Publié le 5 août 2017 / Mis à jour le 24 novembre 2017

Ah, l’Indonésie ! ! ! Ma destination préférée pour la plongée sous-marine ! Mais avant de pouvoir faire des bulles avec les poissons, il faut parfois affronter le redoutable jam karet, le « temps élastique »…

Un long voyage

Eh oui ! En ce mois de juillet 2017, je me suis (encore) envolée pour l’Indonésie ! 😎 Arriver à Jakarta, la capitale, sur l’île de Java, c’est facile. C’est après que ça se corse…

Rien n’est jamais certain quand on voyage dans l’immense archipel indonésien. Un volcan peut se réveiller (comme le Sinabung, au moment où je publie ce post, en ce début août 2017). Ou alors la météo faire des siennes. En Indonésie, les avions en retard sont la norme et, sur quantité de routes en mauvais état, on ne dépasse jamais le 50 km/h. Là-bas, on ne compte jamais en kilomètres, mais en heures. Tu n’es jamais sûr de l’heure à laquelle tu pars, ni de celle à laquelle tu arrives. Quand tu voyages en Indonésie, la seule chose censée à faire, c’est de te mettre en mode « patience et zénitude ». Et d’apprivoiser le jam karet, le « temps élastique »…

Tout trajet, tout transport est potentiellement synonyme d’aléas, de délais, d’imprévus, de retards. Il faut faire avec. Et te dire que ce n’est pas grave. Car au bout du bout, tu finis toujours par arriver à destination. Wonderful Indonesia, comme dit l’office de tourisme.

Sur le tarmac de l'aéroport de Luwuk. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Sur le tarmac de l’aéroport de Luwuk. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Pour la première étape de ce nouveau voyage-plongée en Indonésie, j’ai opté pour un coin perdu, pas mal à l’écart des itinéraires habituellement fréquentés par les touristes. J’ai déjà fait plus tordu comme trajet, alors je suis raisonnablement optimiste.

J’ai réservé dans une minuscule structure de plongée (seulement trois bungalows pour l’instant, bientôt cinq), le chouette Tompotika Dive Lodge, situé à Kampanar, petit village musulman de pêcheurs, sur la péninsule orientale du Centre-Sulawesi. C’est là :

Les barques de pêcheurs sur la plage de sable gris-noir du village de Kampanar. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Les barques de pêcheurs sur la plage de sable gris-noir du village de Kampanar. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

C’est loin de tout et très sympa. Avec, comme souvent dans les petits villages indonésiens, l’environnement sonore typique qui va bien… 😂 Cris stridents des enfants qui jouent, chorale inopinée des chiens qui aboient, pétarades des motos et des moteurs de bateaux, concours de cocoricos éraillés entre coqs et appels très très matinaux des mosquées…

Moi, j’adore me retrouver dans ce genre d’ambiance et plus grand-chose ne me réveille la nuit. Au risque de paraître donneuse de leçons, je laisse ici un petit avertissement pour les voyageurs amateurs « d’authentique » : en Indonésie, l’atmosphère paisible d’un village n’est pas forcément synonyme de silence et de tranquillité… 😉 Je suis ravie de mon séjour à Kampanar. Je vous en parlerai dans un prochain post.

Jakarta-Makassar-Luwuk

Alors voilà. Je suis arrivée à Jakarta le 1er juillet à 7h, après une quinzaine d’heures de vol depuis la France. J’enchaîne en fin de matinée avec un vol domestique à destination de la ville de Luwuk, à Sulawesi, avec la compagnie indonésienne à bas coûts Lion Air et sa filiale Wings Air.

Je suis censée atterrir à Luwuk à 16h50. Il ne me restera alors plus que deux-trois heures de route jusqu’à Kampanar. Un chauffeur envoyé par le Tompotika doit venir me chercher à l’aéroport de Luwuk en fin d’après-midi. (Oui, les longs trajets ne me font pas peur, quand c’est pour aller plonger… 😆)

Le temps s'étire... (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Le temps s’étire… (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Mais ce vol Jakarta-Luwuk n’est pas direct. Il y a une escale et changement d’appareil à Makassar, la grande ville du Sud-Sulawesi. Et c’est là que le jam karet, le fameux « temps élastique », reprend ses droits…

À l’aéroport de Makassar, au comptoir d’embarquement pour la correspondance, la jeune femme chargée de réceptionner les passagers me dit de m’asseoir et d’attendre. Le vol aura du retard.

Bon. Rien de plus normal, en Indonésie. En fait, j’étais même plutôt étonnée de la ponctualité du premier avion entre Jakarta et Makassar…

😂

30 minutes, puis une heure, puis une heure et demie passent. Je viens redemander à intervalles réguliers si on part toujours depuis la même porte, la 5. (Parce qu’on m’a déjà fait le coup du changement de porte inopiné, à l’aéroport de Makassar.) Oui, oui, me rassure-t-on. Et on me reconfirme le retard. Je suis la coolitude et la zénitude incarnées. Jam karet…

Vol reporté

Fin d’après-midi. Évidemment, à force d’être en retard, le vol finit par être annulé !

« Bad weather in Luwuk », m’explique un employé de l’aéroport. Un Indonésien avec qui je bavarde me dit qu’il a appelé un ami à Luwuk, et que c’est le déluge, là-bas ! Une énorme tempête, avec des trombes d’eau. 😱

La petite foule des passagers qui patientait sagement devant la porte 5 emboîte alors le pas à un préposé de l’aéroport en gilet orange, qui nous entraîne dans les couloirs, jusqu’à l’entrée du terminal, où on nous fait tous entrer dans le hall de l’hôtel Ibis Budget. Je me rappelle que j’ai déjà dormi ici, entre deux avions, lors de précédents voyages vers Raja Ampat. On entend très bien les annonces sonores de l’aéroport dans les chambres !

Tout le monde doit poser pièce d’identité et carte d’embarquement à la réception. On nous loge là pour la nuit. C’est un peu le bazar, j’ai bien failli finir dans la chambre d’un homme d’affaires indien (nous étions les deux seuls passagers à présenter des passeports étrangers, on a cru que nous voyagions ensemble 😂).

Mais pour finir, tout s’organise pas si mal. Il faut juste attendre. Le temps s’étire encore, à n’en plus finir. Jam karet…

Les réceptionnistes ont du pain sur la planche... Il faut loger pour la nuit tous les passagers de l'avion ! (Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Les réceptionnistes ont du pain sur la planche… Il faut loger pour la nuit tous les passagers de l’avion ! (Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

La chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport de Makassar. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

La chambre à l’Ibis Budget de l’aéroport de Makassar. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Trois gars de l’aéroport vont et viennent, se chargeant d’aller récupérer les bagages enregistrés de ceux qui le demandent. Je suis bientôt rassurée de voir que mon sac m’a bien suivie jusqu’à Makassar.

Le vol est reporté au lendemain matin, à 6h. Il suffira de présenter la même carte d’embarquement, de laisser les étiquettes sur les bagages. Je me fais répéter l’information trois fois pour être bien sûre de l’heure. Par le gars de l’aéroport. Par l’employée du bureau de Lion Air. Par un passager indonésien parlant bien anglais.

J’ai bien fait d’acheter une carte SIM locale à une boutique de l’aéroport, à mon arrivée à Jakarta. J’ai pu tenir au courant mon contact pour le Tompotika au fur et à mesure.

Dans la soirée, deux employés de Lion Air viennent toquer à ma porte. Ils me confirment à nouveau le vol de 6h et me remettent cérémonieusement 300.000 Roupies (environ 20€, c’est énorme pour là-bas, j’ai mangé pour 30.000 Rp) de dédommagement en coupures de 50.000, contre la signature d’un reçu et la photocopie de mon passeport et de ma carte d’embarquement. Je suis agréablement surprise, finalement la compagnie gère plutôt bien la situation, je trouve.

Enfin Luwuk !

À l’aube, je retrouve dans le hall de l’Ibis Budget le gars parlant bien anglais avec qui j’ai causé la veille. Je suis un peu indécise : faut-il attendre ici les employés de l’aéroport ? Il me dit qu’on peut y aller directement. D’autres passagers dont je reconnais les visages sont là. Une femme avec sa fille, et un autre gars. On décide d’y aller tous ensemble.

Nous revoilà patientant devant la fameuse porte 5. Il n’y a aucun panneau, aucun écran, aucune annonce concernant notre vol. Il faut attendre, c’est tout. Mouais, ça sent le jam karet, ça… Mes compagnons indonésiens, eux, n’ont pas l’air plus inquiets que ça. La jeune femme a acheté des brioches, elle nous en offre une à chacun. On papote, on plaisante. Mais je suis beaucoup moins détendue qu’eux.

Mes compagnons “naufragés du ciel” sont beaucoup plus cool avec le "jam karet" que moi... (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Mes compagnons “naufragés du ciel” sont beaucoup plus cool avec le « jam karet » que moi… (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Il ne fait pas encore jour, on embarque, enfin ! (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Il ne fait pas encore jour, on embarque, enfin ! (Aéroport de Makassar, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Petit plaisir d'un vol Lion Air : on y retrouve le fameux fascicule de prières destiné aux voyageurs, pour toutes les confessions. (Indonésie, Sulawesi, juillet 2017)

Petit plaisir d’un vol Lion Air : on y retrouve le fameux fascicule de prières destiné aux voyageurs, pour toutes les confessions. (Indonésie, Sulawesi, juillet 2017)

Bien contente d'atterrir enfin à Luwuk ! (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Bien contente d’atterrir enfin à Luwuk ! (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Finalement, peu avant 6h, on nous fait signe d’embarquer ! Ouf, pas de jam karet ce coup-ci… Environ une heure plus tard, me voici sur le tarmac encore luisant de pluie de l’aéroport de Luwuk.

Un jeune homme portant le tee-shirt Tompotika est là pour m’accueillir. Il se charge de récupérer mon sac et de le transporter jusqu’à la voiture où nous attend le chauffeur. Et nous voilà partis tous les trois pour Kampanar !

L’eau sur la route

Très contente d’être enfin à Sulawesi, je suis d’excellente humeur malgré la route pourrie (jalan rusak) et le temps gris. Je baragouine tout ce que je sais de bahasa indonesia, je fais des selfies avec les deux gars, qui sont ravis. Il pleut encore un peu par moments.

Et puis au bout d’une heure et demie de route, après une bifurcation, on doit rebrousser chemin. J’apprends un nouveau mot : banjir. Inondation.

Selfie ! (Luwuk, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Selfie ! (Luwuk, Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Seuls les motos et les piétons passent. La route est coupée par les inondations. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

Seuls les motos et les piétons passent. La route est coupée par les inondations. (Sulawesi, Indonésie, juillet 2017)

On ne peut pas passer par là, la route est impraticable. On va tenter un autre itinéraire. Jam karet… 

Mais via l’itinéraire bis, c’est pareil. Nous nous trouvons bientôt immobilisés derrière une longue file de véhicules. Le fleuve du coin et les rizières ont débordé sur la chaussée. Alors on attend. Le chauffeur et le gars du Tompotika partent aux nouvelles. Pas grave, j’ai de l’eau, des biscuits. Le temps s’allonge encore. Jam karet…

Il faudra qu’une voiture, coincée en face, se décide à tenter la traversée et la réussisse, pour que les autres conducteurs, dont le mien, s’enhardissent et l’imitent.

Je vous laisse apprécier l’ambiance, avec la petite vidéo tournée à l’iPhone ci-dessous… 😉

Finalement, nous mettront plus de cinq heures, au lieu des trois heures estimées, pour rejoindre Kampanar. Coolitude et zénitude, je suis. Wonderful Indonesia. Jam karet… 😂 

Indonésie : Sulawesi + Raja Ampat – juillet 2017

21 commentaires

  1. Bettina

    Ah le bonheur des voyages en Asie 🙂 j’aime beaucoup la manière dont tu racontes ce voyage, ça avait l’air laborieux mais ça en vaut la peine j’imagine !!
    J’ai vécu un peu la même chose au Laos, quelle galère !

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    • Corinne Bourbeillon

      @Bettina : oui, ça en valait la peine ! Je préfère quand même qu’ils annulent le vol plutôt que d’envoyer l’avion en pleine tempête… Ça a reporté mon arrivée d’une journée… Sur un séjour de près d’un mois, ce n’est pas bien grave.

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  2. Remi

    C’est énorme ! C’est aussi pourquoi j’adore l’Indonésie. Mais pour avoir dormi à l’aéroport de Makassar, ca se fait aussi. Mais j’avais été surpris du neuf de l’aéroport.

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    • Corinne Bourbeillon

      @Remi : oui, ça fait partie des charmes de l’Indonésie… On finit toujours par arriver là où on veut aller, ça prend juste un peu plus de temps que prévu, parfois… L’aéroport de Makassar est un gros « hub » aérien entre l’est et l’ouest de l’archipel. Je découvre grâce à Wikipédia que la nouvelle aérogare a été inaugurée en août 2008…

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  3. Pascal

    Nous étions à Lembeh pendant ce temps… et nous comprenons alors pourquoi il n’a pas fait beau non plus, mais heureusement toujours aussi extraordinaire dessous ! Merci pour ce C/R sympa qui rappelle quelques souvenirs…les chants des cocqs et hauts parleurs des karaokés commencent à nous manquer 🙂 !

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    • Corinne Bourbeillon

      @Pascal : moi je suis allée à Lembeh la semaine d’après… 😉 J’ai eu de la chance, le temps s’est bien amélioré ensuite.
      Hé, hé, oui, j’oubliais ça : parfois, on a aussi droit aux hauts parleurs… (En me baladant à Lembeh, je me rappelle avoir admiré dans les villages d’imposants « sound-systems » parfois devant des bicoques ne payant pas de mine…)

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  4. Pascal

    Nous aurions pu nous croiser car sommes repartis le 19/07 !. J’attends ton comparatif Kampanar / Lembeh avec impatience 😉 ! Bonnes plongées !

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    • Corinne Bourbeillon

      @Pascal :en effet, on était au même endroit en même temps… 😉 À Kampanar et Lembeh, je n’ai pas vraiment fait le même type de plongées. Magnifiques récifs coralliens au large pour le premier, principalement de la muck-dive dans le détroit pour le second… Mais je reviens raconter tout ça très bientôt ! 😎

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  5. robin Maltête

    Je confirme : Nam Air m’a annulé un vol (maumere – kupang) au dernier moment (le matin même), pour cause « d’avion en panne ». J’avais pourtant laissé mon mail et acheté le vol deux jours avant, mais je n’ai jamais reçu de notification par mail. On m’a proposé de me loger à l’hotel et la compagnie m’a acheté un billet sur Wings Air sur le vol du lendemain. L’hotel proposé (« city hotel ») ne me plaisait pas, alors on m’a dédommagé de 300.000 roupies, et je suis retourné à mon super hotel sur Kupang (Hotel on the Rock), qui coutait 600.000. Evidemment, le vol du lendemain de Nam Air était réapparu (avion réparé ?). En bref, je recommande plutot Wings sur ce coup là, car ils avaient deux vols par jour sur cette liaison et un seul pour Nam…

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    • Corinne Bourbeillon

      @Robin : #WonderfulIndonesia 😀 Oui, la compagnie Lion Air / Wings me fait quand même l’impression d’être un chouïa plus fiable que d’autres (elle est même sortie de la fameuse « liste noire », j’en parlais là : Faites vos prières sur Lion Air (bis)).

      Concernant Kupang, je suis retournée voir sur mon post de 2012, où je retraçais mon périple jusqu’à Alor puis Raja Ampat : j’avais volé sur Garuda pour faire Bali-Kupang, puis sur Lion Air pour faire Kupang-Makassar (via Surabaya).

      Pour ma part, j’ai emprunté deux fois Nam Air, durant ce nouveau périple de juillet 2017, et tout s’est bien passé : un vol Manado-Sorong (mais je ne sais pas pourquoi j’ai choisi ce vol, qui était vraiment très tôt à 4h et quelques du matin, ce n’est qu’après que j’ai découvert qu’il y avait un Garuda à des heures plus décentes), puis en fin de séjour le direct Sorong-Jakarta, bien pratique… 😉

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  6. LOUISE LACHAPELLE

    Bonjour Corinne, je me délecte de tes tes récits de voyage, d’autant plus que je suis en pleine planification pour notre séjour en Asie de janvier à avril. Et cette fois-ci Sulawesi et Raja Ampat est sur notre liste pour la fin février et 1 mois (peut-être plus!)
    Peux-tu me rassurer sur un point? J’ai lu dans le petit futé que pour se rendre en Papouasie il faut faire une demande à Jakarta auprès du ministère des affaires étrangères. Est-ce que RajaAmpat fait partie de Papua-West Papua? Excuse ma grande ignorance face à ce coin perdu,je n’ai visité que Bali-Lombok et Gili. Pour l’instant j’ai fait une réservation à Tapokreng sur l’île de Waigo et j’hésite d’aller sur Kri ayant lu au sujet du bateau qui a dévasté les récifs ce printemps. J’aimerais bien ne pas planifier à l’avance mes déplacements et hébergements mais j’ai un doute face à la facilité de le faire une fois sur place, qu’en penses-tu ? Tu représentes un grande richesse d’expérience pour moi, je t’en remercie à l’avance ! Hâte de te lire à nouveau!
    cordialement,Louise

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    • Corinne Bourbeillon

      @Louise : merci de ton petit message ! En Asie de janvier à avril ? Veinaaarde !!!!

      Tout d’abord, sur Raja Ampat, je te renvoie sur la page où j’ai compilé plein d’infos, si ça peut t’aider, il me semble que j’avais mentionné quelque part cette histoire de permis pour la Papouasie :
      https://petitesbullesdailleurs.fr/2013/03/03/voyage-raja-ampat-infos-pratiques/

      Je n’ai pas fait de recherche récente sur le sujet, donc je ne sais pas ce qu’il en est actuellement, mais une chose est sûre : tu n’as absolument pas besoin de permis de la part des autorités indonésiennes pour faire du tourisme dans l’archipel de Raja Ampat.

      Je crois que cette formalité n’est exigée que lorsqu’on prévoit de circuler ailleurs en Papouasie (vallée du Baliem et autres). Les autorités souhaitent ainsi contrôler les allées et venues des étrangers dans cette province sensible, et éviter en particulier que des journalistes viennent s’intéresser d’un peu trop près au mouvement indépendantiste papou (je me rappelle que deux journalistes français en reportage pour Arte, me semble-t-il, s’étaient fait arrêter, il y a quelque temps de ça…). Je suis également déjà allée dans la région de Kaimana, plus au sud en Papouasie, comme simple touriste, sans souci particulier.

      La seule formalité qui est exigée pour Raja Ampat, c’est la taxe pour le parc national maritime, qui est actuellement d’un million de roupies (j’en parle dans l’article pratique sur Raja Ampat dont j’ai mis le lien plus haut).

      Enfin, tu aurais bien tort de rester à Waigeo et de ne pas aller sur Kri et d’autres îles. Je pense qu’à distance, tu ne te rends pas bien compte, mais le parc maritime est gigantesque et représente plusieurs heures de navigation d’un bout à l’autre… J’ai plongé il y a quinze jours sur le récif (son nom : Cross Over) que le navire a labouré : seule une toute petite partie est endommagée (même si c’est évidemment déjà trop). Le navire n’a pas cassé lors de son passage tous les récifs de tout le parc maritime, qui est immense !!!!

      Pour te rassurer, tu peux aller voir la sélection de photos que j’ai prises sous l’eau à Raja Ampat lors de ce voyage de juillet 2017 et que j’ai déjà postées sur Facebook, en guise de mise en bouche :
      https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10159123228790158.1073741856.333947175157&type=1&l=0ded9461ef
      La plupart de ces images ont été faites sur des sites proches de Kri, qui est idéalement située à quelques minutes des spots les plus fameux et les plus beaux…

      Si le choix de l’hébergement et la qualité des plongées sont des critères prioritaires pour ton voyage, je te conseillerais de réserver si possible, car tu y seras pendant la haute saison touristique. Sinon, si on n’a pas d’attente particulière, je pense qu’on peut toujours trouver un plan B, même en dernière minute.

      Voilà, n’hésite pas à commenter sur la page de l’article sur Raja Ampat, si tu as d’autres interrogations (tu peux aussi m’écrire en privé si tu le souhaites).

      Bons préparatifs ! 😉

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      • LOUISE LACHAPELLE

        Merci Corinne! Tu me rassures. Et non je ne veux pas rester sur une île seulement,et je suis consciente des longues distances entres elles, c’est pourquoi je dois faire des recherches pour savoir quel circuit serait le meilleur. l’idéal serait un live aboard mais c’est hors de prix!!!
        Le côté positif est notre grande flexibilité, seul le temps de séjour nous limite ,et encore! J’aurai sûrement d’autres questions à te poser, en attendant je te remercie mille fois.

  7. Anne06200

    En République Dominicaine, ils disent que pour eux « Tiempo es Tiempo » et que pour les européens « Tiempo es dineros »! Et encore les nomades dans le désert « vous avez l’heure, moi j’ai le temps »… Il n’y a guère que nous pour courir tout le temps et pour s’en soucier! C’est ainsi! Super article Corinne!

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  8. marc

    merci de ton récit; nous étions à sorong il y a quelques années via Makassar; idem pour les avions; retards , annulation etc;; cette année , pour Komodo, pas de pb; avion de la Garuda de Bali à maumere , pour croisière waow ( ouiiiiiiiiiii ) de maumere à Bali; trop de bonheur; entre temps , ma femme et moi sommes allés plonger dans les Tuamotu et nous avons bu du vin de corail à ta santé ( suite à ton blog ) c était un super moment rangiroa et fakarava; l année prochaine on vise les cenotes au mexique, tu connais, ? Et en fin d année , re waow j espère ; bref merci de tes écrits qui font rêver et on se croisera surement un jour ou une plongée; portes toi bien; marc

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  9. Feulvarch

    C’est vrai que des retards en Indonésie ont une autre allure qu’à la SNCF…mais dans mon expérience Cebu Pacific n’est pas mal non plus.
    Je confirme: il a fait très mauvais en Bretagne en juillet! Et puis la Méditerranée était froide en juin.
    Alors vive l’Asie qui est encore le paradis des plongeurs.
    Alain

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Feulvarch : mouhahaha… Oui, vive l’Asie, vive l’Indonésie !!! Je ne plonge plus en Bretagne, j’avoue. Quant à la Méditerranée, c’est encore trop froid pour moi. Et puis ça manque un peu de poissons… Un jour, je me déciderai peut-être à expérimenter la combi étanche et à mieux apprécier la plongée en France. Pour l’instant, malgré les aléas du voyage, je préfère l’Indonésie, y’a pas photo… 😉

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