Je quitte Kota Bahru, ses femmes enfoulardées et son béton pour les îles Perhentian. Perhentian Besar la grande, et Perhentian Kecil la petite, réputées pour leurs eaux cristallines et leurs récifs coraliens…
Je partage le taxi pour Kuala Besut, d’où partent les bateaux, avec deux jeunes Anglaises.
Je l’ai enfin prise, cette douche ardemment désirée ! Après quoi, il a fallu parer au plus pressé : changer de l’argent en prévision de mon séjour à Perhentian Kecil, et réserver la traversée en bateau.
La question du bateau est réglée à la réception de l’hotel, ou ils vendent les billets. Et l’on me promet un taxi pour le lendemain, à 8h, qui me conduira a Kuala Besut, d’où se fait l’embarquement.
Le train qui n’arrive jamais a donc fini par arriver, les chauffeurs de taxis se sont précipités sur la poignée de farangs qui en sont descendus avec leurs sacs à dos. Et nous sommes tous montés dans une nouvelle bétaillère spécialement affrétée pour nous faire franchir les quelques centaines de mètres séparant la gare du poste frontière.
Le fameux train de nuit a fini par arriver à Songai Kolok, à la frontière. Avec pas mal de retard, pour une obscure histoire de panne de loco. C’est le gars préposé à mon wagon qui m’a renseignée, vu que je commencais à m’impatienter un peu, ce matin, vers 10h30, heure supposée de l’arrivée, devant l’interminable chapelet de gares dont aucune n’était Songai Kolok.
Me voici débarquée à Chumphon (prononcer “tcheumpone”) par le Lomprayah, le bateau-catamaran qui fait la liaison avec la péninsule thailandaise. Ensuite, navette-bétaillère avec empilage de bagages et de passagers sur la plate-forme arrière jusqu’au centre, où l’on m’a déposée avec les autres devant un café internet à quelques minutes à pied de la gare.
Je suis retournée jeter un coup d’œil à Jansom Bay, à Koh Tao. Une jolie petite crique, que j’aimais bien, qui est déjà en pleine transformation. Le Charm Churee, le resort auquel appartient la plage, a fait construire de nouveaux bungalows sur les rochers.
Faut-il dire Malais ou Malaisien ? Les deux ! En fait, on peut être Malaisien, c’est-à-dire de nationalité malaisienne, sans être Malais. Les Malaisiens sont les ressortissants de la Malaisie. Les Malais sont la communauté majoritaire du pays.
J’ai étudié mon itinéraire de plus près et revu mes ambitions à la baisse. Cherating, Malacca ou le parc de Taman Negara, ce sera pour une autre fois.
J’arriverai par la Thaïlande, où je compte passer quelques jours à Koh Tao. Je descendrai en train de Chumphon jusqu’à Songai Kolok à la frontière. Je compte ensuite longer la côte est jusqu’au sud, puis rejoindre Bornéo. Mon but ultime : l’île de Sipadan.
Info dénichée sur Plongeur.com. Lire le descriptif complet en anglais ici. Pour résumer, une barge chargée de matériaux de construction a détruit une partie du récif de Sipadan…
Le site mythique de Cousteau ! Un site dit « protégé » ! Exit la « pièce d’art inviolée »… Mais que faisait cette barge à Sipadan, où il est prétendument interdit de construire?
J’ai le temps d’en faire, des projets, à J-87… Ce sera surtout un voyage “plongée et farniente”. D’où mon choix d’étapes : îles et plages. Mais ce serait dommage de ne pas aller un peu à l’intérieur pour voir la jungle, une des plus fameuses et plus anciennes de la planète.
Histoire de tuer le temps en attendant le grand départ, je teste la mise en ligne d’un blog. Décollage le vendredi 23 juin. J-89… Ce n’est plus si loin !
Je vous offre un petit aperçu des buildings de Kuala Lumpur, la capitale malaisienne ultra-moderne. Photo prise lors de mon escale “shopping” de quelques heures entre deux avions, au retour de Thaïlande, en février dernier.
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