Oh, là là ! Pas encore eu le temps de raconter toutes mes plongées à Amed, que déjà, j’attaque celles de Nusa Lembongan. Et pas de demi-mesure : je vous emmène direct à Manta Point ! ! !

Thermoclines

Premier plouf ce matin, de bonne heure, dans une eau… FROIDE ! ! ! ! Ici, de terribles thermoclines transforment les plongeurs en petits glaçons.

Enfin, j’exagère un peu, je dois être la seule à sortir de l’eau avec les lèvres violettes. J’ai laissé ma trop fine combi dans mon sac et emprunté une combi du centre World Diving, plus épaisse que la mienne. Mais elle est un peu large (c’est pourtant du XS) et laisse passer des courants d’eau froide. Je crois que je vais mettre encore un shorti en-dessous. Brrr. Ici, l’eau descend jusque dans les 20°C…

Manta Point

Mais… ça vaut le coup de se lever à l’aube pour s’immerger dans de l’eau froide en combi néoprène, meme pas à sa taille. À Manta Point, site bien nommé, au sud de Nusa Penida, l’ile voisine de Lembongan, les raies mantas étaient là.

Une raie manta surgit dans le brouillard bleu. Manta Point, Nusa Penida. Bali.

Malgre une visi pourrie (thermoclines + plancton), nous les avons vues. Les mantas si gracieuses, qui semblent voler plus que nager, avec leur lent mais puissant battement d’ailes, euh… de nageoires.

Pourtant, je ne suis pas très optimiste en deébut de plongée. On passe le premier quart d’heure dans une eau glaciale, à tourner autour de rochers sans trop de vie, et toujours rien… Au bout d’une vingtaine de minutes, on zappe sur un autre rocher, et les premiers « ding-ding » des dive-masters cognant sur leur bouteille nous font tourner la tête.

Oui ! Elles sont là, les belles, les majestueuses mantas, à tourner autour du rocher, dans un ballet incessant.

Mais c’est un vrai suspense, à cause du manque de visibilité. On scrute le brouillard bleuté tant qu’on peut, guettant le triangle noir d’une nageoire, un profil allongé… Et je dois dire qu’on oublie complètement le froid lorsqu’une nouvelle manta paraît. Le cœur bat tout à coup plus vite, on retrouve l’énergie pour palmer, pour s’approcher, un peu plus près !

C’est toujours au dernier moment qu’on les voit surgir, à faible profondeur, le plus souvent dans moins de 10 mètres. Spectacle superbe, qui me laisse enchantée.

Crystal Bay

Detente sur le sun-deck du bateau de World Diving, entre deux plongees. Nusa Lembogan, Bali.
Détente sur le sun-deck du bateau de World Diving, entre deux plongées.

Nous avons moins de chance a Crystal Bay, jolie crique de sable blanc avec cocotiers, toujours à Penida, censée abriter les molas-molas, les fameux poissons-lunes.

Crystal Bay

Ils sont sûrement dans le coin, mais malgré une visibilité meilleure et une eau un poil plus chaude, impossible de les trouver. Mon guide Wayan scrute le bleu, en vain.

On traverse une étendue sablonneuse jusqu’à une autre portion du récif, mais toujours rien… Tant pis, je me console en photographiant une murène, au retour, sur le récif, dans les 12 mètres. Un joli aquarium poissonneux. Belle atmosphère, balade sympa, mais tout le monde est quand même un peu déçu.

Murene

Pas grave, je reviendrai !

  Indonésie : Bali - juillet 2008

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