Arrivée à Sulawesi : cap sur Bunaken  !

Publié le 27 juin 2007 / Mis à jour le 25 novembre 2017

Par le hublot de l’avion, je découvre Sulawesi, et l’île de Bunaken, où je vais passer les cinq premiers jours. Arrivée un poil flippante : il fait beau au-dessus de la baie, mais un gros nuage pluvieux s’est installé sur l’aéroport de Manado.

Atterrissage acrobatique

Le pilote tente une première approche. On frôle, un peu trop, à mon goût, deux montagnes couvertes de jungle, avant d’entrer dans une purée de pois grise.

L’île de Bunaken, aperçue par le hublot de l’avion de Silk Air, filiale de Singapore Airlines.

L’île de Bunaken, aperçue par le hublot de l’avion de Silk Air, filiale de Singapore Airlines.

Puis l’avion se cabre, remonte d’un seul coup, sort du nuage et repart pour un grand cercle côté soleil, au-dessus de la mer et des îles qui forment le parc national maritime de Bunaken. Avant de retourner vers le nuage d’orage, pour une seconde tentative.

Le pilote recommencera la manœuvre deux ou trois fois, après nous avoir courtoisement annoncé que la visibilité était vraiment trop pourrie au-dessus de la piste… Bigre.

Un as, ce pilote ! On a fini par se poser, en douceur, sous la pluie battante. Un soulagement pour tout le monde. Autour de moi, les visages crispés se détendent.

Après, c’est facile. Je règle mes 25 USD de visa pour 30 jours, passe la douane, récupère mes sacs et trouve comme prévu, avec son petit panneau, le gars de Froggies (le centre de plongée de Bunaken avec lequel j’ai pris contact par e-mail avant le départ), dans la foule qui guette les passagers à la sortie.

Il fait chaud, bien moite. La pluie a cessé. Une nuée de gamins armés d’énormes parapluies arc-en-ciel n’en continue pas moins de se précipiter sur les voyageurs qui sortent de l’enceinte de l’aéroport pour prendre un taxi. Les chauffeurs chassent les gosses sans ménagement. Rien n’y fait !

Manado Tua, l'île-volcan qui fait face à Bunaken.

Manado Tua, l’île-volcan qui fait face à Bunaken.

Traversée en voiture de Manado, grosse ville bétonnée sans grâce, mais très animée. Ensuite, une heure de bateau pour rejoindre Bunaken.

Le bateau en question est en fait celui qui ravitaille Froggies en nourriture et surtout en eau. Le profil de la côte et des îles est pentu, volcanique, couvert d’une végétation tropicale dense et exubérante.

Pantai Liang

Je suis chaleureusement accueillie à l’arrivée à Pantai Liang, la plage ouest de l’île, par Christiane. Franco-italienne, polyglotte, elle a constitué le centre de plongée Froggies il y a 15 ans, avec du personnel indonésien, et a formé elle-même les guides qui nous accompagnent sous l’eau. Elle a toujours des tas d’histoires incroyables et d’anecdotes marrantes à raconter, le soir, quand les clients se retrouvent autour de la table pour dîner.

À ma demande, elle m’a arrangé l’hébergement au Nyiur Melambai, une homestay voisine, ou les nuitées (120 000 Rp, soit près de 10 €) sont moins chères que chez Froggies. J’y prendrai également les petits-déj’ et les dîners, compris dans le tarif. Dîners copieux mais monotones : riz et poisson grillé au menu tous les soirs, avec quelques variantes, parfois, dans l’assortiment de légumes (haricots ou épinards, épinards ou haricots). Envie de changement ? Il suffit d’alterner entre la bouteille de ketchup et celle de chili sauce… Hum ! Heureusement, je me rattraperai le midi avec les supers buffets de Froggies.

Pantai Liang, plage de la côte ouest de l'île de Bunaken.

Pantai Liang, plage de la côte ouest de l’île de Bunaken.

Ce soir, je suis la seule cliente de l’immense resto de Nyiur Melambai, installé sous un grand toit en tôle, à même le sable.

Ici, comme à Tioman, en Malaisie, le récif corallien devient mangrove par endroit, sur la plage : des arbres poussent dans la mer.

Atmosphère familiale et paisible dans ma guesthouse. Deux vieilles dames charmantes tiennent le resto, aidée par un tas d’autres gens qui doivent être de la même famille. Tout le monde est aux petits soins pour moi, me fait de grands sourires, faute de pouvoir vraiment converser. Seul un jeune gars (un neveu, un cousin, un petit-fils ?) baragouine quelques mots d’anglais.

French cheese

Après le poisson-riz, je file chez Froggies, à deux pas, faire connaissance avec les autres plongeurs. Ce soir, c’est fête : des clients ont apporté du fromage à Christiane, et je ne suis pas la seule à avoir pensé à amener une bouteille de vin.

Le repas s’achève donc gaiement, à la française, sous les sourires bienveillants d’un couple d’Australiens, Jeane et Bert, qui goûtent poliment le french cheese… avec nettement moins de gourmandise que Christiane.

Un bateau traditionnel à balancier, photographié au large de Pantai Liang (Bunaken).

Un bateau traditionnel à balancier, photographié au large de Pantai Liang (Bunaken).

L’ambiance est assurée par le staff indonésien, personnel du resort et guides, qui poussent la chansonnette, accompagnés de guitares et percussions diverses. Chansons du répertoire traditionnel local, qui ont parfois des accents quasi océaniens. Sous ces latitudes, dans la mer de Célèbes, on n’est plus si loin du Pacifique…

Chaque soir, nous aurons droit à ce petit concert bien sympa. Ce n’est pas seulement pour le folklore. Je m’apercevrai, durant les jours à venir, que tous les gens du coin adorent chanter, à tout moment, sur le bateau, dans le village, à la pêche, durant leurs activités de la journée…

Je suis crevée et je rentre tôt à mon bungalow, récupérer de ce long voyage. Confort spartiate : lit, ventilo, mandi (bac d’eau et gamelle avec laquelle on s’asperge pour se laver). Au lit ! Demain, je plonge sur les fameux tombants de Bunaken.

Indonésie : Sulawesi - juillet 2007

Un commentaire

  1. Charlie

    Bonjour,

    Vraiment cool ton blog!!!
    Je me rend dans le nord et le centre de sulawesi en février mars, j espère ne pas avoir trop de pluie :-/
    J ai prévu de plonger a bunaken et aux îles tongian (una una)

    Répondre

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