Lovina Beach. Bali.

Lovina : sable noir, méditation, eau souffrée

  Indonésie : Bali - juillet 2008

Lovina Beach… Le nom est joli, mais je suis un peu mitigée sur l’endroit. Ici, la pression touristique est certes moindre qu’à Kuta-Legian-Seminyak. Pourtant j’ai l’impression d’y avoir été plus sollicitée qu’ailleurs par les infatigables vendeuses de sarongs et autres babioles !

Lovina Beach : plages de sable noir

Lovina Beach. Bali.

Les sollicitations des vendeurs de babioles n’ont rien de bien méchant, ceci dit. Il suffit, là encore, de s’éloigner un peu du cœur de Lovina, à savoir le bout de plage et les deux rues de restos et hôtels reparties autour du monument aux dauphins (le village de Kalibukbuk), pour être peinard. Bref, il faut aller carrément à l’est ou carrément à l’ouest…

Sinon, la plage de sable noir est plutôt belle, et les couleurs des prahus, les bateaux traditionnels à balanciers, alignés sur la grève, sont du plus bel effet. La côte, protégée par le récif, est bien mieux pour la baignade que les dangereux rouleaux de Kuta.

Méditation au monastère Brahma Vihara Arama

N’étant pas une adepte des plaisirs plagesques, je suis allée me promener sur mon scooter, à nouveau.

Cette sympathique balade de quelques kilomètres m’a menée jusqu’à un curieux monastère bouddhiste, le Brahma Vihara Arama, dont la déco mêle monstres balinais et « bouddhasseries » à l’esthétique bien kitsch…

C’est en fait un lieu de retraite, où les gens viennent méditer.

Le silence est de rigueur et on croise les « méditants », beaucoup d’Asiatiques, quelques Occidentaux, marchant à pas infiniment lents, autour des jolis bassins à nénuphars et des différents bâtiments de prière. D’autres sont assis, en tailleur, dans de petites huttes à rideau transparent, plongés dans leurs silencieuses méditations…

Moi, j’étais au spectacle… Une halte à la fois apaisante et amusante !

Banjar, les sources d’eau chaude et souffrée

À quelques minutes de là, il y a les air panas Banjar, des sources d’eau chaude. C’est un lieu de détente populaire.

On y vient en famille, patauger dans les bassins d’eau souffrée. Couleur jaune-marron-verte pas très engageante, et il en émane une vague odeur qui rappelle les cours de chimie…

Je n’ai pas tellement eu envie de faire trempette, mais l’ambiance est marrante comme tout.

Et en chemin, on traverse quelques villages nonchalants, où les hommes papotent sur le pas des portes et saluent l’étrangère qui passe à moto, tandis que les femmes trimballent d’énormes fagots de bois sur leur tête…

Dolphin safaris

Enfin, la grosse attraction de Lovina, ce sont les sorties en mer pour aller voir les dauphins, à l’aube. J’hésite depuis hier, mais ce soir, ma décision est prise : je n’irai pas voir les dauphins.

D’abord, j’en ai déjà vu. Mais surtout, aller courser ces pauvres bêtes en bateaux à moteur ne me dit rien… J’ai frémi au commentaire d’un jeune et gentil couple qui était avec moi dans le bus et que j’ai croisé à nouveau ce soir : « It was fun chasing them ! » 

😱

Certes, les dolphin safaris, ça fait tourner l’économie locale et le cartel des capitaines de bateaux qui se disputent cette précieuse denrée qu’est le touriste. Mais je sûre que ce n’est pas du tout bénéfique aux dauphins, cette frénésie autour d’eux… À éviter, donc, car pour autant que j’aie pu en juger, ces sorties ne respectent en rien les animaux…

Les villages traversés dans l’arrière-pays et les endroits plus paisibles de la plage m’ont donné une idée de ce que devait être Lovina, autrefois. Un coin tranquille et sûrement plus sympa qu’il ne l’est aujourd’hui. Il y a un bon choix d’hôtels et guesthouses, de bons restos, mais je ne vais pas m’éterniser ici. Lovina manque singulièrement d’atmosphère.

Demain, je vais jeter un œil sous la surface pour voir l’état du récif ici, puis je file après-demain à Pemuteran, pour plonger autour de l’île de Menjangan, tout au bout de la péninsule ouest de Bali.

  Indonésie : Bali - juillet 2008

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