Malaisie, le pays où l’on n’arrive jamais…

  Malaisie : péninsule et Bornéo - juillet 2006

Le fameux train de nuit a fini par arriver à Songai Kolok, à la frontière. Avec pas mal de retard, pour une obscure histoire de panne de loco. C’est le gars préposé à mon wagon qui m’a renseignée, vu que je commencais à m’impatienter un peu, ce matin, vers 10h30, heure supposée de l’arrivée, devant l’interminable chapelet de gares dont aucune n’était Songai Kolok.

« Songai Kolok ? No ! Two hours delay… Problem with locomotive. » Malaisie, le pays où l’on n’arrive jamais…

Vers 8h, sur le quai de la gare de Hat Yai, la grande ville du Sud de la Thaïlande. Il reste encore plus de quatre heures de trajet, jusqu’à Songai Kolok, la ville-frontière avec la Malaisie…

Charitable, je suis allée prévenir le petit couple de Norvégiens dans le wagon d’à côté. J’avais sympathisé avec eux la veille, sur le quai, en attendant le train. Eux aussi vont aux îles Perhentian.

Long, long trajet, donc. Au petit matin, tout le monde a émergé de derrière les petits rideaux bleus qui masquent les couchettes. J’ai alors découvert la tête des gens avec qui j’avais dormi. Ils avaient l’air un peu plus frais que moi… J’ai eu chaud, malgré le ventilo. Pas beaucoup de conversation, ensuite (dur, le barrage de la langue), mais des échanges de grands sourires qui compensent.

Mes voisines, deux jeunes femmes, ont illico acheté riz gluant et poulet pour le petit-déj’ aux vendeurs ambulants qui montent et descendent à chaque arrêt. Elles m’en proposent gentiment, mais non merci, sans facon… Dans la chaleur montante, avec l’air mal brassé par le ventilo, je ne me sens pas très en appétit. Je me contente d’un infame Nescafé à la place.

Quelques heures plus tard, quand j’ai appris qu’on ne serait pas à Songai Kolok avant midi et demi, j’ai bien regretté de n’avoir pas fait comme elles. D’autant que bien évidemment, il n’y avait plus un seul vendeur ambulant dans les parages.

La campagne défile. Les gares succèdent aux gares. Et moi je mijote dans mon jus, je rêve d’une douche. Ce ne sera pas pour tout de suite !

  Malaisie : péninsule et Bornéo - juillet 2006

  1. J’espère que ce n’est pas trop contraignant pour toi d’alimenter ton blog en nouvelles « fraîches ». Tu prends ça, non sans humour, comme des devoirs de vacances, mais justement…
    Où que tu sois et quoi que tu fasses, profite bien de ton temps libre, c’est une denrée si précieuse!

  2. Rennes par 34°C…
    20h10. La ville est déserte, assommée par la chaleur. Quelques hordes de supporters en bleu blanc rouge errent dans les rues à la recherche d’un écran géant pour suivre le match France Brésil. Tout le pays est en haleine. Tu détesterais…
    Bulle bien en Asie, loin de tout ça, Titbulle! Avec un peu de chance, personne ne parle du Mondial là où tu es. Quoiqu’avec Internet…

  3. En reponse au commentaire de Pascale : tu veux rire, tout le monde ici ne parle que de cela, du Mondial ! Les Malais adorent le foot. Dans l’avion de la Malaysian Airlines, a l’aller, le commandant de bord a meme fait une annonce speciale pour nous donner les derniers resultats Et quand on me demande d’ou je viens et que je dis que je suis francaise, tout le monde me parle de Zidane et y va de son commentaire sur les Bleus…

    Hier soir, sur l’ile de Perhentian Kecil, ou je suis, certains ont veille jusqu’a 3h du mat (decalage horaire oblige) pour voir le match. Et ce matin, des le petit dej, le gars du resto, me sachant francaise, etait tout content de m’annoncer le score. Non, je te dis, impossible d’y echapper, meme sur une ile a l’autre bout du monde !

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