Malaisie : péninsule et Bornéo - juil 2006

Voyage d’un mois en Malaisie. Péninsule : Kuala Lumpur + îles Perhentian + Tioman. Bornéo : Sandakan + Mabul + Sipadan. Juillet 2006.

Sipadan : les sites de plongée.

La ruée vers Sipadan

Une douche et un nasi goreng plus tard, nous nous lançons dans la tournée des dive shops. Ils sont tous situés autour du Dragon Inn. Et c'est le rush pour les plongées à Sipadan! L'accès, payant (40 RM), est limité à 120 plongeurs par jour. Il y a des listes d'attente longues comme mon bras.
Les orangs-outans de Sepilok. Bornéo, Malaisie.

Les orangs-outans de Sepilok

A 14h, je me dirige vers le Sepilok Center de Sandakan, juste à côté de mon hôtel. Quelques touristes, mais l'endroit n'est pas gavé de monde. J'achète mon ticket, visionne le petit film écolo-pédagogique projeté dans une salle climatisée, et suis ensuite la passerelle en bois qui conduit, à travers la jungle, à la plateforme où les singes sont nourris.

Bornéo : arrivée à Sandakan

L'avion se pose à Sandakan. Me voici à Bornéo ! L'aéroport est minuscule. Je récupère vite mon sac, achète un coupon au comptoir des taxis à la sortie et pars directement à Sepilok, à quelques kilomètres de là, où se trouve le centre de réhabilitation des orangs-outans.
Johor Bahru. Malaisie.

Hôtel de luxe à Johor Bahru

Adieu Tioman ! Le speed-boat du matin me ramène à Mersing. Il y a un bus pour Johor Bahru, la ville frontière en face de Singapour, à 11h30. Deux heures de trajet environ. Le long de la route, des palmiers à huile partout. Je crois bien me souvenir que la Malaisie est le premier producteur mondial d'huile de palme, avec déforestation à la clé.

Sur la route de Tekek Village

Le chemin jusqu'à Tekek est jalonné de petites maisons, qui vont de la cahute branlante au chalet pimpant. Des cafés-restos-épiceries vendent sachets de noodles instantanées, fil de pêche et paquets de lessive, servent des assiettes de riz frit et des cafés frappés. Le long de la plage, de vieilles coques échouées. Atmosphère un brin mélancolique, à marée basse.
Air Batang Beach, aussi appelée ABC Beach. Tioman Island, Malaisie.

Tioman, l’île belle et sauvage

À l'approche de l'île de Tioman ou Pulau Tioman en malaisien, je sens que l'endroit va me plaire. C'est grand, immense ! Dans la brume maritime du petit matin, surgit un profil pentu, couvert d'une végétation dense et humide, où s'accrochent encore des lambeaux de nuages. Il y de la jungle partout, des montagnes, des plages encore point trop construites.

Redang, un petit goût de paradis

Très chouette expédition plongée à Redang, à environ une heure et demie de bateau des Perhentian. Là, la visibilité est exceptionnelle et les trois plongées que nous enquillons dans de vrais décors de cartes postales sont un régal. Des récifs dignes de Nemo, avec de spectaculaires bancs de poissons et une stupéfiante variété de coraux.
Tout au bout de Long Beach, un bungalow isolé sous les cocotiers. Perhentian Kecil. Malaisie.

Deux plages, des varans et quelques bières

Aux Matahari Chalets, on me donne malheureusement le bungalow situé juste à côté du restaurant. Ce qui signifie télé tonitruante du matin au soir en plus d'être constamment sous les yeux des clients qui vont et viennent... Le gars qui distribue les chalets m'en promet un autre pour le lendemain, des clients sont sur le départ. Bon.

Kota Bahru, la capitale du Kelantan

Je l'ai enfin prise, cette douche tant désirée ! Après quoi, il a fallu parer au plus pressé : changer de l'argent pour mon séjour à Perhentian Kecil, réserver la traversée. La question du bateau est réglée à la réception de l'hôtel, ils vendent les billets. Et l'on me promet un taxi pour le lendemain, à 8h, qui me conduira à Kuala Besut, d'où se fait l'embarquement.

Arrivée à Kota Bahru

Le train qui n'arrive jamais a donc fini par arriver, les chauffeurs de taxis se sont précipités sur la poignée de farangs qui en sont descendus avec leurs sacs à dos. Et nous sommes tous montés dans une nouvelle bétaillère spécialement affrétée pour nous faire franchir les quelques centaines de mètres séparant la gare du poste frontière.

Malaisie, le pays où l’on n’arrive jamais…

Le fameux train de nuit a fini par arriver à Songai Kolok, à la frontière. Avec pas mal de retard, pour une obscure histoire de panne de loco. C'est le gars préposé à mon wagon qui m'a renseignée, vu que je commencais à m'impatienter un peu, ce matin, vers 10h30, heure supposée de l'arrivée, devant l'interminable chapelet de gares dont aucune n'était Songai Kolok.
Thaïlande, juillet 2006. Le food-market de Chumphon, en fin d'après-midi.

Soupe de nouilles à Chumphon

Me voici débarquée à Chumphon (prononcer "tcheumpone") par le Lomprayah, le bateau-catamaran qui fait la liaison avec la péninsule thailandaise. Ensuite, navette-bétaillère avec empilage de bagages et de passagers sur la plate-forme arrière jusqu'au centre, où l'on m'a déposée avec les autres devant un café internet à quelques minutes à pied de la gare.
Une barge sur les récifs de Sipadan. Mai 2006. Photo: Alex Mustard.

Les fonds de Sipadan abîmés par une barge

Info dénichée sur Plongeur.com. Lire le descriptif complet en anglais ici. Pour résumer, une barge chargée de matériaux de construction a détruit une partie du récif de Sipadan... Le site mythique de Cousteau ! Un site dit « protégé » ! Exit la « pièce d'art inviolée »... Mais que faisait cette barge à Sipadan, où il est en principe interdit de construire?