La petite Angel, rencontrée à Lazi, tout au sud de Siquijor, dans le plus ancien couvent des Philippines.

Douceur de vivre à Siquijor

J’ai refait une petite balade a moto avant-hier, apres une plongee du matin avortee : fuite dans ma jauge d’air, je suis restee sur le bateau… J’ai cette fois explore la partie ouest de l’ile, jusqu’au village de Lazi, tout au sud.

L’ange de Lazi

church

L’eglise San Antonio de Padua, a Lazi.

À Lazi, il y a une eglise immense, l’eglise San Antonio de Padua, juste en face d’une vaste batisse en bois, qui se trouve etre le plus ancien couvent des Philippines.

Ce n’est plus un couvent aujourd’hui. Il y a une ecole au rez-de-chaussee, et une petit musee de bondieuseries a l’etage.

Tout au long de ma visite, je suis accompagnee par la petite Angel, la bien nommee. La mignonne esquisse volontiers un sourire un peu fige pour les appareils photos des visiteurs, sous l’oeil attentif de sa maman, la charmante dame qui tient le guichet du musee.

La petite Angel, rencontrée à Lazi, tout au sud de Siquijor, dans le plus ancien couvent des Philippines.

Pour 20 pesos, pas grand-chose a y voir : des statues defraichies, des objets de cultes, de vieilles photos noir et blanc. Mais la vaste piece a l’etage, avec son immense parquet de bois patine par le temps, ses pans de bois de guingois, et la lumiere doree qui filtre par les fenetres, est pleine d’atmosphere. On y est observe par les differents papes, dont les portraits sont accroches aux murs…

Cascades

Quelques kilometres apres Lazi, c’est un autre lieu plein d’atmosphere, serein, apaisant, qui m’attend : une series de petites cascades, a l’eau claire et fraiche, pres desquelles il fait bon se poser. Comme j’y suis en fin d’apres-midi, pas un chat. Juste le ruissellement de l’eau et le vent dans la petite jungle environnante.

waterfall

Les cascades au nord de Lazi.

Villages et rizières de Siquijor

Je rentre par l’interieur de l’ile. Route facile, entrecoupee de quelques passages pas asphaltes, au milieu de petites montagnes. Rizieres, villages, bouts de jungle.

L’accueil dans les villages est chaleureux. Le fameux haussement de sourcils et les « Hello ! Hi ! » me poursuivent de lacet en lacet, chaque fois que je croise des gens. Je salue dignement les uns et les autres, juchee sur ma moto, les cheveux au vent.

Je m’arrete de temps en temps pour une derniere photo. Lors d’une ultime halte, un vieux monsieur surgit d’une riziere, son chapeau de paille de paysan sur la tete, et me fait un brin de causette dans un anglais excellent.

ricefield

Paysage de riziere, entre deux montagnes, dans le centre de l’ile.

Je suis de retour a « ma » plage, Sandugan Beach, un peu en retard pour le coucher de soleil. Dommage. Mais je me rattraperai le lendemain… J’adore vraiment cette plage. On s’y sent loin de tout.

Comme c’est un peu isole, il faut commander a l’avance son diner du soir au resto, ou bien choper de bon matin les pecheurs qui viennent proposer leur poissons frais. Et les coupures d’electricites sont frequentes. Mais ca ajoute au charme de l’endroit…

Plongées avec le Kiwi Dive Resort

Avantage, le centre de plongee Kiwi Dive Resort est a deux pas de mon bungalow… Enfin, « centre » est un bien grand mot pour le compresseur, les deux bacs de rincage et la petite piece attenante au bar, ou l’on entrepose bouteilles et materiel. Il n’y a qu’un seul guide, un Philippin, Neal, tres sympa et tres competent.

Mais il faut compter avec les aleas de notre situation isolee : une panne de compresseur, la bangka mal amarree qui reste echouee sur un banc de sable a maree basse, ou le gasoil qui arrive un peu tard peuvent compromettre l’heure de la plongee voire la plongee elle-meme…

ray

Une raie pastenague a pois bleus, planquee sous un rocher.

Ce n’est pas bien grave. On plonge plus tard, ou le lendemain ! Ambiance tranquille, loin des « bubbles factories » ou usines a bulles, comme on surnomme les gros centres de plongee… Je suis chaque fois avec Shareef comme seul autre plongeur depuis deux-trois jours, c’est parfait, vu qu’il est lui-meme instructeur et l’habitude de guider des palanquees sous l’eau.

Dans l’ensemble, les recifs ne sont pas aussi spectaculaires qu’a Leyte, mais on y deniche pas mal de choses interessantes. Cote « gros », j’ai apercu une tortue hier et survole un banc de barracudas en snorkeling. Mais c’est le « petit » qui domine : nudibranches, lion-fishes, crevettes d’anemones, etc., de beaux coraux, durs et mous, bien preserves, et la faune tropicale habituelle… Parmi les jolies surprises du jour : un crabe orang-outan dans son corail-bulle, ainsi que, par deux fois, des serpents, encore !

crab

Encore une bien drole de bestiole : le crabe orang-outan dans son corail-bulle.

Les jours filent et je perds un peu la notion du temps. Je commence a faire figure « d’ancienne » sur ma plage, avec Marika et Shareef, au gre des departs et arrivees des autres touristes. On se moque ensemble de ceux qu’on n’aime pas (pour l’instant, une Finnoise qui se plaint des moustiques et une Chinoise sans-gene qui nage avec l’indispensable gilet de sauvetage orange, ont ete nos cibles favorites).

Je me sens si bien a Siquijor, que j’ai decide d’y rester jusqu’a la fin de la semaine. D’autant que ce week-end est celui du Nouvel An chinois. Si je decide de bouger ces jours-ci, il y a fort a parier que tous les hotels, guesthouses, cottages et resorts seront accapares par les touristes taiwanais ou hongkongais… Il fait bon vivre sur cette île.

  Philippines : Visayas - février 2008

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