Les mikrolets de Manado. Sulawesi, Indonésie.
À Manado, tout le monde se déplace en “mikrolet”.

Les “mikrolets” de Manado

C’est à regret que je quitte aujourd’hui mon chouette bungalow avec vue de chez Divers Lodge. En même temps, je ne suis pas fâchée de rompre avec l’isolement du resort, de retrouver « la vraie vie et les vrais gens ». Retour à Manado, donc, pour une journée étape, le temps de réserver mes billets d’avion pour le pays Toraja et d’organiser mon trajet pour les îles Togian.

Demain, je file me mettre au frais dans les montagnes à proximité, à Tomohon, au pied du volcan Lokon.

Les mikrolets de Manado. Sulawesi, Indonésie.
À Manado, tout le monde se déplace en “mikrolet”.

Je me suis installée à l’hôtel Minahasa, sur le grand boulevard Sam Ratulangi, me fiant au Lonely Planet. J’ai eu tort… Les chambres “standard”, qui valent quand même 135 000 Rp (un peu plus de 10€) sans compter les 10 % de taxe gouvernementale, sont vétustes, tristes et bruyantes.

Les chambre “deluxe”, de petits bungalows sis dans un joli jardin à l’arrière, semblent nettement plus agréables, mais bon, ça va quand même chercher dans les 215 000 Rp (+ les fameux 10 %) et en plus, ils sont en train de faire des travaux dans leur nouveau bâtiment au-dessus. Bof.

Tant pis, pour une nuit, je garde mes roupies et j’opte pour la “standard”. On m’invite gentiment à profiter de la piscine flambant neuve, sauf que ça ne me dit rien de nager sous le regard des ouvriers. Et puis j’ai nettement plus urgent à faire : filer à l’agence de voyage Star Express, recommandée par Christiane, pour mes billets d’avion.

Vue sur Manado, depuis le Minahasa Hotel. Au fond, le triangle bleu de Manado Tua, l’île-volcan située juste à côté de Bunaken.
Vue sur Manado, depuis le Minahasa Hotel. Au fond, le triangle bleu de Manado Tua, l’île-volcan située juste à côté de Bunaken.

C’est là que ça se corse. Pour se déplacer à Manado, comme partout en Indonésie, d’ailleurs, il y a les mikrolets (appelés également bemos dans d’autres coins). Des minibus bleu clair, qui sillonnent les rues dans un ballet incessant, qu’on arrête où on veut d’un geste de la main et dont on descend où on veut.

Le truc, c’est de savoir quel mikrolet prendre, quand on n’a qu’une idée très vague de la géographie de la ville…

La jeune femme à la réception de l’hôtel m’a inscrit sur un bout de papier le nom des directions que je dois prendre, mais je suis un peu perdue. Si j’ai tout bien compris, je dois descendre à un carrefour, au bout du boulevard, vers le nord, pour prendre un autre mikrolet à destination du terminal Paal 2… Avec ça, faut se débrouiller.

Heureusement, les passants sont plus que serviables et m’aident à arrêter un mikrolet qui va dans la bonne direction. Le chauffeur interpelle peu après un de ses confrères par la fenêtre, à un carrefour envahi de minibus bleus. Me fait signe de descendre et de monter dans l’autre.

Impec ! Quelques minutes plus tard, celui-ci me dépose pile devant mon agence. C’est top, les mikrolets ! Et pas cher : 1 700 Rp la course dans Manado… même pas 15 centimes d’euros.

  Indonésie : Sulawesi - juillet 2007

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