Publié le 28 mars 2016 / Mis à jour le 25 novembre 2017

« Surtout, ne reste pas sous les cocotiers », me dit-on quand j’arrive à Triton Bay. Eh oui, le plus gros danger, ici, c’est de se prendre une noix de coco sur la tête !

Un long voyage (encore)

La plage du resort Triton Bay Divers, sur l'île d'Aiduma. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage du resort Triton Bay Divers, sur l’île d’Aiduma. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Ici, c’est l’île d’Aiduma et le resort Triton Bay Divers, où je débarque le 8 mars 2016, à la mi-journée, après une quarantaine d’heures de voyage depuis Rennes, en Bretagne… Oui, certains pensent que je suis un peu folle d’accomplir pareil périple, juste pour photographier des poissons et éventuellement me prendre des noix de coco sur la tête…  😂

La baie de Triton (Teluk Triton) se trouve dans l’extrême est de l’archipel indonésien, dans la province de Papouasie occidentale. Depuis l’Europe, c’est le bout du monde. C’est là (zoomez / dézoomez la Google Map pour mieux voir) :

L’enquillage d’avions s’est déroulé sans anicroche ni retards notables : Paris – Istanbul – Jakarta pour le premier tronçon international jusqu’en Indonésie (sur Turkish Airlines).

Puis Jakarta – Ambon – Fak-Fak – Kaimana, sur Lion Air et ses filiales (Batik Air et Wings Air) pour les vols domestiques. Depuis Jakarta, il n’y a pas plus simple ni plus direct pour l’instant…

Mise à jour : avril 2017. La compagnie nationale Garuda Airlines dessert maintenant l’aéroport de Kaimana, avec des vols depuis Ambon, six jours par semaine.

On approche, je n'y tiens plus ! (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

On approche, je n’y tiens plus ! (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

Le petit coucou de Wings Air déverse ses passagers sur le tarmac de l'aéroport de Kaimana. (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

Le petit coucou de Wings Air déverse ses passagers sur le tarmac de l’aéroport de Kaimana. (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

Le "rutilant" aéroport de Kaimana. (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

Le « rutilant » aéroport de Kaimana. (Indonésie, Papouasie occidentale, mars 2016.)

Sympa, le comité d'accueil à Kaimana ! (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Sympa, le comité d’accueil à Kaimana ! (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Après avoir atterri à Kaimana, la « capitale » de la région, il ne me reste donc « plus » qu’une heure et demie de traversée en bateau pour rejoindre l’île d’Aiduma et ses cocotiers, dans la baie de Triton… Ouf !

Bienvenue à Triton Bay

Évidemment, je suis bien contente d’arriver enfin. Et de découvrir mon nouveau « chez moi » pour une douzaine de jours… Je foule le sable, tout doux sous les pieds, éblouie par la beauté de cette petite anse blottie sous les cocotiers.

La plage du resort Triton Bay Divers, sur l'île d'Aiduma. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage du resort Triton Bay Divers, sur l’île d’Aiduma. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Mais déjà on me met en garde, avec une insistance bienveillante : il ne faut surtout pas traîner à l’ombre des palmes ! C’est dangereux. « On enlève régulièrement les noix de coco des arbres près de la plage, m’explique Jimmy, du resort Triton Bay Divers. Mais il en reste toujours. Évite donc de rester juste en-dessous… »

Ce n’est pas une blague. Tout au long de mon séjour, le choc sonore d’une noix de coco atterrissant sans crier gare sur le sol me fera sursauter bien souvent. C’est gros et lourd, une noix de coco. Et quand ça tombe, ça peut faire très mal…

Mais après un si long voyage, cette île papoue me fait l’effet d’un paradis bien mérité. Une adorable plage de sable blanc et fin. Quelques bungalows de bois tournés vers le large. Une colline couverte de jungle dense à l’arrière. La mer et le corail devant… C’est magnifique !

Waala Beach, la jolie plage de Triton Bay Divers, sur l'île d'Aiduma. Mars 2016.

L’ombre des cocotiers s’allonge sur Waala Beach, la jolie plage du resort Triton Bay Divers, sur l’île d’Aiduma. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

À droite des bungalows, le petit centre de plongée et les bateaux. (Aiduma, Kaimana, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

À droite des bungalows, le petit centre de plongée et les bateaux. (Aiduma, Kaimana, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage, l'eau turquoise et l'ombre des cocotiers... (Triton Bay Divers, Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage, l’eau turquoise et l’ombre des cocotiers… (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Biodiversité exceptionnelle

J’ai voulu une immersion en pleine nature, loin de tout, je l’ai ! Il n’y a plus de réseau mobile ici. Quant à internet, euh… Autant ne plus y penser.

Lobo, le village le plus proche, est sur la côte de la Papouasie, à trois quarts d’heure de bateau de l’île d’Aiduma. La côte est sauvage, formée de falaises karstiques spectaculaires. Çà et là, quelques « campements » de pêcheurs. Me voici « obligée » de déconnecter.

Les falaises karstiques, typiques du paysage de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Les falaises karstiques, typiques du paysage de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

À l’aube et au crépuscule, j’apprends à apprivoiser les mille bruits étranges – cris, sifflements et grésillements – venus de la végétation alentour. C’est le paradis des insectes et des oiseaux (toucans et cacatoès blancs pour les plus visibles). Un matin, très tôt, j’apercevrai même la queue d’un couscous au sommet d’un cocotier potentiellement tueur.

Mais c’est pour la nature sous l’eau que je suis venue jusqu’ici. Comme Raja Ampat, plus au nord, Triton Bay est considérée comme un « hot spot », un point chaud de la biodiversité dans le monde.

Loin des itinéraires touristiques, encore très peu connue, cette baie a été explorée par des biologistes marins de l’organisation Conservation International en 2006. Ils ont observé ici l’étonnant requin marcheur, endémique de la région, et recensé quantité d’espèces rares ou nouvelles de poissons, crustacés et coraux. Une véritable « fabrique à espèces », disent-ils, au sujet de ces eaux qui engendrent tant de formes de vie inédites.

En 2014, les scientifiques de l’expédition Lengguru sont retourner explorer la région. Arte diffuse un documentaire sur leur aventure en ces mois de juin et juillet 2016 :

→ Papouasie, au cœur d’un monde perdu

Dès 2008, la région de Kaimana a établi une zone maritime protégée de 6 000 kilomètres carrés dans les eaux de Triton Bay. Pour y plonger, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 500 000 Rp (environ 40€). Comme à Raja Ampat, on vous donne en échange un badge à accrocher à la stab (le gilet stabilisateur).

Les coraux mous prolifèrent dans les eaux de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Les coraux mous prolifèrent dans les eaux de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Les immenses tables de corail de Batu Jatuh. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Les immenses tables de corail de Batu Jatuh. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Profusion à Stumpy Rock... (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Profusion à Stumpy Rock… (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

L'intervalle de surface entre les deux plongées du matin se fait sur une des petites criques de sable de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

L’intervalle de surface entre les deux plongées du matin se fait sur une des petites criques de sable de Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Plonger à Triton Bay

Triton Bay a été à la hauteur de mes attentes : côté plongée, des fonds sous-marins exceptionnels, incroyablement riches et préservés ; côté ambiance, des vacances très paisibles, très reposantes, loin de la foule touristique et de la fureur du monde…

Mais honnêtement, je ne pense pas que ce soit une destination qui convienne à tous les plongeurs. À Triton Bay, les eaux sont chargées en nutriments, d’où une spectaculaire profusion de biodiversité sous-marine. Le revers, c’est une visibilité extrêmement variable, dans une eau souvent plus verte que bleue : de médiocre (5m) à correcte (15m) pour les sites à l’intérieur, de bonne (20m) à excellente (25m et plus) pour les sites plus éloignés à l’extérieur vers la pleine mer. Et puis ça change tout le temps en fonction de la météo, très variable elle aussi, y compris sur une même journée…

Tiens, la pluie arrive ! (Aiduma Island, Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Tiens, la pluie arrive ! (Aiduma Island, Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Résultat, on doit chaque jour adapter le choix des sites et le type de plongées, en fonction des conditions de la mer, du ciel, de la marée… Et mon dilemme quotidien de photographe, à l’heure du petit-déjeuner, est de décider quel objectif fixer sur mon appareil : fisheye ou macro ?

Aujourd'hui, j'ai mis l'objectif macro pour photographier du "petit". (Triton Bay, mars 2016)

Aujourd’hui, j’ai mis l’objectif macro pour photographier du « petit ». (Triton Bay, mars 2016)

(Oui, c’est dur d’avoir de si graves décisions à prendre en vacances.)

Il faut aussi avoir bien conscience qu’à part la plongée, la baignade et une excursion aux villages voisins, il n’y a pas grand-chose à faire, dans le coin. Mieux vaut donc être d’humeur contemplative, de préférence mordu(e) de photo sous-marine et capable d’un émerveillement de gosse devant les trésors de la nature, pour apprécier Triton Bay comme elle le mérite.

Moi, je me suis régalée : forêts duveteuses de corail noir, explosion de couleurs vives des coraux mous, immenses tables de corail dur, carangues en chasse, tourbillons géants de fusiliers et de chirurgiens, gaterins, requins-tapis (wobbegongs), nuées de poissons de verre, hippocampes-pygmées à gogo, mini-seiches facétieuses et mini-pieuvres photogéniques (wonderpus), crevettes arlequins, nudibranches… Sans oublier les dauphins souvent aperçus du bateau et même (une fois) des baleines…

À noter aussi qu’il ne faut pas envisager d’aller plonger à Triton Bay durant ce qui correspond à notre été. À ce moment-là, c’est la saison de la mousson d’est (qui court grosso modo de mi-juin à mi-septembre). La région est alors très exposée aux vents et les conditions en mer ne permettent pas de plonger. Le Triton Bay Divers Resort ferme d’ailleurs pendant les mois d’été.

Mon copain le requin-tapis, alias "wobbegong". (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, maes 2016.)

Mon copain le requin-tapis, alias « wobbegong ». (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La visi est mauvaise ? Pas grave, y'a de quoi faire avec le "petit"... (Hippocampes pygmées, Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, maes 2016.)

La visi est mauvaise ? Pas grave, y’a de quoi faire avec le « petit »… (Hippocampes pygmées, Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Les nudibranches abondent à Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, maes 2016.)

Les nudibranches abondent à Triton Bay. (Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Mon seul regret : qu’il n’y ait pas eu de bagans à proximité, durant mon séjour. Ces plateformes de pêche mobiles, qui remontent des filets débordant d’anchois ou d’autres petits poissons destinés à servir d’appât, attirent les requins-baleines, qui viennent se nourrir autour des prises (comme à Cenderawasih Bay, autre destination connue des plongeurs en Papouasie occidentale).

On peut alors s’immerger aux côtés de ces gentils géants des mers (comme je l’avais fait au Mexique) et les admirer de très près. Je n’aurai pas eu l’occasion de le faire ce coup-ci… Dommage.

Loin de tout

Le petit resort Triton Bay Divers où j’ai passé une douzaine de jours est tout récent, il a ouvert en février 2015. C’est la première et (pour l’instant) la seule structure de plongée dans la région de Kaimana, où le tourisme est encore quasi inexistant.

Le resort Triton Bay Divers compte seulement quatre bungalows. Deux autres doivent être construits prochainement. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Le resort Triton Bay Divers compte seulement quatre bungalows pour les clients. Deux autres doivent être construits prochainement. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage de Triton Bay Divers, un jour de vent et grand soleil. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

La plage de Triton Bay Divers, un jour de vent. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Le petit centre de plongée de Triton Bay Divers, tout au bout de la rangée de bungalows. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Le petit centre de plongée de Triton Bay Divers. (Aiduma Island, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Depuis que j’ai découvert Raja Ampat, en 2012, je m’intéresse particulièrement à la plongée en Papouasie occidentale, située en plein cœur du mythique Triangle de Corail. La lointaine Triton Bay me faisait rêver et m’a longtemps semblée inaccessible. Jusqu’en 2014, il n’y avait que l’option des croisières-plongées (peu nombreuses et de catégorie très haut de gamme pour la plupart). Alors quand j’ai appris ce projet de resort, je me suis jetée sur leur page Facebook, lancée avant même l’ouverture. Au fil des mois, j’ai alors suivi leurs travaux de construction et d’aménagement du terrain, l’achat des bateaux, l’arrivée des premiers clients… en gardant dans un coin de ma tête le projet d’y faire un tour, un jour prochain !

Derrière ce projet un peu fou d’ouvrir un resort de plongée dans un endroit aussi isolé, il y a Lisa, une Anglaise qui a grandi à Hong Kong, et Jimmy, un Canadien d’origine chinoise qui a vécu à Taïwan. Tous deux professionnels de la plongée, ils rêvaient d’ouvrir un jour leur propre centre et se sont associés.

La devise du resort Triton Bay Divers, c’est « remote but worth it ». En gros : c’est super loin de tout, mais ça vaut le coup ! Je confirme. J’en reviens enchantée.

D’autant que j’ai (encore) profité de conditions dignes d’une princesse, sous ces redoutables cocotiers du bout du monde… Eh oui, durant mon séjour, j’étais la seule cliente plongeuse. Qui a donc béatement profité du bateau et des DEUX guides de plongée (des Indonésiens du Nord-Sulawesi, aux yeux de lynx, qui ont entre autres bossé à Lembeh) pour elle tout seule, hein, qui ? ? ? 😊

Andi et Edi, mes deux super-guides de plongée. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Andi et Edi, mes deux super-guides de plongée. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Parfois, mes guides acceptent de jouer les mannequins subaquatiques. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

Parfois, mes guides acceptent de jouer les mannequins subaquatiques. Admirez l’élégance de la pose. (Triton Bay, Papouasie occidentale, Indonésie, mars 2016.)

J’ai vraiment de la chance, comme souvent quand je voyage en solo. J’ai non seulement réchappé aux cocotiers tueurs (ouf !), mais j’ai pu me livrer à une orgie de photos sous-marines sans avoir à me soucier d’une encombrante palanquée… Le bonheur.

👌 😎

Voyage plongée à Triton Bay, Papouasie, Indonésie. Mars 2016.

Indonésie : Triton Bay - mars 2016

23 commentaires

  1. Dujardin

    En cette journée si triste quel bonheur de voir vos photos et rêver. les yeux ouverts. J’en rêve d’un voyage pareil, peut-être un jour !! Encore bravo pour ces photos. Je reviens des Maldives sur l’atol de Ari mais quelle différence dans la couleur des coraux! Continuez à nous faire rêver

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    • Corinne Bourbeillon

      @Dujardin : oui, c’est ce qui me fascine tant en Indonésie et dans les pays alentour, qui forment le « triangle de corail » : la profusion et la richesse des coraux. Je suis allée aux Maldives et en Polynésie aussi, et si ces deux destinations sont fantastiques pour le « gros », on n’y trouve pas les mêmes couleurs ni la même abondance de vie corallienne…

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    • Corinne Bourbeillon

      @Feulvarch : Merci ! Oui, c’est une destination fantastique pour les photographes sub. Je consacrerai les prochains posts à mes rencontres sous-marines. Sans compter que j’ai eu la chance de bénéficier de conditions de rêve (seule avec deux guides)… 🙄

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  2. Sophie

    Encore des photos magnifique et des paysages de rêves. Merci corinne de nous faire rêver ! C’est toujours un moment super passé devant mon ordi. à contempler tes photos et tes expériences extraordinaires. Merci
    Mon rêve à moi c’est juste l’Ile de Beauté? mais qui sait peut -être un jour ! 🙄

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    • Corinne Bourbeillon

      @Sophie : ravie de réussir à te faire rêver à travers l’écran. Quant à l’île de Beauté, je ne la connais même pas… Un autre rêve à transformer en réalité un jour prochain. L’avantage, c’est que c’est moins loin… 8)

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  3. gerard

    bonjour Corrine,
    comme d’ hab, photos et commentaires font rêver. Ayant déjà plongé ( croisière sur le shakti ) au R4, Triton bay, m ‘intéresse beaucoup et je te demande quel y est le type de séjour le plus approprié, resort ou croisière ? Sais tu à quel moment, les bagans sont sur place ?
    Encore merci pour ce blog.
    Gérard

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    • Corinne Bourbeillon

      @Gérard : moi, généralement, je préfère être en resort quand c’est possible, pour les raisons habituelles :
      – confort (j’aime mieux être à terre, si confortable soit le bateau) et souvent plus de souplesse pour de la plongée « à la carte »
      – guides qui connaissent à fond les sites (et savent où dénicher les hippocampes pygmées, ou bien à quelle heure plonger à tel ou tel endroit, ou bien où s’immerger en fonction du courant…)
      – possibilité de refaire plusieurs fois un même site

      Pour Triton Bay, je crois que ce serait un peu frustrant pour moi, en tant que photographe, de ne faire que quelques plongées çà et là, dans la baie, alors que les conditions sont si changeantes d’un jour sur l’autre. Le site Bo’s Rainbow, par exemple, que j’ai d’abord fait en macro, un jour de visi pourrie, je l’ai refait plus tard, dans des conditions plus favorables, en grand angle, et c’était extraordinaire… Un de mes sites préférés (qui ne le serait pas devenu si je n’y étais pas retournée).

      Après, les croisières qui vont jusqu’à Triton Bay sont souvent combinées à d’autres trucs, donc ça permet de découvrir plus de choses et c’est chouette aussi… Mais globalement, je reste toujours un peu « frustrée » avec les croisières.

      L’Aranui est passé à Triton Bay, à la fin de mon séjour. Le cruise leader est venu nous voir, pour nous saluer et se rencarder un peu sur les sites. Je doute que les plongeurs à bord aient vu autant de trucs que moi et aient autant apprécié leurs plongées, sur les deux-trois jours seulement qu’ils ont passés dans la baie…

      Enfin, pour les bagans (et les requins-baleines) à Triton Bay, c’est très variable et très aléatoire semble-t-il. Lisa, du resort, me disait qu’elle ne comprenait pas trop pourquoi ils n’étaient pas dans les parages en ce moment. Il n’y a pas l’air d’y avoir de « règles ». Ça dépend de l’abondance du poisson, de la marée, de la saison, de l’âge du capitaine, etc. etc.

      Répondre
  4. Nathalie

    Bonjour Corinne et merci pour cet article qui met l’eau à la bouche… Et la couleur de l »eau… Juste le rêve en cette fin d’hiver.
    Je vois que nous avons en commun la plongée, la photo et l’Indonésie. Néanmoins, pour ma part, je n’apprécie pas de plonger dans le courant (mauvaise expérience à Komodo qui m’a laissé quelques séquelles..). D’où la question suivante : dirais-tu que les sites de plongée de Triton bay sont soumis à de forts courants ?
    L’endroit m’a l’air bien sympathique, que ce soit sur terre ou sous l’eau. Encore merci de nous faire rêver,
    cordialement, Nathalie.

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Natalie : oui, il peut y avoir beaucoup de courant sur certains sites, à certains moments de la marée, à Triton Bay. Mais de toutes les plongées que j’ai faites sur une dizaine de jours, à raison de trois par jour, il n’y en a eu qu’une où on a été confronté à un peu de courant qui nous a obligés à modifier nos plans en cours de plongée. Deux ou trois fois, aussi, on a changé de site pour un autre avec moins de jus, au vu des conditions, en arrivant sur place…

      Mais la plupart du temps, me sachant lestée d’un encombrant caisson photo, mon guide Andi choisissait les sites les plus favorables pour éviter le courant. Je n’ai pas fait une seule plongée où il a fallu sortir le crochet comme ça peut être le cas à Komodo ou Raja Ampat… Avec un guide qui connaît le coin, ce sont globalement des plongées tranquilles. (Sauf si tu réclames à faire des dérivantes et à plonger dans le courant, dans ce cas ça peut se faire aussi…)

      🙂

      Répondre
  5. Thomas CONSTANTIN

    Bravo encore pour ce magnifique article et ses images sublimes, en-dessous comme au dessus de l’eau ! Ca vaut le coup de faire tout ce bout de chemin pour un petit coin de paradis… Nous partons samedi prochain pour 15 jours au Panama, à l’opposé. Plongées prévues à Bocas del Toro, où notre 2eme fils, qui vient d’avoir 10 ans, doit passer son OWD et rejoindre son ainé et ma femme, certifiés l’été dernier à Koh Tao. Puis quelques autres plongées à Isla Coïba. Espérons voir de belles choses aussi… 8)

    Répondre
  6. Karl

    Bonjour Corrine,
    Je découvre avec plaisir à la fois ton blog et cet article. Félicitation, c’est très bien raconté et tes photos sont splendides. Ça donne inévitablement envie de re-plonger ! D’ailleurs cet été, destination Bali pour aller plonger avec les mantas et les mola-molas. Je vais explorer ton blog, ça me fera patienter !

    Répondre
  7. Remi

    Bonjour Corinne,

    Tu saurais me dire les différences avec Raja Ampat ? Tiens d’ailleurs au passage au R4, il n’y avait plus en 2016 de badge à accrocher à sa stab. J’ai dû me contenter de 2015.
    Est ce que ça vaut le coup d’aller faire un trip à Triton Bay même si on connaît R4 ? En tout cas, le patron du resort où j’étais avait l’air de dire que Triton serait le prochain R4.

    Superbes photos au passage !

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Rémi : Les différences entre Raja Ampat et Triton Bay sont nombreuses :

      1 – À Raja Ampat (archipel nord, pas Misool) on peut plonger toute l’année, mais pas à Triton Bay, qui de par sa position plus au sud, est trop exposée aux vents durant la période correspondant grosso-modo à notre été (juin-septembre).

      2 – À Triton Bay, on est… dans une baie. Avec ce que ça implique en termes de visibilité : eau plus chargée, souvent verte, avec des variations en fonction du temps, des courants, des marées. Cette visibilité pas toujours au top décevra les plongeurs en quête d’eau systématiquement transparente et de « jolies » plongées faciles.

      3 – Triton Bay est une baie (bis). Pas un archipel comme Raja Ampat. Il n’y a donc pas exactement le même paysage d’îlots disséminés un peu partout comme à Raja Ampat, même si ça peut ressembler par endroits pour l’aspect falaises karstiques couronnées de jungle.

      4 – Triton Bay n’est pas facile du tout à rallier et pas du tout développée sur le plan touristique, contrairement à Raja Ampat, qui a connu une popularité et un développement exponentiels ces dernières années. Il n’y a donc à ce jour (mai 2016) pas beaucoup de choix en termes de vols, d’hébergements et de possibilités de plonger à Kaimana et dans ses environs. Mais ça devrait évoluer rapidement, comme ça a été le cas avec Raja Ampat, et c’est en cela que Triton Bay est considérée comme le prochain R4…

      5 – À Triton Bay, il y a la possibilité de voir des requins-baleines qui viennent près des plateformes de pêche mobiles appelées « bagans » (comme à Cenderawasih Bay). Il est plus aléatoire d’en apercevoir à Raja Ampat.

      6 – Sur le plan de la faune sous-marine, Triton Bay m’a paru aussi riche que Raja Ampat, avec du corail en très bonne santé aussi. La différence se joue sur les conditions pour pouvoir observer les choses. Malgré une visibilité pas toujours top, j’ai vu des carangues, des gros perroquets à bosse, des wobbegongs, des barracudas, des gaterins et toute la faune tropicale habituelle dans ces contrées… Je n’ai pas vu de raies mantas. Mais j’ai lu le récit d’un plongeur qui en a vu lors d’une croisière-plongée dans les parages. Pour le petit, la visi n’est pas un problème, donc pour les fanas de macro, tous les sites de Triton Bay sont fabuleux… Avec une mention spéciale pour les hippocampes pygmées, j’en parle là :
      http://petitesbullesdailleurs.fr/2016/05/08/pygmy-seahorse-triton-bay/
      Enfin, sur les sites accessibles depuis Triton Bay un peu plus au large, la visibilité est bien meilleure, on croise des bancs impressionnants de chirurgiens et carangues, le spectacle est souvent grandiose, mais les sites sont moins « faciles » en raison des vagues et du courant. Il faut que les bonnes conditions soient réunies pour y aller.
      8)

      Répondre
      • Rémi

        Merci pour ta réponse super complète !

  8. Olivier

    Je découvre ton site à la faveur d’une recherche de sites, surtout pour mes 2 fils (19 & 16 ans), qui plongent surtout en Asie, à la faveur de nos voyages.
    Photos sublimes, mais surtout – et c’est beaucoup plus rare dans la blogosphère francophone – texte fluide et de grande qualité, sans la moindre faute d’orthographe ou de grammaire ! Un régal.

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Olivier : merci beaucoup, ravie que mon site puisse être une source d’inspiration pour tes deux fils !
      Quant au reste, c’est un peu mon métier, à la base… J’ai démarré dans la vie active comme correctrice et préparatrice de copie pour des maisons d’édition, j’ai aussi été traductrice littéraire anglais-français et je suis entrée en journalisme par le biais du secrétariat de rédaction… 😉 Aujourd’hui, certains collègues m’appellent « maîtresse » quand ils ont besoin d’un conseil sur l’accord du participe passé et d’autres me qualifient de « nazie de la syntaxe »… Mais comme tout le monde, il m’arrive quand même de laisser passer des coquilles. Je suis sûre qu’en cherchant bien on peut en trouver… 😀

      Répondre

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