De mes voyages en Asie, je ne ramène plus guère de souvenirs, sinon du thé et du café. Le café indonésien, comme le café vietnamien, est excellent. Le breuvage est noir comme la nuit, savoureux, corsé.

Depuis mon retour de Bali, fin juillet, mon café du matin est donc balinais. Je finis de me réveiller en humant le parfum de mon kopi Bali, que je déguste à petites gorgées.

Kopi Bali

Le café, ou koffie en néerlandais, la langue des colons, se dit kopi en bahasa indonesia. Les F, imprononçables pour les Indonésiens, deviennent des P (France, Frankrijk, a ainsi donné Perancis, à prononcer « p’rane-tchisse »). Depuis 1935, Kopi Bali est même une marque.

Dans les restos à Bali, s’il n’y a pas de machine à expresso et pour échapper à l’infâme Nescafé, il convient donc de préciser que vous voulez un « kopi Bali », un café à la balinaise. En France, on parlerait plutôt de café turc : l’eau bouillante est versée directement sur la poudre de café, moulu très fin. Après avoir touillé son sucre, il faut patienter un peu et laisser retomber le marc au fond.

Nostalgie

Chaque matin, depuis mon retour, je continue de le préparer à la balinaise, délaissant ma machine à café et ses filtres. L’arôme du café me semble ainsi plus prononcé. Il est moulu si fin qu’il reste bien au fond de la tasse. Pas de souci pour y tremper ses tartines.

Bien sûr, il me manque l’environnement tropical pour aller avec. Et au lieu de partir plonger après mon kopi Bali, je file au boulot… Rien n’est plus vraiment pareil. Le goût reste, la nostalgie aussi.

  Indonésie : Bali - juillet 2008

  Entre deux voyages

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