Jeepney dans une rue de Cebu City. Philippines, février 2008.

Retour à Cebu pour la fin du voyage

Me voici rentrée à Rennes. Plus d’une semaine a passé, déjà, depuis mon dernier article publié aux Philippines… J’ai quitté Dauin à regret. En me promettant d’y revenir.

Les journées ont filé à toute vitesse, je n’ai pas trouvé le temps d’aller faire un tour au village, occupée comme je l’étais par les plongées, ni d’explorer l’ensemble des sites sous-marins. Alors, oui, je reviendrai !

Retour en bus

Le retour à Cebu City a été facile. La ligne de bus jaunes Ceres relie les îles de Negros et Cebu, en empruntant une espèce de barge-ferry pour la traversée, à l’endroit où les deux côtes sont les plus proches. Le trajet Dumaguete-Cebu City dure 3 heures 30 à 4 heures. Tarif : 190 pesos pour le bus + 60 pesos pour le ferry.

Ceres Bus

Les bus jaunes de la compagnie Ceres relient Dumaguete à Cebu City.

Durant les 30 minutes que dure la traversée, j’ai encore taillé une bavette avec une famille de Philippins, qui m’ont bien sûr posé les mêmes questions qu’on m’a posées un peu partout tout au long de ce voyage : «  What’s your name ? Where do you come from ? How old are you ? How long are you in the Philippines ? Are you maried ? Do you have children ? Are you traveling alone ? » etc. etc.

Conversation menée tambour battant par l’entremise d’une petite Eva. Son papa est américain, sa maman philippine. La gamine, haute comme trois pommes, a fait la traduction pour son cousin, un ado un peu timide qui n’osait pas me parler, à l’anglais plus hésitant.

Cebu City

Jeepney

Jeepney dans une rue de Cebu City.

Cebu City est une grande ville, pas très belle, dont je n’ai vu que quelques rues et centres commerciaux, ces fameux malls qu’on trouve partout en Asie, occupant souvent plusieurs étages d’un building. Beaucoup de béton, de jeepneys, de motos, pas mal d’agitation. Des floppées d’enfants mendiants aussi, au pied des hôtels et des malls, se ruant sur les touristes, ou bien prostrés, en guenilles, sur des cartons malpropres à même le sol.

Ayant évité les grandes zones urbaines jusqu’à présent, je n’avais pas encore été confrontée au spectacle cru et cruel de la misère. Sentiment d’impuissance. Les passants de Cebu et les clients du centre commercial feignent de ne pas voir ces enfants des rues. Les vigiles les chassent. Et moi, avec mon indécent pouvoir d’achat, je claque près de 3 000 pesos pour ma chambre, ce soir-là, au Midtown Hotel, idéalement situé en plein centre, mais purement fonctionnel. Pas beaucoup de charme, vue imprenable sur le béton et la baie de Cebu, accueil indifférent.

Cebu City

Vue panoramique sur Cebu City, côté baie, depuis ma chambre au Midtown Hotel.

Côté shopping, j’ai été un peu déçue. Les malls d’ici ne valent pas ceux de Bangkok ou de Kuala Lumpur. Mais j’ai eu le grand plaisir, avant mon départ, de revoir Marika et Shareef, eux aussi de passage à Cebu City. Nous avions échangé nos numéros de téléphone à Siquijor pour pouvoir s’envoyer des SMS. Entre-temps, ils sont allés passer quelques jours à l’île de Cabilao, qu’ils ont moyennement apprécié, avec resort trop « posh » à leur goût. Et puis il n’a pas fait super beau non plus…

Nous prenons donc un dernier pot ensemble, non loin de mon hôtel, lundi, en début d’après-midi. Mes bagages sont faits, j’ai réservé un taxi pour me conduire à l’aéroport. Nous sommes tout contents de nous retrouver, de nous raconter nos dernières anecdotes de voyage.

Ils sont là pour visiter les boutiques de plongée et essayer de dénicher une nouvelle combi pour Shareef, mais n’ont rien trouvé de bien intéressant pour l’instant. Les prix sont identiques aux prix européens, le choix n’est pas faramineux. Décidément, Cebu n’est pas l’endroit idéal pour le shopping !

  Philippines : Visayas - février 2008

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