Photo subaquatique
Je me contente de délivrer ici quelques principes de base pour réussir des images sous l’eau, à partir de ma propre expérience. Car même avec un modeste appareil compact, comme celui que j’utilise (Canon Powershot A95), on peut obtenir de très bons résultats.
Et je récapitule aussi les petits trucs auxquels il faut penser, avant, pendant et après la plongée !
1. Maîtriser sa flottabilité
Premier impératif, qui concerne plus la technique de plongée que la photo: il faut être bien à l’aise avec sa flottabilité, notamment savoir faire le poumon-ballast sans même y penser.
• En macro, notamment, il faut pouvoir se tenir près du sujet, sans se “cogner” aux coraux ou aux rochers, au risque de se blesser et d’abîmer l’environnement.
• Il faut savoir évoluer près du fond sans soulever du sable… Sinon, bonjour les particules en suspension qui feront des taches blanches dans la lumière du flash!
• On évite les mouvement brusques, on palme lentement et on respire calmement pour ne pas effrayer les bestioles.
Enfin, surtout, il est essentiel de ne jamais se mettre soi-même en danger quand on est accaparé par la photo à prendre. On fait gaffe à tous les trucs habituels (courant, profondeur, conso air). Et puis on garde un œil sur son binôme et sa palanquée pour ne pas les perdre (et on les aura prévenus avant la plongée qu’on risque de “traîner” un peu à cause des photos).
2. Bien connaître son appareil
Ça paraît tout bête, mais avant de se mettre à l’eau, avec son appareil à l’intérieur d’un caisson, mieux vaut bien connaître, à fond, tous les boutons, réglages, fonctions dudit appareil.
• Le mieux, c’est de s’entraîner, au sec, à le manipuler dans son caisson pour retrouver facilement les boutons dont on a besoin.
• Sans être un pro de la photo, mieux vaut privilégier un compact offrant les modes Manuel (M), avec un caisson permettant l’accès à tous les réglages, dont Vitesse prioritaire (Tv) et Ouverture prioritaire (Av), pour maîtriser ce qu’on fait sous l’eau.
Eh oui, la photo sous l’eau, ça reste de la photo. Il va falloir réviser les principes de base (couple vitesse/ouverture).
3. Faire des essais
Pour la technique photographique proprement dite: le mieux c’est de commencer à s’entraîner et à essayer différents réglages (vitesse, ouverture, exposition) sous l’eau.
• Photo de près: on se met en mode Macro (symbolisé par une petite fleur sur l’appareil) et on s’entraîne sur des sujets “faciles”, c’est-à-dire qui ne bougent pas (étoiles de mer, nudibranches, coraux).
• Pour des sujets plus lointains ou des photos d’ambiance, le résultat sera forcément moins bon avec seulement le flash intégré et l’optique originale d’un petit APN compact. Mais si la visibilité est bonne, quand on est pas trop loin de la surface et qu’il y a du soleil, on peut quand même réussir de belles images (dans ce cas, il ne faut pas utiliser le flash, car il va éclairer les particules en suspension dans l’eau, qui feront des points blancs sur l’image).
Certains appareils offrent un mode “sous-marin”. Je l’utilisais à mes débuts sur le mien, mais j’en suis revenue. Le mieux, si vous ne vous sentez pas trop à l’aise, est de sélectionner le mode Tv (vitesse prioritaire) et de le régler au minimum sur 1/60e ou 1/90e pour les photos “de loin” sans flash, pour être au moins sûr d’avoir des images qui ne soient pas floues.
4. Ruser avec le flash intégré
Le flash intégré ne permet d’éclairer que des sujets d’assez près (je répète: pour les sujets lointains, il ne faut pas l’utiliser, les particules dans l’eau feront des points blancs sur l’image). Pensez à mettre un cache-diffuseur devant, la lumière sera mieux répartie.
• Toujours en Macro, donc, il est recommandé d’atténuer la puissance de ce flash intégré, si votre appareil offre cette fonction. (Il est souvent trop violent de près, surtout sur les sujets clairs ou blancs).
• Autre astuce: sélectionner une sous-exposition de -1 à -2 voire plus, ce qui permet de détacher de belle façon le sujet éclairé par le flash du fond bleu de l’eau (par exemple pour des nudibranches, ou des hippocampes, ou des branches de corail, car le fond prend alors une teinte sombre, du noir au bleu foncé).
Évidemment, le mieux consiste à investir dans un flash externe. Je ne l’ai pas encore fait, mais là, on maîtrise la direction de la lumière, ce qui donne des résultats incomparables…
5. Faire plusieurs images
Il ne faut ne pas hésiter à “shooter” une fois, deux fois, dix fois le même sujet pour avoir une bonne photo dans le tas, quitte à effacer les moins satisfaisantes ensuite…
• Attention: on est parfois trompé sous l’eau par le rendu de l’écran: on a l’impression que l’image est réussie, et on est très déçu en découvrant après, sur l’écran de l’ordi, qu’elle est floue par exemple.
• Ne pas hésiter à changer de point de vue, à multiplier les cadrages différents. Éviter de photographier le sujet d’en haut, mais toujours essayer de se mettre à la hauteur de l’œil du poisson, ou de la robe du nudi…
Mieux vaut sélectionner la plus grande définition d’image possible (L comme “Large” ou S comme “Super-fin” selon les appareils). Après, sur l’ordi, ça permet des recadrages plus serrés sans trop de perte en définition.
6. Batteries et humidité
Il faut faire gaffe aussi à toujours plonger avec des batteries bien chargées (c’est le principal défaut à mes yeux de mon appareil: il ne prévient pas quand les batteries sont presque vides et il s’éteint). Comme on utilise beaucoup le flash sous l’eau, elles peuvent se vider vite.
• Toujours bien inspecter le joint et le graisser comme il faut avec du gel de silicone pour l’étanchéité. Souvent, je prépare mon caisson la veille au soir, tranquillement. Ça évite les catastrophes dues aux préparatifs précipités au petit matin.
• Laisser l’appareil+caisson dans un bac d’eau si c’est possible, juste avant les ploufs, pour qu’il se mette progressivement à la bonne température (ça évite la condensation qui fait “buée” sur l’objectif, très énervant).
• Ne pas hésiter à glisser un ou deux petits sachets de Silicagel ou équivalent dans le caisson pour absorber l’humidité, toujours pour prévenir la condensation, favorisée par les batteries qui chauffent.
Ça vaut le coup d’avoir des batteries supplémentaires en réserve sur le bateau. C’est toujours quand on est en rade de batterie qu’on fait des rencontres sous-marines fabuleuses…
Inutile de se charger, on peut souvent acheter ce dont on a besoin sur place.
Un peu de géographie. Histoire de voyager avant même le départ.
Hébergements, restos et centres de plongée. Mes bons plans à pas (trop) cher.
Les principes de base pour réussir ses images sous l'eau. Et mes petits trucs.
Le “moteur” que j'utilise pour faire tourner ce blog. Un outil génial, et gratuit.











Conseil n°1 : Avoir un appareil photo qui fonctionne
Conseil n°2 : Avoir un caisson étanche pour l’emmener sous l’eau
@Alimata: Heureusement que tu es là, avec ton légendaire sens pratique chevillé au caisson. Ça fait trop longtemps que je dois l’écrire, cette page, il était temps que quelqu’un la fasse vivre. Si tu as d’autres conseils, n’hésite pas, comme ça je n’aurai plus qu’à faire un copier-coller…

Bon, ben moi je retourne m’entraîner dans ma baignoire. Je vais essayer de ne pas oublier de mettre l’appareil dans le caisson.
Au sujet des photos sous-marines, j’ai déjà un Olympus Mju avec caisson, mais je voudrais passer au Panasonic Lumix DMC TZ7 avec caisson…
avec filtre orange, pour des photos moins bleues dans le bleu de l’Océan ???
C’est vrai que pour les macros, le flash est parfois trop puissant, je vais suivre tes conseils.
@LiseMet: Oui, pour la macro, même sur de “petits” appareils, on peut généralement doser la force du flash ou jouer sur l’exposition.
Sinon, je n’ai jamais testé le filtre orange. Il faudra que j’essaye, quand j’aurai investi dans du matos plus sérieux. Du coup, pour les quelques photos d’ambiance que je fais avec mon petit APN compact, photos forcément trop bleues, je les retravaille une fois rentrée à la maison, sur mon ordi, en rééquilibrant la balance des blancs, la luminance, le contraste, les couches de couleurs… Les vidéastes sous-marins utilisent souvent le filtre orange, ou refont leur balance des blancs sous l’eau.
Laisser un commentaire
Pour mettre votre photo à côté des commentaires, enregistrez-vous sur le site Gravatar.
S’abonner à Petites Bulles d’Ailleurs
Derniers commentaires
Devenez fan sur Facebook !
Derniers articles
Jeudi 11 mars 2010
6 commentaires
196 clics
Mardi 9 mars 2010
11 commentaires
268 clics
Dimanche 7 mars 2010
17 commentaires
402 clics
Dimanche 21 février 2010
14 commentaires
658 clics
Lundi 8 février 2010
40 commentaires
1 444 clics
Articles à redécouvrir
Vendredi 26 janvier 2007
3 commentaires
1 403 clics
Jeudi 11 décembre 2008
2 commentaires
558 clics
Lundi 10 août 2009
8 commentaires
1 081 clics
Mercredi 29 mars 2006
2 commentaires
467 clics
Lundi 18 janvier 2010
9 commentaires
787 clics
Mon micro-blog sur Twitter
Publicité
• Voyager pas cher : vols, hôtels, séjours
• Catalogue d'hôtels
• Vacances
Navigation
Publicité
Archives
Blogs préférés
Voyageurs
Plongeurs
Copinage
Pêle-mêle
Humanitaires
Vécu - Reportages
Tendances du web
Web et journalisme
Découvrez mes autres sites
Parcourir par mots-clés
Petites citations voyageuses
Goethe - Voyage en Italie
« Voyager, c'est être infidèle. Soyez-le sans remords; oubliez vos amis avec des inconnus. »
Paul Morand
Lost in translation ?
S’abonner à Petites Bulles d’Ailleurs
Les plus lus [depuis le 3 août 2008]
Les plus commentés
À propos de ce blog
France
• préciser l'auteur, la source
• pas d'utilisation commerciale
• pas de modification
Tous les droits des auteurs d'œuvres protégées communiquées sur ce site sont réservés.