Liberty, l’épave la plus célèbre de Bali
J’en ai parle dans l’article precedent. L’epave du Liberty, a Tulamben (a environ 15 kilometres a l’ouest d’Amed) est le site de plongee le plus couru de Bali. J’y avais deja plonge en 2002. Et c’est la toute premiere plongee que je decide de faire, des mardi, le lendemain de mon arrivee a Amed.
J’en gardais le souvenir d’une plongee facile et spectaculaire, dans une eau limpide. Si le spectacle est reste grandiose, la plongee de ce mardi, elle, fut plutot sportive, avec courant assez fort et visibilite pas top. La faute a quelques jours de pluie et de vent, la semaine derniere, qui ont remue le fond.
Rien que la mise a l’eau est ardue, ce mardi, jour venteux. De grosses vagues s’ecrasent sur la plage de galets noirs. Malgre les precautions et mises en garde des guides, l’aide du staff d’Eco-Dive, qui nous accompagne dans l’eau, nous sommes plusieurs a perdre l’equilibre sur les galets, et a tomber, avec tout notre attirail de plongee sur le dos, dans les rouleaux…
Sans bobo pour moi, heureusement. Une Australienne a eu moins de chance: elle s’est fracasse le genou en sortant de l’eau. Le truc, c’est de s’elancer au bon moment, pile entre deux vagues. L’Australienne s’en sort bien quand meme, elle en est quitte pour boitiller quelques jours, rien de casse.
Sous l’eau, nous ne voyons surgir l’enorme masse du cargo qu’au tout dernier moment, quand nous sommes presque dessus, tant la visibilite est mauvaise. Je compte replonger sur l’epave dans quelques jours, en esperant que cela se sera un peu ameliore.
Mais meme sans pouvoir completement embrasser du regard ce mastodonte d’acier, je suis subjuguee. L’epave est, comme dans mon souvenir, recouverte de coraux, de gorgones, fourmillante de vie. Poiscaille a gogo, de toutes tailles, toutes couleurs…
Mais ce n’est pas evident pour moi de prendre des photos. Il y a, ce mardi, un courant a decorner les nudibranches. Il faut entrer dans l’epave, se mettre a l’abri de la coque, pour souffler un peu. Rien d’effrayant la-dedans. Les ouvertures sont larges, faciles. Tous les “swim-through” ou nous sommes passes laissaient constamment filtrer la lumiere.
Mais ma palanquee palme un peu trop vite pour moi, seule photographe de la bande. Je suis a peine posee devant un joli poisson-feuille jaune, dans un coin pas trop expose au courant, que deja les autres filent vers le bout de la coque… Bigre. J’ai besoin de quelques minutes, moi, devant mon petit poisson, le temps d’essayer de le choper la gueule ouverte.
Mission accomplie! Je les rejoins fissa, en deux coups de palmes, portee par le courant. Les autres s’accrochent sous une partie brisee de la coque, pour contempler le ballet aquatique d’un banc de grosses carangues. Eh oui, qui dit courant, dit grosses bebetes…
Sauf que, la encore, j’ai a peine le temps de me caler dans un coin, d’admirer le spectacle, de lever mon objectif vers le banc qui se decoupe a contre-jour vers la surface (que c’est beau!) que deja les autres s’eloignent pour regagner l’interieur de la coque… Heureusement, la dive-master qui fait voiture-balai m’attend.
Seulement voila, a trop palmer comme des fous dans le courant, certains ont deja epuise leur air… Deux d’entre eux doivent remonter, un Francais et une Australienne, accompagnes par la dive-master qui ferme la palanquee.
Je finis donc tranquillement la plongee avec les “consommateurs economes” dont je suis, une autre Australienne, impressionnante avec tout son attirail de plongeuse “tek”, et notre dive-master Kadek. Nous nous faufilons dans les trous de la coque et avons la bonne surprise de croiser deux napoleons bien balezes a la sortie. Avec le plaisir de terminer la balade a petite profondeur, sur le sable, en “muck-diving”.
Devant de gros trous dans le sable, Kadek frappe deux cailloux l’un contre l’autre. Il en emerge bientot les yeux allonges et globuleux d’une grosse manta-shrimp ou squille. Hop, je flashouille a tout va!
En sortant de l’eau, je prends la ferme resolution de revenir. Elle est trop grande cette epave! Il y a trop de choses a voir, on ne sait plus ou donner de la tete.
Et parmi les belles recompenses, en debut de plongee, Kadek nous a deniche, dans les branches d’une gorgone fixee a la coque… devinez quoi? Un hippocampe-pygmee! Encore un! Youpi! Allez, je ne resiste pas au plaisir de vous mettre sa petite photo. Il est trop mignon, celui-la.
Mais a notre retour, la plage est deja envahie de plongeurs en combis noires, de tanks (bouteilles d’air), et de porteuses qui trimballent l’attirail, a raison de deux equipements complets poses en equilibre sur la tete… Tous ces gens, qui deboulent a Tulamben sur le coup de 11h, arrivent de plus loin (Kuta, Sanur, Padangbai, Ubud) pour une plongee express sur la fameuse epave.
He, he! Nous, qui sommes sur place, nous l’avons eu pour nous tous seuls ou presque!
Lien permanent » http://petitesbullesdailleurs.fr/2008/07/10/liberty-l-epave-la-plus-celebre-de-bali/
Inutile de se charger, on peut souvent acheter ce dont on a besoin sur place.
Un peu de géographie. Histoire de voyager avant même le départ.
Hébergements, restos et centres de plongée. Mes bons plans à pas (trop) cher.
Les principes de base pour réussir ses images sous l'eau. Et mes petits trucs.
Le “moteur” que j'utilise pour faire tourner ce blog. Un outil génial, et gratuit.











Emerveillée de tout le bonheur que te procure tes plongées; par la pensée je suis avec toi, mais incapable d’en faire autant. grand-mère
He, he!
Je me doutais bien que vous profiteriez de l’ordi de Lydie pour parcourir mon petit blog en famille… Oui, ces plongees sont un pur bonheur. Je me plais beaucoup a Amed.
A tres bientot!
Bonjour,
Depuis que j’ai découvert vos sites web sur l’Asie et la plongée, je ne m’en lasse pas.
Et avec un séjour à Bali prévu dans moins de deux semaines, je lis et relis avec plaisir vos derniers commentaires sur cette destination.
J’ai une petite question technique concernant les photos d’hippocampes pigmées. Quel matériel utilisez-vous, avec quels réglages? Avec mon Olympus SP550 soit l’hippocampe est minuscule au centre de la photo, soit il est flou (en mode macro).
Bonjour Myriam,
Je vous souhaite par avance un bon voyage a Bali…
Pour les hippocampes pygmees, je n’utilise aucun materiel supplementaire (voir dans la section Materiel, en haut de page). J’ai un simple appareil photo numerique, le A95 Powershot de Canon, avec son caisson.
Pour les reglages: mode manuel (M) et je mets une ouverture F8 ou F7.1, jusqu’a F6.3, en general, pour avoir un profondeur de champ aussi importante que possible, histoire que la bestiole ait de bonnes chances d’etre nette, puis j’ajuste le temps de pose en consequence, je mets le flash (doser la puissance selon la distance avec la bestiole), et puis je shoote en priant pour que mon autofocus face bien la mise au point sur l’hippocampe, je shoote, je shoote… Dans le tas, il y a de bons cliches! Je choisis aussi un format tres haute definition, afin de pouvoir zoomer la photo et recadrer sur le minuscule hippocampe, sans perdre en qualite.
Le mieux, pour se faire la main, c’est de s’entrainer a utiliser le mode macro sur terre, puis sous l’eau, sur des sujets immobiles.
Ahhh… je retrouve le plaisir que j’ai ressenti en plongeant plusieurs fois sur cette épave très riche en faune. Merci pour cette description Corinne !
PS : elles s’améliorent les photos, non ?…
Je publierai très bientôt le récit d’une autre plongée, moins “speed”, sur l’épave, dans des conditions plus agréables: meilleure visi et moins de courant. La richesse de la faune est effectivement spectaculaire.
Merci de ce gentil PS concernant les photos. Venant de ta part, c’est un précieux compliment… Ça me fait bien plaisir, d’autant que mon appareil m’a joué de mauvais tours sous l’eau (du genre: le bouton du flash et/ou du mode macro qui se bloquent).
Ouah l’hippocampe pygmée lors de la plongée Liberty (cette espèce là, je ne la verrait pas à La Dominique, dommage), et le poisson feuille jaune (A Mayotte j’en avais vu un blanc). C’est galère quand les photographes cotoient des sprinteurs, vive les palanquées homogènes surtout en consommation d’air….
A mes débuts évidemment je pompais trop vite mes 200 bars mais maintenant ça m’agasse si on doit écourter le moment de bonheur à cause des autres !
Bonne continuation à Rennes
@LiseMet: Ah, là, là, qu’elle est belle, cette épave… (soupir). En général, j’essaye d’être indulgente, avec les “sprinteurs” et les “débutants”, mais j’ai de plus en plus de mal, j’avoue… Trop de frustrations!
Laisser un commentaire
Pour mettre votre photo à côté des commentaires, enregistrez-vous sur le site Gravatar.
S’abonner à Petites Bulles d’Ailleurs
Derniers commentaires
Devenez fan sur Facebook !
Derniers articles
Jeudi 11 mars 2010
6 commentaires
196 clics
Mardi 9 mars 2010
11 commentaires
268 clics
Dimanche 7 mars 2010
17 commentaires
402 clics
Dimanche 21 février 2010
14 commentaires
658 clics
Lundi 8 février 2010
40 commentaires
1 444 clics
Articles à redécouvrir
Mardi 18 juillet 2006
Aucun commentaire
764 clics
Vendredi 2 février 2007
Aucun commentaire
395 clics
Dimanche 1 mars 2009
16 commentaires
2 895 clics
Samedi 20 juin 2009
2 commentaires
582 clics
Jeudi 7 février 2008
8 commentaires
1 212 clics
Mon micro-blog sur Twitter
Publicité
• Voyager pas cher : vols, hôtels, séjours
• Catalogue d'hôtels
• Vacances
Navigation
Publicité
Archives
Blogs préférés
Voyageurs
Plongeurs
Copinage
Pêle-mêle
Humanitaires
Vécu - Reportages
Tendances du web
Web et journalisme
Découvrez mes autres sites
Parcourir par mots-clés
Petites citations voyageuses
Goethe - Voyage en Italie
« Voyager, c'est être infidèle. Soyez-le sans remords; oubliez vos amis avec des inconnus. »
Paul Morand
Lost in translation ?
S’abonner à Petites Bulles d’Ailleurs
Les plus lus [depuis le 3 août 2008]
Les plus commentés
À propos de ce blog
France
• préciser l'auteur, la source
• pas d'utilisation commerciale
• pas de modification
Tous les droits des auteurs d'œuvres protégées communiquées sur ce site sont réservés.