Koh Phi Phi, le retour…
Janvier 2007. Koh Phi Phi est métamorphosée, depuis mon dernier passage en juillet 2005 (près de six mois après le tsunami). La transformation est incroyable.
Deux ans après le tsunami
Après une première nuit à Bangkok, un coup d’avion avec AirAsia pour rejoindre Ao Nang (Krabi) dans le Sud, puis une traversée d’une heure et demie en bateau : me voici arrivée à Koh Phi Phi.
L’île a bien changé, depuis mon dernier passage, il y a un an et demi, en juillet 2005, soit environ six mois après le terrifiant tsunami du 26 décembre 2004, qui a vraisemblablement fait plus de 230 000 morts (5 400 environ en Thaïlande, 170 000 en Indonésie, 31 000 au Sri Lanka, 16 400 en Inde). Je m’en doutais un peu, mais la transformation de Koh Phi Phi est proprement incroyable.
Mise à jour. Lire aussi mes reportages de 2014, à l’occasion du 10e anniversaire de la catastrophe, pour le quotidien Ouest-France :
➜ Retour en Indonésie, dix ans après le tsunami
La reconstruction s’est poursuivie à toute vitesse, de façon un peu anarchique et ça bricole encore dans tous les coins. Des tas d’hôtels et de commerces sortent de terre, il y a des travaux partout.
J’ai un peu de mal a retrouver le grand banian solitaire sur la plage de derrière, le seul à être resté debout après le passage de la vague meurtrière. Aujourd’hui, il fait de l’ombre aux chaises et tables d’un resto, installé devant des rangées de parasols et des brochettes de touristes qui cuisent au soleil, à côté d’un grand resort avec piscine à débordement…
Étrange de voir tout redevenir comme avant, à l’endroit même où tant de gens ont péri.
Retour des touristes
Les touristes sont de retour, en très grand nombre. Première difficulté, et pas des moindres, quand on arrive et qu’on n’a rien réservé à l’avance : trouver à se loger. Les prix ont grimpé en flèche et la plus simple des chambres va déjà chercher dans les 1 000 bahts soit une vingtaine d’euros, ce qui est faramineux pour la Thaïlande… Mais bon, Koh Phi Phi est une enclave ultra-touristique qui se distingue du reste du pays.
Après l’arrivée du bateau, je me dépêche de laisser mes encombrants sacs au dive-shop avec lequel je vais plonger le lendemain, pour aller faire le tour des guesthouses, en courant presque sur le chemin, derrière d’autres voyageurs lestés de sacs à dos pour les dépasser, histoire d’arriver la première Partout des panneaux « Full », mais je finis par dénicher un toit quand même.
L’île reste belle malgré tout
Pour cette première journée, farniente sur la plage au milieu du décor spectaculaire de Phi Phi, avec ses grandes falaises dans la mer, et inscription au centre de plongée… Je vais pouvoir étrenner mon nouveau matériel demain, enfin !
Vous pouvez retrouver d’autres photos de Koh Phi Phi, que j’ai mises en ligne sur mon tout premier site Carnets d’Asie du Sud-Est : en juillet 2005 et janvier 2007.
Si loin, si proche… Tout est dit dans le titre…
Ravie de te lire, nous n’espérions pas de nouvelles si vite, merci. Encore une fois, nos pensées se tournent vers l’Asie, venons de lire dans “El Pais” les inondations catastrophiques et meurtrières qui frappent la Malaisie, et tu vas sourire, papa se sent rassuré, car il ne confond plus géographiquement ces deux pays!
Ici l’actualité est marquée par le show médiatique de NS, inutile de développer, ce n’est pas l’espace approprié! Bonne plongée pour demain, bonnes vacances.
Lydie
Youpee! Enfin des nouvelles de notre baroudeuse favorite.
Effectivement, ça a dû te faire drôle de retrouver ces paysages post-tsunami… Dommage aussi pour l’inflation, mais bon… Je suppose que tu as hâte de tester ton nouveau détenteur dans les eaux bleues de Phi Phi. On compte sur toi pour nous faire rêver avec de belles photos. Que Poséïdon soit avec toi et amuse-toi bien. Et zut, demain faut aller bosser…
Gros bisous.
Merci pour vos messages! Ca fait tres plaisir de vous lire… J’ai rajoute des petites photos pour illustrer le tout. Le nouveau detendeur marche impec et j’ai deja une floppee de nouvelles images sous-marines avec les deux plongees faites ce jour !
Bon courage aux travailleurs. A bientot.
Je viens de tomber par hasard sur ce billet. Je suis allée à Ko Phi Phi en 2001. De tous les coins d’Asie visités, cette île occupe une place particulière. J’en conserve le souvenir des couchers de soleil observés depuis un petit bungalow loué dans les montagnes pour quelques baths, des plages magnifiques, des repas entre copains de route et du bonheur de se balader dans un havre sans voitures.
1000 baths? Des tas de touristes??? Ça me désole. Moi qui rêve d’y retourner, je me dis que je devrais peut-être garder mon paradis intact dans ma tête…
@ Marie-Julie :
J’ai dû aller trois ou quatre fois en tout à Koh Phi Phi, à plusieurs années d’intervalle. Avant et après le tsunami. J’étais heureuse d’y retourner pour les vacances, début 2007. J’y avais de bons souvenirs, aussi. J’étais curieuse de voir comment la vie y avait repris, après mon précédent passage en juillet 2005.
Mais voilà, j’ai bien l’impression que la double vague meurtrière n’a fait qu’accélérer la transformation de Phi Phi… Je suis tombée des nues en découvrant, une fois sur place, les prix et la foule. Malgré tout, la beauté du coin compense, les falaises et l’eau turquoise sont restées les mêmes.
Je compte bien y retourner, un jour, mais je pense que j’irai me poser sur des plages plus isolées dans le nord. Tonsai, le centre, entre les deux plages qui se tournent le dos, est un peu trop gavé de monde, désormais. Le paradis n’est plus ce qu’il était…
😕