Dans ce cimetière balinais, le soleil cogne... même pour les défunts! (Nusa Lembongan, Bali, 2008.)

Vu à Bali

  Indonésie : Bali - juillet 2008

Encore quelques images ramenées de mon dernier séjour à Bali. Des images insolites, ce coup-ci, histoire d’attaquer la semaine avec le sourire.

La plus surprenante est sûrement celle de ces tombes, surmontées d’ombrelles-parapluies… Dans ce cimetière de Nusa Lembongan, on protège les morts du soleil !

La religion est omniprésente à Bali. Même lors d’un court séjour, il n’est pas rare d’assister à une cérémonie. Elles sont nombreuses, tout au long de l’année.

On en croise assez souvent, quand on se déplace dans l’île. Ce qui crée chaque fois des bouchons, le temps de laisser passer la procession, comme ici, sur la route entre Amlapura et Sanur.

Ce devait être une cérémonie particulièrement importante. Les gens n’en finissaient pas de défiler, vêtus du traditionnel sarong et coiffés de turbans blancs.

Pour ce qui concerne la route, à force de voyager en Asie, je me suis habituée aux aspects “exotiques” du trafic. Qu’il s’agisse de la conduite menée à coups de klaxons, ou des motos surchargées, je n’y prête plus guère attention.

Pourtant, on ouvre de grands yeux, la première fois, quand on voit passer une famille entière entassée sur le siège et ou une moto disparaissant presque sous un chargement imposant : immenses bottes de paille, meubles, paniers, volaille et parfois même des cochons vivants… Ci-dessous, un marchand ambulant à Lovina, avec sa camelote d’objets en plastique pleine de couleurs.

Une armoire sur la plage ? C’est normal. Nous sommes à Sanur, juste avant le départ du bateau qui fait la liaison entre Bali et l’île de Nusa Lembongan. Il trimballe tout ce dont les gens ont besoin. Les provisions et l’eau, mais aussi des meubles et des frigos, des motos, des animaux…

L’armoire attend sur le sable que deux gars viennent la charger sur leurs épaules. Ils la hissent ensuite sur le toit du bateau, en pataugeant dans l’eau peu profonde. Je surveille l’opération, guettant le moment où elle va glisser et tomber à l’eau. Mais ils assurent. L’énorme armoire est finalement arrimée, sans incident.

Dans la série “nos amies les bêtes” admirez l’audace de ce poussin. Sur la plage de Pemuteran, les cochons du village roupillent dans le sable et se laissent même picorer le groin !

Enfin, une petite série “spécial plongeurs”. Observez cette porteuse qui se découpe en ombre chinoise, sur la plage de galets de Tulamben.

Deux blocs en équilibre sur la tête et plusieurs ceintures avec leurs plombs autour de la taille et sur les épaules. Impressionnant, non ? Les plongeurs étrangers fraîchement débarqués en Asie, qui n’ont jamais vu ça, s’étonnent, compatissent, un peu embarrassés. Surtout les messieurs.

Certains veulent même porter à leur place. Ce que ces femmes (car ce sont surtout des femmes qui portent) n’apprécient guère… Le métier de porteuse est pénible, mais c’est leur gagne-pain. Sur ce site ultra-touristique, les plongeurs affluent par centaines chaque jour pour découvrir l’épave du Liberty.

Pour finir, une pancarte affichée dans le centre Eco-Dive, à Jemeluk (Amed)… Messieurs, réfléchissez-y à deux fois avant de faire les yeux doux à une plongeuse !

« Mon petit ami dit que si je retourne plonger encore une fois, il me quitte… Il va me manquer, c’est sûr. »

:lol :

  Indonésie : Bali - juillet 2008

  1. En lisant ton post, quelques remarques me reviennent sur Bali :
    – Les statues sont habillées comme les humains, alors pourquoi pas des ombrelles…
    – Les Balinais et les Balinaises sont toujours « tirés à 4 épingles » et « propres comme un sou neuf » alors qu’ils n’ont pas de machines à laver et de repasseuses…
    – Si les Balinais conduisent comme des malades sans rien regarder, c’est que le matin ils ont fait leurs offrandes et donc « rien ne peut leur arriver ». Le problème c’est que nous, quand on arrive, on n’est pas au courant…
    – Les porteuses de Tulamben portent 2 blocs de 12l plein sans sourcilier, mais ce sont des blocs alu…
    – Un Balinais donne 50% de son salaire (et de son temps) au temple, c’est leurs impôts…
    – L’épave du liberty m’a beaucoup déçu. Elle est toute cassée avec plein de monde dedans. J’ai préféré le drop-off…
    – Si on voit peu de tortues à Bali, c’est que les Balinais les mangent…
    J’adore Bali, il va falloir que j’y retourne 8)

  2. @ Alimata :
    Amusante, ta petite recension de détails « insolites » à la balinaise. Mais je maintiens: deux blocs de 12l d’un coup, même en alu, je trouve ça fortiche. Déjà qu’avec un seul j’ai du mal… Quant à l’épave du Liberty, contrairement à toi, je la trouve belle et intéressante. Évidemment, c’est mieux quand on descend dessus avant l’arrivée de la foule.
    🙄

    @ Marie-Julie :
    Oui, la photo du cimetière avec ses ombrelles est ma préférée aussi. Bali est vraiment un endroit à part, avec toutes ces croyances mêlant traditions hindous et animistes. J’aime beaucoup, et ça finit par déteindre quand on voyage: on a peu à peu vraiment l’impression que les esprits sont partout. 100 ans, tu dis??? J’étais loin d’imaginer que tu étais une très très vieille dame…
    😆

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