Offrandes du matin dans le jardin de l'hôtel Sorga. (Kuta, Bali)
Offrandes du matin dans le jardin de l'hôtel Sorga. (Kuta, Bali)

Les petites choses que j’aime à Bali

  Indonésie : Bali - juillet 2008

Je n’avais pas remis les pieds a Bali depuis quelques années. Et il y a ici tout un tas de petits détails que j’ai grand plaisir à retrouver.

Pour commencer, quantité de maisons et d’hôtels ressemblent à des temples, avec leurs portails fendus et ornés de sculptures. D’ailleurs, il y a des temples partout.

Et on trouve des autels gardés par des créatures mythiques de pierre, plus ou moins monstrueuses, jusque dans les jardins des petits hôtels familiaux, type losmen ou guesthouse. C’est toujours très plaisant de dormir entouré de dieux et de démons.

Offrandes du matin dans le jardin de l'hôtel Sorga. (Kuta, Bali)
Offrandes du matin dans le jardin de l’hôtel Sorga. (Kuta, Bali)

Et puis, tous les matins, des offrandes fraîches sont déposées, dans leur petit panier végétal : fleurs, riz, bâton d’encens… Le tout accompagné d’un geste délicat de la main, pour répandre quelques gouttes d’eau, une fleur coincée entre deux doigts.

J’adore ce petit rituel matinal, ça a quelque chose de rassurant. Les dieux, les esprits sont partout, on cherche ainsi à se concilier les bons et apaiser les mauvais. Sur les pas de porte, à la croisée des chemins, les petits paniers d’offrandes jonchent le sol.

Petit panier d'offrandes devant l'entrée d'un warung (restaurant) à Petitenget (Bali).
Petit panier d’offrandes devant l’entrée d’un warung (restaurant) à Petitenget (Bali).

Autre chose que j’aime bien ici : même les arbres portent des sarongs. Enfin, les arbres considérés comme sacrés, ceux qui sont habités par un esprit.

Un sarong à carreaux noir et blanc ceint le tronc de cet arbre sacré à Bali.
Un sarong à carreaux noir et blanc ceint le tronc de cet arbre sacré à Bali.

Le sarong noir et blanc à carreaux ceint aussi les reins des statues qui gardent les entrées des temples. Cet échiquier noir et blanc symbolise ce que nous connaissons mieux sous le nom de yin et yang : il s’agit de maintenir l’équilibre entre les deux forces, positive et négative, qui régissent le monde.

Une chose que j’avais oubliée, aussi, que j’ai observée, hier à Kuta, et aujourd’hui sur la route de Lovina : les cerfs-volants. Sur la plage et dans les rizières, les enfants et même les grands jouent au cerf-volant. Il y en a de toutes tailles, certains tout simples, confectionnés dans un banal sac plastique, d’autres immenses et très sophistiqués, avec longue traîne ondoyant dans le vent.

Jeu de cerf-volant sur la plage de Petitenget, au nord de Kuta Beach (Bali).
Jeu de cerf-volant sur la plage de Petitenget, au nord de Kuta Beach (Bali).

Enfin, je retrouve avec bonheur ces diverses petites choses auxquelles je ne prête plus guère attention, tant j’y suis habituée, mais qui me plaisent beaucoup en Asie : saluer les gens avec un grand sourire redevient la chose la plus naturelle du monde, circuler jusqu’à quatre, voire cinq passagers par moto aussi (enfin, pas pour moi !), la possibilité de pouvoir grignoter à toute heure grâce aux petits marchands ambulants installés le long des routes avec leurs carrioles de brochettes, de soupe ou de fruits…

Je suis arrivée dans le Nord, à Lovina Beach, aujourd’hui… Ici pas de rouleaux ni de surfeurs. Ambiance moins tape-à-l’œil et plus décontractée. Je vous raconte tout ça demain !

  Indonésie : Bali - juillet 2008

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