(Photo : © VindeTahiti.com)
(Photo : © VindeTahiti.com)

Avant de débarquer à Rangiroa pour plonger, en octobre 2012, j’ignorais complètement qu’on y produisait… du vin ! Cela paraît incroyable, mais oui, on cultive la vigne en plein Pacifique, dans l’archipel polynésien des Tuamotu.

Des vignes entre océan et lagon

(Photo : © VindeTahiti.com)
(Photo : © VindeTahiti.com)

Ça se passe sur un motu (îlot corallien) de l’immense atoll de Rangiroa. Entre le lagon et l’océan, s’étirent les rangées de ceps du « Vin de Tahiti – domaine Dominique Auroy ».

Le blanc de corail que j'ai goûté lors de mon séjour polynésien de 2012.
Le blanc de corail que j’ai goûté lors de mon séjour polynésien de 2012.

Le sol corallien est enrichi par un compost naturel (algues et sarments broyés). Des papayers et des tiarés protègent le vignoble des embruns.

Au rythme de deux vendanges par an, ces vignes donnent trois blancs (clos du récif, blanc de corail et blanc moelleux) et un rosé (rosé nacarat).

Lors de mon voyage de 2012, je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter le vignoble, mais j’ai goûté le blanc de corail (vendange australe 2011), à l’heure de l’apéro…

C’est un vin moelleux à la belle couleur dorée, je me rappelle des notes fruitées et minérales. « Un assemblage de cépages Italia et muscat de Hambourg », précise le site internet du domaine (vindetahiti.com). Je ne suis absolument pas une spécialiste, mais je l’ai trouvé très bon !

Un pari un peu fou

J’ai fait des recherches sur cet étonnant projet de vignoble. Il a été imaginé dans les années 1990 par l’homme d’affaires Dominique Auroy. « Je crois que j’ai fait du vin par provocation, au début », écrit-il dans son livre Le Vin de Tahiti. La passion l’a ensuite rattrapé, dit-il.

Au départ, il envisage des implantations dans plusieurs îles du Pacifique. Mais il faudra beaucoup d’obstination, d’essais d’acclimatation, de sélection de cépages et de travail d’irrigation avant les premières vendanges, au début des années 2000. Le domaine de 6 hectares est aujourd’hui capable de produire jusqu’à 35 000 bouteilles par an (pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article sur les vendanges d’octobre 2015, dans La Dépêche de Tahiti).

Pourquoi avoir choisi Rangiroa ? À cause, notamment, « de son terroir calcaire et de corail, qui donne un goût de pierre à fusil proche de certains sancerres », explique Sébastien Thépenier, œnologue du domaine depuis une douzaine d’années, cité par L’Express. Un terroir presque idéal, comparé aux autres archipels : « Moins sec qu’aux Marquises, moins humide que Tahiti, et pas aussi isolé que l’archipel des Australes. »

Voyage en Polynésie - octobre 2012

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