Je n’ai pas beaucoup ecrit depuis Leyte, par ou j’ai commence mon voyage aux Philippines, faute de connexion internet digne de ce nom. Ici, a Larena, le port de Siquijor, il y a un centre internet relativement « high speed » qui me va me permettre d’envoyer plus de photos. Voici donc quelques images ramenees des recifs de Sogod Bay.
Le règne du “petit”
J’etais donc a Leyte pour les requins-baleines, grosses bebetes tres prisees des humains aquatiques en combinaison de neoprene… Je n’ai pas eu l’heur de croiser les fameux requins-baleines de Leyte (sans doute y etais-je un peu trop tot dans la saison), mais heureusement, il y avait quantité d’autres bestioles, en abondance.
Timide, ce petit poisson-coffre jaune a pois noirs n’est pas facile a approcher.
Blotti contre le recif, ce serpent « tricot-raye » vient d’etre reveille par nos flashes.
Cote « petit », je me suis regalee avec les nudibranches, ces petites limaces de mer aux couleurs etonnantes. Je les ai flashouilles a n’en plus finir!
Un nudibranche que je prendrai le temps d’identifier a mon retour…
Encore un !
Et encore un autre nudibranche…
Allez, hop ! Encore un petit pour la route…
Les sites de Leyte sont splendides, le corail y est remarquablement preserve. En ce moment, la visibilite n’est pas terrible, ce qui oblige a se concentrer sur le « petit » plus que sur le « gros ». Pour une visi de 20-30 metres, aux dires de Ron, l’Anglais qui le Sogod Bay Scuba Resort, c’est en ete qu’il faut venir, en juillet par exemple. Mais a cette periode-la, pas de requins-baleines a passer…
Toute la faune tropicale habituelle est la, en abondance. Max Climates, le house-reef (le « recif de la maison », c’est-a-dire la partie du recif juste en face du centre de plongee) est de toute beaute. Le site de Napantao, de l’autre cote de la baie, juste en face, avec deux tombants debordants de vie, est mon prefere, je crois bien (parfois du courant un peu traitre, on nous recommande faire bien attention, mais le jour ou j’y etais, rien du tout).
Ce « scorpion-fish » me regarde faire des bulles, impassible.
Dans sa livree blanche, un poisson-crapaud (antennaire) joue les stars sur le recif.
Qui arrivera a trouver le minuscule hippocampe pygmee? Ma photo n’est pas terrible, mais il est bien la… il faut avoir l’oeil pour le reperer!
Leyte
Je ne suis restee que quatre jours a Leyte, et je me dis maintenant que j’aurais peut-etre du prolonger un peu mon sejour. Pour faire quelques plongees de plus et me balader un peu.
Je n’ai trouve le temps que de pousser jusqu’a Padre Burgos en tricycle. Je n’ai rien vu du tout de Malitbog, ville situee a une quinzaine de kilometres de la ou je me trouvais, ou il y a, si j’en crois mon Lonely Planet, l’une des plus anciennes eglises du coin, construite avec du corail mort.
Au bout de la plage que mon resort partage avec le Peter’s Dive Center (le premier des centres de plongee a avoir ouvert a cet endroit, je crois, en tout cas le plus connu), il y a une poignee de bicoques, moitie bois, moitie tole, et quelques maisons en dur le long de la route, qui constituent le village de Lungsodaan.
Les gamins rentrent de l’ecole, cartable au dos, uniforme avec longue jupe a carreaux pour les filles, certains jouent deja au ballon dans la poussiere du chemin. Partout, on trouve des paniers et terrains de basket, visiblement plus pratique que le foot, ici. L’influence americaine? Les enfants (les filles surtout, pas intimidees du tout!) sont nombreux a m’aborder, avec la meme eternelle phrase, qu’il ont du tous apprendre en cours: «Hello! What’s your name?»
Je m’applique a repondre en articulant bien. Rien n’y fait. « Corinne » devient systematiquement « Cowine » ou « Coquine ». Ca marche mieux quand je pretends m’appeler « Corrina », comme dans la chanson…
Bref, accueil charmant partout, dans ce patelin peu frequente.

OUI!!!Super!!!!!Encore du nouveau!!!Je suis contente de te lire en ce dimanche consacré aux lessives,et à la valise que je défais pour refaire.On part demain.J’imagine que de ton côté un bon pain camembert ne te serait pas si désagréable que ça…..Du mien,je préfèrerais de bonnes nouilles asiatiques!!!
Tes photos sont magnifiques!Je n’aurais pas aimé me retrouver face au serpent….Greg encore moins!!!!
Je t’embrasse fort!
Extraordinaires tes photos, et c’est un euphémisme!Les vois-tu vraiment ainsi sous l’eau ces habitants des fonds marins, avec ces couleurs-là? (c’est une question de candide, sorry,…) En tout cas, m^me pas peur du serpent tellement il est beau! Quant aux nudibranches, rien que d’écrire le mot, c’est un plaisir, alors quand il y a en plus les photos qui vont avec…
Je ne sais pas pourquoi, cet article me fait penser à Jules Verne!
Bon, revenons sur terre, c’est l’heure des contingences matérielles et incontournables de fin de semaine, n’insistons pas davantage.
Pas trouvé l’hippocampe, ai pourtant longuement regardé.
Mil besos, mam.
Bonjour Philippine!
Je viens d’enchaîner les nouvelles de la baie déserte de requins-baleines, de l’île aux touristes, de l’île tranquille… Impression d’avoir ouvert un livre. Vivement la suite. (Sans les accents, c’est encore plus dépaysant!)
Pascale
Bon,allez,encore un dernier commentaire avant mon départ pour Gap;juste pour le plaisir d’imaginer que tu vas le lire à des milliers de km d’ici…Ah….La magie d’internet!!!!
Mon sac n’est pas prêt…..PAS BIEN!!!!!Grosse flemme de le préparer!Je décide donc de mettre le réveil un peu plus tôt et de le faire demain….De toute manière,mon linge n’est pas encore sec…pppfffffttttt!!
Pas grand chose à t’apprendre mis à part que Greg a eu 37 ans vendredi dernier!
Gros bisous!Me réjouis de revenir jeudi pour te lire ou voir de nouvelles photos!
Au fait……pas trouvé l’hippocampe……….Il est où?Bisous
Bon, pour l’hippocampe, je pense qu’avec la nouvelle image que j’ai postee, vous devriez tous enfin le voir…
A Mam: Oui, je les vois vraiment ainsi, ces « habitants des fonds marins » comme tu les appelles joliment, mais pas tout a fait avec les memes couleurs. En fait, l’eau absorbe la lumiere et les couleurs, le rouge disparait en premier, puis, au fur et a mesure que l’on s’enfonce, tout le spectre des couleurs y passe, si bien qu’a la fin, tout parait bleu… En realite, lors d’une plongee, c’est a la lueur du flash ou des lampes torches qu’on decouvre les « vraies » couleurs des bestioles et des coraux, surtout dans les rouge-mauve-orange… Quand on se coupe sous l’eau, c’est etrange, car on voit perler au bout du doigt un etrange liquide noir-vert… qui n’est autre que du sang rouge vif!
A Helene: avec un peu de retard, bon anniversaire a Greg !!!
Bonjour François,
Je suis flattée du commentaire…
Mais pour « l’œil averti » il faut rendre hommage aux guides, qui accompagnent les palanquées sous l’eau, et repèrent pour les plongeurs toutes ces charmantes petites bestioles pas forcément faciles à voir. Ils ont un œil de lynx!!! Sans eux, je n’en aurais sûrement pas déniché la moitié, même si j’ai un œil un peu plus exercé qu’à mes débuts…
Pour le matériel, le mien est modeste: j’utilise un simple APN, le Powershot A95 de Canon, et son caisson WP-DC50. Pour l’instant, je n’ai pas d’éclairage additionnel, seulement le flash intégré (ce qui me restreint donc tout de même surtout à la macro sous l’eau). Ça permet de voyager léger, mais je me trouve un peu limitée tout de même pour les photos d’ambiance. Ceci dit, je suis très satisfaite de ce qu’on peut réussir à faire avec si peu de moyens.
Je vais prochainement mettre en ligne l’ensemble de mes photos sous-marines ramenées des Philippines sur mon autre site, Plongées en Asie du Sud-Est. Et suite à ton commentaire, je vais sans doute ajouter une page « matériel » à ce blog, car tu n’es pas le premier à me poser la question.
Superbes photos. Merci
).
je viens de découvrir ton blog (suite à ton commentaire sur Un Monde Ailleurs).
Il faut vraiment un oeil averti pour trouver tout ça sous l’eau.
Si c’est pas indiscret tu utilises quoi comme matos pour avoir de si bons résultats (même si le matos ne fait pas tout
Merci encore pour tes récits et images.
François
Bravo pour les photos Corinne, elles me semblent plus travaillées que les précédentes, non ?…
J’adore les nudibranches, ce « truc de fille » paraît-il, je ne m’en lasse pas et les Philippines me semblent vraiment (comme l’Indonésie) être LA destination pour les collectionner…
Oui, Marie-Ange… J’ai fait beaucoup plus attention au cadrage, grâce à tes conseils. Et je vois la différence!
Pour dire la vérité, tu n’as cessé d’occuper mes pensées, sous l’eau…
Si, si!!! Devant chaque bestiole, je me répétais sans cesse tes indications: « La robe du nudibranche, la robe du nudibranche, cadrer à hauteur de la robe du nudibranche… » Même leitmotiv avec le reste : « L’œil du poisson, l’œil du poisson… à la hauteur de l’œil du poisson… »
Il me reste maintenant à « travailler » sur mon ordi les couleurs et la lumière pour celles que je mettrai dans mon site Plongées en Asie du Sud-Est, car je n’avais pas de logiciel de retouche à disposition dans les cafés internet d’où j’ai envoyé ces images. Mais bon, j’aime bien l’idée de livrer au fur et à mesure dans le blog mes photos telles quelles, brutes de décoffrage.
Des nudibranches, j’en ai vu beaucoup en Indonésie, mais j’ai presque l’impression que la quantité et la variété est encore plus grande aux Philippines… Sans doute suis-je encore sous le coup de l’émerveillement. Un « truc de filles », les nudis? Pas que… J’ai vu pas mal de messieurs couver les couver du même regard ému que moi.

Désolée d’avoir perturbé tes plongées photo !… :-)))
Mais je crois que le résultat en vaut la peine, je les trouve plus denses comme cela.
Nudis = « truc de filles », c’est une expression de mon cher et tendre… Ca ne m’empêche pas d’adorer cela !