Requins polynésiens

Petit flashback en vidéo : en octobre 2012, je partais à la rencontre des requins dans le bleu de l’Océan Pacifique, au large de Rangiroa, en Polynésie.

Plongée à sensation à Rangiroa

Le requin malaisien filmé à Sipadan, dans mon précédent post, m’a rappelé les requins polynésiens. Eh oui, il y a pile un an, en octobre 2012, j’étais à Rangiroa… Que de souvenirs !

J’ai laissé en plan le récit de mon séjour polynésien… Et je redécouvre, encore, des tas de vidéos et de photos qui dorment au fond de mon disque dur.

Requin soyeux et plongeur. Rangiroa, Polynésie française. Octobre 2012.

Je poursuis donc sur la thématique « requins », avec cette plongée pas banale, accomplie près de l’île de Rangiroa, suivant la technique du « smelling », qui vise à attirer les requins en diffusant dans l’eau une odeur de poisson (à la différence du « feeding » qui consiste à les nourrir avec des appâts).

J’ai rassemblé quelques séquences dans le petit montage vidéo ci-dessous :

C’est l’excellent petit centre Y Aka Plongée qui organise la sortie.

(Ce sont aussi eux qui m’ont emmenée voir les dauphins de la passe de Tiputa, ainsi que son fameux « mur » ou « tapis » de requins… dont je n’ai malheureusement pas réussi à ramener d’images, pour cause d’appareil-photo coincé en mode « manuel focus ».   :-x  Mais je vous raconterai ça un jour prochain.)

La plage du centre Y Aka Plongée, à Rangiroa. Polynésie française. Octobre 2012.

La réglementation impose que les plongées de type « smelling » soient faites au large, suffisamment loin de la passe et de l’île, pour ne pas perturber le comportement des squales.

Requin soyeux. Rangiroa, Polynésie française. Octobre 2012.Une bonite est placée dans une petite cage, à 15 m sous l’eau. Son « fumet » attire l’attention des requins, qui remontent des profondeurs et surgissent dans le bleu, à quelques mètres de nous.

Les consignes à notre petit groupe de quatre plongeurs, munis de caméras et d’appareils-photos : rester groupés sous l’eau, toujours faire face aux requins, être attentifs aux signes de Thomas, qui guide la plongée, et nous signale chaque nouveau squale qui surgit d’un petit « ding » discret en cognant sur son tank.

Plongée à sensation, un peu vertigineuse… Il n’y a que du bleu tout autour et sous nos palmes, aucun repère visuel, hormis la petite cage qui danse, reliée à une bouée secouée par la houle en surface.

Le cœur bat un peu plus fort, chaque fois que surgit l’ombre d’un squale, dans le bleu infini du Pacifique…

Plusieurs requins viendront tourner autour de la cage, mais un seul restera longuement avec nous. Un requin soyeux d’assez belle taille, avec un hameçon resté accroché au coin de sa gueule.

Requin soyeux. Rangiroa, Polynésie française. Octobre 2012.

En fin de plongée, alors que nous remontons doucement vers la surface en surveillant les tours et détours de ce requin soyeux qui n’est guère intimidé par nos bulles, un dauphin apparaît soudain et vient danser autour de nous, avant de s’éloigner dans le bleu…

Bel épilogue pour une plongée d’exception.

Polynésie… à suivre !

Il me reste encore tant de choses à raconter sur la Polynésie !!! Ce court séjour en octobre 2012 m’a menée à Tahiti, Maupiti, Rangiroa, Moorea…

À Maupiti, Polynésie, octobre 2012.

J’ai déjà publié plusieurs articles, que vous pouvez retrouver au bout de ce lien :

Voyage Polynésie – octobre 2012

Enfin, pour rester dans la thématique « requins », je vous invite à découvrir au bout du lien ci-dessous la vidéo de ma copine de voyage, qui, elle, a profité d’une excursion au bien nommé Lagon bleu, où elle a découvert la frénésie des requins pointe-noire. Insolite et spectaculaire !

Un Lagon bleu, des requins et une peau salée

:roll:

18 Réponses

  1. laurence

    voir les requins c’est toujours une super rencontre!
    je ne comprends pas trop pourquoi attirer les requins, quand je suis allée à Bora Bora, il y a une douzaine d’année, j’ai fait plusieurs plongées à l’extérieur du lagon et des requins il y en avait partout et toutes les tailles !
    Dans le lagon on croisait aussi des pointes noires et des pointes blanches.
    Il y a peut-être moins de requins depuis….

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    • Corinne Bourbeillon

      @Laurence : oh non, ça ne manque pas de requins, à Rangiroa. Dans la passe de Tiputa, il y a un véritable « tapis » de squales. Mais ils sont parfois un peu profond, jusqu’à 50-60 m. C’était spectaculaire. Du côté du lagon bleu (voir le lien que j’ai mis en fin de post vers le blog Plus Loin de ma pote), on peut voir plein de requins pointe-noire.

      L’idée, c’était de faire une plongée différente, dans le bleu, en espérant voir des espèces qu’on ne voit pas habituellement dans la passe ou les lagons.

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  2. Didier

    Ah oui ! Magnifique ! :-) Cela me rappelle tant de souvenirs : j’ai vécu exactement la même chose il y a 17 ans à Rangiroa !! Je m’en souviens d’autant plus que c’est là bas que j’ai fais mes premières armes en plongée ! Et en plus, on m’avait filmé…en Vhs !! Malheureusement, devenu illisible ! :( Donc, faut que j’y retourne, voilà !

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    • Corinne Bourbeillon

      @Didier: Ben voilà, tu es OBLIGÉ d’y retourner… :lol:
      Pour moi, c’était une expérience inédite, cette plongée dans le bleu, à attendre de voir les requins se pointer… Fascinant, vraiment.

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  3. Marie

    « Tes » requins sont tout de même plus impressionnants que les petits pointe-noire. Surtout dans ce bleu profond !

    Merci pour le lien. ;-)

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    • Corinne Bourbeillon

      @Marie: en fait, lors de cette plongée, c’est le bleu qui m’a le plus impressionnée. Les requins ne me causent guère d’appréhension, en tout cas beaucoup moins que cette immensité bleue à perte de vue…

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  4. ysbilia

    C’est à peine si j’ose l’écrire! Pour moi, souris et requins, même phobie… stupide, je l’accorde aisément; plus forte malgré tout à l’égard des squales!
    Quoi qu’il en soit, terriblement impressionnée par les photos et l’article! ;-)

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  5. Katy Corviolle

    Merci Corinne pour ces images magnifiques ! C’est super de partager ces images et le récit de ton vécu avec nous !
    A Y Aka, nous n’organisons que très rarement ces plongées d’exception ; l’objectif du « smelling » loin de la passe et dans le bleu est d’observer des espèces comme le requin soyeux ou le requin pointes blanches de récif qu’on n’observe que très rarement lors des plongées dans les passes et près du récif.
    Le requin soyeux est requin vivant au large (pélagique) et aussi un prédateur opportuniste, venant chercher des proies potentielles vers la surface. La rencontre avec ce requin est aussi impressionnante que captivante !

    Merci encore pour le partage
    Katy

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    • Corinne Bourbeillon

      @Katy : Quel plaisir de lire un petit message de ta part ici !!! :-)

      Merci pour toutes ces précisions. C’est, au sens propre, une plongée exceptionnelle, en effet. Et j’ai vraiment eu de la chance d’avoir pu faire cette sortie avec Y Aka lors de mon séjour.

      Comme je l’écrivais plus haut dans le post, et aussi en commentaire à Laurence, c’était pour moi une expérience inédite, l’occasion de faire une plongée différente, et d’observer des espèces qu’on ne voit pas habituellement.

      J’en garde un magnifique souvenir !!!

      Un an, déjà. Le temps a filé tellement vite depuis… J’ai pris un retard ahurissant dans mes différents récits de voyage. En tout cas, je rêve de revenir en Polynésie, à Rangiroa, mais aussi de découvrir d’autres îles…

      Gros bisous à tous (à Marco, à Thomas) et bonnes bulles !!!
      8)

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  6. Elizabeth landry

    Merci Corinne pour ces belles images. Ça fait rêver et tu me donnes le goût de partir dans ce coin de pays. Un de ses 4 mais le travail m’en empêche pour le moment.
    Cette plongée en haute mer, me fait penser à Hawaii, où une fois quand j’y suis allée, à Big Island, était offert une plongée de nuit pour voir remonter des abysses des espèces étranges que l’on ne peut voir en temps normal. Comme dans Némo, ils remontent pour venir voir la lumière de notre lampe de poche. Je ne l’ai jamais fait. Je n’aime pas avoir le vide sous moi. J’aime savoir que le fond se trouve quelque part pas trop loin… Néanmoins, je pense que je me serais joint à toi pour voir ces requins polynésiens. Merci! Bonnes plongées et fait nous encore découvrir la mer. Elizabeth

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    • Corinne Bourbeillon

      @Elizabeth: ça me fait très plaisir de découvrir un petit message de ta part ici ! :-)

      Je n’aime pas trop non plus ne pas avoir de repère visuel autour de moi. Ne pas voir le fond ne me dérange pas, du moment qu’il y a un récif, un tombant, quelque chose de solide et visible pas trop loin…

      La Polynésie française est magnifique, mais si vaste, qu’il vaut mieux disposer de suffisamment de temps et d’un bon budget pour pouvoir commencer à l’explorer un peu…

      8)

      Répondre
  7. Patrice

    Bonjour !
    Merci pour ce blog vraiment formidable et utile à tous les plongeurs-globe trotters :)
    Désolé de déranger, mais j’aurais une petite question, relative à la polynésie justement…. Au niveau purement plongée & Snorkeling, est-ce vraiment une destination top class? J’hésite cette année entre un trip polynésie, ou alors Asie avec Sipadan et Komodo, voire Raja Ampat peut être.
    J’ai parfois l’impression que c’est une destination très touristique avec beaucoup de shark feeding et peu de coraux… mais je me trompe peut-être!!

    Je te précise que ma compagne et buddy plongeuse est niveau 1, 30 plonges. Nous serions donc plutôt fans de plongées dans les 30m, avec une belle faune de récifs.

    Merci par avance pour ton retour! bonne journée
    Patrice

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Patrice : Franchement, je n’ai pas vu beaucoup de choses concernant la Polynésie sous l’eau, « seulement » Rangiroa et Maupiti, je ne suis donc pas forcément très bonne juge… Mais voici mes impressions.

      On m’avait prévenue, avant que j’aille là-bas (octobre 2012), que question corail, on était loin de l’explosion de couleurs et de la profusion indonésienne. Je savais donc à quoi m’attendre, et pour les sites où j’ai plongé en Polynésie, c’est effectivement fade et un peu triste, comparé à des sites indonésiens du niveau de Sipadan, Raja Ampat ou Komodo.

      En revanche, il est facile en Polynésie de rencontrer du « gros », des requins en particulier, et des dauphins, et c’est spectaculaire.

      Je suis une inconditionnelle de l’Indonésie, qui offre quantité de plongées variées, spectaculaires, pour tous les niveaux. Et puis c’est tout de même bien moins cher que la Polynésie, que ce soit pour le billet d’avion, le logement, les déplacements sur place, les sorties plongées, la bouffe, etc.
      :roll:

      Répondre
      • patrice

        Merci pour ta réponse et ton retour!
        Je crois que ça va être direction l’Asie donc, et je vais bien m’inspirer de tes conseils très utiles!

        Encore merci, A bientôt!

  8. Richard@onedayonetravel

    Cet été, on était sur l’île de Kanawa (proche de Flores/Indonésie) où de gentils requins de récif nous tournaient autour. Déjà, ça ne me rassurait pas même si on sait qu’ils sont inoffensifs. En tout cas, l’expérience que tu as vécue est vraiment impressionnante. Bravo pour ce joli reportage et ces magnifiques images.

    Répondre
    • Corinne Bourbeillon

      @Richard : ma mère ne me croit pas, quand je tente de lui expliquer que je n’ai absolument rien à craindre des requins…
      Ceci dit, cette expérience était différente de la rencontre de hasard le long d’un récif. Ici, au milieu du bleu, avec un appât odorant signifiant « y’a à bouffer » pour les faire attirer, le taux d’adrénaline monte d’un cran, quand même…
      :twisted:

      Répondre
  9. Stéphanie

    Bonjour Corinne!

    Merci pour cet article super intéressant !
    La video super impressionnante!
    Ca donne envie ..

    Stéphanie

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