La fillette m'observe aller et venir dans la grande salle. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
La fillette m'observe aller et venir dans la grande salle. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)

Douceur de vivre à Siquijor

  Philippines : Visayas - février 2008

Je suis sous le charme de l’île de Siquijor, aux Philippines… Je continue de la découvrir, un peu au hasard, au gré de mes balades après les plongées.

L’ange de Lazi

J’ai refait une petite excursion à scooter avant-hier, après une plongée du matin avortée : fuite dans ma jauge d’air… Rien de grave, un joint à changer. Mais du coup, je suis restée sur le bateau. Frustrant.

Après ma balade le long de la côte Est jusqu’à Salagdoong Beach et le bourg de Maria il y a quelques jours, j’ai cette fois roulé sur le long de côte Ouest de l’île, jusqu’au village de Lazi tout au sud.

À Lazi, il y a une église immense édifié vers le milieu du XIXe siècle, l’église San Isidro Labrador. Elle est juste en face d’une vaste bâtisse en bois, qui serait le plus ancien couvent des Philippines.

L'église San Isidro Labrador, à Lazi. (Siquijor, Philippines, février 2008)
L’église San Isidro Labrador, à Lazi. (Siquijor, Philippines, février 2008)
L'ancien couvent de Lazi abrite désormais une école et un musée. (Siquijor, Philippines, février 2008)
L’ancien couvent de Lazi abrite désormais une école et un musée. (Siquijor, Philippines, février 2008)

Ce n’est plus un couvent aujourd’hui. Il y a une école au rez-de-chaussée, et un petit musée de bondieuseries à l’étage.

Tout au long de ma visite, je suis accompagnée par la petite Angel, la bien nommée. La mignonne esquisse volontiers un sourire un peu figé pour les appareils photos des visiteurs, sous l’œil attentif de sa maman, la charmante dame qui tient le guichet du musée.

Pour 20 pesos, pas grand-chose à y voir : des statues défraîchies, des objets de culte, de vieilles photos noir et blanc. Mais la vaste pièce à l’étage, avec son immense parquet de bois patiné par le temps, ses pans de bois de guingois et la lumière dorée qui filtre par les fenêtres, est pleine d’atmosphère. On y est observé par les différents papes, dont les portraits sont accrochés aux murs…

La petite Angel, la bien nommée. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
La petite Angel, la bien nommée. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
L'amosphère est envoûtante, avec la lumière filtrée qui met en valeur l'ancien plancher. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
L’amosphère est envoûtante, avec la lumière filtrée qui met en valeur l’ancien plancher. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
La fillette m'observe aller et venir dans la grande salle. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
La fillette m’observe aller et venir dans la grande salle. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
Je fais mine d'admirer les statues pieuses, sous le regard espiègle de la fillette. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)
Je fais mine d’admirer les statues pieuses, sous le regard espiègle de la fillette. (Lazi, Siquijor, Philippines, février 2008)

Les cascades de Cambugahay

Quelques kilomètres après Lazi, vers le nord, c’est un autre lieu plein d’atmosphère, serein, apaisant, qui m’attend : Cambugahay, une série de petites cascades, à l’eau claire et fraîche, près desquelles il fait bon se poser.

Comme j’y suis en fin d’après-midi, j’ai le site tout entier pour moi. Il n’y a pas un chat. Juste le ruissellement de l’eau et le vent dans la petite jungle environnante.

Le site de Cambugahay, petit écrin de fraîcheur au milieu de la verdure. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Le site de Cambugahay, petit écrin de fraîcheur au milieu de la verdure. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Les cascade de Cambugahay forment une piscine naturelle. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Les cascade de Cambugahay forment une piscine naturelle. (Siquijor, Philippines, février 2008)

Villages et rizières de Siquijor

Je décide de ne pas reprendre la « highway » circulaire et de rentrer par l’intérieur de l’île. Route facile, entrecoupée de quelques passages pas asphaltés, au milieu de petites montagnes. Rizières, villages, bouts de jungle.

L’accueil dans les villages est chaleureux. Le fameux haussement de sourcils et les « Hello ! Hi ! » me poursuivent de lacet en lacet, chaque fois que je croise des gens. Je salue dignement les uns et les autres, juchée sur ma moto, les cheveux au vent.

Je m’arrête de temps en temps pour une dernière photo. Lors d’une ultime halte, un vieux monsieur surgit d’une rizière, son chapeau de paille de paysan sur la tête et me fait un brin de causette dans un anglais excellent.

Le long de la route, entre deux montagnes, le vert tendre des jeunes pousses de riz. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Le long de la route, entre deux montagnes, le vert tendre des jeunes pousses de riz. (Siquijor, Philippines, février 2008)

Je suis de retour à « ma » plage, Sandugan Beach, un peu en retard pour le coucher de soleil. Dommage. Mais je me rattraperai le lendemain… J’adore vraiment cette plage. On s’y sent loin de tout.

Comme c’est un peu isolé, il faut commander à l’avance son dîner du soir au resto ou bien choper de bon matin les pêcheurs qui viennent proposer leur poissons frais. Et les coupures d’électricité sont fréquentes. Mais ça ajoute au charme de l’endroit…

Plongées avec le Kiwi Dive Resort

Avantage, le centre de plongée Kiwi Dive Resort est à deux pas de mon bungalow… Enfin, « centre » est un bien grand mot pour le compresseur, les deux bacs de rinçage et la petite pièce attenante au bar, où l’on entrepose bouteilles et matériel. Il n’y a qu’un seul guide, un Philippin, Neal, très sympa et très compétent.

Sur Sandugan Beach, il y a un petit centre de plongée, Kiwi Dive, qui propose aussi des hébergements. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Sur Sandugan Beach, il y a un petit centre de plongée, Kiwi Dive, qui propose aussi des hébergements. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Ma "maison" chez Islanders Paradise... (Siquijor, Philippines, février 2008)
Ma « maison » chez Islanders Paradise… (Siquijor, Philippines, février 2008)
Sandugan Beach à marée basse. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Sandugan Beach à marée basse. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Au fonf, une zone de mangrove. (Sandugan Beach, Siquijor, Philippines, février 2008)
Au fonf, une zone de mangrove. (Sandugan Beach, Siquijor, Philippines, février 2008)

Mais il faut compter avec les aléas de notre situation isolée : une panne de compresseur, la banca mal amarrée qui reste échouée sur un banc de sable à marée basse, ou bien le gasoil qui arrive un peu tard peuvent compromettre l’heure de la plongée voire la plongée elle-même…

Ce n’est pas bien grave. On plonge plus tard ou le lendemain ! Ambiance tranquille, loin des « bubbles factories » ou usines à bulles, comme on surnomme les gros centres de plongée… Je suis chaque fois avec mon voisin de bungalow maldivien Shareef comme seul autre plongeur depuis deux-trois jours, c’est parfait, vu qu’il est lui-même instructeur et a l’habitude de guider des palanquées sous l’eau.

Dans l’ensemble, les récifs ne sont pas aussi spectaculaires qu’à Leyte, mais on y déniche quand même pas mal de choses intéressantes. Côté « gros », j’ai aperçu une tortue hier et survolé un banc de barracudas en snorkeling.

Mais c’est le « petit » qui nous occupe le plus : nudibranches (limaces de mer), rascasses, crevettes d’anémones et toute la faune tropicale habituelle dans les récifs coralliens. Parmi les jolies surprises du jour : un crabe orang-outan dans son corail-bulle, ainsi que, par deux fois, des serpents noirs tachetés de bandes blanches…

Une raie pastenague à pois bleus, planquée sous un rocher. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Une raie pastenague à pois bleus, planquée sous un rocher. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Une rascasse volante, appelée "lion-fish" (poisson-lion) en anglais. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Une rascasse volante, appelée « lion-fish » (poisson-lion) en anglais. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Encore une bien drôle de bestiole : le crabe orang-outan dans son corail-bulle. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Encore une bien drôle de bestiole : le crabe orang-outan dans son corail-bulle. (Siquijor, Philippines, février 2008)
(Siquijor, Philippines, février 2008)
Un nudbranche qui se croit en pleine corrida… (Siquijor, Philippines, février 2008)

Les jours filent et je perds un peu la notion du temps. Je commence à faire figure « d’ancienne » sur ma plage, avec mes amis Marika et Shareef, au gré des départs et arrivées des autres touristes. On se moque ensemble de ceux qu’on n’aime pas (pour l’instant, une Finnoise qui se plaint des moustiques et une Chinoise sans-gêne qui nage avec l’indispensable gilet de sauvetage orange, ont été nos cibles favorites).

Je me sens si bien à Siquijor, que j’ai décidé d’y rester jusqu’à la fin de la semaine. D’autant que ce week-end est celui du Nouvel An chinois. Si je décide de bouger ces jours-ci, il y a fort à parier que tous les hôtels, guesthouses, cottages et resorts seront accaparés par les touristes taïwanais ou hongkongais…

Ah oui, vraiment, il fait bon vivre sur cette île à l’écart des foules.

  Philippines : Visayas - février 2008

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