Le voilà, le mignon petit mandarin ! Il n'aime rien tant que se planquer sous le corail et juste montrer le bout de son nez, histoire de narguer les photographes... (Siquijor, Philippines, février 2008)
Le voilà, le mignon petit mandarin ! Il n'aime rien tant que se planquer sous le corail et juste montrer le bout de son nez, histoire de narguer les photographes... (Siquijor, Philippines, février 2008)

Le mignon petit mandarin

#Philippines

  Philippines : Visayas - février 2008

C’est à Siquijor, aux Philippines, que j’ai eu la joie de photographier mon premier poisson-mandarin. Que de bons souvenirs, sur cette île !

Adieu, Siquijor !

Ce matin, j’ai quitté Siquijor et « ma » plage, Sandugan Beach, bien à regret. Les gens qui y tiennent l’Islanders Paradise comme le Kiwi Dive Resort sont vraiment adorables.

J’ai passé là dix jours fantastiques ! Pour ceux qui aspirent à davantage de confort, il y a aussi Casa de la Playa sur la même plage, plus cher mais plus chic.

Sandugan Beach, "ma" plage à Siquijor, à marée basse. (Philippines, février 2008)
Sandugan Beach, « ma » plage à Siquijor, à marée basse. (Philippines, février 2008)

Me voici maintenant arrivée sur l’île de Negros, après une traversée houleuse au sens propre du terme. Le temps, si beau jusqu’alors, a viré depuis hier soir au gris, pluvieux et venteux.

Dans le bateau, ce matin, il y avait parmi les passagers un vieux monsieur sous perfusion, étendu dans un brancard coincé au milieu de l’allée entre les sièges, déposé là par l’ambulance locale… Les 45 minutes de danse du petit ferry dans les vagues et les rafales de vent qui nous secouaient de part et d’autre ont dû être une torture pour lui.

Comme toujours, au moment de prendre un billet de ferry, on vous fait remplir un petit formulaire, en double exemplaire, avec nom, âge et nationalité. Une liste de passagers, prétendument pour les statistiques. Mmm… Plutôt au cas où le bateau irait rejoindre d’autres épaves entre deux îles, à mon avis.

Je suis maintenant à Dumaguete, sur la cote Est de Negros, ou plus exactement à Dauin, quelques kilomètres au sud de Dumaguete, sur une plage de sable noir volcanique. Je n’ai pas encore vu grand-chose du coin, mais pour l’ambiance touristique, sur le petit bout de plage que j’ai parcouru, c’est très germanophone, très « resort fully booked » et très « bubble factory »… Mais je vous en reparlerai plus tard. 😉

Ultimes plongées à Siquijor

J’ai terminé mon séjour à Siquijor par deux expériences mémorables : une rencontre sous-marine, samedi, avec le fameux poisson-mandarin promis par Neal, le divemaster de Kiwi Dive ; et des combats de coqs, sport favori des Philippins le dimanche (avec la messe et le karaoké). Mais je reviendrai vous raconter l’incroyable arène des coqs plus en détail d’ici un jour ou deux, à la faveur d’une meilleure connexion internet que celle dont je dispose ce soir…

Samedi après-midi donc, malgré une méchante otite à l’oreille droite et un ordi en rade (du coup, Neal m’a prêté le sien), je suis allée plonger. Ben oui, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’admirer des poissons-mandarins…

Gros plan juste pour le plaisir des couleurs et des motifs, sur une étoile de mer, aperçue sur le "house-reef" de Sandugan, devant Kiwi Dive, lors de ma dernière plongée. (Siquijor, Philippines, février 2008)
Gros plan juste pour le plaisir des couleurs et des motifs, sur une étoile de mer, aperçue sur le « house-reef » de Sandugan, devant Kiwi Dive, lors de ma dernière plongée. (Siquijor, Philippines, février 2008)

L’oreille est passée à la descente, sans trop de mal, avec quelques chuintements et couinements, c’est à la remontée et une fois hors de l’eau que j’ai compris ma douleur… Bon. J’ai les gouttes pour soigner tout ça bien comme il faut et je ne compte pas replonger avant après-demain : ce qui fait trois jours complets au sec, ça devrait être quasi guéri d’ici-là. C’est presque revenu a la normale, aujourd’hui. Déjà, à Leyte, la première semaine, l’oreille gauche avait fait des siennes, mais en deux jours, c’était rentré dans l’ordre. Bref, fermons la parenthèse « bobos de plongée ».

Nous avons fait le « house-reef » de la plage de Sandugan, un bien joli récif que je n’avais pas encore exploré. Les charmants petits mandarins tant convoités étaient bien au rendez-vous, planqués sous le corail.

Vifs, furtifs, ils sont mignons tout plein avec leur petite tête carrée et leurs nageoires-éventails, mais pas faciles à photographier. Surtout quand on se retrouve à faire de petits yoyos avec une oreille récalcitrante d’un bout à l’autre d’un amas de corail qu’on ne veut surtout pas heurter avec les palmes…

Mais je suis tout de même parvenue à en photographier un. D’un peu loin. J’ai recadré l’image, pour qu’on le voie mieux que ce malheureux hippocampe-pygmée que j’ai dû surligner en rose. [EDIT : j’ai éclairci aussi un peu la photo par la suite, qui à l’origine était un peu sombre.]

Le voilà, le mignon petit mandarin ! Il n'aime rien tant que se planquer sous le corail et juste montrer le bout de son nez, histoire de narguer les photographes... (Siquijor, Philippines, février 2008)
Le voilà, le mignon petit mandarin ! Il n’aime rien tant que se planquer sous le corail et juste montrer le bout de son nez, histoire de narguer les photographes… (Siquijor, Philippines, février 2008)

N’empêche… Je ne suis pas peu fière de moi. C’est la première fois que je réussis à capturer un poisson-mandarin. Alors, même si elle est loin d’être exceptionnelle, je l’aime quand même bien, cette photo.

L’euphorie passée, je suis allée fissa soigner ma petite oreille. C’est que j’ai encore besoin de mes tympans pour les plongées à Dauin et Apo !

  Philippines : Visayas - février 2008

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