Mosaïque de couleurs au marché central de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)
Mosaïque de couleurs au marché central de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)

Je l’ai enfin prise, cette douche tant désirée ! Après quoi, il a fallu parer au plus pressé : changer de l’argent pour mon séjour à Perhentian Kecil, réserver la traversée. 

Détails pratiques à régler

La question du bateau est réglée à la réception de l’hôtel, ils vendent les billets. Et l’on me promet un taxi pour le lendemain, à 8h, qui me conduira à Kuala Besut, d’où se fait l’embarquement.

La gentille réceptionniste me confirme qu’à cette heure-ci (il est déjà pas loin de 17h) toutes les banques sont fermées.

Elle m’envoie en dépannage chez Azram Photo (bon plan qui figure d’ailleurs dans le Routard) : ça tombe bien, c’est dans ma rue, presque en face de l’hotel. La boutique ne se contente pas de développer les photos, mais fait aussi du change. Et à un taux meilleur que celui pratiqué à l’aéroport de Kuala Lumpur, j’ai comparé…

Au moment où je dépose mes belles coupures de 100 euros qui n’ont jamais servi au guichet, le client précédent se tourne vers moi et me pose la question rituelle : « Where do come from ?… » « From France », je lui réponds. « Ah ! Bonjour, comment allez-vous ? Bienvenue en Malaisie ! » s’exclame alors le type, dans un francais impeccable.

Je me marre et le félicite pour son accent parfait. Il m’explique qu’il a vécu à Paris, près de la place d’Italie. Il y va lui aussi de son petit commentaire sur Zidane et les Bleus. Lui est d’avis que la France va gagner contre le Brésil. Puis il me salue poliment, avant de s’en aller.

Balade au marché de Kota Bahru

Il faut dire qu’à Kota Bahru, les Bleus sont partout… et font même de la pub pour un opérateur mobile.

Les Bleus font de la pub pour un opérateur mobile dans les rues de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)
Les Bleus font de la pub pour un opérateur mobile dans les rues de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)

Je file ensuite au marché central de la ville. Spectacle fascinant pour les yeux… et le nez. Je grimpe à l’étage de cette espèce de grande arène de béton pleine d’étranges odeurs pour mieux voir. 

Le rez-de-chaussée est occupé par les stands de légumes : les dizaines d’étals disposés les uns à côté des autres forment un immense parterre coloré.

Le marché central de Kota Bahru se tient sous une sorte d'immense halle en béton. (Malaisie, juillet 2006)
Le marché central de Kota Bahru se tient sous une sorte d’immense halle en béton. (Malaisie, juillet 2006)
Mosaïque de couleurs au marché central de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)
Mosaïque de couleurs au marché central de Kota Bahru. (Malaisie, juillet 2006)
Les marchands de fruits, rigolards, prennent volontiers la pose pour mon appareil-photo. (Malaisie, juillet 2006)
Les marchands de fruits, rigolards, prennent volontiers la pose pour mon appareil-photo. (Malaisie, juillet 2006)

En bas, autour du bâtiment, je m’arrête près des vendeurs de fruits. Et je les fais bien marrer, à dégainer mon appareil-photo pour immortaliser leurs oranges et leurs pastèques.

Finalement, malgré ma première impression pas très favorable, ça commence à bien me plaire, Kota Bahru ! La ville est moche, mais les gens sont sympas comme tout.

Nasi goreng

En quittant le marché, je tombe sur une placette, ombragée, avec un boui-boui qui fait l’angle. Ça sent bon, mon estomac gronde… En plus, il y a un énorme ventilo qui souffle du frais devant une table disponible, qui n’attend que moi.

Je me pose, sous les sourires encourageants des femmes qui tiennent le resto. Là, ça se corse, vu qu’il n’y a pas de menu affiché… Et la jeune fille qui s’occupe de moi parle mal l’anglais.

Je fais un effort de mémoire et rassemble le maigre vocabulaire que j’ai pu retenir de mes séjours en Indonésie (les deux langues, le bahasa melayu et le bahasa indonesia sont très proches) : « Euh… makan ? » Elle hoche la tête. « Manger », oui, logique, on est dans un resto. Ah, ah ! Ça y est. Mon ventre affamé m’inspire : « Nasi goreng ayam ! » j’ajoute, triomphante. Son sourire s’élargit, et les deux matrones derrière elle sont pliées de rire.

N’empêche que je l’ai vite eu, mon riz frit avec du poulet, et qu’il était succulent. Manger : un moment essentiel dans la vie du voyageur…

  Malaisie : péninsule et Bornéo - juil 2006

Partagez
Tweetez
Enregistrer
Partagez