant quand j’y pense j’en rigole et j’ai qu’une envie c’est de repartir et en solo !!

      Après moi j’ai changé l’inde pour l’Asie du sud-est et e ne le regrette pas, au dire de tous les gens qui m’en en parler, il faut être préparer, savoir dans quoi l’on s’engage car l’inde est une expérience plus qu’un voyage, au dire de tous les traveller’s. Moi maintenant j’ai envie d’y aller (j’y serais allé si ‘avais eu plus de sous pour l’avion), mais je suis content d’avoir commencé mon expérience en Asie sud est.
      Donc si c’est possible pour toi, autant commencer par Thaïlande et te faire l’inde après une fois que t’est immergé dans le voyage ! Car effectivement, je n’y suis pas allé, mais certaines choses qu’on raconte sur l’inde sont vrai. Le bruit, la foule, les odeur, la pauvreté, les mendiants, les vols, les regards déplacé envers les occidentales blondes aux yeux bleus. Mais c’est pas l’enfer, il faut juste être capable de faire avec et lâcher prise. Puis pas être stupide et porter des mini jupe et débardeur sexy ! Hormis ceci, ça à l’air magique ! Niveau sécurité c’est pas dangereux, faut juste pas être naïf, comme partout, mais si tu te pose ces questions c’est que tu ne l’est pas, donc tout va bien ! Après si tu t’est bien documenté, que t’a parlé à des gens qui y sont allé, que tu veux vraiment y aller en premier, alors fonce même si tu aura forcément des appréhensions! Puis si ça te plait pas tu prend l’avion direction Laos !!! c’est ça qu’est bon, tu n’aura cas écouter ton feeling ! A toi de voir !
      Profite bien, le voyage c’est la vie la vrai ! Et quand on a franchi le cap, on se rend compte que l’on est beaucoup plus fort que ce que l’on croit !

  76. Hello, ça fait un bon moment que je te lis régulièrement !
    Je pars souvent seule et j’encourage tous tes lecteurs à ne pas hésiter ! C’est toujours formidable !
    L’été dernier à Nusa pénida, tôt le matin je me promenais sur la plage et 😉 parlant un peu indo avec une femme de pêcheur, elle m’a finalement tendu son gâteau en entendant que mon ventre gargouillait !
    Je m’envole pour la thailande dans 2 semaines et je me suis un peu inspirée de ton dernier voyage pour mes repérages !-) Mercissss

  77. Bonjour,
    Enfin, je me sens moins seule … !
    Oui effectivement si l’on doit attendre d’avoir un compagnon, ou d’être marié etc on ne fera jamais rien…
    Moi même, malgré mon handicap, (basse
    vision ) Je pars seule régulièrement et je ne
    m’en porte que mieux…
    Je suis allé trois fois à Montréal et je me
    souviens encore de mon appréhension quand
    j’ai dû retirer de l’argent à un dab…
    Aujourd’hui quand je vais à Montréal, je suis
    comme chez moi…
    J’aurais bien du mal à voyager autrement…
    Il est vrai que l’on fait beaucoup plus de rencontres surtout qu’aujourd’hui j’utilise beaucoup le covoiturage…
    Merci à tous pour vos commentaires et à Corrine pour ce blog …
    Effectivement, comme le doit Corrine, c’est très pénible ces taxes sur les voyageurs solos ….

  78. salut j’ai lu ton histoire et je te trouve courageuse, indépendante … Et en te lisant, je me dis pourquoi pas moi.
    ça fait un bon moment que j’ai envie de me lancer et de voyager seule mais sérieusement j’ai peur et je manque du courage étant de nature timide, ça ne m’aide pas.

    Quel conseil me donnais-tu car j’ai envie de partir seule, bon commencer gentiment. Même un weekend,. Il y a beaucoup des choses à découvrir dans ce monde. 😆 8)

    1. @Orlimurphy : eh bien, tu as déjà ta réponse, commence par un week-end, pas trop loin, pour voir. Genre une ville sympa comme Barcelone, ou Londres, ou toute autre ville ou lieu pas trop loin, qui t’attire. Essaie de mieux cerner ce qui te fait peur, pour dédramatiser tout ça.

  79. bonjour. J’avais posté il y a deux ans, c’est sympa de constater que ce fil dure toujours.. Je pars, seul, en fevrier mars aux philippines, promis je vous ferai un petit retour.
    Elle est pas belle la vie ?

  80. bonjour,

    Je n’ai pas peur de voyager seule car on n’est jamais longtemps seule 😉
    La seule question que je me pose c’est: Lorsqu’on est seule surtout lorsqu’on fait bcp d’acitivté nautique, qu’on va souvent en mer etc… où est ce que je laisse mes affaires importants (carte crédit, passeport…)? Evidemment pas sur la plage mais dans les guesthouse ça me fait un peu peur(vol). Du coup personne pour garder ça. J’ai pensé au safe mais tous n’en possèdent pas un, surtout lorsque c’est vraiment peu cher.
    Cordialement,
    Sandy

  81. Merci pour ce post…..
    Je pense de plus en plus à partir seule car voyager même avec des copines pose beaucoup de contraintes…..
    et pour ce premier voyage solo (enfin si je me décide, car j’ai quand même un peu peur….) j’ai choisi l’Afrique du Sud….Avec au menu Parcs nationaux et plongées pendant 3 semaines… En fait ce qui me gène le plus c’est conduire seule, je sais que sur les campements etc il n’y aura pas de soucis mais c’est d’aller d’un point A à un point B qui me gène… je le fais en France sans soucis mais à chaque point, je retrouve des amis… là j’ai un peu peur d’être perdue, d’être ennuyée sur la route… etc
    En tout cas merci, je vais suivre ton blog avec une grande attention maintenant 🙂

  82. Simplement MERCI pour ce super article!!

    Je découvre ton blog totalement par hasard car je suis sur le point de créer le mien avant mon départ en Indonésie dans un peu moins de 2 mois et que je regarde comment faire un beau blog comme le tien.

    Tout comme toi je suis une femme et je décide de partir seule découvrir l’Indonésie et la Thaïlande pendant 6 mois. C’est avec un large sourire que je lis ce que tu as écris car mon entourage et les gens à qui je parle de mon voyage me prenne clairement pour une folle inconsciente!!! ahah!!

    Ton article me fait du bien et me donne encore plus de courage et l’envie d’y être. Cela me ferai vraiment plaisir de pouvoir échanger avec toi et de profiter de ton expérience avant de partir. C’est mon premier grand voyage, j’ai 25 ans et ne parle pas anglais couramment… Je me débrouille mais je manque de vocabulaire… Les voyageurs avec qui j’ai pu parler m’ont dit que ce ne serait pas un problème mais bon je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre.

    J’arrive à Jakarta le 1er mai et ne reste que la nuit, puis direction Bali où je passerai quelques jours pour ensuite rejoindre Flores et y rester au moins un mois voire plus… Je compte faire tout en terrestre et bateau et espère que je n’aurai pas trop de difficulté. Pour l’instant je n’ai pas plus prévu mon voyage que cela mais j’ai encore un peu de temps pour organiser tout ça.

    Enfin voilà je ne vais pas trop raconter ma vie non plus ahah mais je voulais te poser deux questions:
    – Avec quoi as-tu fais ton site? WordPress? Et est-ce à la portée de quelqu’un comme moi qui n’a pas de « grosses » compétences informatiques?

    – Dans tes articles j’ai pu voir que tu avais souvent un chauffeur? Est-ce le moyen le plus simple pour bouger? Si oui comment t’y prends-tu? (Je veux dire où trouves-tu tes chauffeurs… J’ai le permis sinon je pourrais peut-être louer une voiture?!)

    Bon c’est vrai cela fait beaucoup plus que 2 questions mais les autres sont venues dans la foulée 🙂 Merci d’avance pour tes réponses et encore merci pour cet article, je tombe dessus par hasard mais je suis sûre que ce n’est pas une coïncidence 😉

  83. c »est encourageant car j »ai fais une reservation pour partir en malaisie our 10 jours en solo que j’hésite a entamer surtout que je n’ai trouve pas d’amis partant pour l’aventure merci

  84. Bonjour,

    Un super site que je viens de découvrir en préparant mon tour du monde en solitaire (terrestre pas à la voile).

    Paul Valérie se trompait, un homme seul n’est pas un homme en mauvaise compagnie.
    Voyager en solo que l’on soit homme ou femme étonne toujours les autres. D’ailleurs, lorsque l’on est célibataire et que l’on annonce son départ pour une destination, la question qui revient souvent est : « tu pars avec qui? »

    « Ben, tout seul pourquoi? » On ne va pas s’empêcher de voyager parce que l’on a personne sous la main. Je comprends que certains n’aiment pas partir seuls, apporter sa solitude avec soi est un fardeau dont on ne devrait pas s’encombrer. Cependant, je dirais à chacun de tout de même prendre ce poids car les regrets pourraient être pires.

    Je suis un homme et voyager seul dans certains endroits peut parfois être cause de peurs irrationnelles ou de soucis réels. Comme partout. Comme partout car on s’expose plus que d’habitude.

    Mais à tout ceux qui n’osent pas partir seuls, je leur dirais que de toute manière on naît et on meurt seul. Et oui, on était en général tout seul dans le ventre de notre mère, on est seul sur le trône, seul dans notre lit une grosse partie de notre vie, seul face à notre copie à l’école, seul sous la douche. Nous faisons des milliers de chose seul.

    Les solitaires involontaires, insociables ou non, ceux n’arrivant pas à forcer la rencontre avec l’autre se retrouveront inévitablement assez seuls en vacances ou à l’autre bout du monde, mais il est assez certain qu’ils feront plus de rencontres que dans leur quotidien.

    Donc foncez, allez voir le monde si vous le pouvez, ce monde peut être à votre porte ici en France, ailleurs en Europe ou sur un autre continent, mais foncez et revenez tel Ulysse, heureux après un beau voyage.

  85. Bonjour, je viens de découvrir ton site. Pour ma part je n’ai jamais fait un vrai voyage en dehors de la france. Mais je voulais vous faire partager ma toute petite expérience.
    Maman de deux grand garçons, je partais toujours avec ma petite famille en vacances, jamais bien loin, juste sur les petites côte de la vendée, nous avions 2 heures de route seulement.
    Ma situation ayant changer, mes deux grands enfants ont pris leur envol, j’ai décidé de penser beaucoup plus à moi.
    J’ai épaté ma petite famille, je suis partis en vacances seule à Cassis dans le bas de la france, seule j’ai fait 16 heures de route, j’ai pris mon temps, j’ai vu de magnifique paysage. A Cassis pour voir les calanques, j’ai profiter de randonnée avec des personnes que je ne connaissais pas mais nous avons sympathisé et finit au resto. (Pourtant je suis une timide). C’est vrai, c’est pas un grand voyage mais pour moi c’est énorme. Les vacances en solo, c’est super. Je trouve dommage que les hotels ne pensent à leurs tarifs pour les voyageurs solo. Se loger en solo est la chose la plus difficile financièrement et c’est dommage. C’est une grande aventure pour moi et j’en garde un très beaux souvenir.

    1. @Sophie : merci de ton témoignage, très intéressant. Le plaisir du voyage en solo vaut pour les destinations proches comme lointaines… Ravie d’apprendre que l’expérience t’a plu ! Un premier pas est franchi, dirait-on. Et tu auras sans doute moins d’appréhension, désormais, à partir seule, en France ou ailleurs… 8)

  86. Je lis de plus en plus d’apologies du voyage en solo… Et je me dis de plus en plus « pourquoi pas ? » ! Merci pour ces petites prises de consciences qui finiront bientôt par me convaincre de me jeter à l’eau !

  87. Un article bien sympathique.
    Je n’ai pas encore eu l’occasion de partir totalement seul pour une voyage mais ce projet me trotte maintenant dans la tête. Ce ne doit certes pas être la même chose pour un homme que pour une femme mais après tout cette idée de totale liberté est tellement alléchante que cet article m’a réconforté sur le fait de partir seul.
    C’est une nouvelle vision du voyage qui me tente bien. 🙄

  88. Salut Corinne,
    Très bon article qui résume vraiment bien le voyage en solo, c’est bien de pouvoir motiver les gens à voyager plus souvent seul en particulier les femmes. Je suis également passée par ce moment où on essayait de me décourager parce qu’une jeune femme en backpack risque soit disant plein de choses, mais on risque juste de se retrouver face à soi même et encore quand on trouve le temps parmi toutes ces rencontres. Maintenant, je suis confrontée à un autre type de questions: Comment fais tu pour voyager avec un bébé? C’est pas dangereux? Je pense que chaque personne devrait tester cette expérience au moins une fois dans sa vie! Merci pour ton article!

  89. Super article qui je l’espere donnera des idées à beaucoup.
    Moi aussi je voyage svt seul et meme si je suis un homme il peut m’arriver les même problème que toi avec un presque avec moins d’avantage car les gens vont plus vers une femme seule qu’un homme.
    Enjoy

    1. @Emilyz : oui, tout est plus fort, plus vif, plus marquant. En tout cas, c’est ainsi que je le ressens, personnellement. Mais tout le monde ne partage pas ce point de vue. D’autres personnes me disent que le voyage est plus fade et a moins d’intérêt s’il n’y a pas quelqu’un avec qui le partager… On est tous différents ! 🙂

  90. En tant que fille et aventurière, je suis contente de suivre une blogueuse qui partage les mêmes principes. A écouter mon entourage, mes 5 dernières années auraient si monotone. Partir seule, loin, à la découverte d’autrui pour de découvrir soi même était mon rêve d’ado. Depuis , je vis un rêve. Aucune journée n’est fade, tant de rencontres et d’échanges! Keep going corinne.
    Julie

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