Voyager léger, je ne sais plus ce que c’est ! En mars, je suis partie plonger aux Philippines. Avec, dans mes bagages, un encombrant attirail pour photographier la faune minuscule qui vit sous l’eau.

Embarquement immédiat

Je vous épargne les ruses que j’ai dû déployer à l’aéroport pour donner l’impression que mon sac cabine, renfermant tout ce précieux barda photographique, ne pesait rien du tout…

(Ce sujet mérite un post à lui tout seul, j’y reviendrai, d’autant que pour la première fois de ma vie de voyageuse-plongeuse-photographe, je me suis fait griller entre deux avions, à l’escale, à Dubaï, par un contrôle balance inopiné établissant que mon sac-cabine pesait plus de 7kg et ça m’a coûté le budget de plusieurs plongées… 😱 )

Quant à mon équipement de plongée, pas de souci, lui, il va en soute dans le gros sac à roulettes. (Et je réponds ici à la question que me posent souvent des amis non-plongeurs, un peu effarés par ma logistique : non, je ne transporte pas de bouteilles de plongée ni de plombs avec moi ! ! ! Ils sont fournis sur place par les centres de plongée.)

Bref. Les bagages lourds mais le cœur léger, je me suis donc (encore) envolée pour l’Asie ! Cap sur les Philippines, cette fois, avec un nouveau jouet, que j’étais très impatiente d’essayer : un objectif 100mm « macro » (pour « macrophotographie »), plus puissant et plus piqué que mon ancien 60mm…

Le petit bazar que je me coltine en voyage pour pouvoir faire des photos sous l'eau... À droite, mon appareil avec son nouvel objectif 100mm macro. Seuls les éléments les plus fragiles, à savoir l'appareil photo et les objectifs, son caisson et ses hublots, restent dans mon sac cabine. Je mets tout le reste en soute. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Le petit bazar que je me coltine en voyage pour pouvoir faire des photos sous l’eau… À droite, mon appareil avec son nouvel objectif 100mm macro. Seuls les éléments les plus fragiles, à savoir l’appareil photo et les objectifs, son caisson et ses hublots, restent dans mon sac cabine. Je mets tout le reste en soute. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Et voilà ! L'appareil est prêt à m'accompagner sous l'eau ! (Romblon, Philippines, mars 2017)

Et voilà ! L’appareil est prêt à m’accompagner sous l’eau ! (Romblon, Philippines, mars 2017)

Mon jouet, au fond du bateau. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Mon jouet, au fond du bateau. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Sans entrer dans les détails techniques, cet objectif fonctionne un peu comme une grosse loupe et permet de photographier de toutes petites bêtes, de quelques centimètres à quelques millimètres. Sur terre, les mordus d’insectes l’utilisent pour immortaliser les abeilles ou les fourmis. Moi, je l’ai emmené sous l’eau et braqué sur des crevettes minuscules, des hippocampes pygmées et des nudibranches (qui portent aussi le nom moins ragoûtant de limaces de mer)

Bienvenue dans le monde extraordinaire de la macrophotographie sous-marine ! 😍

Une minuscule crevette sur sa branche de corail. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Une minuscule crevette sur sa branche de corail. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un délicat hippocampe pygmée bargibanti rose. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un délicat hippocampe pygmée bargibanti rose. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Nudibranche Cuthona yamasui. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Nudibranche Cuthona yamasui. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Mon doigt à côté d'un minuscule nudibranche... Ça donne une meilleure idée de l'échelle ! (Romblon, Philippines, 2017)

Mon doigt à côté d’un minuscule nudibranche… Ça donne une meilleure idée de la taille de certaines bestioles ! (Romblon, Philippines, 2017)

Anilao et Romblon

Pour étrenner ce nouvel objectif, après bien des hésitations, j’ai sélectionné deux spots précis aux Philippines : Anilao et Romblon.

Anilao est un village situé sur une péninsule du sud-ouest de l’île de Luzon, à 3-4 heures de route au sud de Manille, la capitale. Cette partie du littoral est devenue populaire chez les plongeurs et le nom d’Anilao désigne aujourd’hui l’ensemble de cette région côtière, riche en microfaune sous-marine et propice à la macrophotographie subaquatique, où se sont développés quantité d’hôtels et resorts dédiés à cette activité.

La terrasse du centre Planet Dive, à Anilao. (Philippines, mars 2017)

La terrasse du centre Planet Dive, à Anilao. (Philippines, mars 2017)

Herbert, mon guide "œil de lynx" chez Planet Dive. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Herbert, mon guide « œil de lynx » chez Planet Dive. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Très sympa, la vue le matin, de ma terrasse ! (Anilao, Philippines, mars 2017)

Très sympa, la vue le matin, de ma terrasse ! (Anilao, Philippines, mars 2017)

Chaque soir, le ciel d'Anilao s'embrase pour des couchers de soleil somptueux. (Philippines, mars 2017)

Chaque soir, le ciel d’Anilao s’embrase pour des couchers de soleil somptueux. (Philippines, mars 2017)

Romblon est une petite île paisible, située au sud-est d’Anilao, à environ 8 heures de ferry, à l’écart des circuits touristiques. C’est la capitale du marbre aux Philippines. C’est aussi un spot de plongée encore pas très connu, où les photographes sous-marins accros à la « super-macro » s’extasient sur des espèces rares de nudibranches translucides et des crevettes chevelues presque invisibles à l’œil nu !

Bienvenue à Romblon, la capitale du marbre. (Philippines, mars 2017)

Bienvenue à Romblon, la capitale du marbre. (Philippines, mars 2017)

Les eaux azur de Romblon. (Philippines, mars 2017)

Les eaux azur de Romblon. (Philippines, mars 2017)

En faisant le tour de l'île, on trouve des plages sauvages, désertes. (Romblon, Philippines, mars 2017)

En faisant le tour de l’île, on trouve des plages sauvages, désertes. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Retour des plongeurs à travers la mangrove, en fin de journée. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Retour des plongeurs à travers la mangrove à marée basse, en fin de journée. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Muck-dive

Anilao et Romblon sont donc des spots bien particuliers. On me demande souvent des conseils sur les sites de plongée en Asie alors je précise d’emblée que ces deux-là ne conviendront pas à tous les plongeurs et sans doute pas du tout aux snorkelers (nageurs en palmes-masque-tuba). Car la spécialité du coin, comme dans le détroit de Lembeh, en Indonésie, c’est plutôt la « muck dive », qu’on pourrait traduire par « plongée vaseuse ».

En fait de vase, le terme muck dives désigne des plongées sur un fond pas vraiment spectaculaire ni très engageant de prime abord. À Anilao et Romblon, il s’agit le plus souvent d’un mélange de sable et de débris de coraux morts, agrémenté çà et là de quelques « bosquets » et patates de corail.

On y fait des plongées d’observation, qui demandent patience et passion. Car ce substrat qui semble sans attrait aux yeux novices constitue l’habitat de quantité de petits crustacés, mollusques et poissons extraordinaires. Ça grouille de vie ! Et à Anilao et Romblon, la diversité des espèces est remarquable. Les scientifiques continuent d’en découvrir de nouvelles chaque année !

Notez qu’il y a tout de même des sites coralliens « normaux » à Romblon et Anilao, où frétille l’habituelle faune sous-marine des eaux tropicales (à ne pas rater, le magnifique récif Beatrice, près de Sombrero Island, au large d’Anilao). Mais en général, on n’y va qu’une ou deux fois pendant le séjour, entre deux muck dives, pour varier les plaisirs… L’activité des centres de plongée du coin est principalement tournée vers l’observation de la microfaune et la macrophotographie.

Aux Philippines, les plongées se font depuis des bangkas, ces bateaux traditionnels à balanciers. (Anilao, mars 2017)

Aux Philippines, les plongées se font depuis des bangkas, ces bateaux traditionnels à balanciers. (Anilao, mars 2017)

Près de Sombrero Island, au large d'Anilao, le site Beatrice offre une explosion de couleurs et de vie corallienne. (Philippines, mars 2017)

Près de Sombrero Island, au large d’Anilao, le site Beatrice est une explosion de couleurs et de vie corallienne. (Philippines, mars 2017)

Le nudibranche papillon Yerce elegans, avec ses excroissance translucides, fait partie des raretés convoitées par les photographes sous-marins. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Le nudibranche papillon Cyerce elegans, avec ses excroissance translucides, fait partie des raretés convoitées par les photographes sous-marins. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Dans la même famille, Cyerce nigra est une espèce de nudibranche rare, pareillement très recherchée par les photographes sous-marins et que l'on peut observer à Romblon. (Philippines, mars 2017)

Dans la même famille, Cyerce nigra est une espèce de nudibranche rare, pareillement très recherchée par les photographes sous-marins et que l’on peut observer à Romblon. (Philippines, mars 2017)

Cette espèce de nudibranche est assez commune, très répandue dans le secteur. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Cette espèce de nudibranche est plus commune, très répandue dans le secteur. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Un petit poisson-crapaud (antennaire) clown. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un petit poisson-crapaud (antennaire) clown. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce nudibranche semble porter un cœur sur son dos. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce nudibranche semble porter un cœur sur son dos. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un ver plat redresse sa "tête" sur un monticule de grains de sable. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Un ver plat redresse sa « tête » sur un monticule de grains de sable. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Ce n'est qu'en affichant l'image de cet hippocampe Denise sur l'écran de mon ordinateur que j'ai remarqué les minuscules crevettes squelettiques tout autour... Et une lectrice du blog m'apprend que ces « skeleton shrimps » sont un mets fort apprécié des hippocampes pygmées goulus ! Bref, mon joli Denise rouge et blanc pose au milieu de son garde-manger. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Ce n’est qu’en affichant l’image de cet hippocampe Denise sur l’écran de mon ordinateur que j’ai remarqué les minuscules crevettes squelettiques tout autour… Et une lectrice du blog m’apprend que ces « skeleton shrimps » sont un mets fort apprécié des hippocampes pygmées goulus ! Bref, mon joli Denise rouge et blanc pose au milieu de son garde-manger. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Ce petit syngnathe ou aiguille de mer fait partie de la même famille de poissons que les hippocampes. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce petit syngnathe ou aiguille de mer fait partie de la même famille de poissons que les hippocampes. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un guide « œil de lynx »

Évidemment, la muck dive n’a d’intérêt que si l’on parvient à voir ces petites créatures qui se planquent parmi tous les débris du substrat ou dans les recoins des récifs. Comme elles sont souvent très douées en camouflage et capables de revêtir des formes surprenantes, les plongées se transforment alors en chasses au trésor, avec un suspense digne d’un safari, mais pour des animaux miniatures. Et quand on s’immerge avec un appareil photo, en mode « chasse aux images », c’est bien simple, on ne voit pas le temps passer…

Détail très important : sans un guide « œil de lynx » à vos côtés, vous risquez de passer à côté de beaucoup de choses. Certaines espèces sont très petites, d’autres savent très bien se confondre avec leur environnement, et puis il faut aussi savoir où chercher.

Toute la réussite de la plongée repose donc souvent sur le guide et son talent de « spotter », son expérience du site, sa connaissance du milieu et de la faune, son enthousiasme aussi bien sûr – ainsi que sur sa capacité à bien communiquer sous l’eau, pour attirer votre attention sur un détail fascinant, que jamais vous n’auriez remarqué sans lui.

Juchée sur un oursin, cette maman crabe protège ses œufs. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Juchée sur un oursin, cette maman crabe protège ses œufs. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce petit monstre se fait appeler "crevette dragon". (Romblon, Philippines, mars 2017)

Ce petit monstre se fait appeler « crevette dragon ». (Romblon, Philippines, mars 2017)

Photographié en plongée de nuit, ce petit poulpe aux ventouses bleu prend la pose dans le sable gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Photographié en plongée de nuit, ce petit poulpe aux ventouses bleues prend la pose dans le sable gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce petit poisson très photogénique (Oxycirrhites typus) est joliment appelé bécasse à carreaux ou épervier à nez long. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Ce petit poisson très photogénique (Oxycirrhites typus) est joliment appelé bécasse à carreaux ou épervier à nez long. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Au moment où j'ai pris la photo, je n'avais même pas remarqué que cette crevette avait les ongles peints ! (Anilao, Philippines, mars 2017

Au moment où j’ai pris la photo, je n’avais même pas remarqué que cette crevette avait les ongles peints ! (Anilao, Philippines, mars 2017

Sans mon guide Herbert, jamais je n'aurais vu ce beau rhinopias, d'un mauve pourtant éclatant sur le fond gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Sans mon guide Herbert, jamais je n’aurais vu ce beau rhinopias, d’un mauve pourtant éclatant sur le fond gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Nudibranche Aplysia parvula, de la famille des "lièvres de mer". (Romblon, Philippines, mars 2017)

Nudibranche Aplysia parvula, de la famille des « lièvres de mer ». (Romblon, Philippines, mars 2017)

Chaque grain de sable est comme une grosse pièce pour ce nudibranche. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Chaque grain de sable est comme une grosse pierre pour ce nudibranche. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Oui, ça aussi c'est un nudibranche ! (Anilao, Philippines, mars 2017)

Oui, ça aussi c’est un nudibranche ! (Anilao, Philippines, mars 2017)

Un nudibranche plus "classique", avec son petit toupet de branchies à l'arrière du corps. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Un nudibranche plus « classique », avec son petit toupet de branchies à l’arrière du corps. (Romblon, Philippines, mars 2017)

Une petite seiche flamboyante me présente son meilleur profil dans le sable gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Une petite seiche flamboyante me présente son meilleur profil dans le sable gris. (Anilao, Philippines, mars 2017)

Planet Dive et Three P Divers

Ah, les guides ! Comme ils sont précieux, comme je leur suis reconnaissante…

Chez Planet Dive à Anilao, j’ai eu recours aux services de l’adorable Herbert, toujours calme et bienveillant. Originaire de la région, père de trois ados, propriétaire de ses bateaux, il est d’une patience infinie avec les caprices des photographes et très prévenant avec les plongeuses frileuses, qui sont traitées en princesses (clin d’œil à ma binôme Lise). Il a notamment instauré à bord de sa bangka (le bateau traditionnel philippin à balanciers), un service qui relève pour moi du cinq étoiles, du luxe suprême : la distribution de serviettes brûlantes (oui, comme celles que donnent les hôtesses dans l’avion) pour réchauffer ces dames frigorifiées par 90 minutes d’immersion (oui, je suis frigorifiée en plongée dans une mer à 26°C). Un peu d’eau chaude versée d’une thermos, une mini-glacière pour conserver le tout à température, et le tour est joué !

Avec Herbert, mon guide "œil de lynx". (Anilao, Philippines, mars 2017)

Avec Herbert, mon guide « œil de lynx ». (Anilao, Philippines, mars 2017)

La princesse Lise prend la pose... (Anilao, Philippines, mars 2017)

Mon amie et binôme Lise prend sa pose de princesse… (Anilao, Philippines, mars 2017)

Chez Three P Divers à Romblon, je n’ai pas eu de guide attitré, mais j’ai été entourée d’une équipe germano-philippine enthousiaste et passionnée, qui fait merveille… Durant mon séjour, se sont succédé à mes côtés le fantastique Joseph alias « Erap », 50 kilos tout mouillé et « trouve-tout » de génie, qui sait où vivent tous les nudibranches du quartier (surtout les très rares et les tout petits), ainsi que Philipp, Fabia et Kati, experts en biologie marine, qui connaissent toutes les espèces et transforment chaque plongée en exploration captivante digne du National Geographic

Avec Joseph "Erap", le roi des nudibranches à Romblon. (Philippines, mars 2017)

Avec Joseph « Erap », le roi des nudibranches à Romblon. (Philippines, mars 2017)

Philipp et ses trois épaisseurs de combi... (Romblon, Philippines, mars 2017)

Philipp (l’un des trois « P » du centre Three P Divers, fondé avec ses frères Patrick et Peter) ne plonge jamais sans trois épaisseurs de combi… (Romblon, Philippines, mars 2017)

Bref, sans eux, je ne me serais pas autant amusée avec mon nouveau jouet. Ni émerveillée à chaque plongée.

Dire que n’étais pas retournée aux Philippines, depuis mon précédent voyage de 2008 aux Visayas ! Je reviens enchantée de ce petit séjour spécial macrophotographie, que j’aurais bien aimé prolonger d’une semaine ou deux, pour y ajouter les grosses bêtes du récif de Tubbataha. Ce sera le prétexte d’un prochain voyage… 😎

À noter que pour une fois, je n’étais pas en solo pour toute la durée du voyage, un couple d’amis parisiens m’ayant rejointe pour quelques jours à Anilao (coucou Lise et Thomas !). Un grand merci aussi à Olivier du site Asiaqua.com (basé en ce moment sur place, à Anilao et que j’avais déjà croisé en Thaïlande en 2009) : au moment de caler les réservations, on a opté pour la facilité mon amie Lise et moi, en lui déléguant l’organisation (à la carte et aux petits oignons) de nos séjours respectifs…

Voilà. Je voulais poser ça en préambule aux autres posts à venir sur ce voyage. Pour que vous compreniez pourquoi, à la différence de ma précédente escapade plongée en Égypte, il n’y aura quasiment que des photos en mode macro, sous l’eau… 😉

Plus je plonge, plus je suis fascinée par l’extraordinaire richesse du monde sous-marin, qu’il soit XXL ou lilliputien. Plus j’ai conscience aussi de la fragilité de cet écosystème, où tout est lié, interdépendant. Et plus je mesure la chance que j’ai d’avoir pu, depuis près d’une vingtaine d’années, observer tant d’animaux dans leur environnement marin naturel. Pas sûr que ce soit encore possible dans vingt ans…

  Philippines : Anilao + Romblon - mars 2017

28 commentaires

  1. marcopolo8356

    Alors là, je dis  » Bravo », sans doute grâce à ton nouvel objectif, mais c’est vraiment effarant…. moi qui suis un accro aux  » nudi » j’en suis tout pantois. ça continue à me faire rêver, du moins « TU » continues à nous faire rêver. Merci à toi, encore…

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @marcopolo8356 : l’objectif aide à faire de belles images (et encore, je suis bien en-deçà de ce que sont capables de faire les fous de « super-macro ») mais ce sont ces deux spots, Anilao et Romblon, qui sont « effarants » : vraiment le paradis des accros aux nudis !!! 😉

      Répondre
  2. Alain

    Voila une belle moisson de photos. Le 100 mm est dans son élément. Restera plus qu’à y ajouter une lentille…
    J’ai maintenant trop de mal à voir un hippocampe pygmée….
    Pour éviter les problème de poids, je suis passé au 4/3.
    Quelle est ta prochaine destination, pour continuer à rêver?

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Alain : oui, j’ai pu admirer l’équipement d’autres photographes sub, qui ajoutent des lentilles pour faire de la « super macro »… Ça implique aussi pour moi de changer de hublot (le mien ne permet pas d’ajout extérieur tel quel). Dès qu’on embarque plusieurs objectifs et plusieurs dômes/hublots, ça commence à devenir encombrant… La prochaine destination sera (encore) l’Indonésie. Mais je n’ai pas encore décidé où…

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  3. alaindici

    Merci pour ces belles images de macro au fond de l’eau. Est-ce aussi agréable que de se rouler dans l’herbe pour immortaliser un papillon ou une sauterelle ?
    Le 100 macro de Canon s’adapte finalement à bien des situations.
    Continue à nous faire rêver !

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @alaindici : pour moi, être sous l’eau c’est l’une des choses les plus agréables qui soient… 😉 Mais immortaliser les petites bêtes sous-marines avec m’a donné envie de l’essayer aussi sur terre !

      Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Anne : oh là là, quel enthousiasme, je suis très flattée… ☺️ Merci ! (Et j’ai bien reçu le petit message que tu m’as envoyé sur Triton Bay, je te réponds très bientôt…)

      Répondre
  4. Ludovic

    Wow…. Cyerca Nigra. Toi aussi 😉 : je voulais en voir un également et j’en ai fait une orgie, il y a 10 jours à Milne Bay/PNG.

    Très joli nudi, ça m’a rendu aussi addict que l’Indo ou les Phils, problème maintenant : comment retourner en PNG…d’autant que j’ai loupé le lacy rhinopias.

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Ludovic : hé, hé, j’ai aperçu ça sur ton FlickR… Magnifique !!! La PNG ? Je suis pas mal jalouse… Sont très belles, aussi, les images d’ambiance au grand angle, ça fait vraiment envie. Tu as posté un CR quelque part (Scubaboard, Forum photo sub) ? Très intéressée de connaître ton expérience et ressenti sur la PNG… 😉

      Répondre
      • Ludovic

        Haha… bin moi j’ai pas fait Triton Bay encore, 😉 il faut bien se faire un peu d’émulation sur les destinations. CR bientôt sur le Forum photo sub.., si les petits poissons ne se font pas manger par la procrastination (PS : comment fais-tu pour faire des CR aussi vite??? tu as un spray anti-procrastinisant? ) . Je t’avertirai quand ça sort.

      • Corinne Bourbeillon

        @Ludo : je pense que j’y retournerai, à Triton Bay, renommée par moi « Pygmy Seahorses Bay »… C’est le bout du monde, c’est pas donné, la visi n’est pas toujours top, mais question biodiversité, ça se pose un peu là… Sensation de ne pas en avoir profité assez, après ce premier séjour… Et puis y’a les Moluques où j’aimerais bien retourner traîner un peu quand je parviendrais à me dégager du temps en saison. Bref… Mais j’ai bien hâte d’en savoir plus aussi sur la PNG… 🙂

        Question procrastination, euh, c’est de l’ironie ??? 😀 (Je le VEUX ce spray magique…) Je n’ai pas fini de raconter Triton Bay (mars 2016), je n’ai pas fini non plus de raconter Komodo et Raja Ampat (juillet 2016), et là, les Philippines, ça va faire quasi un mois que je suis rentrée et je publie seulement maintenant le tout premier article… (Pas réussi à publier quoi ce soit en direct à part quelques images sur FB.) Et puis j’ai bien encore quelques trucs que j’aimerais publier sur le Mexique (juillet 2014), je crois…

        Bref, plus ça va, plus je me laisse happer par le boulot, et moins je trouve le temps de trier les photos et de mettre en ligne rapidement mes petites histoires de bulles et de poissons…

        Bon, je vais surveiller le Forum Photo Sub, alors… 😉

      • Ludovic

        Et bin c’est parti sur le PF… CR feuilleton commencé en mode « plongeons dans la piscine sans avoir vérifié s’il y avait de l’eau ». Aucune idée de quand je le terminerai… donc tu as du temps pour la lecture. 😉

      • Ludovic

        Merci Corinne! Mais j’ai peur d’avoir plus de mal à poursuivre, je viens de m’attraper un violent accès de procrastinia… j’ai dû me faire mordre par « l’instant gratification monkey » alors que j’avais oublié le spray… 😉
        Pourtant il reste les outer reefs et encore de la muck..

  5. Didier

    @Corinne : toujours une belle histoire à raconter, et de belles photos à partager… Je suis aussi très intéressé par la macro…Mais je n’ai pas encore le matériel adéquat. Pour le moment j’investis sur du « gros » (400/600 mm) pour l’animalier. Ensuite, ce sera la macro.J’ai noté que tu voulais essayer sur « terre » : suis impatient de voir aussi ce que cela va donner. 🙂

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Didier : les objectifs des photographes animaliers sont trèèèès impressionnants… (Et ça doit en faire, du bazar, à transporter dans l’avion!) Oui, pour l’objectif macro, je me disais que ce serait intéressant de ne pas le réduire à une utilisation exclusivement sous-marine… Il y a aussi des tas de petites bêtes fascinantes sur terre… À suivre ! 😉

      Répondre
  6. Christian PIDOUX

    Super Corinne, c’est vraiment du beau travail ! Je sais a quel point il est difficile de photographier un hippocampe pygmée sans qu’il se tourne à cause de la lumière et de l’avoir net avec de la profondeur de champ !!!
    Bravo à toi et merci pour nous avoir fait découvrir ce site.
    Bisous
    Christian (Waow)

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Christian : merciiiii !!! Oui, ce n’est pas de la tarte, de faire le portrait de ces petits timides… Mais avec de la patience, on finit par y arriver ! 🙂

      Répondre
  7. Laura

    Bonjour Corinne,
    ça a l’air tout simplement magnifique ! Merci pour ces photos !
    Petite question : est-ce un spot intéressant également en snorkelling, ayant eu un pneumothorax spontanné la plongée ce n’est plus pour moi … malheureusement.

    Très bonne journée,
    Laura

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Laura : tu devrais lire l’article, Laura… 😉 J’en parle au paragraphe « muck-dive » et je réponds déjà à ta question…

      Répondre
      • Laura

        J’ai relu ton article et je n’avais pas vu la phrase …
        Je suis désolée de t’avoir déranger.

  8. christine Neault

    bonjour Corinne
    magnifique tes photos des philippines, je suis admirative !
    je suis actuellement à WANGI WANGI WAKATOBI (cf mon FB) mais je ne fais pas aussi bien…. j’ai besoin d’un meilleur éclairage, ça va venir… mais je m’éclate quand même avec un 30mm macro + loupe
    si tu peux me donner des infos sur tes flashes je suis preneuse, et ton nouvel objectif 100mm macro, c’est pas trop dure à maitriser ?
    merci d’avance, amicalement,
    Christine Neault

    Répondre

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