Squille. Lovina Beach, Bali. Juillet 2008.

Premières bulles à Lovina

  Indonésie : Bali - juillet 2008

Je me réconcilie avec Lovina Beach  ! Grâce à deux petites plongées bien sympathiques, une cérémonie traditionnelle face à la mer et un splendide coucher de soleil.

Plongées avec Spice Divers

Le récif de Lovina n’est certes pas spectaculaire. Il a souffert de la pêche à la dynamite et du réchauffement de l’eau. Mais pour tremper ses palmes après quelques mois sans plonger, c’est parfait.

C’est un récif en pente douce, semé d’amas de corail et de quelques éponges barriques, qui descend vers un fond sablonneux. Outre la faune tropicale habituelle (poissons anges, papillons, perroquets, etc.) et les rascasses nombreuses (lion-fishes), on y déniche malgré tout pas mal de bestioles intéressantes. Y compris une tortue, qui a croisé notre route d’un peu loin, lors de la première plongée !

J’ai fait les sorties avec Spice Divers, gros centre installé sur la partie tranquille de la plage, à deux pas de mon hôtel, le Lovina Beach Hotel (pas bien original comme nom !), à l’ouest de Kalibukbuk.

Mon guide divemaster, un jeune Balinais de Lovina qui se fait appeler Luxman, me trouve deux ghost-pipe fishes, ces espèces d’hippocampes ornés de pointes, assez timides, et quelques nudibranches. J’ai tout mon temps pour flashouiller à mon aise et ajuster ma flottabilité, vu que je suis la seule cliente !

Nous ferons la deuxième sortie en compagnie d’un instructeur hollandais, Johan, qui a encore plus l’œil, lui : il nous trouvera dans la foulée une belle murène javanaise verte et charnue, une squille (manta-shrimp), sorte de grosse crevette verte aux yeux globuleux à la fois apeurée et curieuse. Nous croisons un banc de poissons-rasoirs nageant la tete en bas, un autre de petits poissons-chats broutant le sable.

Squille. Lovina Beach, Bali. Juillet 2008.

Au retour, quand le bateau accoste, j’aperçois de loin des gens attroupés sur la plage, devant le monument aux dauphins. Certains semblent s’avancer dans l’eau. C’est une cérémonie, comme il y a en a tant à Bali.

Cérémonie traditionnelle sur la plage

Vite, je saute du bateau et je me dirige vers eux, munie de mon appareil photo toujours dans son caisson, sans même ôter ma combi, car déjà les gens remontent vers le grand arbre qui borde la place aux dauphins. J’arrive tout à la fin.

Je montre du doigt mon appareil aux gens assis là, vêtus de sarongs. Tout le monde me dévisage avec des yeux ronds, puis hoche la tête en souriant. Je dois avoir une drôle d’allure, dans ma combi noire encore trempée. Je m’aperçois que j’ai encore mon masque autour du cou !

Les hommes sont coiffés du turban traditionnel. Les femmes portent des tuniques brodées ajourées. Un gars tout en blanc officie au milieu du groupe et des paniers d’offrandes. Il semble dire des prières, agite une clochette.

Un adolescent m’explique dans un anglais sommaire que c’est une cérémonie pour les morts, afin que leurs âmes rejoignent les Dieux… À la fin de la prière, les gars prennent la pose avec leurs sarongs et instruments de musique, enchantés que je leur tire le portrait !

Sunset on the beach

Je termine cette bien agréable journée en sirotant un banana lassie à la terrasse du Sea Breeze Cafe, face à un splendide coucher de soleil. Dans l’ombre, une veille dame, le sarong autour de la taille, les seins nus, se lave dans la mer, à l’ancienne. C’est la petite silhouette noire qu’on aperçoit à droite sur la photo.

C’est dire si je suis de bonne humeur, ce soir : j’ai même sympathisé avec une marchande de sarongs, qui s’est excusée bien gentiment de venir ainsi constamment à la charge avec sa camelote à vendre et a promis de ne plus venir m’embêter.

Trois cars remplis de Javanais, sans doute des Indonésiens de Jakarta, ont débarqué pour le coucher de soleil. Les musulmanes en foulard ne sont pas de bonnes clientes, elles n’achètent pas de sarongs, seulement à manger, s’est plaint ma nouvelle copine, en secouant la tête d’un air désolé. Ces touristes-là font des tours très organisés. On les dépose une demi-heure sur la plage, et hop, une fois le soleil couché, ils repartent. Les gamines au bras chargés de colliers se sont précipitées quand même, pour tenter leur chance. « Sunset price ! » lance encore un vendeur de carnets-souvenirs… Je me marre.

Demain, je file encore plus à l’ouest, à Pemuteran, avec Spice Divers, pour plonger autour de l’île de Menjangan, dont on m’a dit monts et merveilles. Je compte rester quelques jours là-bas. Les fonds sous-marins sont, paraît-il, parmi les plus beaux de Bali !

  Indonésie : Bali - juillet 2008

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