Il faut déclencher dès qu'on aperçoit sa robe flamboyante aux motifs orange et bleus, car la seconde d'après, il a disparu dans les profondeurs du substrat corallien . (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)
Il faut déclencher dès qu'on aperçoit sa robe flamboyante aux motifs orange et bleus, car la seconde d'après, il a disparu dans les profondeurs du substrat corallien . (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)

Un mandarin au crépuscule

#Bangka #Sulawesi #Indonésie

  Indonésie : Sulawesi - juillet 2010

C’est une rareté. Un petit poisson timide qui ne se montre qu’à la fin du jour. C’est sur le house-reef du resort Mimpi Indah, à Bangka Island, que j’ai retrouvé le poisson-mandarin. C’était lors de mon séjour à Sulawesi (Indonésie), en juillet 2010.

Insaisissable

Robe mandarine flamboyante, rayures bleu électrique, nageoires ondoyantes… Si tôt aperçu, si tôt disparu. Le poisson-mandarin est vif, insaisissable. Quasi impossible à photographier.

Le mandarin est un tout petit poisson et un grand timide, qui préfère rester caché dans les entrelacs des débris coralliens. (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)
Le mandarin est un tout petit poisson et un grand timide, qui préfère rester caché dans les entrelacs des débris coralliens. (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)

Il préfère rester planqué sous les entrelacs protecteurs du corail, bien sûr. Là où l’objectif de mon Canon Eos 7D a bien du mal à faire la mise au point.

D’autant que sous l’eau la lumière décline encore plus vite, au fur et à mesure que la nuit tombe.

Plongée de nuit

Mais Jemi, mon guide indonésien, m’a promis un mandarin pour finir le séjour. Et moi, la frileuse qui rechigne habituellement à retourner dans l’eau après le crépuscule, j’ai donc consenti à une plongée de nuit !

Je ne regrette pas.

Nous avons passé un temps infini à faible profondeur, suspendus au-dessus du récif, immobiles, à l’affût, les yeux écarquillés, bercés par un léger ressac.

À intervalles réguliers, Jemi balaye l’amas de branches de corail  avec le pinceau de sa lampe-torche. Il a pris soin d’en atténuer la trop vive lumière avec un sac plastique rouge. Il procède sans geste brusque, en ménageant des pauses obscures.

Notre patience finit par payer. Nous en apercevons plusieurs.

Jeu de patience

Sans trop m’acharner, je tente de leur tirer le portrait, à ces petits poissons-mandarins effarouchés par notre présence.

Résultat : pas mal de ratages et une seule photo vaguement montrable. Qui ne traduit guère l’enchantement de cette longue attente en apesanteur, de ce jeu de patience dans une ambiance subaquatique crépusculaire.

Il faut déclencher dès qu'on aperçoit sa robe flamboyante aux motifs orange et bleus, car la seconde d'après, il a disparu dans les profondeurs du substrat corallien . (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)
Il faut déclencher dès qu’on aperçoit sa robe flamboyante aux motifs orange et bleus, car la seconde d’après, il a disparu dans les profondeurs du substrat corallien . (Pulau Bangka, Sulawesi, Indonésie, juillet 2010)

C’est la deuxième fois, dans ma vie de plongeuse, que j’ai la chance de rencontrer des poissons-mandarins : il y avait eu, en 2008, cette autre plongée aux Philippines, sur le récif de l’île de Siquijor, que j’avais tant aimée.

Mais je suis sûre qu’il y en aura d’autres !

  Indonésie : Sulawesi - juillet 2010

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