Je croule sous les mails me demandant des infos pour plonger à Raja Ampat ! Alors, j’ai tout compilé dans un seul article. Mais attention, Raja Ampat se mérite…

Une région à préserver

Raja Ampat signifie « les Quatre Rois ». Composé d’une multitude d’îlots couverts de jungle, c’est un archipel situé dans l’extrême est de l’Indonésie, dans le « Triangle de Corail » de la zone Indo-Pacifique.

  Ci-dessus, le « viewpoint » spectaculaire sur les îlots de Fam, emblématique des paysages de Raja Ampat… On aperçoit Otto, mon super guide de plongée papou, et ma binôme Sarah.

La nature y est encore relativement préservée, car ces îles sont lointaines et isolées, encore pas trop connues (même si c’est de moins en moins vrai). L’archipel de Raja Ampat est exceptionnel, pour sa beauté et sa biodiversité, sur terre comme en mer.

Mais le développement touristique de la région s’accélère et a des conséquences néfastes sur l’environnement. Présenté comme une « destination de rêve » aux touristes que nous sommes, Raja Ampat est d’abord et avant tout un trésor naturel, qu’il faut préserver, protéger. Or chacune de nos visites a un impact sur cet écosystème unique et fragile…

L'archipel de Fam. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015)

L’archipel de Fam. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015)

Snorkeling dans les eaux turquoise de Raja Ampat, devant le Kri Eco Resort. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Snorkeling dans les eaux turquoise de Raja Ampat, devant le Kri Eco Resort. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Un peu de géographie

Vous avez du mal à situer Raja Ampat ? L’archipel fait partie de la Papouasie occidentale (appelée Papua Barat en indonésien). C’est là :

C'est où, Raja Ampat ?

Petit rappel historico-politique : la moitié ouest de l’île de Nouvelle-Guinée, autrefois colonisée par les Néerlandais, a été annexée par l’Indonésie en 1963. Les Indonésiens se sont comportés en envahisseurs et l’armée a commis des massacres. Un mouvement séparatiste papou continue de mener des actions et les autorités indonésiennes n’hésitent pas à réprimer brutalement toute manifestation, même pacifique. Je referme la parenthèse, mais quand on va là-bas en tant que touriste, il faut avoir conscience que la région est instable et pas tout à fait un « paradis » pour tout le monde…

La plupart des voyageurs accèdent à Raja Ampat via l’aéroport de Sorong, en face des îles. La ville compte environ 220 000 habitants, c’est un port minier et industriel, sans grand charme.

Sorong est située sur le « bec » de la pointe occidentale de la partie indonésienne de la Papouasie, joliment surnommée « Péninsule de la tête d’oiseau » (Bird’s Head Peninsula) en raison de sa forme.

La baie de Sorong, vue par le hublot de l'avion. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

La baie de Sorong, vue par le hublot de l’avion. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Au-dessus de l'eau mangroveuse de la baie de Sorong, de nombreuses maisons sur pilotis. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Au-dessus de l’eau mangroveuse de la baie de Sorong, de nombreuses maisons sur pilotis. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Sur Waigeo, la grande île au cœur de l’archipel de Raja Ampat, au large de Sorong, un second aéroport a été inauguré en mai 2012 à Wasai (lire aussi ici : Raja Ampat gets a new airport). En 2014-2015, il était apparemment possible de faire la traversée Sorong-Wasai par la voie des airs, via de petits coucous à hélices affrétés par la compagnie locale Susi Air. Je ne me suis pas renseignée, je ne sais pas si ces liaisons sont toujours d’actualité. Mais en 2016, on m’a rapporté que l’aéroport Marinda de Wasai n’était pas vraiment opérationnel et ne servait que rarement, lors de visites officielles… En revanche, l’aéroport de Sorong, lui, s’est métamorphosé : il a été complètement refait à neuf et agrandi !

Mise à jour – 19.12.2016 : Wings Air (filiale de Lion Air) doit lancer une nouvelle liaison Manado-Wasai à partir du 22 décembre 2016, selon cet article (en indonésien, passez-le à Google Translate pour saisir les grandes lignes) → Mulai 22 Desember, Wings Air Terbang ke Raja Ampat. L’aéroport Marinda de Wasai sera-t-il bientôt la nouvelle porte d’entrée pour Raja Ampat ? Cette idée me fait un peu frémir… 😱

L’archipel jusqu’à présent, était encore un peu à l’écart du tourisme dit « de masse ». Mais le nombre de visiteurs étrangers et indonésiens croît d’année en année. C’en est fini de la relative tranquillité et de la préservation de Raja Ampat, si l’aéroport de Wasai doit recevoir des avions directement depuis Manado (Sulawesi).

Je ne ne suis pas une agence de voyage

Je me permets un petit avertissement amical, avant d’aller plus loin : je reçois énormément de messages de la part de gens qui me prennent, à tort, pour une agence de voyage ou l’agent d’un tour-opérateur… Certains m’envoient même des demandes de réservation ! ! !  😯  C’est fou… Sachez donc que je blogue sur mes voyages et mes plongées (cliquez ici pour en savoir plus sur moi), mais que je ne vends rien et que je n’organise rien.

Je ne peux donc absolument pas répondre à la place des hôteliers, des tour-opérateurs, des structures de plongée : si vous avez un renseignement à demander sur leurs prix, leurs prestations, etc., demandez-leur directement en leur envoyant un e-mail, à eux !

Ayez aussi bien conscience que tout change très vite en Papouasie occidentale. La première publication de cet article date de 2013 et même si je m’efforce de le mettre à jour au fil des années qui passent (je l’ai encore actualisé plusieurs fois, courant 2016), les infos pratiques que je donne ici seront forcément incomplètes d’ici quelque temps.

Et puis prenez le temps de mener vos propres recherches… Nous vivons une époque formidable, où chacun a désormais accès à un outil gratuit, drôlement efficace, actualisé en temps réel, qui s’appelle Google. 😜

Des plongeurs à la rencontre d'un banc de barracudas au site Blue Magic, à Raja Ampat. (Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016.)

Des plongeurs à la rencontre d’un banc de barracudas au site Blue Magic, à Raja Ampat. (Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016.)

Mes voyages à Raja Ampat

Je n’ai donc pas la prétention d’offrir ici le guide « ultime » sur Raja Ampat… Comme je disais plus haut, les choses changent tellement vite, là-bas ! D’ici peu de temps, vu l’affluence croissante de plongeurs et de touristes, locaux et internationaux, rien ne sera plus tout à fait pareil. J’ai déjà observé des changements notables, entre mes premiers voyages de 2012 et le dernier en 2016… J’ai déjà publié pas mal d’articles. Vous pourrez toujours les retrouver ici, sur Petites Bulles d’Ailleurs, au bout de ces liens :

→ Voyage Raja Ampat + Bali : mars 2012

→ Voyage Alor + Raja Ampat : juillet 2012

→ Voyage Raja Ampat : janvier 2015

→ Croisière Banda + Raja Ampat : octobre-novembre 2015

→ Voyage Komodo + Raja Ampat : juillet 2016 

Un raie-manta passe juste au-dessus de ma tête, au site Blue Magic... (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015)

Une raie-manta passe juste au-dessus de ma tête, au site Blue Magic… (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015)

Quand aller à Raja Ampat ?

  • D’octobre à avril : c’est la période de la mousson du nord-ouest, saison parfois qualifiée de « sèche », mais en réalité, elle est « humide » aussi, en particulier en décembre et en janvier. On peut plonger toute l’année à Raja Ampat, mais entre octobre et avril, il y a moins de vent et de houle que pendant la mousson du sud-est (de mai à septembre). Il est donc plus facile de naviguer et c’est la haute saison touristique pour les croisières-plongée. C’est aussi la période où le plancton prolifère et où on a le plus de chance de rencontrer des raies mantas, en particulier les immenses raies océaniques, et de les voir former un incroyable ballet au célèbre site Manta Sandy (hélas, depuis 2015, on ne les y voit plus guère, le trop grand nombre de bateaux de croisière et de plongeurs les a fait fuir).
  • Bon à savoir pour mai-juin : comme c’est un peu la période creuse, certains resorts proposent des discounts sur leurs packages.
  • De mai à septembre : on est sous l’influence de la mousson du sud-est, parfois qualifiée de saison « humide » mais la différence n’est pas très marquée avec la saison dite « sèche ». La vraie différence entre les deux saisons vient du fait qu’entre mi-juin et mi-septembre il peut y avoir d’impressionnants coups de vent et que la mer peut alors être agitée… Si on est basé à terre dans l’archipel nord, ça ne pose pas trop de problème d’aller plonger sur des sites proches, mais les sorties sur des sites plus éloignés seront très dépendantes du temps et de la houle. C’est pour ça qu’il n’y a pas ou peu de croisières organisées pendant cette période, qui mérite donc plutôt le nom de « saison venteuse ». La partie sud de Raja Ampat (Misool) étant encore plus exposée aux vents que l’archipel nord, le magnifique Misool Eco Resort ferme d’ailleurs pendant l’été… Les raies-mantas se font plus rares, car il n’y a plus autant de plancton près de la surface, mais la visibilité sous l’eau m’a semblé globalement meilleure (allez voir la vidéo que j’ai faite ici en juillet 2016).
  • Alors, quand est-ce qu’il fait beau ? Quelle que soit la saison, le ciel alterne entre le grand soleil, le gris et les averses de façon à peu près égale, pour ce que j’ai pu en juger lors de mes différents séjours (en janvier, en mars, en juillet), que l’on soit sous l’influence de l’une ou l’autre mousson. Les averses sont souvent très localisées. Il n’est pas rare d’observer un gros nuage déverser des rideaux de pluie sur une île en face à quelques kilomètres de distance seulement, alors qu’il fait grand soleil sur l’île où l’on est, par exemple… La température de l’air est stable (25°C la nuit, 31°C le jour), celle de l’eau est constante, autour de 28°C. On est au niveau de l’équateur, donc, en gros, il fait toujours chaud et humide. Le climat est réellement « équatorial » toute l’année, sans grosse variation saisonnière, hormis le vent dont je parlais plus haut. Après, la météo n’est pas une science exacte non plus…
Panorama depuis la plage du Sorido Bay Resort, sur l'île de Kri. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016)

Juillet 2016. Sur l’île de Kri, grand ciel bleu… En face, de gros nuages gorgés de pluie… (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie)

Grand beau temps sur l'île de Kri ! Raja Ampat, Indonésie, mars 2012.

Grand beau temps sur l’île de Kri ! (Raja Ampat, Indonésie, mars 2012.)

Une averse soudaine vient tout embrumer... Raja Ampat, Indonésie, mars 2012.

Une autre jour, une averse soudaine vient tout embrumer… (Raja Ampat, Indonésie, mars 2012.)

Comment aller à Raja Ampat ?

ÉTAPE 1 : s’envoler pour l’Indonésie

Pour aller à Raja Ampat, il vous faudra d’abord organiser votre voyage jusqu’en Indonésie, ou bien jusqu’à un pays voisin disposant de liaisons pratiques pour l’Indonésie (Kuala Lumpur en Malaisie, ou bien Singapour, par exemple). Comptez 450€ à 800€ (selon promos, compagnies et saisons) pour un vol sec A/R Paris-Jakarta.

En Indonésie, Raja Ampat fait partie de la province désormais appelée Papua Barat (Papouasie occidentale), comme je l’expliquais plus haut, anciennement Irian Jaya (nom d’abord donné les Indonésiens). C’est loin, très loin, dans l’extrême est du pays. Le trajet ne peut absolument pas se faire d’une traite… Comptez donc au minimum deux jours de voyage (vols Paris-Jakarta, puis Jakarta-Sorong, puis traversée en bateau) pour rallier l’archipel depuis l’Europe.

Vive le hublot pour admirer la Papouasie d'en haut ! Vol Lion Air, juillet 2012.

Vive le hublot pour admirer la Papouasie d’en haut ! Vol Lion Air, juillet 2012.

ÉTAPE 2 : organiser le trajet jusqu’à Sorong

Sorong, en Papouasie occidentale, est la porte d’entrée pour l’archipel de Raja Ampat. Pour rallier Sorong depuis Jakarta, il y a plusieurs possibilités (j’ai mis les infos à jour en 2016) :

  • VOLS DIRECTS. Il existe désormais deux vols directs Jakarta-Sorong. Le premier (qui était auparavant la seule liaison sans escale) est opéré par Xpress Air. Le second est une nouvelle liaison lancée fin novembre 2015 par la compagnie Nam Air, filiale de Sriwijaya : je l’ai testée dans le sens Sorong-Jakarta en juillet 2016. Réservation faite sur leur site depuis la Bretagne avec ma carte bancaire française sans souci. Ensuite, que des bonnes surprises : surpoids de bagage gratuit pour les plongeurs ☺️ , départ pile à l’heure, vol sans encombre et service à bord très correct.
  • VOLS AVEC ESCALE. Toutes les autres compagnies opérant la liaison domestique Jakarta-Sorong font une escale sur l’île de Sulawesi, soit à Manado (la grande ville du Nord), soit à Makassar (la grande ville du Sud, appelée aussi Ujung Pandang).

Makassar et Manado sont les deux principaux « hubs » aériens pour Sorong. Ils sont faciles à rejoindre depuis l’Indonésie en vols domestiques, que ce soit depuis la capitale Jakarta donc, ou bien depuis Bali (aéroport de Denpasar). Mais également depuis les hubs aériens des pays voisins : par exemple Kuala Lumpur en Malaisie, ou bien encore Singapour. Enfin, en Indonésie, il y a aussi des vols pour Sorong depuis Ambon, pour ceux qui passeraient par les Moluques.

Je vous mets ci-dessus une carte récupérée sur le site du resort Papua Paradise, qui résume bien les trajets possibles jusqu'à Sorong via Manado ou Makassar (cliquez pour l'agrandir).

Ci-dessus, une carte récupérée sur le site du resort Papua Paradise, qui résume bien les trajets possibles jusqu’à Sorong via Manado ou Makassar (cliquez pour l’agrandir).

Comment trouver les vols intérieurs ?

Je vous mets ci-dessous les liens vers les sites des différentes compagnies aériennes, où on peut vérifier les horaires, les disponibilités et réserver son billet en ligne avec une carte bancaire, y compris depuis la France (ce qui n’était pas toujours possible il y a quelques années). Je les ai tous testés au moins une fois avec succès (il n’y a que celui d’Xpress Air que je n’ai pas encore tenté, mais leur site a l’air d’être opérationnel).

  • Vol Jakarta-Sorong direct : les deux seules liaisons sans escale sont opérées par Xpress Air et Nam Air / Sriwijaya Air.
  • Vol Jakarta-Sorong avec escale : la Garuda et Lion Air proposent des liaisons, il y a un stop à Manado ou Makassar généralement, parfois Ambon ou autre… Sriwijaya Air propose aussi (outre sa nouvelle liaison directe sur Nam Air) des vols avec escale.
  • Vols pour Makassar ou pour Manado : au départ de Jakarta, Bali-Denpasar, Kuala Lumpur, Singapour : on trouve plein de possibilités sur les sites des compagnies Air AsiaGarudaSriwijaya AirLion AirSilk Air (filiale de Singapore Airlines), etc.
  • Vols Manado-Sorong : la Garuda a désormais une liaison, qui s’ajoute à celles de Lion Air (ou sa filiale Wings) et Xpress Air, pour autant que je sache. Il y en a sûrement d’autres (comme par exemple la Merpati, que je vous conseille plutôt d’éviter : non seulement leurs avions craignent plus que les autres, question sécurité, mais ils ont le chic pour toujours retarder voire annuler leurs vols).
  • Vols Makassar-Sorong : j’ai pour ma part déjà volé avec Sriwijaya Air et avec Garuda… Il y a peut-être d’autres compagnies qui font la liaison. Renseignez-vous auprès des gens qui tiennent hôtels et resorts à Raja Ampat.
Un avion de la Garuda, sur le tarmac de l'aéroport de Makassar. (Sulawesi, Indonésie, janvier 2015)

Un avion de la Garuda, sur le tarmac de l’aéroport de Makassar. (Sulawesi, Indonésie, janvier 2015)

⚠️ Attention, il y a souvent des changements dans les horaires et les liaisons des vols intérieurs. À l’époque où j’ai publié ce post, la compagnie Batavia Air a fait faillite (j’ai dû m’asseoir sur mon billet et trouver un autre vol) et la compagnie Xpress Air a annulé beaucoup de ses vols (mais elle a, depuis, repris ses liaisons régulières)… Vérifiez toujours avant le départ si vous le pouvez que les horaires sont bien restés les mêmes (il m’est arrivé une fois d’avoir un décollage AVANCÉ d’une heure !). Sachez aussi que des retards d’une à deux heures sont souvent la norme en Indonésie.

⚠️ Source de confusion pour beaucoup de voyageurs : Makassar est souvent désignée par son autre nom, Ujung Pandang, sur les sites de réservation en ligne. Pensez-y quand vous faites vos recherches…

⚠️ Notez qu’il vous faudra peut-être prévoir une nuit à Makassar ou à Manado. Pour ma part, lors de mes deux voyages de 2012, j’ai fait la liaison Makassar-Sorong avec la compagnie Sriwijaya Air, mais j’ai été contrainte de passer la soirée précédant le départ à Makassar. Impossible de faire le trajet d’une traite, les horaires de mes avions ne collaient pas. Bon à savoir : il y a un Ibis Budget dans l’aéroport de Makassar, pour grapiller quelques heures de sommeil, avant le décollage à l’aube de la plupart des vols pour Sorong.

⚠️ Si vous ne vous sentez pas de réserver vous-même les vols intérieurs, ou si le site web de la compagnie aérienne qui vous intéresse n’est pas accessible pour une raison mystérieuse, ou s’il n’y a pas moyen de payer en ligne par carte bancaire depuis la France – il y a parfois des bugs ou des problèmes de sécurité sur les sites indonésiens – vous pouvez toujours demander à l’hôtel ou à la structure de plongée qui vous accueillera de s’occuper de réserver les vols intérieurs pour vous ou de vous communiquer le contact d’un agent local. Vous trouverez plus bas des liens vers les resorts à plongeurs de Raja Ampat. Ils ont tous une page explicative « How to get there » indiquant les vols pour Sorong et les trajets possibles pour organiser votre voyage.

N’oubliez pas le droit d’entrée

Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée pour visiter le parc maritime naturel de Raja Ampat. Il est valable un an de date à date, désormais. On vous donne un badge en plastique à accrocher à la stab pour les plongeurs.

Raja Ampat fee entrance tag (2012).Ce « fee » était de 500 000 Roupies indonésiennes (environ 50 dollars US) lors de mon tout premier passage en mars 2012. Puis annonce a été faite que le tarif allait doubler, à partir de septembre 2012, ce qui devait donc le faire passer à  1 million de roupies (environ 100 USD). Début 2013 il était toujours à 500 000 Rp, suscitant moult débats sur les forums de voyage et de plongée. Pour finir, le nouveau tarif est entré en vigueur le 1er février 2015…

Le permis s’élève donc bien, désormais, à 1 million de roupies. Les structures de plongée l’achètent à l’avance pour leurs clients. Sinon, pour les voyageurs indépendants, le badge peut être délivré au petit office de tourisme situé dans le hall de l’hôtel Je Meridien, quasiment en face de l’aéroport.

Pour en savoir plus sur ce droit d’entrée, destiné à financer les actions de conservation dans la zone maritime protégée, c’est expliqué (en anglais) au bout de ce lien (pas du tout à jour, puisque le tarif indiqué est toujours de 500 000 roupies) :

Dive Raja Ampat

Les resorts de plongée

Si on veut plonger dans de bonnes conditions de confort et de sécurité, en étant basé à terre (je parle ici de plongée-bouteille, pas de sorties palmes-masque-tuba appelées PMT en français ou « snorkeling » en anglais, qui peuvent quasiment se pratiquer partout), il est préférable de s’adresser à l’un des resorts de plongée du coin.

C’est l’option qui a ma préférence : d’une part, les guides des resorts connaissent souvent bien mieux les sites que ceux des croisières. D’autre part, les structures basées sur place sont généralement plus impliquées dans les programmes de conservation et plus concernées par la protection de la zone que les opérateurs de croisière, qui, eux, ne font que passer…

Plongée à Raja Ampat. Papouasie, Indonésie, juillet 2012.

Il est temps de s’équiper pour aller plonger ! (Raja Ampat, juillet 2012.)

Papua Diving team. Raja Ampat. Papouasie, Indonésie, juillet 2012.

Les guides de Papua-Diving. (Raja Ampat, juillet 2012.)

Attention, les resorts de plongée ne sont pas bon marché et de manière générale, les prix pratiqués à Raja Ampat pour les prestations touristiques n’ont rien à voir avec le reste de l’Indonésie. Du coup, de nombreux touristes limités par leur budget choisissent de plonger avec les « homestays », ces hébergements simples et bon marché tenus par des locaux (souvent de simples paillotes avec un matelas et une moustiquaire). Ils sont de plus en plus nombreux à proposer de la plongée-bouteille dans leurs activités, mais sans forcément avoir ni les autorisations ni les compétences ni du matériel en bon état. Les resorts de plongée, eux, disposent en principe d’équipements et de compresseurs entretenus, de guides formés, de bateaux adaptés…

Je ne saurais donc trop vous recommander la prudence, si vous décidez de plonger avec un homestay. Mieux vaut venir avec son propre équipement, vérifier l’état du compresseur et surtout être un plongeur autonome, voire aguerri, ayant l’expérience des courants. Si vous lisez l’anglais, je vous invite à lire les avertissements à ce sujet sur le site StayRajaAmpat, qui vont dans le même sens :

→ Diving with Raja Ampat homestays

En alternative aux resorts, il y a la petite structure de plongée située sur l’île d’Arborek, que je n’ai pas testée, mais qui a bonne réputation (et qui participe à des programmes de conservation).

En tant que plongeuse photographe, j’ai pour ma part adoré le confort et le cadre du Sorido Bay Resort, où je suis allée deux fois en 2012 et où je suis retournée par la suite. Comme le Kri Eco Resort voisin (plus abordable), il est idéalement situé sur l’île de Kri, dans le détroit de Dampier, où sont concentrés les meilleurs sites. Ces deux resorts appartiennent à l’opérateur Papua Diving et ont été créés par le pionnier de la plongée à Raja Ampat, le Néerlandais Max Ammer.

Ma sœur, qui n’est pourtant pas plongeuse, a, elle, testé Raja4Divers et elle a adoré. Marc et Isa, un couple de plongeurs baroudeurs, ont testé en avant-première le Raja Ampat Dive Lodge en 2009 et ils ont beaucoup aimé. Anne-Sophie et Marco, un autre couple de voyageurs, ont quant à eux été enchantés de leur séjour à Papua Explorers

Voici la liste des resorts de plongée qui existent, à ma connaissance et à ce jour :

Les croisières plongée

C’est une option intéressante pour découvrir une plus grande variété de sites et d’îles. Mais la qualité des plongées peut s’en ressentir : les guides sur les bateaux ne connaissent pas toujours aussi bien les sites que ceux qui sont à l’année dans les resorts… Il y a de plus en plus d’opérateurs, de plus en plus de choix, des croisières courtes (seulement le Nord de l’archipel) et des croisières longues (incluant le Sud vers Misool).

Il faut aussi avoir conscience que la multiplication des croisières plongée, depuis quelques années, avec affluence de bateaux et de plongeurs sur les mêmes sites, a un impact sur le corail et la faune, et commence à devenir problématique. Lors de mon dernier passage à Raja Ampat en juillet 2016, un projet de quotas, pour limiter le nombre de bateaux présents en même temps dans les différentes zones protégées, était à l’étude.

Croisière plongée à Raja Ampat avec le Black Manta, en mars 2012.

Croisière plongée à Raja Ampat avec le Black Manta, en mars 2012.

Comme je disais plus haut, les croisières-plongées sont plutôt organisées pendant notre période hivernale (entre octobre-novembre et mars-avril).

En mars 2012, j’avais fait une courte croisière dans l’archipel nord avec le bateau Black Manta, de la compagnie White Manta Diving, que j’avais trouvé très bien à l’époque. C’était un Français, l’adorable et très compétent Cédric Lesénéchal, qui était le cruise leader.

  • Vous pouvez utiliser le site Premier Liveaboard Diving pour repérer les bateaux qui opèrent à Raja Ampat (et ailleurs). Il est tenu par Jez Tryner, un photographe sub installé à Bali, qui joue les intermédiaires avec les opérateurs. Je ne le connais pas personnellement, mais j’ai utilisé ses services et j’en ai été très contente. On a échangé par e-mail pour régler tout un tas de détails, il est très réactif, très sympa. Il propose souvent des promos. Sinon, dans le même style, il y a ce site-là qui est pas mal fichu aussi pour repérer les disponibilités : Liveaboard.com
  • Si vous n’êtes pas à l’aise en anglais et préférez vous adresser à un intermédiaire français, il y a des offres de croisières sur les sites Dazzle Dive et Asiaqua. J’imagine aussi que la plupart des gros tours-opérateurs français de plongée bien connus ont également des croisières à Raja Ampat dans leurs catalogues, je vous laisse trouver ça par vous-même.
  • Enfin, dans la catégorie « rêve », il y a le magnifique et luxueux Waow, le bien-nommé… En novembre-octobre 2015, j’ai eu la chance de pouvoir profiter d’une fabuleuse croisière plongée à bord du Waow, des Moluques du Centre jusqu’à Raja Ampat (départ d’Ambon, arrivée à Sorong).
Coucher de soleil sur le Waow, toutes voiles dehors. (Raja Ampat, novembre 2015.)

Coucher de soleil sur le Waow, toutes voiles dehors. (Raja Ampat, novembre 2015.)

Hôtels à Sorong

À Sorong même, il n’y a pas quantité d’hôtels. Le plus connu est le Je Meridien qui n’a rien à voir avec la chaîne qui porte presque le même nom. C’est là qu’on vient chercher son « tag » pour le droit d’entrée. D’autres hôtels à Sorong sont listés au bout de ce lien (en bas de page) :
Where-What-How Raja Ampat

Depuis que j’ai publié ce post, les sites bien connus Tripadvisor, Agoda, Booking, ont étoffé leurs pages sur les options d’hébergement à Sorong. Il n’y a pas un choix démentiel, mais la plupart des voyageurs n’y passent qu’une nuit, à l’arrivée et/ou au retour. Parmi les plus confortables, citons le Belagri, le Royal Mamberamo, le Swiss-Belhotel.

Hébergements bon marché : les homestays

Dans les îles de l’archipel, on trouve désormais quantité de « homestays » comme je le signalais plus haut. Ce ne sont pas tout à fait des logements chez l’habitant comme le laisse à penser l’expression, mais des hébergements pour les touristes construits par les locaux.

Le plus souvent, ce sont de simples huttes en bois et feuille de palme, à la mode locale, au confort très rustique : un matelas par terre, une moustiquaire, des sanitaires à partager. Il est possible aussi de loger dans certains villages, comme celui de l’île d’Arborek (près du site des raies-mantas).

Pour ces hébergements très simples, les tarifs sont de l’ordre de 500 000 Rp par jour (une cinquantaine de dollars) voire plus, en « fullboard » c’est-à-dire avec trois repas inclus par personne.

Il est assez compliqué de réserver à l’avance ou de contacter les gens par internet (rares sont les connexions à Raja Ampat, en-dehors des resorts). Mais une fois à Sorong, on peut facilement se renseigner et réussir à contacter les gens sur place, via notamment le petit office de tourisme au Je Meridien ou par SMS. C’est une option sympa pour les voyageurs à petit budget, qui permet de favoriser la population locale et de rencontrer les habitants de Raja Ampat.

Je vous mets ci-dessous quelques liens utiles (j’édite régulièrement la liste, au fur et à mesure que je trouve de nouvelles infos sur le web) :

Kayak et nature

Enfin, pour les vrais amateurs d’aventure en pleine nature, je vous invite à découvrir le très chouette projet Kayak4Conservation.

(Photo : Kayak For Conservation)

(Photo : Kayak4Conservation / RARCC)

(Photo : Kayak4Conservation / RARCC)

(Photo : Kayak4Conservation / RARCC)

Soutenu par le Raja Ampat Research and Conservation Center (RARCC), ce programme vise à aider la population locale, en organisant des circuits en kayak pour les touristes un peu aventuriers.

On loue un kayak et on se débrouille pour rallier, à coups de pagaie, grâce à des itinéraires pré-établis sur une carte, des plages où on peut camper ou des homestays rudimentaires, installés pour certains dans des endroits fabuleux au cœur de l’archipel, loin de tout…

Se déplacer dans l’archipel

C’est compliqué. Il n’y a pas de liaisons régulières entre les différentes îles, hormis le ferry Sorong-Waisai qui permet de rejoindre la grande île de Waigeo.

J’imagine qu’on peut, depuis Sorong, chartériser son propre bateau pour une journée ou plus, mais il faut, je pense, être un peu débrouillard, doué en négociation et savoir précisément ce que l’on souhaite. Le gazole est cher, louer un bateau avec un gars pour naviguer est très cher. Sinon, la plupart des homestays proposent des sorties en bateau à la journée, les tarifs varient selon la distance.

Près de l'île de Mioskon. Raja Ampat, juillet 2012.

Près de l’île de Mioskon. Raja Ampat, juillet 2012.

Le bateau de Papua Diving approche de l'île de Kri. (Raja Ampat, juillet 2016)

Le bateau de Papua Diving approche de l’île de Kri. Raja Ampat, juillet 2016.

Les îles ont l’air proches les unes des autres, sur la carte, mais en réalité, la navigation prend du temps. Les bateaux locaux sont lents, et même les speed-boats des resorts ne sont pas toujours si « speed » que ça. Il suffit que la mer se forme un peu ou qu’un moteur tombe en panne pour doubler le temps de trajet. Ainsi, la traversée entre Sorong et Kri Island (où se trouvent les resorts Kri Eco et Sorido de Papua-Diving), peut varier de 1 heure 30 à plus de 3 heures…

Encore plus, peut-être, que dans le reste de l’Indonésie, il faut ici apprivoiser la notion de « jam karet » (temps élastique) !

Les plongées à ne pas manquer

  • Mon top 5 des sites de Raja Ampat nord : Blue Magic, Sardine, Cape Kri, Otdima, The Passage.
  • D’autres sites que j’aime beaucoup : Manta Sandy (quand il y avait des raies mantas), Sorido Wall, Five Rocks, Mike’s Point, Mioskon, Citrus Ridge

Mais il y a plein plein d’autres spots de plongées magnifiques ! Et je ne connais pas très bien la région de Misool, dans le sud…

→ Tous les articles sur mes plongées à Raja Ampat : un clic ici !

Exubérance de vie et de couleurs à Sardine Reef. (Raja Ampat, juillet 2016)

Exubérance de vie et de couleurs à Sardine Reef. (Raja Ampat, juillet 2016)

De façon générale, tous les sites, même ceux qui sont considérés comme les moins spectaculaires, réservent leur lot de surprises à Raja Ampat.

Il y a toujours un requin-tapis (wobbegong) planqué dans un coin, un hippocampe-pygmée blotti dans une gorgone, un banc de perroquets à bosse en goguette, une manta océanique qui déboule dans le bleu, un tourbillon de barracudas ou un banc de carangues qui surgit dans le courant…

Et puis il y a cette profusion permanente, hallucinante, unique, de poiscaille incroyablement variée, que je désigne par flemme sous l’expression « faune tropicale habituelle » dans mes carnets. Le corail est à l’avenant : exubérant, splendide, spectaculaire. Impossible de se lasser dans un endroit pareil.

On est au cœur du triangle de corail,  c’est l’épicentre de la biodiversité marine dans la zone indo-pacifique. Ce sont, de loin, les fonds sous-marins les plus beaux, les plus extraordinaires qu’il m’ait été donné de voir de toute ma vie de plongeuse. Vraiment. Je ne dis pas ça en l’air et je place Raja Ampat au sommet de mon petit top personnel des sites de la zone Indo-Pacifique, devant Komodo et Sipadan ! ! !

Banc de vivaneaux, au site de Mioskon à Raja Ampat. (Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016.)

Banc de vivaneaux, au site de Mioskon à Raja Ampat. (Papouasie occidentale, Indonésie, juillet 2016.)

Gaterins. Otdima, Raja Ampat. Indonésie, juillet 2012.

Gaterins au site d’Otdima. Raja Ampat, Indonésie, juillet 2012.

Une nature menacée

En 2012, après un premier séjour à Raja Ampat en mars, j’y suis retournée en juillet. Ensuite, j’ai récidivé en 2015 et 2016… Même enthousiasme et même éblouissement !

Pourtant les choses commencent (hélas) à changer : les raies mantas, dérangées par les bateaux et les plongeurs, se font désormais rares au site de Manta Sandy. Des plages auparavant vierges sont jonchées de cocotiers coupés pour faire place à de nouveaux homestays et resorts. Les chiens et chats apportés sur certaines plages isolées par les propriétaires de homestays sont un désastre pour la faune sauvage environnante. Et à présent, on voit des speed-boats déposer quotidiennement des groupes de touristes sur le banc de sable à la pointe de l’île de Kri pour des pique-niques ou le coucher du soleil…

Je continue à prendre des photos sous l’eau, pour montrer la beauté des fonds sous-marins, partager ce qui m’émerveille mais aussi ce qui m’inquiète. L’écosystème de Raja Ampat est fragile et menacé, entre autres, par nos visites touristiques. Des organisations de protection de l’environnement et des initiatives locales s’efforcent d’accompagner le développement de Raja Ampat, en soutenant l’éco-tourisme et des programmes de conservation impliquant la population papoue… Quelques liens (en anglais) pour en savoir plus :

→ Raja Ampat Research & Conservation Center (RARCC)
→ Misool Conservation Center
→ Raja Ampat conservation programs (on StayRajaAmpat)
→ Conservation International
→ The Nature Conservancy
→ WWF at Raja Ampat
→ Barefoot Conservation
→ Kalabia Education for Conservation

Le récif grouille de vie. Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015.

Les récifs de Raja Ampat grouillent de vie. Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015.

Banc de carangues à Blue Magic. Raja Ampat, Papouasie Occidentale, Indonésie, janvier 2015.

Banc de carangues à Blue Magic. Raja Ampat, Papouasie Occidentale, Indonésie, janvier 2015.

Manta à Blue Magic. Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie. Janvier 2015.

Raie manta à Blue Magic. (Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie. Janvier 2015.)

Des livres sur la plongée à Raja Ampat

Pour les plongeurs, trois bouquins à vous recommander, en anglais :

  • Diving Indonesia’s Bird’s Head Seascape. Par Burt Jones & Maurine Shimlock. La Bible sur le sujet. J’ai trouvé des exemplaires à la librairie de l’aéroport de Bali. Sinon, les resorts le vendent. Très complet, non seulement pour la partie centrale de Raja Ampat (Dampier Strait), mais aussi pour toutes les autres îles, moins visitées, vers le Nord, qu’on fait plutôt en croisière, ainsi que pour Misool au sud, Cenderawasih Bay et Triton Bay.
  • Diving Indonesia’s Raja Ampat. Par Burt Jones & Maurine Shimlock. C’est la version courte et allégée du premier.
  • Underwater Paradise : a diving guide to Raja Ampat. Par Ricard Buxo. Une version light là aussi, pour une première approche de Raja Ampat.
Trois livres sur la plongée à Raja Ampat.

Trois livres sur la plongée à Raja Ampat.

Conclusion

  • Je n’ai donc pas de recommandation pour « des adresses pas chères », je n’ai pas non plus de « bons plans » pour un logement sur une île déserte ou une plage de rêve, ni de « recette » pour ne pas dépenser un rond à Raja Ampat. Il y a des îles désertes, mais vraiment désertes, avec juste des oiseaux, des couscous, la jungle et les moustiques, partout dans l’archipel. Songez plutôt à préserver cette nature extraordinaire…
  • Je vis à Rennes, en Bretagne, et je ne connais donc pas par cœur les horaires des avions indonésiens, ni celui du ferry, et je ne sais pas non plus combien ça coûte exactement de loger dans tel ou tel endroit. Le mieux, c’est de contacter des hôtels et resorts à Raja Ampat, ils sont toujours assez bien au courant de ces choses-là… Sinon, vous aviserez sur place.
  • Côté prévisions climatiques, je suis bien incapable de savoir s’il fera beau précisément du 28 février au 12 mars. Ou s’il pleuvra beaucoup ou juste un peu du 10 au 22 décembre.  Je maîtrise assez bien le climat humide (breton ou tropical), mais je ne suis pas météorologue ni Madame Irma.
  • Oui, il y a des moustiques à Raja Ampat – pas plus qu’ailleurs sous ces latitudes – et ils peuvent transmettre le paludisme. Mais je ne peux pas décider à votre place si vous devez prendre un traitement préventif ou pas. Je ne suis pas médecin et c’est à chacun de prendre ses responsabilités vis-à-vis de sa santé.

Si après ça, vous avez toujours envie de découvrir Raja Ampat, parce que vous aimez la nature plutôt sauvage et préservée, les voyages plutôt lents et lointains, les îles plutôt perdues et isolées, la poiscaille plutôt tropicale et abondante, et que vous pouvez vous permettre un cassage de tirelire, n’hésitez pas : vous en reviendrez ébloui…

Le ponton du Sorido Bay Resort et son trou bleu au milieu du corail. Raja Ampat, Papouasie occidentale, Indonésie, janvier 2015.

Le ponton du Sorido Bay Resort.

  Indonésie : Komodo + Raja Ampat - juillet 2016
  Indonésie : Banda + Raja Ampat - octobre 2015
  Indonésie : Raja Ampat - janvier 2015
  Indonésie : Alor + Raja Ampat - juillet 2012
  Indonésie : Raja Ampat + Bali - mars 2012

129 commentaires

  1. Franck

    Bonjour Corinne,
    Un grand merci pour les informations sur Raja Ampat, je cherchais une destination  » de rêve », ton blog m’a vraiment donné envie d’y aller et c’était effectivement le rêve.
    J’ai effectué pour ma part une croisiére de 13 jours fin décembre 2015 à bord de l’Ambai ,me permettant de plonger à Misool, Fam, Wayag et Dampier.
    J’ai nettement préféré les plongées sur Misool de par la variété et la profusion de coraux mous ( en plus du reste bien sûr ) mais Blue Magic, Miokson, Sardine Reef et Arborek c’était vraiment aussi au top.
    Il y aussi un peu de monde, en toute relativité, autour des sites de Kri, Gam, alors qu’à Misool on est trés tranquille.
    Une seule envie…. y retourner !
    Franck

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  2. Alexandra

    Merci Corinne pour ton retour complet et fiable!
    Les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais l’archipel des Raja Ampat est incontestablement un paradis terrestre et subaquatique. Je pars demain, oui demain pour Sulawesi, en espérant me greffer sur une compagnie qui fera une croisière vers les Raja Ampat!
    J’attends d’ores et déjà les retours des compagnies que tu as sité en espérant trouver une croisière qui parte dans mon programme ( je suis large, je cherche pour le mois de mars ). Je ferais un retour complet sur ton blog ( si tu me le permet biensur ) en commentaires pour que d’autres voyageurs puissent aussi en profiter ( ainsi que sur mon blog « des yeux sur le monde » meme si j’ai six mois de retard dans la parution de mes articles ).
    Encore merci à tous pour vos retours et merci à toi Corinne de nous faire partager ta passion.

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    • Alexandra

      Après 16 mois sur les routes du monde, j’espère encore et toujours m’émerveiller plus! Raja ampat ne peut que tenir ses promesses en matière d’émerveillement! Je fais confiance en la vie pour le reste ✌️!!

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  3. Ben

    Bonjour Corinne,

    Nous partons dans 6 semaines sur kri island…j’ai trop hate !

    Petite question sécurité : As-tu eu l’occasion de croiser des serpents ou des araignées venimeux sur place ?

    Est-il « safe » de se balader sur l’île sans guide selon toi ?

    Merci pour ces infos et bon voyage !

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    • Corinne Bourbeillon

      @Ben : je ne sais pas quels sont les serpents et araignées présents sur l’île… L’île est presque entièrement couverte de jungle, on ne peut pas vraiment s’y « balader » (mieux vaut un guide, je suppose, pour s’enfoncer dans la jungle)… On peut seulement longer les plages où sont les deux resorts de Papua Diving et quelques homestays.

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  4. LE ROUX Christophe

    Isabelle et Christophe de Neuchâtel en Suisse. Christophe originaire de Lorient. Bravo pour ton blog!superbe.
    Nous partons pour RA le 16 janvier. Trois semaines de croisière avec Tirawa. Petit bateau. Nous nous réjouissons et tes images nous ont fait déjà rêver.
    Kenavo.

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  5. Margaux Houis

    Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article, j’aurais voulu savoir combien de fois vous aviez pu plonger avec les resorts ? vous aviez eu un nombre limité ou autant que vous vouliez?

    Merci

    Margaux

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    • Corinne Bourbeillon

      @Margaux : je ne suis pas allée dans « les » resorts, mais seulement au Sorido Bay Resort de Papua-Diving. Y étant retournée plusieurs fois, je plonge désormais « à la carte »., en général je fais 2 à 3 plongées par jour..

      Dans la plupart des resorts, on peut opter pour différents forfaits, généralement : un forfait sans plongées, un forfait à 2 ou bien 3 plongées par jour, ou encore un forfait plongées illimitées par jour…

      Parcourez les sites des resorts qui vous intéressent pour voir ce qu’ils proposent comme formules, ou si ce n’est pas indiqué, écrivez-leur pour savoir ce qui est possible.

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  6. Lorenz

    Bonjour,

    Oui Raja Ampat n est pas vraiment pour les backpackers ce qui permet un tourisme moins de masse qu a Bali.

    J ai prefere passer via une agence pas plus tard que la semaine derniere afin d eviter les tracas taxi, transfert et chercher un homestay sur place parmi les 1500 iles ! Sachant que les deplacements ne sont que par bateau

    Les plongees coutent environ 37 euros pour 2 plongees sous marine sur 2 differents spots. . Snorkeling gratuit

    Raja Ampat se merite

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  7. Jacques

    Merci pour toutes les informations fournies.

    Je suis passionné de coraux dur SPS et j ai un recif corallien sur Paris (si si ça se fait).

    As tu des spots de plongées à me recommander pour trouver des jolis coraux dur (acroporas).?
    Est ce que cette région est touchée par le rechauffement?

    Merci d’avance

    Répondre
  8. Jacquemin

    Bonjour
    Et bravo pour tous vos superbe commentaire
    Si nous voulons faire une croisière sur voilier mais pas de plongé est ce possible

    Répondre
    • Gerard

      Le shakti fait des croisières plongées et des croisieres snorkeling mais il ne prend plus que des groupes, helas pour moi . Dave est tres pro. J ai fait des plongees magiques.

      Répondre
  9. Jacques

    Bonjour Corinne

    Merci pour ton blog tres instructif.

    Je suis passionné de coraux durs (acropora) aurais tu quelques conseils croisieres ou séjour, des noms de spot réputés?…

    Merci

    Répondre

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