C’est là :
Et c’est là que je serai bientôt, très bientôt… Dans 23 jours ! Je ne connais pas grand-chose des Philippines. Je n’y ai jamais mis les pieds. En ce moment, je fouine sur le web, pour piocher des infos.
Petit-avant goût des Philippines, au salon de la plongée, à Paris, où je suis allée faire un tour ce week-end. Au milieu du salon, stand immense et groupe de musiciens: les Philippines sont la destination “invitée d’honneur” de cette 10e édition. J’y ai ramassé brochures et documentations diverses.
Premiere etape de mon periple philippin: la pointe sud de l’ile de Leyte. Pour des plongees a Sogod Bay, dans l’espoir de croiser la route d’un requin-baleine… Les rares touristes presents dans le coin sont la pour ca, eux aussi. La baie de Sogod est connue pour etre frequentee par ces gentils geants des mers.
Ce qu’il y a de bien, aux Philippines, c’est qu’on y trouve du chorizo… Autre heritage de la colonisation espagnole! Mais je n’ai pas encore goute ce chorizo philippin. La boutique ou j’ai pris la photo etait fermee quand je suis passee. J’ai aussi repere, dans le resto-bar-epicerie-karaoke a cote de la ou j’habite, du riz au chorizo au menu.
Le contraste entre Padre Burgos (Leyte) et Alona Beach (Panglao-Bohol) est violent. Je ne vais finalement passer qu’une nuit sur place. Je ne vois pas l’intérêt de rester au milieu de cette faune touristique, dans des hotels bondes et hors de prix.
En quittant Leyte, je savais bien que je risquais de trouver la foule en arrivant, mais j’étais loin de me douter que ce serait à ce point.
J’ai rudement bien fait de partir pour Siquijor sans attendre. A l’arrivee, je trouve une plage quasi deserte, la belle Sandugan Beach.
Jeril m’embarque donc le matin depuis Alona, comme convenu, sur sa bangka. Tarif: 1200 pisos (18€). Outre ma petite personne, il y a une jeune Allemande et son copain philippin, Sarah et Sunny, le capitaine du bateau, et un autre gars qui est la pour aider aux manœuvres.
Je n’ai pas beaucoup ecrit depuis Leyte, par ou j’ai commence mon voyage, faute de connexion internet digne de ce nom. Ici, a Larena, le port de Siquijor, il y a un centre internet relativement “high speed” qui me va me permettre d’envoyer plus de photos. Voici donc quelques images ramenees des recifs de Sogod Bay.
Allez, un petit article rien que pour vous aider a voir le minuscule et tres timide hippocampe-pygmee, puisque vous etes plusieurs a ne pas avoir reussi a le trouver. Il vit planque dans les gorgones, dont il imite l’apparence et la couleur, avec de petites bosses rose-mauve pour mieux tromper ses predateurs et… les photographes sous-marins!
Les Philippins ont une maniere bien a eux de vous saluer. Pour signaler qu’ils vous ont vu, remarque, apercu, pour dire bonjour vite fait en passant, au lieu d’un petit signe de tete, ou d’un sourire comme en Thaïlande, ils haussent les sourcils.
C’est un petit salut rapide et informel, souvent suivi d’un sourire et de l’inevitable «Hello!» ou «Hi!» pour l’etranger(e) de passage. C’est aussi la façon locale de répondre oui.
J’ai refait une petite balade a moto avant-hier, apres une plongee du matin avortee: fuite dans ma jauge d’air, je suis restee sur le bateau… J’ai cette fois explore la partie ouest de l’ile, jusqu’au village de Lazi, tout au sud. On y trouve une eglise immense, l’eglise San Antonio de Padua, juste en face d’une vaste batisse en bois, qui se trouve etre le plus ancien couvent des Philippines.
Je plonge et replonge chaque jour… Hier, notre guide, Neal, nous a emmene decouvrir les fonds de Salagdoong Beach, plage que j’avais deja explore, cote “terrestre” lors de ma viree a moto de la semaine derniere. La plongee se fait le long d’un petit tombant en pente douce, ou alternent bosquets de corail et passages sablonneux.
C’est a Siquijor que j’ai eu la joie de photographier mon premier poisson-mandarin. Que de bons souvenirs, sur cette île!
Ce matin, j’ai quitté Siquijor et “ma” plage, Sandugan Beach, bien a regret. Les gens qui y tiennent l’Islanders Paradise comme le Kiwi Dive Resort sont vraiment adorables. J’ai passe la dix jours fantastiques!
Le dimanche, aux Philippines, ont lieu des combats de coqs. Neal, notre guide de plongee a Siquijor, et Raul, qui gere le Kiwi Resort, nous ont propose d’aller voir ces sanglants duels aviaires, a l’arene de combats de coqs la plus proche, la “cockpit arena” du village d’Enrique Villanueva.
Les coqs sont armes d’une lame courbe fixee a la patte, protegee par un mini-fourreau qu’on retire au dernier moment pour le combat.
Depuis mon arrivee a Dumaguete-Dauin, lundi, le temps reste tristoune, entre gris clair et gris humide. Il pleuviote sous un ciel de nuages bas, qui enveloppent de brume les montagnes et volcans alentours. Ce n’est pas bien grave, sous l’eau, on est mouille de toute facon!
Derniere photo, aujourd’hui, de la plage de sable noir de Dauin. On aperçoit, tout au fond, l’île d’Apo. Le soleil est enfin de retour… le jour de mon depart, evidemment!
Le temps gris a persiste tout le temps de mon sejour a Dauin. Ce n’est pas tres genant pour les plongees, mais tout de meme, un petit rayon de soleil est toujours le bienvenu pour se rechauffer quand on sort de l’eau.
Me voici rentrée à Rennes. Plus d’une semaine a passé, déjà, depuis mon dernier article publié aux Philippines…
J’ai quitté Dauin à regret. En me promettant d’y revenir. Les journées ont filé à toute vitesse, je n’ai pas trouvé le temps d’aller faire un tour au village, occupée comme je l’étais par les plongées, ni d’explorer l’ensemble des sites sous-marins. Alors, oui, je reviendrai!
La richesse des sites sous-marins de Dauin (Negros) et Apo m’a fait forte impression.
La vie y foisonne et la beauté des coraux, durs et mous, pétant de santé, est proprement renversante. Les délicats et timides hippocampes comme les antennaires (poissons-crapauds), très recherchés des plongeurs, sont nombreux.
Ce qui est pratique, quand on voyage aux Philippines, c’est que tout le monde y parle anglais. Pêcheurs et paysans, villageois et citadins, enfants et adultes. J’ai été frappée, tout au long de ce voyage, de la spontanéité avec laquelle les gens venaient m’adresser la parole. Et surprise du bon niveau d’anglais de la plupart de mes interlocuteurs.
En février dernier, je vous avais raconté, depuis les Philippines, ma visite à l’arène de combats de coqs du village d’Enrique Villanueva, sur l’île de Siquijor. Après le récit et les photos, voici enfin la vidéo.
Vous allez pouvoir vous faire une petite idée de l’ambiance de folie qui règne autour de ces gallinacés bien énervés.