Ma chambre à Asseyri Inn, à Hanimaadhoo.
Ma chambre à Asseyri Inn, à Hanimaadhoo.

Ma guesthouse aux Maldives

  Maldives - février 2014

Les Maldives pour pas (trop) cher ? C’est possible. Il y a une alternative aux îles-hôtels de luxe : les guesthouses des îles habitées.

Nouveau tourisme dans l’archipel maldivien

J’ai découvert les Maldives en février 2014. Une destination inédite sur Petites Bulles d’Ailleurs  ! 😎

PRÉCISIONS : en avril 2014, j’ai interrompu ma série d’articles sur les Maldives, trouvant difficile de continuer à vanter ici les beautés de cet archipel de l’océan Indien (et donc à encourager les gens à se rendre aux Maldives) alors que le régime avait durci son application de la charia, après mon séjour de février 2014. Ne respectant pas les Droits de l’homme, les Maldives avaient dû quitter le Commonwealth des Nations en 2016. Mais en septembre 2018, les choses ont changé, avec la défaite surprise aux élections du président autocrate Abdulla Yameen soutenu par les islamistes et désormais poursuivi pour corruption, battu par Ibrahim Mohamed Solih, un allié du camp démocratique. Puis en avril 2019, le parti de Mohamed Nasheed, ex-président des Maldives (2008-2012), plusieurs fois emprisonné par le régime et principale figure de l’opposition, a remporté les premières élections législatives depuis le départ de Yameen. Les Maldives retrouvent le chemin de la démocratie, c’est une super bonne nouvelle !

Au sud de l’Inde, cet immense archipel à fleur d’eau est connu pour ses îles-hôtels et resorts luxueux, hors de prix, coupés de la population locale, fréquentés par de très riches touristes et des couples en lune de miel.

Île-hôtel aux Maldives. Février 2014.
Île-hôtel aux Maldives. Février 2014.

Les Maldives ont longtemps fait le choix du tourisme de luxe, veillant à limiter les contacts entre les visiteurs étrangers et la population locale. Mais c’est en train de changer. Depuis peu, les habitants ont été autorisés à ouvrir des « guesthouses », qui vont de la pension de famille au petit hôtel touristique.

Ces guesthouses se sont multipliées, depuis quelques années, et il y a désormais du choix, du nord au sud de l’archipel, pour les voyageurs indépendants. On peut ainsi loger dans les villages des îles habitées et découvrir la vraie vie des « vrais gens ».

C’est l’option que j’ai choisie pour la première semaine de mon voyage maldivien ! Avant de m’octroyer une deuxième semaine plus chic sur un bateau de croisière-plongée… 👌

J’ai donc d’abord passé quelques jours tout au nord de l’archipel, sur l’île d’Hanimaadhoo, à la très chouette guesthouse Asseyri Inn. J’ai choisi une île très éloignée de Malé (environ 280km, soit une heure de vol), pour éviter les coins les plus fréquentés. J’hésitais avec Gan, dans le sud, mais ce sera pour une autre fois…

Mise à jour – janvier 2017 : la guesthouse Asseyri Inn telle que je l’ai connue ne semble plus exister. Le site internet renvoie désormais sur un autre hôtel, beaucoup plus chic, situé sur une autre île…

La rue de sable, devant la guesthouse Asseyri Inn. Hanimaadhoo, Maldives, février 2014.
La rue de sable, devant la guesthouse Asseyri Inn. Hanimaadhoo, Maldives, février 2014.

Ce sont les commentaires élogieux sur TripAdvisor qui m’ont décidée à contacter Asseyri Inn. Leur package « solo traveler » avec des activités pour chaque jour me convenait, ils avaient de la disponibilité à mes dates et en plus il y a un petit centre de plongée. Parfait pour m’immerger dans l’atmosphère du pays et m’acclimater en douceur !

Guesthouses et petits hôtels

Certaines « guesthouses » aux Maldives sont très modestes, d’autres sont carrément très chics. Les plus économiques tournent autour de 30-40€ la nuit, les plus chères dans les 100-150€. On en trouve beaucoup à Malé (l’île capitale), à Hulumalé (l’île résidentielle artificielle près de l’aéroport) et sur deux îles assez proches de Malé, Maafushi (l’île prison) et Guraidhoo. Mais on dirait bien que des hébergements ont ouvert dans presque tous les atolls de l’archipel. Il y a des ferries pas chers du tout pour aller d’une île à l’autre et des liaisons par avion plus onéreuses avec Maldivian Aero pour rejoindre les plus éloignées.

Vous trouverez pas mal d’infos via une recherche Google avec les mots « Maldives + guesthouses » ou « Maldives + backpacker ».

Les plus connues et plus courues figurent sur TripAdvisor dans la rubrique « chambres d’hôtes » et beaucoup de ces hébergements utilisent les sites Booking.com ou Agoda.com pour louer leurs chambres (très pratique pour réserver soi-même sur internet, ou se faire une idée des tarifs). Quelques autres liens en vrac, trouvés lors de mes recherches avant de partir :
Guesthouses in Maldives  : une sélection de guesthouses dans plusieurs atolls différents
Maldives Guesthouses & BB : petite sélection par Lonely Planet
Maafushi Maldives : choix de guesthouses sur plusieurs îles, pas seulement Maafushi

Bon à savoir : il faut bien vérifier si les taxes sont incluses ou pas, sinon il faut ajouter +10 % et +8 % (c’était en tout cas le montant lors de mon passage, mais ça peut changer). Il faut aussi regarder les services inclus dans le tarif, il a parfois des packages très intéressants :
→ juste la nuitée (avec ou sans transfert)
→ la nuitée + le petit déjeuner ou la demi-pension
→ la nuitée + tous les repas + des activités à la journée…

Cap sur Hanimaadhoo !

Hanimaadhoo a l’avantage d’avoir un aéroport, désormais « international », avec des liaisons depuis le Sri Lanka et bientôt vers l’Inde, peut-être. C’est une île paisible, étirée tout en longueur, qui compte moins de 1 500 âmes, habitée seulement sur une petite portion au nord.

L'arrivée à Hanimaadhoo. Maldives, février 2014.
L’arrivée à Hanimaadhoo. Maldives, février 2014.

Ma guesthouse est au cœur du village, à deux pas du port où les pêcheurs arrivent en dhoni, le bateau traditionnel, avec les poissons du jour, et de l’école. On voit passer garçons et filles à vélo dans leurs uniformes à la fin des cours.

La pêche du jour au port d'Hanimaadhoo. Maldives, février 2014.
La pêche du jour au port d’Hanimaadhoo. (Maldives, février 2014)
Je crois que ce collégiens a piqué le vélo de sa sœur... Hanimaadhoo, Maldives, février 2014.
Je crois que ce collégiens a piqué le vélo de sa sœur… (Hanimaadhoo, Maldives, février 2014)

Pour rappel, l’islam est religion d’État aux Maldives. Hanimaadhoo est l’une des rares îles habitées où le port du bikini est autorisé aux touristes étrangères, sur un bout de plage délimité. Il faut une autorisation et Asseyri Inn l’a obtenue récemment. La guesthouse compte d’ailleurs construire un nouveau bâtiment devant la plage et déménager là, devant l’eau turquoise et le sable blanc.

La plage des touristes, où le bikini est autorisé, à Hanimaadhoo. Maldives, février 2014.
Le bout de plage où le bikini est autorisé, à Hanimaadhoo. (Maldives, février 2014)
Sur la plage publique d'Hulumalé, l'île résidentielle près de l'aéroport de Malé, il est interdit de se mettre en bikini. Maldives, février 2014.
Sur la plage publique d’Hulumalé, l’île résidentielle près de l’aéroport de Malé, il est interdit de se mettre en bikini. (Maldives, février 2014)

Autre truc à savoir : l’alcool est pareillement interdit sur les îles dites « locales » . Pour boire une bière (éventuellement en bikini), c’est uniquement dans les îles-hôtels des touristes, sur les bateaux de croisière et à l’hôtel situé à côté de l’aéroport de Malé. Pour ceux qui sont en manque, il est toujours possible d’organiser, moyennant finance, un petit séjour d’une journée ou d’une demi-journée dans un resort à proximité, pour goûter momentanément aux plaisirs réservés aux touristes de luxe.

Mais ce n’est évidemment pas cela que je suis venue chercher sur Hanimaadhoo… L’ambiance village musulman tranquille et authentique, écrasé de lumière intense, me va bien, en guise de première immersion culturelle maldivienne. Les gens sont plus réservés qu’en Indonésie, mais très accueillants. La suite dans le prochain post !

😎

  Maldives - février 2014

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