Je quitte Kota Bahru, ses femmes enfoulardées et son béton pour les îles Perhentian. Perhentian Besar la grande, et Perhentian Kecil la petite, réputées pour leurs eaux cristallines et leurs récifs coraliens… Je partage le taxi pour Kuala Besut, d’où partent les bateaux, avec deux jeunes Anglaises. Aimables, mais pas bien causantes… Après, tout se fait très facilement. Le chauffeur nous dépose devant la petite agence pour laquelle il bosse, et qui collecte les billets pour la traversée.
Long Beach, la bien nommée, plage principale de l’île de Perhentian Kecil.
Nous sommes une douzaine de jeunes backpackers à nous entasser dans une grande barque, pourvue de deux puissants moteurs: 45 minutes de sauts dans les vagues et nous y sommes.
On descend tous à Kecil. Normal, c’est typiquement l’île des jeunes voyageurs à petit budget, lestés de sacs à dos… L’hébergement y est plus rustique et moins cher, les bars s’alignent le long de la plage.
La première impression est conforme aux infos glanées çà et là sur internet: eau transparente, sable blanc, cocotiers, vert profond de la forêt derrière. Joli décor, très carte postale. Le soleil cogne, il fait une chaleur terrible.
À peine déposée sur la plage, je me dirige vers le grand panneau rouge de Coral Sky Divers, le club de plongée avec lequel j’avais pris contact par e-mail avant de partir.
Kecil étant bondée en juillet-août, il est un peu ardu d’y trouver à se loger, surtout quand on arrive pour le week-end, comme moi. Du coup, le club s’est chargé de me retenir un bungalow, bungalows qui portent ici en Malaisie le nom de chalets (sic !).
Je suis donc logée aux Matahari Chalets, qui jouxtent le club de plongée (mata-hari signifie « soleil levant » en malais, littéralement « l’œil du ciel »). Pratique. Je ne vais pas avoir beaucoup de chemin à faire le matin, au saut du lit, pour m’équiper avant la première plongée du jour…

Outre l’intérêt de tes chroniques, celle du jour ne manque pas de saveur, je m’explique: des chalets hors contexte alpin, c’est déjà pas banal, mais qu’ils s’appellent Matahari, ça vous a un petit air de séduction et d’intrigue du siècle passé; quant à l’île de Perhentian Besar, je ne peux m’empêcher de penser que « besar » en espagnol signifie « embrasser »; voilà quelques ingrédients qui pourraint inspirer bien des romanciers…
Bonjour au monde sous-marin, me disent de transmettre les poissons de l’aquarium…

Ben quoi, des chalets, y en a plein ici!!!
Cette description des îles m’a fait un bien fou… un peu d’exotisme… ah…
Ici, en Suisse, toujours aussi chaud, mais y’a pas la mer et la plage à côté…. snif,snif!! Encore 3 semaines à tenir!!!! Ce soir, les Bleus passent en finale, ils joueront contre l’Italie. Tu n’as pas fini d’entendre parler de Zidane là-bas…
Gros bisous, et bonjour aux poissons, reste prudente!!!!