L’enfance indonésienne d’Obama

Article mis à jour le 25 juin 2017

Barack Obama incarne un nouvel espoir pour les Américains et le monde. Le 44e président des États-Unis fait aussi la fierté d’une école indonésienne, dans le quartier de Menteng, à Jakarta, la capitale de l’Indonésie, où il a été en classe, enfant.

Dans une école de Jakarta

J’ai retrouvé sur YouTube ce reportage à Jakarta, dans l’école d’Obama, tourné au début de l’année 2008.

Je ne vous raconte pas la pression pour ces jeunes élèves indonésiens… Rendez-vous compte, un président des États-Unis a usé ses culottes courtes sur les mêmes bancs qu’eux !

Les cours ont été suspendus ce mercredi matin (5 novembre 2008), pour permettre aux 250 écoliers de suivre en direct la soirée électorale. « L’exemple d’Obama nous sert à motiver les élèves à atteindre la réussite », a déclaré le principal adjoint, Akahmad Solikhin.

Mais Barack Obama viendra-t-il un jour, au cours de sa présidence, visiter son ancienne école indonésienne, comme le principal l’a laissé entendre aux enfants ?

En Indonésie, Obama fait la fierté des élèves de l'école de Jakarta où il a été en classe, quand il était petit. [©Bay Ismoyo/AFP]

En Indonésie, Obama fait la fierté des élèves de l’école de Jakarta où il a été en classe, quand il était petit. [Photo : Bay Ismoyo / AFP]

Quatre années en Indonésie

Barack Obama a vécu quatre années en Indonésie, de 1967 à 1971. Il y est arrivé à l’âge de 6 ans, sa mère s’étant remariée avec un Indonésien. Ses copains de l’époque le surnommaient « Barry ».

Pendant la campagne, ces anciens camarades de classe ont fait la photo ci-dessous, pour lui exprimer leur soutien. Ils ont même monté un fan-club Obama.

photo DR

C’est amusant, ce regain d’amour soudain de l’Indonésie pour l’Amérique… Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a bien sûr appelé Barack Obama pour le féliciter de sa victoire, et déclaré, en conférence de presse : « J’ai la conviction que nous pouvons améliorer nos relations bilatérales. »

Amusant, aussi, ce témoignage d’un député du parlement indonésien, Dewi Asmara Oetojo, qui était dans la même école primaire qu’Obama quand il était petit : « C’est tout simplement incroyable ! À l’époque, nous étions si jeunes que nous n’avons jamais imaginé qu’il ait les qualités d’un leader. Il disait pourtant : “Je veux être président.” Cela nous faisait bien rire… »

Et Oetojo d’ajouter qu’il espère qu’Obama se rappellera sa jeunesse pour être « un président américain différent » et « permettre aux Occidentaux de mieux comprendre les Asiatiques ».

Ma foi… « Yes, we can ! »

😊

Ajout du 21/12/2008 : C’est à l’Indonésie que Barack Obama réservera vraisemblablement son premier déplacement officiel dans un État musulman. On aura confirmation prochainement.

Entre deux voyages

5 commentaires

  1. orion56

    L’Indonésie avait un engouement « officiel » pour la France … Pour une jeune démocratie, avec ses « faiblesses », l’histoire de France était un chemin qui semblait vertueux. Déçue (!) ou non (?), l’Indonésie connaît aujourd’hui un autre engouement … Sans doute bien plus légitime car ils ont un banc d’école usé par une culotte présidentielle.

    Répondre
  2. Lydie

    Puisque la tâche qui attend Obama est immense, il pourrait conjuguer politique et stratégie multilatérale en se rendant dans son ancienne école de Djakarta (joie des enfants, etc,) mais aussi affirmation d’une attention, voire reconnaissance d’autres sphères géopolitiques….Il semblerait aussi que le petit port japonais d’Obama attende sa venue….donc, toujours dans cette même perspective….Une tournée en Asie, de l’Indonésie au Japon, pourquoi pas?

    Amusant aussi de voir tous ces gens qui arborent un Tshirt à l’effigie d’Obama, en d’autres temps, c’était Che guevara…

    quoi qu’il en soit, yes, he can! 🙂

    Répondre
  3. Corinne

    @ Orion56 : C’est non seulement l’Indonésie, mais bien le monde entier qui se remet à aimer l’Amérique… Étonnant.

    @ Lydie : Oui, du Kenya au Japon, d’Honolulu à Jakarta, et jusqu’en Irak, tout le monde succombe à l’Obamania… Mais il suscite tant d’espoir, que le désenchantement risque aussi d’être grand. Néanmoins, il a d’ores et déjà une stature plus « internationale », plus ouverte sur le monde, de par son parcours personnel, que son prédécesseur.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Partagez
Tweetez
Enregistrer
Partagez